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Sarah et Laurianne promettent le vrai amour à Aulnay-sous-Bois avec Matrimonline

Deux Aulnaysiennes ont créé « Matrimonline », un site de rencontres qui vérifie les profils des utilisateurs en demandant des documents d’identité. Une première en France.

« Sur les sites de rencontres, ces messieurs ont régulièrement tendance à se rajeunir d’au moins dix ans. Du coup, le premier rendez-vous débute… par un mensonge ! » Pour en finir avec les profils flous, voire faux, qui pullulent sur les Meetic, Tinder et autres Adopte un mec, Sarah Ronceray, une entrepreneuse d’Aulnay-sous-Bois, lance une application de rencontre qui vérifie, documents d’identité et entretiens Skype à l’appui, les informations déclarées par les utilisateurs.

Déjà une centaine d’inscriptions

Plus d’une centaine de personnes sont déjà inscrites sur « Matrimonline », outil unique en France, créé à 100 % dans les locaux de la pépinière d’entreprises d’Aulnay-sous-Bois. Son slogan : « True love (NDLR : le vrai amour) ».

L’idée a germé dans l’esprit de Sarah quand elle était, il y a quelques années, gérante d’une agence physique de rencontre, dans l’Essonne : « Les trois quarts de ma clientèle étaient des déçus des sites Internet de rencontres ! Ce que vient encore de montrer une étude de l’UFC-Que choisir, révélant que seuls 39 % des usagers de ce type de portails sont satisfaits. Les mécontents jugent que cela manque de sérieux. »

Fin 2017, Sarah est acceptée à la pépinière de la Maison de l’emploi d’Aulnay. C’est là qu’elle rencontre Laurianne, qui devient son associée. Leur plateforme est lancée à la rentrée dernière.

« Sans mensonges ni faux profils » promet le site de rencontres Matrimonline, une start-up du 93.LP/T.P.

Les profils vérifiés avant d’être diffusés

« Ce qui est révolutionnaire, c’est la vérification des infos en six points, via l’espace de téléchargement de documents », résume Sarah.

Premier point : les membres doivent fournir une copie de carte d’identité – pour la date de naissance, la nationalité – ou un titre de séjour valable.

Pour la situation matrimoniale : acte de naissance, livret de famille, ou même courrier d’avocat, en cas de divorce. « Le PDG de Meetic a récemment écrit dans un livre que sur son site, 10 % des hommes se déclarent mariés… alors qu’au bas mot, ils sont 30 % », note l’entrepreneuse.

Autre élément de vérification : la photo. « Sur beaucoup de sites, certains utilisent la photo d’un autre, voire d’une star. Même la ministre Brune Poirson a vu sa photo usurpée sur Tinder », s’amuse Sarah. Qui demande donc aux utilisateurs de se prendre en photo avec une pancarte affichant : Matrimonline puis de la télécharger sur le site dans la foulée – permettant de valider l’authenticité de l’image.

Un justificatif de domicile permet de valider la localisation des usagers, et s’agissant de la profession, le site demande, au choix, un numéro Kbis, un bulletin de salaire, ou un profil Linkedin.

Pour permettre des rencontres sérieuses

Des préalables « essentiels » pour se lancer dans des rencontres sérieuses. Car Sarah – qui a rencontré son époux sur… Meetic – en est persuadée, quitte à paraître fleur bleue : « En majorité, les gens cherchent une relation durable, pas un coup d’un soir ! »

Aujourd’hui, son site rassemble un peu plus de femmes que d’hommes, âgés de moins de 40 ans, et une bonne partie sont chefs d’entreprise à Paris. Le 93 a plus de mal à suivre. « Un Parisien sur deux est célibataire. En Seine-Saint-Denis, c’est beaucoup moins », analyse Sarah. Qui espère aussi que son site saura séduire les habitués de sites communautaires, « qui sont aussi en recherche de sérieux, et pour qui la valeur de mariage est importante ».

Bientôt payant

Pour l’instant disponible sous forme de site Web, en application avant la fin de l’année, Matrimonline doit devenir payant avant cet été. L’abonnement coûtera 34,90 € – avec différentes options payantes, dont du coaching pour réussir sa première rencontre.

Et la start-up du 93 ne craint pas les géants du milieu. « Meetic ou Tinder ne contraindront jamais à leurs membres à donner autant d’éléments d’identité, juge Sarah. Ils misent sur le volume. Nous, sur la qualité ! »

Source, image et article complet : Le Parisien

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