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La lutte contre EuropaCity et la « gare Auchan » en 10 points

Depuis 2010, le groupe français Auchan projette de construire au nord de Paris, le long de l’autoroute A1, entre l’aéroport du Bourget et celui de Roissy, un gigantesque centre commercial, d’une surface totale de 420.000 mètres carrés, ainsi qu’une gare du Grand Paris Express, promise par l’Etat à la famille Mulliez.

Baptisé EuropaCity, ce complexe comprendrait 500 boutiques, quatre hôtels, une salle de spectacle, un palais des congrès, des cinémas, une piste artificielle de ski façon Dubaï et un centre aquatique climatisé. Auchan et son allié, le conglomérat chinois Wanda, annoncent un investissement de plus de 3 milliards d’euros.

Autour d’EuropaCity, la ZAC (Zone d’aménagement concerté) du Triangle de Gonesse inclut 800.000 m2 de bureaux (environ la moitié de superficie de La Défense).

Au total, ce sont 280 hectares d’excellentes terres agricoles qui seraient ainsi artificialisées, dont 80 hectares pour le seul mégacentre commercial EuropaCity.

– Un territoire stratégique pour le climat

Situé aux confins de la Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise, le Triangle de Gonesse est l’une des dernières zones cultivées de la Plaine de France, qui fut longtemps le grenier à bléde la capitale. On louait la qualité du « pain de Gonesse » et de nombreux maraîchers y cultivaient des fruits et légumes pour les Parisiens.

Avec des rendements annuels pouvant atteindre 90 quintaux l’hectare, ces terres sont parmi les plus fertiles d’Europe. Elles sont assises sur 6 mètres de limons fertiles accumulés depuis des milliers d’années : une telle épaisseur permet au végétal de trouver de l’eau en profondeur, même en plein été. Sur le Triangle de Gonesse, les agriculteurs n’ont pas besoin d’arroser le maïs.

Sait-on qu’il faut 1500 ans au minimum à la nature pour constituer une couche arable de 18 centimètres ? Malgré les promesses des promoteurs, il n’existe en réalité aucun moyen de « compenser » la perte de telles terres.

De plus, ce morceau de terres agricoles agit actuellement comme un climatiseur naturel, à l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique : il compense en partie l’élévation de la température des territoires contigus qui sont, eux, urbanisés. On estime que si cette terre était bétonnée, les alentours subiraient un réchauffement de 2 degrés en moyenne l’été.

Actuellement, le Triangle de Gonesse est cultivé par huit agriculteurs à qui l’on dit depuis quarante ans que leurs terres sont condamnées. La plupart du temps, ils ne sont pas propriétaires et ne jouissent que d’un bail précaire : ils font donc de la grande culture céréalière intensive et ne sont pas incités à prendre soin de la fertilité du sol.

2 – EuropaCity, projet de la démesure

Les 250.000 m2 de surfaces commerciales d’EuropaCity viendront s’ajouter aux quatre méga-centres commerciaux quasi mitoyens déjà existants : Usines Center, Paris Nord 2, O’Parinor et, enfin, Aéroville sur la commune de Tremblay. Inauguré en 2013, Aéroville compte 84.000 m2 et 200 boutiques.

Selon plusieurs études, sur les 10.500 emplois promis par les promoteurs d’EuropaCity, au moins 3.000 seront détruits dans les centres commerciaux alentours. C’est ce qui a motivé la création de l’association «Europasdutout, rassemblant les commerçants du centre-ville de Gonesse et des communes alentour. L’Etat a d’ailleurs demandé aux promoteurs de « phaser » l’ouverture des surfaces commerciales, afin de prévenir un trop plein d’offre.

EuropaCity table sur 31 millions de visites par an, soit le double de la fréquentation de Disneyland Paris. La clientèle parisienne viendrait par la ligne 17 Nord – financée par l’Etat, pour un coût d’un milliard d’euros. La clientèle d’Asie et d’Amérique viendrait par avion. Et la clientèle régionale en voiture, engorgeant des axes routiers déjà saturés : A 1 et A 86 notamment.

Selon une étude du laboratoire d’idées InCOPruptibles, EuropaCity émettrait autant de CO2 qu’une ville de 140.000 habitants… sans que personne n’y habite !

