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Le groupe « Rassemblement pour Aulnay » fustige le budget de la ville d’Aulnay-sous-Bois

Madame, Monsieur, vous trouverez ci-joint l’intervention que le groupe municipal « Le Rassemblement pour Aulnay » comptait faire lors du débat d’Orientation Budgétaire prévu pour le Conseil Municipal du mercredi 7 mars, auquel nous n’avons pas assisté au regard des incidents survenus.

Monsieur le Maire,

Nous sommes appelés à nous prononcer sur le débat d’orientation budgétaire de la ville d’Aulnay-sous-Bois, lors de ce Conseil Municipal. Nous y avons distingué trois parties au document préparatoire que la mairie nous a remis :

1. La première partie, très technique, présente longuement le contexte socio-économique et l’évolution institutionnelle et réglementaire qui encadrent l’organisation de préparation budgétaire des collectivités.

L’impression générale qui se dégage de cette présentation, c’est que le maire renvoie systématiquement à d’autres la responsabilité des difficultés rencontrées par notre collectivité : les lois de finances successives de ces dernières années, la loi de programmation des finances publiques pour la période 2018-2022, etc.

En somme, une tendance récurrente à faire porter à d’autres, à nos élus nationaux en particulier, une responsabilité qui est d’abord la sienne !

2. La deuxième partie du document du maire porte sur « L’atterrissage de l’exercice budgétaire 2017 » Il n’a certes pas augmenté les impôts mais il n’a pas dit aux Aulnaysiens qu’il allait avoir autant recours à l’emprunt.

Quelle différence avec la précédente municipalité ? Elle n’avait pas augmenté les impôts et elle a eu aussi un fort recours à l’emprunt ! Après un léger sursis en 2016, le maire Bruno Beschizza a fait le même choix ! Comme atterrissage on doit pouvoir faire mieux que de reporter sur les générations futures les choix qu’il fait aujourd’hui.

La lecture du document que le maire nous a remis, nous mène de surprise en surprise ! Il dit « avoir préservé un haut niveau de services publics ».

Lesquels ? Dans quels domaines ? Dans quelles parties de la ville ? Nos recherches n’ont donné aucun résultat ! Mais peut-être pourra-t-il nous éclairer ? L’éducation ? Le service social ? Le développement économique ? L’aménagement des zones d’activité économique, des terrains de PSA ? La jeunesse ? L’aide aux associations, aux clubs sportifs ?

Tous les budgets aux services ont baissé !

L’investissement a baissé de presque 20% pour les 4 années écoulées, malgré la multiplication des emprunts – cherchez l’erreur !

Enfin, le maire assure avoir maintenu « le pacte social avec les agents de la collectivité ». Les informations qui nous remontent de tous les services, de tous les secteurs contredisent son affirmation.
Au lieu de dire de telles choses qui manquent de fondement, que la ville organise une consultation anonyme du niveau de satisfaction chez l’ensemble du personnel communal.
Ainsi nous saurons ce qu’il en est objectivement et véritablement, contrairement à ce que le maire assène lors du conseil municipal.

3. Troisième partie, l’esquisse du budget 2018 : une totale navigation à vue !

On ne voit plus très bien où le maire veut mener notre ville.

Reprenons dans l’ordre :

  • Notre capacité de recours à l’emprunt est désormais très limitée !
  • Le maire a décidé de ne pas augmenter les impôts locaux.
  • Il déclare poursuivre l’effort d’économie des services en fonctionnement.

Mais il indique, dans le même temps, la nécessité d’augmenter l’investissement !

Comment ? La question n’a rien de rhétorique. Et elle aurait déterminé notre vote à l’issue du débat d’orientation budgétaire du conseil municipal.

L’équation n’est pas que mathématique : elle est politique ! Le maire a fait des choix qu’il doit aujourd’hui assumer. Il est à la fin de sa quatrième année de mandat. Il lui reste très peu de temps pour faire la démonstration de son utilité à la tête de cette ville.

Examinons donc les projets structurants qui restent à accomplir, car, pour l’instant, nous n’en avons constaté aucun.

