La Seine-Saint-Denis honore Danièle Djamila Amrane-Minne, militante FLN poseuse de bombes lors de la guerre d’Algérie
Peu de monde connait Danièle Minne, citoyenne Française et communiste qui alla s’installer après la seconde guerre mondiale en Algérie (alors Française), et qui épousa la cause indépendantiste. Mariée à un leader communiste Algérien (puis à son frère après la mort du premier), elle porta son nom de guerre Djamila et combattit aux côtés du FLN pour donner l’indépendance à l’Algérie.
Elle participa à la pose de bombes dans les lieux fréquentés par la jeunesse Européenne à Alger. Son principal fait d’arme est l’attentat dans le bar Otomatik à Alger où elle posa une bombe dans une chasse d’eau, au sein d’une opération qui visa également deux autres bars. Bilan : quatre femmes tuées, 37 blessés hospitalisés dont 21 femmes, dont deux dans un état alarmant. Madame Minne n’avait alors que 17 ans.
Après l’indépendance de l’Algérie où la majorité de la population Européenne fut obligée de quitter le territoire, elle resta comme professeure et enseigna l’histoire aux Algériens. Ironie de l’histoire : elle fut obligée de quitter l’Algérie à son tour dans les années 90 pour fuir la violence, et s’installa en France pour enseigner l’histoire de la décolonisation.
Malgré un profil que certains qualifieraient de « terroriste », Danièle-Djamila Amrane-Minne a été honorée récemment par le département de la Seine-Saint-Denis, avec la maison du parc de la Bergère (Bobigny) qui porte désormais son nom. Une Mandela pour certain, une Carlos en puissance pour d’autres. Chacun ira de sa propre analyse…
Publié le 7 juillet 2025, dans Histoire, et tagué Algérie, Danièle Djamila Amrane-Minne, Guerre, Seine-Saint-Denis. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.
Un tel article mériterait plus de précisions….
Comment peut-on honorer une terroriste qui a des morts d’innocents sur la conscience et des blessés estropiés ? Comment la Seine Saint Denis peut cautionner cela ??? C’est vraiment du grand n’importe quoi !!!