3 – Le « marketing expérientiel »

EuropaCity se veut le laboratoire du « marketing expérientiel » : ce que l’acheteur vient chercher, ce n’est plus un produit, c’est une « expérience ». David Lebon, le directeur de développement d’Alliages et Territoires, la holding qui porte le projet EuropaCity, l’explique sans détour : il s’agit d’offrir à la clientèle la possibilité de se livrer en un seul week-end à plusieurs activités de haute intensité. Faire du ski (sous un hangar) le matin, visiter un musée l’après-midi, dîner en terrasse avec vue sur la tour Eiffel le soir, puis aller au concert. Et entre chaque activité, faire des courses, bien sûr !

D’où la volonté d’offrir une palette complète d’activités : centre aquatique climatisé, salles de spectacle, expositions, ferme « urbaine », et une piste de ski, entièrement artificielle. En tout, 200.000 mètres carrés de surfaces de loisirs viendraient s’ajouter aux 220.000 mètres carrés de commerces.

4 – Un attelage franco-chinois

Le projet Europacity est porté par la société Alliage & Territoires, filiale à 50% du groupe Mulliez, cinquième fortune française en 2018 selon Challenges, et à 50% du groupe chinois Wanda (ex-Dalian).

Wanda est un géant de l’immobilier commercial, du cinéma et des parcs de loisirs. Son fondateur Wang Jianlin est un oligarque chinois, ex-militaire, membre du PCC, député à l’Assemblée nationale populaire. En 2013, Forbes le classait comme l’homme le plus riche de Chine. Depuis 2016, le groupe proclame sa volonté de devenir « un acteur global de l’immobilier, aménagement de quartier, construction de logements, bureaux, fonciers de services et de loisir. »

5 – La « gare Auchan », une desserte sur mesure pour EuropaCity

Le projet de gare « Triangle de Gonesse » sur la ligne 17 du métro du Grand Paris Express (GPE) est présenté comme une desserte pour les habitants. Mais la gare vise à desservir le complexe EuropaCity et le million de mètres carrés de bureaux qui lui serait contigu.

Pour les habitants de Gonesse, la galère des transports demeurera : la gare serait située à 2 kilomètres du centre-ville et à 1,7 kilomètre des premières habitations.

En fait l’arrêt « Triangle de Gonesse » n’est conçu que dans le but de viabiliser le projet de ZAC, et donc le méga-centre EuropaCity. L’argent public serait ainsi mis au service exclusif d’investissements privés. Vianney Mulliez l’expliquait au Monde en 2018 : « Le métro va arriver, donc la ZAC va être mise en œuvre, et elle aura besoin d’une locomotive comme EuropaCity. Donc EuropaCity se fera. ».

La gare « Triangle de Gonesse » s’inscrit dans le cadre de la construction du métro de rocade du Grand Paris, dont le système de financement a été critiqué en janvier 2018 par la Cour des Comptes : de 22,6 milliards au départ, le coût prévisionnel est passé à 38,5 milliards d’euros, soit un dérapage des coûts de 51% par rapport aux estimations initiales. Les magistrats financiers estiment qu’il est nécessaire de « réviser le périmètre du projet et revoir fortement le phasage des réalisations« .

6- Une série d’avis défavorables

Le 24 mars 2017, la Commission départementale de la préservation des espaces naturels,

agricoles et forestiers du Val d’Oise (CDPENAF), présidée par le préfet du Val d’Oise, a voté contre la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse, destinée à autoriser l’urbanisation des terres agricoles convoitées par EuropaCity.

Le 6 juillet 2017, interrogé pour savoir si le projet est compatible avec la politique climatique de la France, Nicolas Hulot, qui était encore ministre de la Transition écologique et solidaire, a répondu clairement : « La réponse est non. Cette gourmandise que nous avons à consommer des terres agricoles et à artificialiser les sols en général est incompatible avec nos objectifs ».

Le 31 juillet 2017, le commissaire-enquêteur chargé d’examiner la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse a émis un avis défavorable au projet EuropaCity : dans son rapport il affirme notamment que le projet est « à rebours de la volonté d’exemplarité internationale de la France en matière de lutte contre le changement climatique ».

Le 6 mars 2018, le tribunal administratif de Cergy a annulé l’arrêté préfectoral de création

de la ZAC prévue pour accueillir EuropaCity, en raison de l’insuffisance de l’étude d’impact, notamment sur le plan environnemental.