Aucun Plan Prévisionnel d’Investissement. Ce n’est vraiment ni prudent, ni rationnel. L’éducation : le retour à la semaine des quatre jours suffira-t-il à redresser le cap ? Quel projet éducatif pour la ville ? Quels investissements ? Quel accompagnement ? La culture ? Quel bilan après 4 ans ? Quels chantiers prévus ? Quels projets, quelles actions pour nos jeunes, nos équipements, nos quartiers ? L’enfance ? Quels types d’équipements prévoit-il pour répondre à la demande croissante dans la ville compte tenu des livraisons de logements nouveaux ?

Pour la Police de Sécurité du Quotidien, pour une fois, il s’est montré peu critique envers le gouvernement. C’est un progrès ! Mais nous vous renvoyons à notre tribune dans Oxygène à ce sujet. Recrutement de nouveaux policiers municipaux, installation du Centre de Supervision et de caméra. Nous approuvons. Mais l’insécurité n’a pas baissé malgré de gros investissements. Alors quel bilan ? Quelles actions prévoyez-vous ? Comment ramener un peu de sérénité dans notre ville ?

Enfin, pour les constructions à venir, nous manquons drastiquement de détails et d’informations à propos du devenir des constructions boulevard Chagall et PSA. Quels financements sont prévus pour ces chantiers ? Quels délais ? Et là, c’est le fou le plus complet. Aucune information n’est disponible !

De même pour les quartiers Mitry, Balagny !
Toujours rien pour le Gros saule ! Aucune précision pour les dates de livraison et les engagements de travaux. Aujourd’hui, il est temps que le maire informe les Aulnaysiens sur ces enjeux majeurs. Nous sommes chaque jour plus nombreux à nous interroger sur le devenir de notre ville !

Benjamin Giami
Président du groupe « Rassemblement pour Aulnay »
Conseiller municipal

Mohamed Ayyadi,
Conseiller départemental
Conseiller municipal

Leila Abdellaoui
Conseillère municipal

Karine Fourgeray
Conseillère municipal

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Publié le 12 mars 2018, dans Politique, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Coment peut on changer d’avis en moins de 3 mois… Pirouette, cacahuète, grande spécialité des LREM (Ex UMP et PS)
    Devise : L’important est de réussir, peu importe les moyens !

  2. Le bipartisme apparaît comme une donnée du champ politique dans de nombreux pays. Le découpage entre la gauche et la droite, apparu avec la Révolution française, structure le discours politique et organise la lutte politique avec une telle évidence que l’on ne paraît plus s’interroger sur sa légitimité. Pourtant, les définitions de la droite et de la gauche sont extrêmement variables dans le temps et dans l’espace. Des exemples classiques le démontrent : la gauche française d’aujourd’hui a-t-elle encore quelque chose à voir idéologiquement avec celle qui a pris naissance dans des partis politiques au début du XXe siècle ? Le labour party qui incarne la gauche anglaise – tout en invoquant une « troisième voie » sous Tony Blair – est-il bien de gauche ? Il est également difficile de tracer les frontières autour de ces concepts nécessairement mouvants : le Front national est-il de droite ? D’extrême-droite ? Ou relève-t-il d’une autre classification et doit, par conséquent, être considéré comme un mouvement national-populiste ?

    2L’ouvrage dirigé par Jacques Le Bohec et Christophe Le Digol, tous deux chercheurs au Groupe d’analyse politique (GAP) de Nanterre, se donne pour objectif d’approfondir notre connaissance de ce binôme gauche-droite par le biais des sciences sociales. Le but est explicitement de comprendre pourquoi et comment « droite » et « gauche » ne veulent pas toujours et partout dire la même chose. Issu de journées d’études organisées en juin 2008, ce livre conserve pourtant une incroyable actualité lorsqu’on analyse la dernière élection présidentielle : Nicolas Sarkozy a-t-il droitisé son discours ? N’était-il pas simplement « authentiquement » de droite ? François Hollande a-t-il mené une campagne de gauche ? Ne s’est-il pas « recentré » ? Avec Nicolas Sarkozy déjà et Ségolène Royal, ces questions se posaient en 2007 en des termes rigoureusement identiques. Christophe Le Digol les énonce d’ailleurs pour ouvrir l’introduction générale de l’ouvrage.

