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Lutte contre les dérives sectaires

Créé en 2002 et désignée par son acronyme MIVILUDES, la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, est un organisme d’état qui a pour mission d’observer et d’analyser le phénomène des dérives sectaires, d’informer le public sur les risques qu’elles représentent et de coordonner l’action préventive et répressive des pouvoirs publics.

Le décret du 28 novembre 2002 définit les fonctions de la mission :

  • Observer et analyser le phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les agissements sont attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ou constituent une menace à l’ordre public ou sont contraires aux lois et règlements ;
  • Favoriser, dans le respect des libertés publiques, la coordination de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre de ces agissements ;
  • Développer l’échange des informations entre les services publics sur les pratiques administratives dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires ;
  • Contribuer à l’information et à la formation des agents publics dans ce domaine ;
  • Informer le public sur les risques, et le cas échéant les dangers, auxquels les dérives sectaires l’exposent et de faciliter la mise en œuvre d’actions d’aide aux victimes de ces dérives ;
  • Participer aux travaux relatifs aux questions relevant de sa compétence menés par le ministère des affaires étrangères dans le champ international.

Toujours attachée au premier ministre, la MIVILUDES est présidée par « une personnalité nommée par décret », aidée par un « comité exécutif de pilotage opérationnel » constitué de représentants et délégués des différents ministères, ainsi que par un « conseil d’orientation », constitué de personnalités issues de la société civile.

En Août 2005 le président de la Miviludes Jean-Michel Roulet a déclaré qu’il entend privilégier la constitution d’une jurisprudence, avec des éléments concrets, et aimerait  » avancer ne serait-ce que de cinq jugements  » durant sa présidence. La lutte antisecte n’est pas politicienne », a-t-il insisté, « les dérives sectaires sont un enjeu trop grave pour être purement politicien « 

En janvier 2008 le gouvernement remet l’accent sur la répression des dérives plutôt que sur leur stigmatisation.  François Fillon confie d’ailleurs en avril 2008 à Georges Fenech, ancien député UMP, une mission d’évaluation des dispositifs judiciaires conçus pour lutter plus efficacement contre les dérives sectaires.

Le 15 juillet 2020, la Miviludes a été rattachée au Ministère de l’intérieur sous la présidence du secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, (SG-CIPDR), qui comporte désormais un pôle  » lutte contre les dérives sectaires  » pour animer les politiques publiques  » sur la lutte contre le séparatisme et sur les actions préventive et répressive à l’encontre des dérives sectaires. « 

Qu’appelle-t-on une dérive sectaire ?

Sur la base de l’expérience de la Miviludes, qui reçoit quelques 2 000 signalements par an, la dérive sectaire peut être définie comme suit :

« Il s’agit d’un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société. »

Pour définir les dérives sectaires, La Miviludes reprend les critères établis par les Renseignements généraux ainsi que ceux issus des travaux des commissions parlementaires, à savoir :

  • La déstabilisation mentale ;
  • Le caractère exorbitant des exigences financières ;
  • La rupture avec l’environnement d’origine ;
  • L’existence d’atteintes à l’intégrité physique ;
  • L’embrigadement des enfants, le discours antisocial, les troubles à l’ordre public ;
  • L’importance des démêlés judiciaires ;
  • L’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels ;
  • Les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

Elle ajoute à ces critères :

  • La menace d’atteinte à l’ordre public ;
  • Des conditions de vie déstabilisantes ;
  • Les atteintes à des personnes en état de faiblesse et d’ignorance ;
  • La sujétion mentale conduisant à des actes ou à des abstentions préjudiciables ;
  • Le refus des autres et l’isolement dans un groupe ;
  • La violation des principes fondateurs de la République ;
  • Le non-respect des conventions internationales ratifiées par la France.

La miviludes précise cependant qu’un seul critère ne suffit pas à établir l’existence d’une dérive sectaire, mais que la déstabilisation mentale est toujours impliquée.