Le 12 avril, le président de l’Agence régionale de la biodiversité, Bruno Millienne (MoDem) a affirmé : « L’agence aura son mot à dire, on va dire ‘non’, on va émettre un avis défavorable ».

Le 28 janvier 2019, lors de l’audience du tribunal administratif de Cergy, le rapporteur public(qui représente le ministère public) a demandé l’annulation de la révision du PLU.

Le 12 mars 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a prononcé l’annulation du PLU de Gonesse, adopté en septembre 2017.

7- L’Etat tente le passage en force

La bataille juridique se passe sur plusieurs fronts.

Sur la ZAC : le 6 mars 2018, saisi par le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), le tribunal administratif de Cergy annule l’arrêté préfectoral portant création de la ZAC. Mais en avril, l’Etat, par la voix du ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard (remplacé depuis), fait appel de cette annulation. Et en décembre dernier, la préfecture du Val d’Oise a validé la Déclaration d’utilité publique de cette même ZAC. La situation est donc ubuesque : une ZAC dont la création a été annulée se voit déclarée d’utilité publique !

Sur le PLU : la ville de Gonesse a engagé une révision de son PLU afin de rendre constructibles les terres agricoles du Triangle de Gonesse. En juillet 2017, le commissaire-enquêteur rend un avis défavorable sur cette révision. En octobre 2017, passant outre, le maire de Gonesse fait voter la révision du PLU par son conseil municipal. Le CPTG dépose un recours contre cette décision devant le tribunal administratif et, le 28 janvier 2019, le rapporteur public demande l’annulation de la révision du PLU. Le 12 mars 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé le PLU de Gonesse.

Sur la gare : le préfet a délivré le permis de construire le 18 septembre 2018, mais le CPTG a déposé un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. De même, un recours sera déposé (a été déposé ?) contre l’autorisation environnementale, délivrée le 24 octobre. En attendant, le marché de génie civil de la ligne 17 Nord entre Le Bourget et Gonesse pour un montant de 439,4 millions d’euros HT a été signé le 24 janvier 2019 et le Conseil municipal de Gonesse a approuvé une convention d’occupation temporaire d’un terrain de la ville avec la Société du Grand Paris pour l’installation d’un point de départ de tunnelier pour la ligne 17 nord.

8 – Des habitants qui ne sont pas dupes

Si la majorité des élus du département du Val d’Oise et de la municipalité de Gonesse apportent leur soutien au projet de ZAC, il n’en va pas de même de la société civile des environs. La Confédération des commerçants de France, la Fédération nationale des centres-villes et la Fédération nationale des marchés de France« convaincues des nombreux effets néfastes qu’aura EuropaCity sur la région et sur le commerce local », ont rejoint le collectif « EuroPasduTout », qui fédère 600 commerçants et 20 associations opposées au projet. L’association « Nous Gonessiens », qui regroupe des jeunes habitants de la commune, a participé à plusieurs événements contre le projet EuropaCity et participe à l’élaboration du projet alternatif CARMA.

Les protestations sont aussi très nombreuses parmi les élus de la Seine-Saint-Denis (qui jouxte le Triangle), inquiets face à l’implantation d’un quatrième pôle commercial géant dans une zone qui en est déjà saturée.

Chaque année depuis 2015, EuropaCity finance un « baromètre » afin de mesurer la notoriété et la popularité du projet. Présenté sans nuances par l’institut Odoxa comme « un projet d’équipements qui proposera des activités de loisirs, culturelles, événementielles, commerciales et des espaces verts sur une surface de 80 hectares », EuropaCity obtient par conséquent 81% d’opinions favorables. Mais l’adhésion au projet s’effondre lorsqu’il est question de la destruction des terres agricoles : 76% des personnes interrogées partagent les inquiétudes du CPTG sur l’artificialisation des sols.

9 – Artificialisation des sols :

des promesses renouvelées, jamais tenues

Dans sa « Contribution à la COP 21 », la Région Ile-de-France écrit que le SDRIF (Schéma

directeur de la région Ile-de-France) a pour priorité d’« endiguer l’étalement urbain qui

grignote des terres agricoles » et de « développer le maraîchage et les jardins partagés afin de contribuer davantage à l’approvisionnement alimentaire de l’agglomération par circuits courts et de diminuer nos importations car la distance moyenne d’approvisionnement par personne a été multipliée par quatre en deux siècles ».

