Présidentielles : j’appelle à ne pas voter Macron, partie 3

Cher.e.s Aulnaysien.ne.s,

Alors que tous les partis politiques représentés au Conseil municipal d’Aulnay-sous-Bois appellent à voter Macron, moi – citoyenne non encartée et exclue par le groupe d’opposition municipale socialiste, écologiste et communiste pour avoir rendu public des décisions publiques – j’appelle à l’inverse à ne pas voter Macron.

Souvenez-vous de ce quinquennat Macron ! Et de toutes les affaires qui l’ont entaché. Avant de poursuivre, que signifie le terme « Affaire ». Il est tellement polysémique que le Larousse en donne 12 définitions. (en note de bas de page https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/affaire/1388) :

Concernant mon article, je vous propose ces deux là :

6. Situation plus ou moins complexe qui fait l’objet d’un examen, d’une enquête ou d’une certaine publicité : Affaire policière, politique.
Synonymes : démêlé – scandale

7. Situation délictueuse, dont le règlement est confié à la justice ; litige, procès : Instruire une affaire.
Synonymes : litige – procès

Dans ces deux cas, une affaire dénote a minima un manque manifeste d’éthique. Quant aux suites judiciaires, seul l’avenir nous dira ce qu’elles seront. En attendant, la liste (non exhaustive) est longue.

Après « L’affaire Fillon est un épiphénomène à côté de cela. » pouvez-vous ajouter : Souvenez-vous de la diligence extrême du Parquet National Financier (PNF) à poursuivre Fillon pour quelques costumes bien dérisoires à côté des « affaires » Macron Alstom, Mckinsey gate et Rothschild gate auxquelles le PNF répond avec une incroyable lenteur. Le Parisien nous informe que « Le PNF a ouvert une enquête préliminaire, le jeudi 31 mars 2022, du chef de blanchiment aggravé de fraude fiscale, après avoir pris « connaissance du rapport du Sénat daté du 16 mars 2022 établi par la commission d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques et avoir procédé à des vérifications d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) ».

Les sénateurs ont en outre saisi la justice pour « suspicion de faux témoignage » contre un dirigeant de McKinsey qui avait affirmé que son cabinet payait bien l’impôt sur les sociétés (IS) en France, alors que la commission d’enquête a relevé que les entités françaises de McKinsey n’avaient versé aucun IS depuis dix ans ». 

A la place de « Mc Kinsey dont l’efficacité laisse à désirer ». Pouvez-vous mettre : Pour en revenir à McKinsey, outre ses probables conflits d’intérêt avec E. Macron et les industries pharmaceutiques, ses performances semblent désirer.

Les affaires qui entachent les membres du gouvernement, les députés, les proches du sérail sont effectivement nombreuses.

Les affaires liées au recours tentaculaire aux cabinets de conseil, plus connues sous l’appellation Mc Kinsey Gate.

Sur la base du rapport du Sénat sur le « phénomène tentaculaire » de l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, l’avocat au barreau de Paris Pierre Gentillet pose 6 questions simples sur le #McKinseyMacronGate pour comprendre l’étendue du scandale :

  1. Pourquoi une société ayant « bénévolement » conseillé un candidat à la présidence voit soudainement ses contrats exploser avec l’Etat pour culminer à 12 millions rien que sous la crise Covid?
  2. Pourquoi la collusion entre l’équipe de campagne LREM 2017 et Mc Kinsey n’a-t-elle pas dissuadé l’Etat de recourir (et surtout de faire exploser le budget) à ce cabinet de conseil?
  3. Pourquoi le gouvernement a-t-il privilégié une société de conseil qui ne payait plus d’impôt sur les sociétés en France depuis 10 ans pour une mission d’intérêt national ? Alors même que McKinsey réalise 329 millions € de chiffre d’affaires en France en 2021.
  4. Dans le prolongement du 3), comment le gouvernement a-t-il pu ignorer que Mc Kinsey ne payait pas d’impôt quand le Sénat a obtenu cette information de Bercy en 48h ?
  5. Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi un cabinet américain pour une mission dont les données touchant à la santé des français et la stratégie de l’Etat FR peuvent désormais être accessibles par l’Etat Américain ?
  6. Enfin, pourquoi le gouvernement a-t-il choisi comme principal conseil une société multi-condamnée ?

Alors même que le candidat Macron avait promis l’exemplarité lors de sa campagne en 2017 ? Ce choix était légal certes mais était-il moral ? N’y-avait-il pas d’autres sociétés ?

A toutes ces questions, le gouvernement n’a su apporter à ce jour aucune réponse. Il est effrayant que le candidat-président puisse si facilement se soustraire à des faits si accablants pour sa fonction et pour l’Etat. L’affaire Fillon est un épiphénomène à côté de cela.

Mc Kinsey dont l’efficacité laisse à désirer.

