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Au coeur du AHB n°5 : Américaine et handballeuse

n-5-une-americaine-a-parisJulia Taylor vient de participer au rassemblement de l’équipe des États-Unis dans la Vienne. Elle raconte le hand made in USA, une  discipline confidentielle. Les Américaines payent pour apprendre Pour déconcerter un Américain, parlez-lui de handball. « Quand je dis aux gens que je joue dans l’équipe nationale américaine, ils me répondent : c’est quoi le handball ? », confirme Julia Taylor. L’ailière d’Aulnay-sous-Bois, en Nationale 1, vient de conclure un stage d’une semaine dans la Vienne avec la sélection des États-Unis.

A 27 ans, elle est l’une des cadres de la team US, après avoir débuté le hand en… 2010. « Je l’ai découvert à la fac, à 20 ans. J’ai joué seulement trois ou quatre mois, puis des recruteurs m’ont proposé de faire un essai pour la sélection nationale. Après six mois au Danemark, je suis retourné aux États-Unis pour intégrer le  » residency program « . » Créé à l’initiative de Christian Latulippe, l’actuel coach de la sélection des USA, à l’université Auburn en Alabama en 2013, il rassemble la plupart des joueuses de la sélection, qui s’entraînent quotidiennement et suivent leur cursus universitaire, sous la houlette du Québécois.

  • Choquée par la différence de niveau Puis Julia a traversé pour de bon l’Atlantique.

« En 2015, sur une idée de Christian, je suis venue en France. Je voulais évoluer à un échelon supérieur et comparer mon niveau à celui des Européennes. J’ai été choquée par la différence, je suis loin derrière elles. » Néanmoins, le travail commence à payer. « J‘ai beaucoup progressé. Je joue à côté de joueuses qui ont fait toute leur vie du hand, alors que nous, on a commencé très tard. »

Au fond du trou lors des débuts de Julia, la sélection des USA commence doucement à relever la tête. « En 2010, on a perdu contre Cuba (40-10), on avait été horribles. Dès l’arrivée de Christian, il nous a appris tous les aspects techniques et tactiques du sport. On a rejoué Cuba il y a deux ans, et on a seulement perdu de neufs buts. L’objectif immédiat est de se qualifier pour les mondiaux. Ensuite, à long terme, c’est développer notre sport. » La tâche s’annonce ardue, tant le handball est encore confidentiel aux États-Unis. « Il n’y a peut-être même pas dix clubs dans tout le pays… On commence à implanter des programmes dans les écoles pour encourager à pratiquer dès le plus jeune âge, pour créer une base et fil conducteur sur lesquels s’appuyer. »»

Mais la sélection et quelques entraîneurs ne pourront pas tout faire. « Les gymnases sont tracés uniquement pour le basket, souligne Sylvain Lequerré, entraîneur de Grand Poitiers, venu en observateur. Le développement passe par de gros investissements locaux. C’est un gros frein. De plus, tout le sport est privé. Ça va passer par une volonté politique.

Source : Au cœur du AHB n°5

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Publié le 3 février 2017, dans Sport, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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