Le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron a pris lui aussi position : sur le site d’En Marche, à la rubrique « Le programme d’Emmanuel Macron pour l’environnement et la transition écologique », l’objectif 5, intitulé « Accompagner les transitions », prévoit notamment de « mettre un terme à l’artificialisation des terres »

https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/environnement-et-transition-ecologique

Le 4 juillet 2018, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé un plan de sauvegarde de la biodiversité se fixant notamment un objectif de « zéro artificialisation nette ». Rappelons que la COP 21 s’est tenue en novembre 2015 au Bourget… à quelques centaines de mètres du Triangle de Gonesse.

Au salon de l’Agriculture fin février, puis dans la cour de l’Elysée le 6 mai 2019, le président Macron a dit à nouveau vouloir lutter contre l’artificialisation des sols. Il a également annoncé la « réhabilitation des 20 à 25 % de sols agricoles extrêmement dégradés par l’utilisation passée de produits phytosanitaires ».

Ces annonces sont démenties par les faits : l’artificialisation des sols se poursuit en France à un rythme soutenu. En dix ans, c’est une superficie équivalente au département de la Seine-et-Marne qui a été détruite.

Le soutien du gouvernement au projet EuropaCity prouve que le changement de cap, maintes fois annoncé, n’a pas été effectué.

10 – Un projet alternatif : CARMA

Aux antipodes d’EuropaCity, le projet CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir) s’inscrit résolument dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans un objectif de restauration de la biodiversité.

Son ambition est de faire du Triangle de Gonesse un pôle de production et d’innovation agricole pour la population francilienne, alors qu’actuellement l’Ile-de-France importe son alimentation de l’extérieur à plus de 80%. C’est aussi un projet d’économie sociale et solidaire, pour un investissement estimé à entre 15 et 20 millions d’euros, bien loin de la logique hypercapitalistique d’EuropaCity (3,1 milliards d’euros) et de Grand Paris Aménagement.

Conçu par un collectif d’urbanistes, d’agronomes et d’économistes, le projet CARMA propose de transformer le Triangle de Gonesse en une zone de production maraichère, céréalière et d’élevage de qualité, qui pourra fournir en produits frais, sains et de proximité les habitants des environs. Elle alimentera notamment les cantines des écoles et des hôpitaux, auxquelles la loi fait obligation d’acheter une partie de leurs produits en bio et qui ne trouvent pas assez de producteurs locaux pour assurer leurs besoins.


Cet espace agricole sera doté d’une structure de conditionnement (légumeries, conserveries, cuisines collectives) et de diffusion en circuits courts, d’une unité de méthanisation pour les déchets organiques, d’un centre de formation agricole. Les terres seront sanctuarisées et les zones limitrophes du Triangle, déjà urbanisées, pourront accueillir des activités artisanales denses en emplois non délocalisables et utiles pour l’ensemble de la région Ile-de-France.Le Triangle de Gonesse deviendra un hub pour les métiers d’avenir, notamment dans les filières de la rénovation thermique, de l’éco-construction et de la mobilité durable. On y trouvera aussi des circuits de randonnée, des aires de promenade et de loisirs, faisant des zones riveraines des lieux d’habitation où il fait bon vivre.


Cette expérience, d’autres grandes villes l’ont déjà engagée : à Milan, avec le Parc agricole sud, et à Barcelone, où le BLAP (Parc agricole de Baix Llobregat), situé à proximité de l’aéroport international Barcelone-El Prat occupe 2000 hectares et assure 60% de la consommation de légumes locaux.

Sur le Triangle de Gonesse, des espaces de maraîchage et d’élevage seront mis en place, instaurant ainsi une mixité de production. Les techniques intégratives de permaculture et d’agroforesterie assureront la mutation des modes de production et aboutiront à la création de paysages de qualité, sources de bien-être pour les riverains et pour les promeneurs.

Outre la restauration collective (écoles primaires, collèges, lycées, hôpitaux, maisons de retraite), les marchés, les commerces de proximité, les coopératives de distribution et les AMAP (paniers bio en circuits courts) permettront un approvisionnement du territoire en limitant les distances à parcourir. Le cycle d’alimentation sera complet et intégré à des modes de vie durables.

Fondé en 2011, le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) se bat contre le projet EuropaCity et pour le projet CARMA. Depuis sa base dans le Val d’Oise et la Seine-Saint-Denis, le CPTG a essaimé en comités locaux (à Bagnolet, Pantin, Montreuil, Paris 11ème, Paris-Centre, etc). Les membres du CPTG organisent des tractages sur les marchés, des réunions d’information et des rassemblements à Gonesse.