Mc Kinsey qui ne paie pas ses impôts sur les sociétés en France.

Les affaires liées au patrimoine d’Emmanuel Macron, plus connues sous l’appellation Rothschild Gate.

https://www.off-investigation.fr/ep-08-patrimoine-de-macron-ou-sont-passes-les-millions/

Dès lors, comment s’étonner que le candidat Macron ait reçu le soutien d’un condamné à de la prison ferme.

« Je soutiens Emmanuel Macron. J’ai pas soutenu

Valérie Pécresse. Qui suis-je ??? » s’amuse un internaute.

Peut-on élire le candidat qui représente la « corruption » des soi-disant élites politiques, administratives et économiques qui bloquent le jeu démocratique ?

Je refuse d’être leur otage, d’être piégée. Dynamiter la nébuleuse parasitaire lors du 2ème tour est le seul moyen d’ouvrir le jeu politique et – peut-être – de retrouver nos Libertés chéries, notre Egalité en droit et en dignité, et notre si nécessaire Fraternité.

Mais soyez surtout conscient.e.s que – au-delà des élections – seule l’organisation collective sur le terrain avec vos concitoyen.ne.s vous permettra d’être pleinement acteur de votre vie.

Au plaisir de lire vos commentaires,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les Aulnaysien.ne.s

Publié le 20 avril 2022, dans A vous la parole, Politique, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. Dans Charlie Hebdo, aujourd’hui:

    Il faut aller voter. Pour qui ? Pour l’adversaire de Marine Le Pen. C’est une conclusion logique, un phénomène mécanique, un théorème aussi implacable que celui d’Archimède : tout bulletin de vote plongé dans l’urne fait subir une poussée opposée au candidat adverse. C’est mathématique et il n’y a pas d’autre issue pour parvenir au résultat désiré, qui consiste à éliminer son ­adversaire. Toute autre solution serait au mieux de la lâcheté, au pire de la complicité.

    En lisant ces lignes, des voix s’élèveront pour dire qu’il est hors de question de voter pour le président sortant. Plutôt laisser ­Marine Le Pen arriver à l’Élysée que donner son suffrage à Emmanuel ­Macron. Les tenants de ce discours, qui sont nombreux à gauche, manifestent une telle haine contre ce dernier qu’ils finissent par ne plus en exprimer aucune contre son adversaire d’extrême droite. Après avoir passé quarante ans à lutter contre la famille Le Pen, une partie de la gauche semble incapable de se renouveler sur cette question, alors elle s’est trouvé une cible de remplacement : ­Emmanuel Macron. Quand on écoute des électeurs de gauche exprimer leur révulsion à son égard, on se demande si, pour exister, ils n’ont pas un besoin vital d’avoir en face d’eux un diable à détester. Chez eux, Macron a pris la place de Jean-Marie Le Pen, et l’anti­macronisme a remplacé l’antilepénisme. À leurs yeux, la réforme des retraites ou la baisse des APL de Macron sont aussi graves que le racisme et l’antisémitisme de Jean-Marie Le Pen.
    (rappelez vous cela: L’affaire Brahim Bouarram est le meurtre d’un Marocain à Paris par un militant d’extrême droite, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 1995, en marge d’un rassemblement du FN)
    (et ça: Assassinat d’Aramburu : derrière l’extrême droite respectable, ses militants armés)…

    • Madame,

      Je condamne avec la plus grande fermeté et sans réserve toutes les formes de racismes, dont la plus ultime : l’homicide qui doit être sanctionné par un emprisonnement le plus long possible. Je suis très attachée à l’universalisme de nos valeurs dont l’égalité en droit et en dignité. J’aime particulièrement notre devise, la déclaration des droits de l’Homme et notamment l’article 1er de notre constitution :

      « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
      La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

      Quant à vos analyses, je constate qu’elles ne constituent en rien une réponse aux différents arguments que je développe. Alors, à vous qui aimez tant invectiver, je vous dirai simplement qu’elles sont hors sujet. Et votre parallèle entre le fait de ne pas voter Macron et de cautionner un meurtre raciste est d’une nullité crasse.

      Mais puisque vous aimez Macron, il va sans dire que je vous dis tout cela affectueusement.

      Sylvie Billard

  2. Mme Billard,

    Hier, suite à votre précédent texte, je souhaitais avoir votre définition du « facisme ».

    Aujourd’hui, j’aimerais connaitre votre définition d’une « affaire » ?
    A partir de quel moment considérez vous qu’une information devient une « affaire » :
    – publication d’une information dans la presse ?
    – Ouverture d’une « enquête préliminaire » ?
    – Mise en examen ?
    -Jugement ?

    Selon quels critères les reliez vous au quinquennat de M Macron (voir notamment l’affaire Fillon) ?

