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Éducation nationale : « Crise de recrutement », vraiment ?

L’année scolaire qui se termine a été le théâtre d’un désastre dans bien des établissements scolaires, avec des dizaines de milliers d’heures de cours perdues faute de remplacement des enseignants absents.

Aujourd’hui, chaque parent, chaque professeur est en droit de se poser la question : l’année prochaine

verra-t-elle une amélioration ou cela sera-t-il pire ?

Le nouveau gouvernement persiste dans son refus de recruter. Qu’on en juge : sur la seule région parisienne, en comptant les concours exceptionnels « traditionnels » déjà mis en place, il n’y aurait au mieux que 1 400 nouveaux recrutements dans les écoles primaires alors que les besoins, selon le ministère lui-même, se montent à plus de 2 700. Et des chiffres comparables sont en train d’être publiés concernant les concours nationaux de recrutement dans certaines disciplines du second degré.

Au sujet des non-remplacements dans les collèges et lycées, le nouveau ministre de l’Éducation Ndiaye ose déclarer : « c’est un grand problème, mais nos moyens ne sont pas illimités. Il faut réfléchir à la meilleure manière de faire que les absences – qui sont légitimes – soient compensées. Nous voulons faire en sorte qu’une absence du professeur d’histoire-géographie, par exemple, soit compensée par son collègue de français. Mais attention, pas pour que le professeur de français fasse de l’histoire-géographie. Il utilisera ces heures pour faire une double dose de français et quand le collègue d’histoire-géographie reviendra, il compensera en prenant les heures de français ». Autrement dit, l’aggravation du chaos, l’aggravation des inégalités entre des jeunes qui, d’une classe à l’autre, d’un établissement à l’autre, n’auront plus les mêmes heures de cours dans chaque discipline. Il s’agit pour le nouveau gouvernement de banaliser le non-remplacement des professeurs absents, de rendre pérenne le

« mode dégradé » subi par les jeunes durant la période du Covid… Impossible d’accepter !

Les syndicats départementaux du 1er degré du Val de Marne (SNUIPP-FSU 94, SNUDI-FO 94, CGT Éduc’action 94 ; SUD Éducation 94, UNSA Éducation 94) ont pris l’initiative d’un rassemblement le 15 juin au ministère pour exiger l’ouverture immédiate d’un concours de recrutement niveau Bac +3. Ils ont raison ! Recruter niveau Bac + 3 permettrait d’élargir immédiatement le nombre de candidats. Ainsi l’État pourrait à nouveau remplir sa mission de garantir à chaque enfant la totalité de l’enseignement auquel il a droit, dans chaque discipline, dès la rentrée de septembre.

Le gouvernement Macron-Borne-Ndiaye refuse, il préfère « limiter les moyens » pour l’école et consacrer

des centaines de milliards d’euros à renflouer les capitalistes et aux dépenses de guerre.

Mais comment comprendre que les fédérations syndicales nationales ne reprennent pas à leur compte, dans l’unité, ce mot d’ordre de mise en place de concours de recrutement immédiat niveau Bac +3 ?

Comment comprendre qu’elles n’en appellent pas à la mobilisation générale pour empêcher Macron- Borne-Ndiaye d’organiser la pénurie d’enseignants dans les écoles à la prochaine rentrée ? Faudrait-il leur laisser les mains libres pour qu’ils poursuivent le naufrage scolaire délibéré de la jeune génération ?

Pour le POID, il en va de la défense de l’école publique, celle qui permet aux jeunes d’acquérir les mêmes connaissances où qu’ils soient scolarisés, celle qui structure ses enseignements autour de disciplines respectées.

Les mesures d’urgence doivent être prises pour recruter massivement les enseignants nécessaires et garantir que chaque enfant aura, dès les premiers jours de la rentrée, un professeur dans sa classe !

Source : communiqué du POID

Législatives 2022, le POID apporte son soutien aux agents du conseil départemental et interpelle NUPES !

Le 16 puis le 23 mai, 350 à 400 agents du conseil départemental de Seine-Saint-Denis se sont rassemblés avec leurs syndicats pour dire leur refus de se voir imposer la loi Dussopt. En effet, la direction du département veut leur appliquer cette loi du gouvernement Macron qui allonge la durée annuelle de travail en supprimant jusqu’à 25 jours de congés sans compensation salariale.

Ces travailleurs assurent l’entretien des collèges et des bâtiments départementaux, travaillent dans les crèches, les centres de PMI et l’action sociale. En tout, 8 000 agents, pour beaucoup payés au Smic ou à peine au-dessus.

Dussopt et Macron veulent ainsi « réduire la dépense publique en supprimant des centaines de postes pour offrir encore plus de milliards aux capitalistes.

Mais nous sommes en Seine-Saint-Denis. Le patron contre lequel se mobilisent ces fonctionnaires territoriaux, c’est la direction du département, composée des élus du Parti socialiste, du Parti communiste, de La France insoumise et d’Europe Écologie-Les Verts.

C’est contre ce patron que le 3 juin prochain – date à laquelle se réunit le comité technique qui doit se prononcer sur le projet d’allongement du temps de travail – ils seront en grève à l’appel de leurs syndicats pour dire : « Pas une minute de travail en plus, pas un jour de congés en moins ! ».

Toutes les composantes de cette majorité départementale soutiennent la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) dirigée par Jean-Luc Mélenchon et ses candidats aux législatives en Seine-Saint-Denis. Les habitants d’Aulnay, Pavillons- sous- Bois, Bondy, sont en droit d’interpeller Nadège Abomangoli, candidate Nupes dans notre circonscription et par ailleurs élue au Conseil départemental et fonctionnaire territoriale : vous affirmez vouloir rompre avec la politique de Macron dictée par les capitalistes. Si tel est le cas, n’attendez pas : c’est maintenant, c’est tout de suite que vous pouvez et devez rompre avec Macron et Dussopt. Exigez de vos camarades qui dirigent le département et se réclament de la Nupes qu’ils retirent leur projet. Qu’ils le retirent le 3 juin prochain de l’ordre du jour du comité technique départemental et qu’ils le retirent définitivement !

On ne peut promettre de rompre avec la politique de Macron demain si on accepte de la relayer aujourd’hui. Soit l’on se range du côté du patron qui veut aggraver l’exploitation des travailleurs, soit l’on se range dans le camp des travailleurs en grève contre leur patron.

Total soutien aux travailleurs du conseil départemental !

Avec eux exigeons :

« Pas une minute de travail de plus, pas un jour de congés en moins ».

Source : candidats POID 10e circonscription de la Seine-Saint-Denis

Réunion-débat à Aulnay-sous-Bois avec les candidats du POID aux élections législatives le 13 mai

Une réunion-débat a lieu le vendredi 13 mai 2022, 18h30 salle Dumont à Aulnay-sous-Bois avec les candidats aux législatives 2022 dans la circonscription (Sylvie Guy et Dominique Vidal).

Leur message :

« Notre mandat pour les élections législatives : Les milliards pour les hôpitaux, pour l’école, pour répondre aux besoins de la population ! Pas pour la guerre !  

Ce n’est pas aux travailleurs de payer pour l’augmentation énorme du budget militaire pour financer la guerre !

Blocage des prix des produits de première nécessité !

Augmentation générale des salaires, des pensions, allocations et minima sociaux !

Où trouver l’argent ?

En  confisquant les 607 milliards offerts aux capitalistes depuis deux ans !

Vous êtes d’accord ? Signez l’appel ! »                                                                              

CONTACTS : Michel LEFEBVRE 06 75 68 32 15 ; Sylvie GUY : 06 63 19 08 74

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