Le CPTG a aussi engagé plusieurs recours juridiques, majoritairement validés par les tribunaux. Le Collectif mène également une campagne d’information auprès des élu.es : le projet CARMA a été présenté à l’Assemblée nationale et aux élu.es de la région Ile-de-France.

Le site nonaeuropacity.com publie des informations sur la lutte pour sauvegarder les terres de Gonesse. Des jeunes opposés à EuropaCity ont réalisé des vidéos, organisé des concerts et une rave-party sur place.

Un dimanche sur deux, les militants du CPTG donnent rendez-vous sur une parcelle du Triangle de Gonesse pour faire pousser tomates, courges et oignons. La récolte a permis l’organisation de plusieurs « soupes républicaines » à travers l’Ile-de-France.

Depuis 2017, la Fête des terres de Gonesse fin mai est un grand moment de mobilisation qui attire de nombreux citoyens. La documentariste Marie-Monique Robin est la marraine de la lutte.

Les samedi 18 et dimanche 19 mai 2019 le CPTG et ses soutiens organisent « Les 24 Heures de Gonesse » avec la participation de nombreuses associations locales, régionales et nationales engagées pour la justice sociale et environnementale, avec des agriculteurs, commerçants, artisans, étudiants, retraités, chercheurs, employés, ouvriers, artistes, urbanistes, agronomes, architectes, élu.es, représentants syndicaux …

Source : communiqué du Collectif Pour le Triangle de Gonesse

Contact CPTG : Bernard Loup, 06 76 90 11 62, nonaeuropacity@gmail.com,www.nonaeuropacity.com

Contact CARMA : Robert Spizzichino, groupement.carma@gmail.com,www.carmapaysdefrance.com

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Publié le 17 mai 2019, dans Associations, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 8 Commentaires.

  1. Article passionnant et très intéressant qui a le courage de nous ouvrir les yeux sur cette folie mégalomaniaque du tout béton pour enrichir des capitalistes véreux qui construisent leur empire et leur fortune sur la destruction d’une biodiversité et d’un environnement qui ne leur appartiennent pas et qui constituent le patrimoine de tous, donc de chaque citoyen et de chaque membre du peuple.

    La spoliation du vivant au bénéfice d’intérêts privés n’est plus admissible et les politiques qui jouent double-jeu pour encourager et favoriser les intérêts mercantiles de ces rapaces malfaisants, tout en faisant mine de travailler pour l’intérêt général, ne sont que des hypocrites mal-intentionnés et de grands malhonnêtes qui ont manifestement voué leur âme au diable !

    Tous les centres commerciaux alentour, et ils sont pléthoriques ( Parinor 1 et 2, usine center, Aéroville, Rosny sous Bois, Blanc Mesnil, Gonesse, Clichy sous bois, Etc…. ) sont très souvent vides de clientèle, et partout , çà et là nous voyons de fausses devantures de magasin en carton-pâte remplacer de vraies enseignes qui ont mis la clé sous le tapis parce que l’offre est supérieure aux besoins réels des gens d’une part, mais aussi parce que les citoyens n’ont plus les moyens ni la volonté de dilapider leur argent si durement gagné dans des futilités qui ne les rendent pas heureux !

    Ces constats indiquent clairement l’aspiration à un autre modèle de société que celui qui nous est continuellement vendu par des politiques qui ne jurent que par le profit, la croissance et la sur-consommation !

  2. Qui est susceptible de lire un tel réquisitoire ?
    Soyez plus synthétique Merci

  3. Comment se fait-il que le commentaire re-publié ci dessous et antérieur à celui de Christian soit invisible …. ? Cela fait plusieurs fois que je constate la disparition de plusieurs commentaires…. Est-ce le fait d’Aulnaycap ou d’un intervenant extérieur qui se serait illégalement introduit dans la gestion et la modération du site pour éliminer tous les commentaires qui ne brossent pas nos élus dans le sens du poil ??? le problème mérite d’être éclairci et juistifié !
    ________________________

    Aulnaycap 17 mai 2019 13h27 :

    https://aulnaycap.com/2019/05/17/la-lutte-contre-europacity-et-la-gare-auchan-en-10-points/#comments

    Article passionnant et très intéressant qui a le courage de nous ouvrir les yeux sur cette folie mégalomaniaque du tout béton pour enrichir des capitalistes véreux qui construisent leur empire et leur fortune sur la destruction d’une biodiversité et d’un environnement qui ne leur appartiennent pas et qui constituent le patrimoine de tous, donc de chaque citoyen et de chaque membre du peuple.

