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Les radicalisés pourront être signalés aux maires, Bruno Beschizza content

La décision du chef de l’Etat suscite une franche hostilité parmi les agents du renseignement.

Emmanuel Macron rompt avec le dogme du « tout Etat » en matière de lutte antiterroriste. Mardi, dans son discours sur les banlieues, le chef de l’Etat a souhaité que les préfets « échangent » avec les maires sur la présence dans leur commune d’islamistes radicalisés. Ce qui suppose la transmission aux élus locaux d’informations sensibles recueillies par les services de renseignement (DGSI, renseignement territorial…) et versées au fichier dit des « radicalisés » (FSPRT). Une base de données qui intègre quelque 20 000 noms.

Cette décision du chef de l’Etat marque une mini-révolution dans le système français fondé sur la confidentialité et le cloisonnement des données collectées par le ministère de l’Intérieur. Sans surprise, l’initiative présidentielle suscite des réactions très positives chez les maires, à commencer par Bruno Beschizza (LR, Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis). En 2015, il avait été parmi les premiers à plaider pour de telles dispositions. « Ce qui m’intéresse en tant que maire d’une ville de 83 000 habitants, c’est de savoir si dans mes effectifs d’agents municipaux ou dans la ville, il existe des personnes dangereuses ou radicalisées », résume-t-il.

Pour Guy Lefrand (LR, Evreux dans l’Eure), « il est normal que les maires aient accès à ces informations dans la mesure où les communes assurent une partie de la compétence régalienne de la sécurité. » « Cette annonce du Président Macron va dans le sens de la proposition de loi que j’avais déposée en 2016 prévoyant que les maires soient informés de la présence de fichés dans leur commune, renchérit le sénateur (Union centriste) Hervé Maurey. La communication de ces informations ne doit pas être à la simple « discrétion » des préfets. Ils doivent avoir l’«obligation» de transmettre ces informations aux maires. »

Source et article complet : Le Parisien

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