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Le wagon-témoin du camp de concentration de Drancy part en réparation

Hier matin, image impressionnante et poignante. Le wagon-témoin du Mémorial national du camp de Drancy s’est élevé dans les airs avant de prendre la route vers les Ateliers de la Chapelle, dans le Maine-et-Loire, où il va bénéficier d’une restauration dans les règles de l’art.

Depuis 1988, ce wagon fait partie du paysage mémoriel de notre ville. Il rappelle le destin des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants internés à Drancy avant leur déportation.

Une première restauration avait été menée en 2008, mais le temps, l’humidité et les intempéries ont de nouveau fragilisé cette pièce historique unique. Ce chantier aura mis des années à voir le jour. Entre les blocages administratifs, les échanges avec la DRAC, les contraintes liées à la protection patrimoniale du wagon et les retards provoqués par la crise du Covid, le projet a connu de nombreux reports. Malgré ces difficultés, nous n’avons jamais renoncé à mener cette restauration indispensable.

Les travaux vont désormais pouvoir être réalisés par un groupement spécialisé en conservation-restauration du patrimoine historique : les Ateliers de la Chapelle, associés à l’Atelier de forge Robert & Robert pour les éléments métalliques, l’Atelier Trente pour les polychromies et Alain Coutant couverture pour la toiture en zinc. Pendant neuf mois, chaque pièce de bois, chaque ferronnerie, chaque détail sera restauré avec exigence et respect de l’Histoire.

Le wagon reviendra à Drancy en 2027. Plus qu’un objet, il est un témoin. Un témoin que nous avons le devoir de préserver pour transmettre la mémoire aux générations futures.

Source : Jean-Christophe Lagarde, Maire de Drancy

Ces wagons contiennent-ils des déchets radioactifs ?

Nucleaire_Gare« C’est un militant du réseau Sortir du nucléaire qui les a repérés, un peu par hasard, samedi à la gare de triage du Bourget-Drancy. Quatre wagons Castor, ces wagons conçus pour transporter des déchets radioactifs ou des matières chimiques, y étaient toujours stationnés hier soir. Les conteneurs se trouvaient alors « à deux pas de la gare RER de Drancy », souligne le militant écologiste Hervé Suaudeau.

La préfecture a indiqué ne pas avoir été avertie du passage d’un convoi « sensible ». Il se pourrait donc que les wagons soient vides, ou que la nature et la quantité de leur chargement ne nécessitent pas de procédure d’alerte. Lors du passage d’un convoi nucléaire, l’affréteur (Areva) doit en avertir, par le biais du transporteur (la SNCF), le ministère des Transports. Ce dernier contacte ensuite le ministère de l’Intérieur, qui alerte à son tour les préfets concernés. En décembre, le passage en Seine-Saint-Denis d’un convoi à destination de l’usine de retraitement de la Hague avait déjà semé le trouble. Plusieurs élus — les maires et parlementaires (UDI) de Drancy et du Bourget, Jean-Christophe Lagarde et Vincent Capo-Canellas, la sénatrice Europe Ecologie Aline Archimbaud — avaient vivement réagi à la présence de ce convoi en plein milieu d’une zone urbaine.« 

Source : Le Parisien