    La spoliation du vivant au bénéfice d’intérêts privés n’est plus admissible et les politiques qui jouent double-jeu pour encourager et favoriser les intérêts mercantiles de ces rapaces malfaisants, tout en faisant mine de travailler pour l’intérêt général, ne sont que des hypocrites mal-intentionnés et de grands malhonnêtes qui ont manifestement voué leur âme au diable !

    Tous les centres commerciaux alentour, et ils sont pléthoriques ( Parinor 1 et 2, usine center, Aéroville, Rosny sous Bois, Blanc Mesnil, Gonesse, Clichy sous bois, Etc…. ) sont très souvent vides de clientèle, et partout , çà et là nous voyons de fausses devantures de magasin en carton-pâte remplacer de vraies enseignes qui ont mis la clé sous le tapis parce que l’offre est supérieure aux besoins réels des gens d’une part, mais aussi parce que les citoyens n’ont plus les moyens ni la volonté de dilapider leur argent si durement gagné dans des futilités qui ne les rendent pas heureux !

    Ces constats indiquent clairement l’aspiration à un autre modèle de société que celui qui nous est continuellement vendu par des politiques qui ne jurent que par le profit, la croissance et la sur-consommation !

  4. Jean-Louis Gauthier

    Christian Picq a raison de dire que votre article n’est pas très synthétique, mais j’ai réussi à le lire jusqu’au bout. Il expose complètement la situation où nous sommes arrivés.: l’appel de l’état sur le jugement annulant l’arrêté de création de la ZAC est révoltant.

  5. Dans le point 6, reprenant la chronologie du projet, il manque quelques cruciales étapes.

    – 18 octobre 2013, le principe de l’urbanisation de ces terres agricoles est acté par le SDRIF, schéma directeur de la région Île-de-France.
    Un dénommé Alain Amédro, EELV, était alors vice-président du Conseil régional en charge de l’Aménagement du territoire
    https://www.iledefrance.fr/adoption-du-schema-directeur-de-la-region-ile-de-france

    Cet article de l’Express daté du 18 octobre 2013 abordait le projet d’Europacity.
    Le SDRIF prévoyait que, sur les 700ha du Triangle de Gonesse, 300ha allaient être urbanisés, sur lesquels donc serait implanté le fameux projet Europacity (80ha).
    https://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/l-ile-de-france-en-2030-plus-dense-plus-fluide-et-plus-verte_1292287.html

    – fin décembre 2013, validation du SDRIF par le Conseil d’Etat
    Satisfaction affichée pour la ministre de l’Égalité des territoires et du Logement de l’époque, Mme Cécile Duflot (EELV également)

    Et, sur son blog, Amédro écrivait :
    « C’est un élément de stabilité pour l’ensemble des acteurs économiques, agricoles, les collectivités locales: tout le monde a maintenant un cadre qui n’est plus susceptible de bouger à long terme »
    https://alainamedro.fr/tag/sdrif/

    Pourquoi donc tous ces responsables politiques EELV ont-ils adoubé le SDRIF et, par là-même, Europacity ?

    En gros, pour que les élus EELV appartement à l’équipe dirigeante du Conseil régional puissent garder leurs postes bien au chaud… Le courage des convictions, sûrement.
    Aveu d’un membre d’EELV, Mounir Satouri, alors président du groupe EELV au Conseil régional
    http://www.lesechos.fr/18/09/2014/lesechos.fr/0203784758413_mounir-satouri-soutient-les-opposants-a-l-amenagement-du-triangle-de-gonesse.htm

    Fermez le ban.

  6. Le SDRIF autoriserait europacity…

    J’entends ou je lis que le SDRIF autoriserait Europacity. C’est une erreur : il n’y a aucune référence à ce projet dans le document de planification régionale.

    Le Triangle de Gonesse n’est urbanisable que si deux conditions sont réunies :
    1/ préservation d’au moins 400 ha de terres agricoles d’un seul tenant (Le SDRIF précédent avait décidé d’urbaniser la totalité des 700ha),
    2/ accessibilité maximum en transports en commun.

