Seine-Saint-Denis : Ils avaient détourné des milliers de boîtes de Viagra

Viagra« C’est tout un réseau qui s’est retrouvé jeudi après-midi devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Un employé d’une société de transport et de transit sous douane d’Eragny (Val-d’Oise) était jugé pour avoir détourné des centaines de cartons contenant du Viagra, destinés aux DOM-TOM, mais aussi d’autres médicaments, avant de les écouler à l’aide de plusieurs complices. Le cerveau de ce trafic comparaissait aux côtés de quatre chauffeurs-livreurs et de trois revendeurs. Parmi ces derniers, Marie, la quarantaine, originaire de Villepinte.

Avant que le jugement ne soit mis en délibéré, le procureur a requis jusqu’à deux ans de prison avec sursis et 8000 € d’amende à l’encontre des prévenus pour ces faits commis entre 2006 et 2008. Sanofi-Aventis estime le préjudice subi, simplement pour le vol, à près de 400000 €. Une autre société, Continental Pharmaceutique, le chiffre à 100000 €.

L’enquête démarre lorsque des médicaments qui devaient arriver à la Réunion manquent à l’appel par cartons entiers. En 2007, la première plainte déposée devant le procureur établit que la marchandise s’évapore non pas sur l’île mais avant son envol. Les enquêteurs découvrent que tout se passe au sein de la société SDV d’Eragny, une entreprise de logistique internationale. Une autre plainte va suivre pour d’autres médicaments qui devaient rejoindre Tahiti.

Les filatures et les écoutes permettent de cibler le rôle prépondérant d’un employé qui sait extraire les bons cartons hors du champ des caméras. Antoine A., 52 ans, habitant Eragny, passe ensuite la marchandise à des chauffeurs-livreurs qui s’arrêtent sur la route de l’aéroport de Roissy.

Marie, elle, est soupçonnée d’avoir revendu du Viagra à une dizaine de clients du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis. D’autres produits ont fait l’objet du trafic, certains pouvant faire l’objet de stupéfiants. « Nous aurions pu nous retrouver avec une qualification d’homicide involontaire, a souligné le procureur. C’est très inquiétant. Elle vendait ça à sa famille et à son entourage. Elle savait parfaitement ce qu’elle faisait pour un intérêt financier. »« 

Source : Le Parisien

Publié le 16 février 2013, dans Faits divers, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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