En novembre 2014 le député et ancien président de la miviludes, Georges Fenech demande au premier ministre Manuel Valls de confier à la miviludes qui selon lui dispose des moyens nécessaires pour  » éradiquer sur notre territoire national le prosélytisme d’un islamisme radical, porteur de dérives gravement attentatoires à l’ordre public « , la mise en œuvre d’un  » plan national de prévention contre le phénomène d’endoctrinement en vue du recrutement de candidats au djihad « 

Déceler l’influence sectaire dans le domaine de la vie sociale et démocratique :

  • Discours antisocial ou anti démocratique
  • Critique des institutions de la République
  • Troubles à l’ordre public
  • Perturbation du fonctionnement normal des services publics (par exemple intrusion non autorisée dans les hôpitaux pour empêcher certains actes médicaux)
  • Existence de condamnations judiciaires ou ordinales
  • Détournement des circuits économiques traditionnels
  • Tentatives d’infiltration ou de déstabilisation des pouvoirs publics
  • Publication de documents ayant l’apparence d’un caractère officiel dénigrant certains services publics
  • Détournement de marques, dessins, titres et modèles officiels pour amener une confusion dans l’esprit du public

Tous ces indices de dérives sectaires formulés et compilés par la miviludes, organisme d’état, permettent d’éclairer nos points de vue à propos des récents évènements qui ont provoqué, une fois de plus, un électrochoc à la France entière. Notre pays étant « une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », (article 1er de la constitution du 4 octobre 1958), aucune organisation religieuse n’a le droit d’enfreindre ni de violer ses lois, notamment en  » menaçant gravement les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire  » (article 16 de la constitution du 4 Octobre 1958).

En outre, la loi du 9 décembre 1905 stipule en son article 34 que :   »  Tout ministre d’un culte qui, dans les lieux où s’exerce ce culte, aura publiquement par des discours prononcés, des lectures faites, des écrits distribués ou des affiches apposées, outragé ou diffamé un citoyen chargé d’un service public, sera puni  » ( les nombreuses personnes placées en garde à vue suite au meurtre d’un professeur de la république qui a été outragé et diffamé  avant d’être sauvagement assassiné doivent être donc être condamnées et punies ! )

L’article 35 de cette même loi puni toute personne qui aura cherché à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, que ce soit par un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement contenant une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique !

L’islam radical est une dérive sectaire qui contrevient à nos lois et à notre laïcité. Il doit donc être éradiqué de notre pays !

Article rédigé le 22 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Les inquiétants signaux négligés de Mickaël Harpon, le tueur de la préfecture de police

Un an après l’attentat qui a fait quatre morts, les investigations montrent que le comportement sectaire de l’informaticien transparaissait dans de nombreux signaux. Une surveillance clandestine avait même été menée par deux policiers inquiets.

« Bah Micka, comment tu fais pour travailler si tes écrans sont éteints? » Ce 3 octobre 2019 au matin, « Micka », alias Mickaël Harpon, n’entend pas la question mi-taquine, mi-agacée de sa supérieure. Nerveux, l’informaticien de 45 ans, affecté à la très sensible Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), le service des « espions » de la capitale, est prostré sur son fauteuil, le regard vide face à ses écrans noirs. Sa cuisse droite est agitée de tressaillements. Il est en train de se muer en tueur. Quelques heures plus tard, à la pause déjeuner, il égorge un fonctionnaire de police dans son bureau, en poignarde mortellement trois autres, en blesse gravement une cinquième avant d’être abattu dans la cour du sanctuaire policier par un jeune gardien de la paix. « La première chose que je me suis dite, c’est que ce n’était pas un fou mais un radicalisé, témoignera la rescapée de l’attaque devant les enquêteurs. Je n’ai pas pensé que ça puisse être quelqu’un de chez nous. »

