Hadama Traoré répond à une tribune de Louis Aliot (Rassemblement National) le concernant

À la suite de la tribune de Louis ALIOT, député du Rassemblement national, parue le 9 octobre 2019 sous le titre « Hadama Traoré : symbole des renoncements français » et illustrée par ma photographie, je tiens à apporter à vos lecteurs et lectrices les précisions suivantes.

Cet article comporte de fausses informations et me prête des propos que je n’ai jamais tenus, des positions que je n’ai jamais exprimées, de telle sorte qu’il est de nature à porter atteinte à mon honneur et ma considération.

En premier lieu, je suis présenté comme un « ennemi de la France », « défiant ouvertement l’état », ou encore comme « symbole de (…) la faillite de l’intégration en France ». Né en France, français, les combats que je mène au travers du mouvement que j’ai co-fondé, La Révolution Est En Marche, me placent bien au contraire en ardent défenseur des valeur républicaines.

Critiquer l’état et ses défaillances ne fait pas de moi un de ses ennemis.

Je laisse à l’auteur de la tribune que vous avez publiée les amalgames incompréhensibles auxquels il s’est livré ou les accointances qu’il me prête, lesquelles accréditeraient ses thèses.

En second lieu, je suis accusé dans cet article d’avoir « lancé un appel à manifester en faveur du terroriste islamiste Mickaël Harpon » ou d’être « le gardien de la mémoire de l’ignoble assassin Mickaël Harpon ».

J’y suis encore accusé de compter parmi ceux qui font l’apologie du terrorisme et de l’assassinat de policiers.

Je n’ai jamais, d’une quelconque manière, apporté mon soutien à Mickaël HARPON ou aux actes qu’il a perpétrés.

Immédiatement après les attentats, j’ai condamné avec vigueur l’horreur des attaques de celui qui est alors présenté comme un terroriste islamiste, tout en m’associant à la douleur des familles et des proches.

Engagé auprès des sourds et des malentendants, j’ai cependant pris l’initiative d’une enquête auprès des proches de Mickaël HARPON, tant dans son milieu personnel que dans son milieu professionnel.

J’ai alors proposé une autre thèse que celle avancée : la thèse d’une folie meurtrière motivée par un mal-être, souhaitant ouvrir de nouveaux débats que nos dirigeants n’étaient pas prêts à soulever.

Mon appel à la mobilisation ne portait que sur la désinformation qui entourait cette tragédie.

Enfin, aujourd’hui, il ne fait plus aucun doute que les meurtres des fonctionnaires de la Préfecture ne peuvent être rattachés d’une quelconque manière à une organisation terroriste islamiste.

Il semble que le geste de Mickaël Harpon soit davantage la conséquence d’un « délire mystique et suicidaire », « sur fond de frustration professionnelle, aggravée par son handicap de surdité ».

Peu nombreux sont les médias qui ont relayé cette information qui conforte mon analyse.

Emporté par la force de mes convictions, je n’ai peut-être pas mesuré l’émotion que susciterait le rassemblement auquel j’ai appelé.

Mais mon message ne pouvait souffrir d’aucune mauvaise interprétation. Que vos lecteurs sachent que pour l’heure, aucune suite n’a été donnée au placement en garde à vue pour apologie du terrorisme dont j’ai fait l’objet.

Source : droit de réponse de Hadama Traoré

Publié le 9 janvier 2020, dans A vous la parole, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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