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L’éducation pour lutter contre la radicalisation à Aulnay-sous-Bois

Sarah, 37 ans (le prŽnom a ŽtŽ changŽ) chez elle ˆ Aulnay sous bois, 11 mars 2019. Copyright Agns Dherbeys/MYOP

La maman d’Hanane Charrihi a été la première victime de l’attentat de Nice en juillet 2016. Depuis, la jeune femme lutte contre la radicalisation et lance, samedi, sa première action.

« Si je sauve un seul jeune de la radicalisation, ce sera déjà une victoire ! » Hanane Charrihi est déterminée. De son drame personnel, la jeune mère de famille, habitante d’Aulnay-sous-Bois, a fait un combat. Le 14 juillet 2016, sa maman est tuée lors de l’attentat de Nice. Depuis, Hanane a créé une association – « Ma Mère Patrie » – pour lutter contre la radicalisation.

Ce samedi, à l’espace Jacques-Prévert d’Aulnay-sous-Bois, elle organise son premier événement : une masterclass sur la méthode d’enseignement Montessori. « Car l’éducation des plus jeunes est une arme contre la radicalisation ! »

« L’éducation, le nerf de la guerre »

« Pour moi, l’éducation, c’est le nerf de la guerre. Si on éduque ses enfants correctement, s’ils sont épanouis, ils ne deviennent pas des djihadistes », analyse-t-elle. Il y a deux ans et demi, sa maman Fatima avait été la première à périr sous les roues du camion conduit par le terroriste, qui a causé, ce soir-là, la mort de 86 personnes.

« Les vagues de départ de jeunes gens en Syrie pour faire le djihad m’ont touché. Je ne comprends pas ! A 18 ou 19 ans, tu fais presque encore pipi au lit… Moi à cet âge-là, ce qui m’intéressait, c’était la dernière paire de Nike », poursuit Hanane Charrihi, qui s’est demandé, après le drame, comment faire pour « les sauver ».

Bientôt des voyages humanitaires

Pas simple à organiser : « Le sujet est essentiel… Pourtant, je me suis débrouillée toute seule pour monter cette master class. J’y suis pour presque 10 000 € de ma poche ! J’ai sollicité une foule d’institutions pour obtenir des subventions – car cela me semble d’intérêt public – mais… les portes se sont fermées, y compris celles de la mairie », regrette-t-elle.

D’autres actions devraient voir le jour au sein de son association, à commencer par des voyages humanitaires.

Ce samedi 20 avril, dès 18 h 45, à l’espace Jacques-Prévert, 134, rue Anatole-France. Inscription sur www.mamerepatrie.com

Source et article complet : Le Parisien

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Contre la radicalisation à Aulnay-sous-Bois, Argenteuil et Trappes : le théâtre

Des dramaturges s’inspirent de la vague d’attentats qui a touché l’Europe ces dernières années pour aborder dans leurs pièces la question de la radicalité religieuse.

Ces œuvres s’insèrent aujourd’hui dans les programmes de prévention de la radicalisation à destination des jeunes, avec le soutien des pouvoirs publics.

Des tirs d’arme automatique, des cris, une explosion soudaine, puis un long acouphène dans le noir. Géhenne se passe des traditionnels coups de bâton pour attraper l’attention du public de l’auditorium Saint-Germain à Paris, environ trois cents adolescents d’écoles et de centres sociaux d’Aulnay-sous-Bois, Trappes ou Argenteuil venus assister ce matin-là à la deuxième pièce du dramaturge belge Ismaël Saïdi.Créée en 2017, cette tragicomédie reprend l’action là où sa première pièce, Djihad, l’avait laissée trois ans plus tôt : durant un attentat terroriste dans une école juive. Survivant mais désormais paraplégique, le coupable n’éprouve aucun regret devant le tribunal, qui le condamne à la perpétuité. Il va cependant remettre en question ses certitudes à mesure qu’il se lie d’amitié avec un aumônier de prison catholique et avec une jeune femme juive légèrement dérangée. Et comprendre qu’il a perdu bien plus que ses deux jambes en assassinant ses victimes.

Source et article complet : La Croix

Les radicalisés pourront être signalés aux maires, Bruno Beschizza content

La décision du chef de l’Etat suscite une franche hostilité parmi les agents du renseignement.

Emmanuel Macron rompt avec le dogme du « tout Etat » en matière de lutte antiterroriste. Mardi, dans son discours sur les banlieues, le chef de l’Etat a souhaité que les préfets « échangent » avec les maires sur la présence dans leur commune d’islamistes radicalisés. Ce qui suppose la transmission aux élus locaux d’informations sensibles recueillies par les services de renseignement (DGSI, renseignement territorial…) et versées au fichier dit des « radicalisés » (FSPRT). Une base de données qui intègre quelque 20 000 noms.