    Est-ce à dire que les conditions sont réunies ?

    C’est une bonne question que les promoteurs du projet omettent systématiquement dans leur argumentaire. Ce n’est pas étonnant, car regardons ensemble les chiffres : Europacity drainerait 31 millions de visiteurs par an, dont 46 % utiliseraient les transports en commun (page 87 du dossier du maître d’ouvrage). Cela veut dire que 54% d’entre eux, soit plus de 15 millions de personnes par an, viendraient par la route, dont 5 % par le car. Or, les accès routiers à l’aéroport Charles-de-Gaulle sont régulièrement saturés plusieurs fois par jour, mettant à mal l’économie de la plate-forme. C’est une thrombose de l’aéroport qui se profile en bout de pistes!

    Que serait un équipement qui répondrait aux conditions transports?

    Lorsque nous avons rédigé et voté le SDRIF, nous avions comme exemple le Stade de France où plus de 90 % des spectateurs viennent en transports en commun – 75 % en semaine pour le foot, 95 %, le week-end, pour le rugby-. Nous en sommes loin avec ce projet.

    Quelles conclusions pouvons-nous en tirer ?

    Très clairement, la condition « Transport » n’est pas remplie! Europacity rendrait l’aménagement de la ZAC du Triangle de Gonesse incompatible avec les orientations et recommandations du SDRIF. Je m’étais d’ailleurs étonné au conseil d’administration de l’EPA Plaine de France que l’on puisse ainsi présenter un projet aussi éloigné des conditions de faisabilité. J’ai ainsi voté contre ce projet lorsque j’étais élu…
    La philosophie du SDRIF était de sire qu’il fallait d’abord densifier et rénover les zones industrielles et commerciales existantes et si les conditions étaient réunies envisager l’utilisation du triangle de Gonesse…On commence par bétonner avant d’utiliser les zones déjà construites…

    Aujourd’hui?

    Depuis l’adoption du SDRIF, les alertes autour de la biodiversité mais aussi du climat se sont précisées de la part des scientifiques et devraient nous faire changer radicalement nos projets et notre manière de penser la ville et nos rapports à la nature. La qualité des sols a d’ailleurs été mis en valeur, son rôle de « rafraichisseur » aussi…Il est indispensable de garder ses terres, ( comme le parc ballanger ) pour faire face aux canicules qui vont se multiplier, pour nourrir les riverains ou leur permettre d’avoir de la fraicheur avec une agriculture plus respectueuses de l’environnement.

    Quant à l’accusation de la « soupe est bonne » …l’argument est faible pour deux raisons : le SDRIF aurait été tout autre sans notre présence, multiplication des zones d’étalement urbain, plus de béton.
    Quant à moi, j’ai respecté mes engagements en ne faisant pas plus de deux mandats successifs dans le temps et sans cumul de mandat en faisant mon travail de vice-président à plein temps (pour être précis, j’ai cumulé le poste d’adjoint d’Aulnay avec un mandat de conseiller régional de 2008 à 2010, puis j’ai été vice-président et conseiller municipal de 2010 à 2014…) .

  7. @ RV :
    Je pense RV que vous ne pouvez plus douter de l’intégrité intellectuelle et morale d’Alain Amédro que je tiens personnellement en haute estime, parce qu’il est cohérent entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, ce qui n’est malheureusement pas le cas des élus de gauche comme de droite qui exercent ou ont exercé leur mandat sur Aulnay !

  8. Puis-je savoir pour quelles raisons mes commentaires ne sont pas publiés alors que d’autres postérieurs aux miens et souvent stupides ou malfaisants le sont ? Qui d’Aurore ou de Arnaud les met de côté ou en attente, et si c’est le cas pour quels motifs ? A moins qu’un hacker proche de la mairie ait pris le contrôle d’Aulnaycap pour effacer les commentaires qui le dérangent…. Hahahah ! Qu’en est-il donc ?
    _________________________________________________________________
    Aulnaycap 21 Mai 2019 11h34 :
    @ RV : Je pense RV que vous ne pouvez plus douter de l’intégrité intellectuelle et morale d’Alain Amédro que je tiens personnellement en haute estime, parce qu’il est cohérent entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, ce qui n’est malheureusement pas le cas des élus de gauche comme de droite qui exercent ou ont exercé leur mandat sur Aulnay !

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