Comment un fonctionnaire habilité secret-défense a-t-il pu assassiner quatre collègues au cœur de la police parisienne? Y a-t-il eu des failles? Un an après la tuerie, les investigations menées par trois juges antiterroristes, et dont nous avons pu prendre connaissance, révèlent que de nombreux signaux sur la radicalisation de Mickaël Harpon ont été négligés par la DRPP, service pourtant en pointe dans la lutte contre l’islam radical. « Mis bout à bout, ces éléments auraient évidemment dû déclencher une enquête de sécurité, concède une source dans l’antiterrorisme. Mais il faut rester humble. Personne n’est à l’abri et la DRPP demeure un très bon service de renseignement. »

L’attaque a en tout cas profondément traumatisé la maison police puisqu’elle est la première en France commise de l’intérieur. Une vaste chasse au personnel radicalisé a été lancée dans les forces de sécurité face à cette angoissante menace du « blue on blue » : six fonctionnaires de la PP ont été révoqués depuis l’attaque et une procédure est en cours pour un septième, selon nos informations.

«Il a arrêté de faire la bise aux femmes du service»

Sourd de naissance depuis une méningite contractée à deux ans, Mickaël Harpon avait été engagé au groupe maintenance de la section informatique de la DRPP en 2003. Son travail consiste alors à réparer et « débuguer » les ordinateurs de ses collègues policiers qui traquent islamistes ou ultras. Les nombreux témoignages recueillis par la brigade criminelle le dépeignent comme un agent « agréable, sympathique », quoique « introverti », avec une fâcheuse tendance à l’oisiveté qui lui vaut des blagues sur ses origines antillaises. Jusqu’à ce qu’il se convertisse à l’islam à la fin des années 2000 puis épouse en 2014 sa femme − une musulmane pratiquante. Selon des collègues, son comportement aurait alors progressivement montré des signes de sectarisme, à mesure qu’il se serait isolé professionnellement.

« Il a arrêté de faire la bise aux femmes de son service, ce qui lui a d’ailleurs valu des remarques, car elles ne comprenaient pas son changement d’attitude, se souvient devant les enquêteurs un policier qui partageait son bureau. Par la suite, il a demandé à décaler sa pause déjeuner pour aller prier à la mosquée. » Mickaël Harpon se rend souvent à la Grande mosquée de Paris, parfois « plusieurs fois par jour », et demande à pouvoir s’absenter jusqu’à 16 heures le vendredi pour accomplir ses impératifs religieux.

Source et article complet : Le Parisien

L’éducation pour lutter contre la radicalisation à Aulnay-sous-Bois

Sarah, 37 ans (le prŽnom a ŽtŽ changŽ) chez elle ˆ Aulnay sous bois, 11 mars 2019. Copyright Agns Dherbeys/MYOP

La maman d’Hanane Charrihi a été la première victime de l’attentat de Nice en juillet 2016. Depuis, la jeune femme lutte contre la radicalisation et lance, samedi, sa première action.

« Si je sauve un seul jeune de la radicalisation, ce sera déjà une victoire ! » Hanane Charrihi est déterminée. De son drame personnel, la jeune mère de famille, habitante d’Aulnay-sous-Bois, a fait un combat. Le 14 juillet 2016, sa maman est tuée lors de l’attentat de Nice. Depuis, Hanane a créé une association – « Ma Mère Patrie » – pour lutter contre la radicalisation.

Ce samedi, à l’espace Jacques-Prévert d’Aulnay-sous-Bois, elle organise son premier événement : une masterclass sur la méthode d’enseignement Montessori. « Car l’éducation des plus jeunes est une arme contre la radicalisation ! »

« L’éducation, le nerf de la guerre »

« Pour moi, l’éducation, c’est le nerf de la guerre. Si on éduque ses enfants correctement, s’ils sont épanouis, ils ne deviennent pas des djihadistes », analyse-t-elle. Il y a deux ans et demi, sa maman Fatima avait été la première à périr sous les roues du camion conduit par le terroriste, qui a causé, ce soir-là, la mort de 86 personnes.

« Les vagues de départ de jeunes gens en Syrie pour faire le djihad m’ont touché. Je ne comprends pas ! A 18 ou 19 ans, tu fais presque encore pipi au lit… Moi à cet âge-là, ce qui m’intéressait, c’était la dernière paire de Nike », poursuit Hanane Charrihi, qui s’est demandé, après le drame, comment faire pour « les sauver ».