    3Les différentes contributions sont rangées en quatre parties. Il s’agit tout d’abord de revenir de façon assez classique sur l’origine et l’histoire du clivage droite-gauche. Il faut se rappeler que cette distinction doit tout au hasard et au placement « géographique » dans la Constituante. Ensuite, en examinant la façon dont le couple droite-gauche est utilisé dans certains pays étrangers (Italie, Afrique du Sud, Argentine et Royaume Uni), on peut saisir combien cette classification peut avoir un usage très éloigné de ce que nous connaissons en France. Les tactiques politiques italiennes de positionnement sur l’échiquier politique, le rejet du clivage gauche-droite dans l’Argentine péroniste, son importation dans l’Afrique du Sud post-apartheid au sein de l’ANC et la tentative blairiste de dépassement de l’opposition droite-gauche au Royaume-Uni offrent un regard pertinent sur la très grande difficulté à universaliser des catégories politiques pourtant présentes dans le monde entier. La troisième partie, particulièrement intéressante, s’attache à montrer la manière dont d’autres acteurs que les politiques se servent de ce clivage politique pour analyser leur champ de compétence qu’il s’agisse des médias, de l’université ou du monde littéraire. Bien qu’extérieurs à la politique, ils utilisent ces catégories politiques avec le risque d’affaiblir la logique argumentative propre à leur activité. Cette partie de l’ouvrage permet de comprendre pourquoi ces concepts « droite » et « gauche » sont d’autant plus naturalisés qu’ils sont brandis des contextes très différents – et qui, quelquefois, n’ont plus qu’un lointain rapport avec la politique. Enfin, la dernière partie s’intéresse à la façon dont les acteurs sociaux s’approprient ces concepts politiques qu’ils soient des professionnels de la politique – ceux qui vivent de et par la politique suivant Max Weber – ou de simples citoyens amenés à se prononcer lors des consultations électorales. La perception du clivage droite-gauche est ainsi étudiée dans des publics assez variés – comme les étudiants ou les militants d’une fédération départementale socialiste.

    4Comme toujours avec les ouvrages collectifs, les contributions présentent un intérêt très inégal. Soulignons le texte très original de Philippe Riutort qui, à partir d’une question relativement marginale – « Bernard Tapie est-il de gauche ? » –, parvient à bien situer les enjeux et les usages des classements politiques ordinaires. La conclusion générale de Bernard Lacroix intitulée « Comment faire avec la distinction gauche-droite en sciences politique ? » mérite également indiscutablement le détour : en quelques pages, le politiste cerne parfaitement les difficultés qui se présentent au chercheur en sciences politiques lorsqu’il se donne pour objet d’analyser les conséquences de ce découpage admis par tous.

  3. D’après des informations recoupées et après signalement (Attention a ne pas accuser sans preuves, ceci pourrait nous causer de réelles ennuis judiciaires)
    Plus d’informations en fin de semaine.

    Merci de votre attention

  4. Merci à ces quatre élus courageux de nous avoir donné un état des lieux de la situation réelle à Aulnay sous Bois. En tant que citoyenne de la société civile, je considère qu’une opposition est indispensable à l’exercice de la démocratie, parce qu’elle seule peut alerter les citoyens sur ce qui se trame à leur insu, compte tenu du fait qu’ils constatent chaque jour à quel point la désinformation et les mensonges vont bon train au sein de leur ville…

    Vous n’avez pas évoqué la dégradation quantitative des soins offerts à la population qui n’a pas les moyens de s’offrir des consultations en médecine libérale, et pourtant la situation est sérieusement préoccupante : Pour ne parler que du CMES situé en centre ville, de nombreuses disciplines médicales ont disparu, faute de postulants et de non recrutement, ou encore de mises à la retraite d’office par cette équipe municipale, de praticiens qui souhaitaient pourtant poursuivre leurs fonctions. Quant aux quelques disciplines restantes qui y survivent ou plutôt végètent encore ( mais pour combien de temps ? ) elles sont surbookées avec des délais de prises en charge tellement éloignés qu’elles conduisent les patients à aller se faire soigner dans d’autres villes ou … à renoncer !!!

    Peut-on parler d’une réussite ? La logique comptable qui prévaut malheureusement sur l’humain, conduit à réduire drastiquement les services publics… Est-ce vraiment ce que les administrés attendaient de leurs élus ? Chacun en son âme et conscience donnera sa réponse en 2020.

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