Place de la République à Paris pour la première journée de COP 21

A LA REPUBLIQUELa rédaction était présente hier sur la place de la république pour faire le point sur une manifestation qui n’était pas autorisée par le préfet. Sur cette place, notre correspondant Christian Picq a constaté que celle-ci était recouverte de fleurs, en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.

Un cordon de policier interdisait l’accès àcette place, en bouclant toutes les rues alentours (manifestation interdite du fait de l’état d’urgence toujours en vigueur).

Cependant, jusqu’à 14h30, une manifestation a bien eu lieu autour de la place de la République, qui était alors plutôt pacifique. Mais des échauffourées ont commencé juste après, avec des jets de bougies, de bouteilles et de petits vases sur les forces de l’ordre.

_CRSLes manifestants scandaient : « Si on ne marche pas ça ne marchera pas ».

D’autres sont à venir dans de prochains articles.

Publié le 30 novembre 2015, dans Actualité, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Manifestation interdite, ce qui n’a pas empêché de vrais républicains comme Edwy Plenel d’inciter les gens à braver l’interdiction et à aller manifester.

    Selon Le Monde, il y avait sur place des écolos, des militants du NPA (Besancenot), d’Alternative libertaire, d’Ensemble (Autain).

    Résultat inévitable, des groupes d’individus qui n’ont pas attendu le verrouillage des frontières pour s’infiltrer sur le sol français, ont mené des émeutes, en saccageant le mémorial dressé en l’hommage des personnes exécutées par les jihadistes, le 13 novembre dernier.

  2. JEAN LOUIS KARKIDES

    RV, je vous croyais athée mais je vois que vous avez une foi intense envers BFMTV et consort….
    Si il y a eu des casseurs, beaucoup de simples manifestants et des journalistes ont été pris dans les nasses policières et ce mémorial n’ a pas été saccagé que par les casseurs:

    Il fallait que la Place de la République soit « nettoyée » pour permettre à certains chefs de gouvernement de se recueillir devant le Bataclan.
    Accuser certains partis, penser que les casseurs sont des migrants montrent une fois de plus la désinformation orchestrée par ceux qui se disent être autrement que l’UMPS.
    Citoyens,oui nous sommes en état d’urgence….Urgence de ne pas laisser les descendants de nos pires heures du XXème siècle prendre le pouvoir.

  3. JEAN LOUIS KARKIDES

    Extrait de reporterre.net:

    Tandis que quelques caméras de télévisions étrangères filment la scène, on découvre les profils variés des dangereux suspects : des personnes à l’âge aussi avancé que les cheveux ne sont blancs, des groupes d’amis séparés violemment, des jeunes qu’on devine à peine étudiants… Pourquoi eux ? Un activiste roumain venu travailler dans le cadre des négociations partage son émotion : « Ce sont des abus très graves, il n’y a même pas eu de sommation. D’autant plus que ce ne sont visiblement que des militants climatiques ! ».
    Il n’y avait dans les zones de parcage policier aucun des « hommes en noir » qui ont suscité les incidents au début d’après-midi. Peu importe, ils ont servi sur un plateau cette logique de répression non moins violente. « C’était malheureusement à prévoir, dit un organisateur de la Coalition Climat 21, qui avait justement déconseillé de manifester pour cette même raison. Il suffisait du moindre débordement, incontrôlable, pour justifier toute une ligne de sécurité et de répression ».

    « Nous ne sommes pas venus pour les COPs (’flics’, en anglais), nous sommes venus pour la COP. Devons-nous les ignorer ?
    Pendant plusieurs heures, trois à quatre cents manifestants ont donc été séquestrés, dans des conditions difficiles selon les différents témoignages que Reporterre a pu recueillir. « Certains ont été blessés par des grenades désencerclantes, et n’ont pas pu recevoir de soins malgré leurs plaies ouvertes. Pendant quatre heures, nous avons dû rester immobiles, dans le froid et la nuit, sans eau ni toilettes, pendant que les policiers se comportaient avec violence », dit le journaliste Gaspard Glanz, qui a filmé de nombreuses scènes de l’après-midi.
    Jointe par téléphone alors même qu’elle était bloquée dans le même périmètre, Léa Vasa, conseillère municipale du 10e arrondissement de Paris, insiste sur le sang-froid des otages : « C’est très calme et pacifiste, on joue un peu de musique en attendant de voir qui est le prochain à se faire embarquer. Cela semble totalement arbitraire ». D’autres responsables politiques, comme Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, se sont eux aussi retrouvés prisonniers, ainsi que plusieurs journalistes, français et étrangers.
    Hier soir à 21h, la préfecture de police indiquait à Reporterre les derniers chiffres : 289 interpellations et 174 garde-à-vue. Un bilan qui se voulait « provisoire », avant la nuit. La liste des militants écologistes visés par la police pourrait bien encore s’allonger.

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