Bientôt des voyages humanitaires

Pas simple à organiser : « Le sujet est essentiel… Pourtant, je me suis débrouillée toute seule pour monter cette master class. J’y suis pour presque 10 000 € de ma poche ! J’ai sollicité une foule d’institutions pour obtenir des subventions – car cela me semble d’intérêt public – mais… les portes se sont fermées, y compris celles de la mairie », regrette-t-elle.

D’autres actions devraient voir le jour au sein de son association, à commencer par des voyages humanitaires.

Ce samedi 20 avril, dès 18 h 45, à l’espace Jacques-Prévert, 134, rue Anatole-France. Inscription sur www.mamerepatrie.com

Source et article complet : Le Parisien

Contre la radicalisation à Aulnay-sous-Bois, Argenteuil et Trappes : le théâtre

Des dramaturges s’inspirent de la vague d’attentats qui a touché l’Europe ces dernières années pour aborder dans leurs pièces la question de la radicalité religieuse.

Ces œuvres s’insèrent aujourd’hui dans les programmes de prévention de la radicalisation à destination des jeunes, avec le soutien des pouvoirs publics.

Des tirs d’arme automatique, des cris, une explosion soudaine, puis un long acouphène dans le noir. Géhenne se passe des traditionnels coups de bâton pour attraper l’attention du public de l’auditorium Saint-Germain à Paris, environ trois cents adolescents d’écoles et de centres sociaux d’Aulnay-sous-Bois, Trappes ou Argenteuil venus assister ce matin-là à la deuxième pièce du dramaturge belge Ismaël Saïdi.Créée en 2017, cette tragicomédie reprend l’action là où sa première pièce, Djihad, l’avait laissée trois ans plus tôt : durant un attentat terroriste dans une école juive. Survivant mais désormais paraplégique, le coupable n’éprouve aucun regret devant le tribunal, qui le condamne à la perpétuité. Il va cependant remettre en question ses certitudes à mesure qu’il se lie d’amitié avec un aumônier de prison catholique et avec une jeune femme juive légèrement dérangée. Et comprendre qu’il a perdu bien plus que ses deux jambes en assassinant ses victimes.

Source et article complet : La Croix

Les radicalisés pourront être signalés aux maires, Bruno Beschizza content

La décision du chef de l’Etat suscite une franche hostilité parmi les agents du renseignement.

Emmanuel Macron rompt avec le dogme du « tout Etat » en matière de lutte antiterroriste. Mardi, dans son discours sur les banlieues, le chef de l’Etat a souhaité que les préfets « échangent » avec les maires sur la présence dans leur commune d’islamistes radicalisés. Ce qui suppose la transmission aux élus locaux d’informations sensibles recueillies par les services de renseignement (DGSI, renseignement territorial…) et versées au fichier dit des « radicalisés » (FSPRT). Une base de données qui intègre quelque 20 000 noms.

Cette décision du chef de l’Etat marque une mini-révolution dans le système français fondé sur la confidentialité et le cloisonnement des données collectées par le ministère de l’Intérieur. Sans surprise, l’initiative présidentielle suscite des réactions très positives chez les maires, à commencer par Bruno Beschizza (LR, Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis). En 2015, il avait été parmi les premiers à plaider pour de telles dispositions. « Ce qui m’intéresse en tant que maire d’une ville de 83 000 habitants, c’est de savoir si dans mes effectifs d’agents municipaux ou dans la ville, il existe des personnes dangereuses ou radicalisées », résume-t-il.