Cette décision du chef de l’Etat marque une mini-révolution dans le système français fondé sur la confidentialité et le cloisonnement des données collectées par le ministère de l’Intérieur. Sans surprise, l’initiative présidentielle suscite des réactions très positives chez les maires, à commencer par Bruno Beschizza (LR, Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis). En 2015, il avait été parmi les premiers à plaider pour de telles dispositions. « Ce qui m’intéresse en tant que maire d’une ville de 83 000 habitants, c’est de savoir si dans mes effectifs d’agents municipaux ou dans la ville, il existe des personnes dangereuses ou radicalisées », résume-t-il.

Pour Guy Lefrand (LR, Evreux dans l’Eure), « il est normal que les maires aient accès à ces informations dans la mesure où les communes assurent une partie de la compétence régalienne de la sécurité. » « Cette annonce du Président Macron va dans le sens de la proposition de loi que j’avais déposée en 2016 prévoyant que les maires soient informés de la présence de fichés dans leur commune, renchérit le sénateur (Union centriste) Hervé Maurey. La communication de ces informations ne doit pas être à la simple « discrétion » des préfets. Ils doivent avoir l’«obligation» de transmettre ces informations aux maires. »

Source et article complet : Le Parisien

420 jeunes du département de la Seine-Saint-Denis signalés comme radicalisés

djihadistesA ce jour, 156 français sont morts en combattant aux côtés des différentes factions islamistes en Syrie et en Irak, dont une trentaine viendraient de la Seine-Saint-Denis. Tel est le triste constat des services secrets Français et dont le Parisien s’est fait écho.

420 jeunes Séquano-Dyonisiens seraient ainsi radicalisés, prêts à partir pour la Syrie pour faire le Djihad. Pour lutter contre ce phénomène, différentes actions sont menées :

  • Un numéro vert a été mis en place pour signaler tout comportement suspect
  • Un site est également en ligne pour lutter contre le phénomène : stop-djihadisme.gouv.fr
  • Mise en relation avec la Sauvegarde de l’Enfance (Adsea 93) qui expérimente un travail de prévention et d’assistance aux familles concernées
  • Intervention de religieux musulmans pour guider les djihadistes vers la bonne direction et les éloigner de l’intégrisme

Le département du 93 est de loin le département le plus touché par le radicalisme (25% des signalement en Île-de-France, qui totalise 1 700 cas).

Les Frères Belhoucine qui travaillaient à la Mairie d’Aulnay, Hasna Aitboulahcen tuée dans l’assaut tu Raid à Saint-Denis qui vivait à Aulnay, Samy Amimour qui a grandi à Drancy… Autant de noms qui ternissent l’image du département.

Près de la moitié des radicalisés serait des convertis. Ils ont entre 15 et 21 ans.

36 des 40 communes de la Seine-Saint-Denis sont concernées, principalement Aulnay, Drancy, Montreuil, Noisy-le-Sec, Noisy-le-Grand 

En cas de doute, appelez le 0 800 005 696 (Accessible du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures) pour signaler un comportement suspect.

 

Source : Le Parisien

Disparition puis retour d’Inès de Drancy qui souhaitait rejoindre la Syrie pour y faire son Djihad

Ines_Drancy

Image BFM TV

Inès, jeune Drancéenne de 16 ans qui étudiait au lycée Eugène Delacroix à Drancy, a disparu il y a peu. Jeune fille timide sans histoire selon sa famille, Inès s’était radicalisée soudainement et avait, à plusieurs reprises, montré sa volonté de rejoindre la Syrie et rejoindre l’un des bataillons islamiques qui combattent l’armée régulière de Bashar Al-Assad.

Sa mère avait alerté les autorités. Inès est fichée S et ne devrait pas pouvoir sortir du territoire. Selon une lettre à prendre avec des pincettes, Inès indiqua vouloir aller à la Gare du Nord, pour se rendre ensuite en Hollande et se saisir d’un nouveau passeport pour rejoindre la Turquie, principal transit des djihadistes en route vers la Syrie.

La jeune Inès a finalement été retrouvée saine et sauve et ramenée à ses parents. L’enquête est en cours pour savoir sil elle avait bien fugué pour rejoindre une faction islamique en Syrie.

Une cellule de déradicalisation des djihadistes revenant de Syrie à Aulnay-sous-Bois ?

djihadistesC’est ce que l’on peut apprendre dans le journal 20minutes dans un article sur Geoffrey, un jeune converti à l’Islam et qui est parti faire le Djihad en Syrie. Itinéraire d’une vie ratée, après quelques déboires avec la justice, Geoffrey, comme des milliers de français, avaient rejoint les rangs du Front Al-Nosra (Al-Qaida) et de l’Etat Islamique, qui occupent de larges pans de territoires en Syrie.

On y apprend que Geoffrey s’est retrouvé dans un appartement à Aulnay-sous-Bois avec d’autres jeunes de retour de Syrie, pour entamer une longue et douloureuse conversion dans la vie civile, apparemment. Cela n’a pas été réussi puisqu’il a été inculpé ensuite de proxénétisme…

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