    Concernant le recours au cabinet Mc Kinsey, certaines de vos interrogations sont légitimes.
    Savez vous ce que dit le Senat concernant les respect des procédures marchés.
    Ce point me parait un des plus important.

    Merci d’avance de votre retour.

    Cordialement.

    • Bonsoir Patrice,

      Le terme « Affaire » est polysémique. Au point que le Larousse en donne 12 définitions : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/affaire/1388

      Concernant mon article, je vous propose ces deux là :

      6. Situation plus ou moins complexe qui fait l’objet d’un examen, d’une enquête ou d’une certaine publicité : Affaire policière, politique.
      Synonymes : démêlé – scandale

      7. Situation délictueuse, dont le règlement est confié à la justice ; litige, procès : Instruire une affaire.
      Synonymes : litige – procès

      Dans ces deux cas, une affaire dénote un manque d’éthique.

      Les différentes affaires mentionnées dans l’article concernent soit ses ministres, soit son entourage, soit lui-même directement.

      Concernant les marchés publics, pour avoir longtemps gravité en administration centrale auprès de polytechniciens et d’énarques, j’ai pu noté directement de nombreux manquements… dont vous comprendrez que je ne puisse faire étalage.

      Concernant l’affaire Fillon que vous mentionnez, je note la diligence extrême du Parquet National Financier (PNF) et l’extrême lenteur dans le cas du Mc Kinsey gate concernant Macron et plusieurs de ses ministres.
      « Le PNF a ouvert une enquête préliminaire, le jeudi 31 mars 2022, du chef de blanchiment aggravé de fraude fiscale, après avoir pris « connaissance du rapport du Sénat daté du 16 mars 2022 établi par la commission d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques et avoir procédé à des vérifications d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) ».
      Les sénateurs ont en outre saisi la justice pour « suspicion de faux témoignage » contre un dirigeant de McKinsey qui avait affirmé que son cabinet payait bien l’impôt sur les sociétés (IS) en France, alors que la commission d’enquête a relevé que les entités françaises de McKinsey n’avaient versé aucun IS depuis dix ans ». Source Parisien

      Ai-je répondu à vos interrogations ?

      Excellente soirée,

      Sylvie Billard

    • Mme Billard,

      Vous avez effectivement partiellement répondu à mes questions.

      Voici pourquoi je dit partiellement :

      – Définition de la notion « d’affaire » :
      Vous en donnez 2. Vous semblez les accepter toutes les 2. Ces votre droit.
      Personnellement je suis plus proche de la 2°.
      J’accepte volontiers 2 des 3 propositions de la 1° « Situation plus ou moins complexe qui fait l’objet d’un examen, d’une enquête ».
      Je suis plus réservé sur le 3° élément, « une certaine publicité ». Ma réserve tient notamment à ce qui a été dénommé « affaire Baudis ». Forte publicité faite sur une « affaire » impliquant soit disant M Baudis……. on connait la suite.
      Voilà donc pourquoi mon « éthique » personnelle ne me fait pas retenir certains de vos signalement comme des « affaires ».

      – J’ai du manquer un « épisode », mais je ne comprends toujours pas en quoi, la « diligence » vous fait raccrocher cette « affaire Fillon » à M Macron.

      – Concernant le respect des Marchés Publics par les énarques ou autre polytechnicien.
      Vous avez raison, l’instruction, et l’intelligence ne sont pas forcément des gages du respect d’une certaine « éthique ».

      C’est notamment pour cela que nos dirigeants ont dans les différentes Loi anticorruption (Loi Sapin 1 et 2), ont demandé aux entreprises (d’une certaine taille) et aux Administrations de prendre des mesures d’organisation spécifiques :
      – Établissement d’un Code de conduite propre à chaque entreprise ou administration,
      – Mise en place un dispositif d’alerte éthique,
      – Cartographie des principaux risques pour l’entreprise,
      – Mise en place des procédures d’évaluation des partenaires commerciaux
      – Mise en place des procédures de contrôles comptables
      – Déploiement d’un programme de formation et de sensibilisation
      – Mise en place des sanctions disciplinaires
      – Contrôle et évaluation de la mise en œuvre de sa politique

      Je ne sais pas de quand date les manquements que vous avez constatés, mais il me semble qu’actuellement vous auriez facilement un statut de « lanceur d’alerte ».

      Au delà, de cette précision, et pour revenir sur notre échange, je ne crois pas qu’à ce jour le Sénat est demandé une enquête concernant des éventuels non respect de la procédure marché en relation avec les commandes passées au cabinet Mv Kinsey ?

      Pour finir, et en regard de vos 4 article, je dirais que mon « éthique » personnelle m’amène à faire facilement le choix entre « l’essentiel et l’important » (l’expression n’est pas de moi, mais je la trouve claire).

      Cordialement.

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