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Les jeunes ne sont pas des sous-citoyens!
Au moment de la campagne de recrutement du Conseil régional des jeunes (CRJ), entretien avec l’une de ses membres : Raphaëlle Rémy-Leleu, 22 ans, étudiante en communication à l’IEP.
Vous faites partie du CRJ depuis un an, qu’est-ce qui a motivé votre candidature ?
Raphaëlle Rémy-Leleu : Bien qu’étant étudiante à l’Institut d’études politiques (IEP), j’ai pu constater que, même là, il y a un désintérêt, un dépit des jeunes vis-à-vis de la citoyenneté et de la politique. Personnellement, j’étais déjà engagée au niveau associatif dans la lutte contre l’exclusion des sans-papiers et aussi au niveau syndical. Et j’ai eu envie de saisir cette chance de pouvoir m’investir dans les instances régionales car je trouve qu’en général il y a un mépris vis-à-vis de la parole des jeunes, trop souvent traités comme une sous-catégorie de citoyens. Nous n’avons que trop rarement l’occasion de nous exprimer mais aussi d’agir concrètement pour faire avancer les choses.
Cette possibilité d’action est donc offerte à travers le CRJ ?
R R-L : Oui, c’est pourquoi je n’ai qu’une chose à dire à ceux qui hésitent à s’inscrire pour participer : foncez ! Le CRJ, il faut vraiment le vivre, ici les jeunes sont réellement écoutés et ceci dans leur diversité. Il y a une vraie mixité et l’avis de tous est entendu. C’est d’ailleurs toute la force du CRJ organisé en collèges : des salariés, des apprentis, des lycéens, des étudiants et de tous les milieux sociaux s’y retrouvent. Les plus jeunes d’entre nous sont autant écoutés que les autres. Il y a un foisonnement d’idées, d’énergies et d’envie d’agir. On se rend compte de tout ce que les jeunes sont capables de mettre en œuvre. Souvent, l’engagement citoyen, surtout en politique, semble trop difficile aux jeunes car cela ne paraît pas être à leur échelle, alors que toute action politique est accessible aux jeunes, mais le CRJ permet de le réaliser.
Parmi tous les projets sur lesquels vous avez travaillé, lequel vous tient particulièrement à cœur ?
R R-L : Il y en a beaucoup, mais c’est sans doute le rapport sur l’enseignement supérieur, pour lequel je me suis beaucoup investie. Il y a une énorme aspiration des jeunes à étudier mais il y a des freins économiques pour les plus modestes qui peuvent devenir un handicap. On a alors réfléchi aux possibilités d’améliorer les conditions sociales des étudiants. La Région a un dispositif pour aider les boursiers à se payer une complémentaire santé qui n’est hélas pas assez connu. Nous avons travaillé de façon qu’à la rentrée prochaine tous les étudiants boursiers puissent percevoir 100 euros pour l’accès à une mutuelle. C’est une grande satisfaction que de pouvoir être utile aux autres.