Pour Guy Lefrand (LR, Evreux dans l’Eure), « il est normal que les maires aient accès à ces informations dans la mesure où les communes assurent une partie de la compétence régalienne de la sécurité. » « Cette annonce du Président Macron va dans le sens de la proposition de loi que j’avais déposée en 2016 prévoyant que les maires soient informés de la présence de fichés dans leur commune, renchérit le sénateur (Union centriste) Hervé Maurey. La communication de ces informations ne doit pas être à la simple « discrétion » des préfets. Ils doivent avoir l’«obligation» de transmettre ces informations aux maires. »

Source et article complet : Le Parisien

420 jeunes du département de la Seine-Saint-Denis signalés comme radicalisés

djihadistesA ce jour, 156 français sont morts en combattant aux côtés des différentes factions islamistes en Syrie et en Irak, dont une trentaine viendraient de la Seine-Saint-Denis. Tel est le triste constat des services secrets Français et dont le Parisien s’est fait écho.

420 jeunes Séquano-Dyonisiens seraient ainsi radicalisés, prêts à partir pour la Syrie pour faire le Djihad. Pour lutter contre ce phénomène, différentes actions sont menées :

  • Un numéro vert a été mis en place pour signaler tout comportement suspect
  • Un site est également en ligne pour lutter contre le phénomène : stop-djihadisme.gouv.fr
  • Mise en relation avec la Sauvegarde de l’Enfance (Adsea 93) qui expérimente un travail de prévention et d’assistance aux familles concernées
  • Intervention de religieux musulmans pour guider les djihadistes vers la bonne direction et les éloigner de l’intégrisme

Le département du 93 est de loin le département le plus touché par le radicalisme (25% des signalement en Île-de-France, qui totalise 1 700 cas).

Les Frères Belhoucine qui travaillaient à la Mairie d’Aulnay, Hasna Aitboulahcen tuée dans l’assaut tu Raid à Saint-Denis qui vivait à Aulnay, Samy Amimour qui a grandi à Drancy… Autant de noms qui ternissent l’image du département.

Près de la moitié des radicalisés serait des convertis. Ils ont entre 15 et 21 ans.

36 des 40 communes de la Seine-Saint-Denis sont concernées, principalement Aulnay, Drancy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Noisy-le-Grand 

En cas de doute, appelez le 0 800 005 696 (Accessible du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures) pour signaler un comportement suspect.

 

Source : Le Parisien

Disparition puis retour d’Inès de Drancy qui souhaitait rejoindre la Syrie pour y faire son Djihad

Ines_Drancy

Image BFM TV

Inès, jeune Drancéenne de 16 ans qui étudiait au lycée Eugène Delacroix à Drancy, a disparu il y a peu. Jeune fille timide sans histoire selon sa famille, Inès s’était radicalisée soudainement et avait, à plusieurs reprises, montré sa volonté de rejoindre la Syrie et rejoindre l’un des bataillons islamiques qui combattent l’armée régulière de Bashar Al-Assad.

Sa mère avait alerté les autorités. Inès est fichée S et ne devrait pas pouvoir sortir du territoire. Selon une lettre à prendre avec des pincettes, Inès indiqua vouloir aller à la Gare du Nord, pour se rendre ensuite en Hollande et se saisir d’un nouveau passeport pour rejoindre la Turquie, principal transit des djihadistes en route vers la Syrie.

La jeune Inès a finalement été retrouvée saine et sauve et ramenée à ses parents. L’enquête est en cours pour savoir sil elle avait bien fugué pour rejoindre une faction islamique en Syrie.

Une cellule de déradicalisation des djihadistes revenant de Syrie à Aulnay-sous-Bois ?

djihadistesC’est ce que l’on peut apprendre dans le journal 20minutes dans un article sur Geoffrey, un jeune converti à l’Islam et qui est parti faire le Djihad en Syrie. Itinéraire d’une vie ratée, après quelques déboires avec la justice, Geoffrey, comme des milliers de français, avaient rejoint les rangs du Front Al-Nosra (Al-Qaida) et de l’Etat Islamique, qui occupent de larges pans de territoires en Syrie.

On y apprend que Geoffrey s’est retrouvé dans un appartement à Aulnay-sous-Bois avec d’autres jeunes de retour de Syrie, pour entamer une longue et douloureuse conversion dans la vie civile, apparemment. Cela n’a pas été réussi puisqu’il a été inculpé ensuite de proxénétisme…

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