Olivier Rimbert : Le livre de chevet de tous les humanistes et républicains vient de sortir

religionsLa laïcité, écrit Eddy Khaldi, dans son ABC de la Laïcité qui vient de paraître, est un mot aux interprétations multiples et sa définition l’enjeu de querelles politiques. » Mais l’idée de laïcité devient intelligible si on situe les valeurs en jeu, ainsi que les moyens et méthodes qu’on est prêt à mobiliser pour les faire prévaloir. C’est ce à quoi s’attache ce bon manuel.

Eddy Khaldi, illustrations d’ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, 27 €.

À la suite des générations militantes laïques qui se sont succédé aux XIXe et XXe siècles, Eddy Khaldi identifie dans la liberté la valeur cardinale de la laïcité, qu’elle soit individuelle ou politique ; d’émancipation, de création, ou d’autonomie ; qu’elle combatte les oppressions, les aliénations, ou les fanatismes haineux et débilitants… À travers la laïcité, on voit combien la liberté de choix a besoin des lumières de la raison, et on comprend qu’une république émancipée des dogmes religieux attend de ses membres qu’ils accèdent au plus haut degré d’instruction.

La première partie, Qu’est-ce que la laïcité ?, croise une approche systématique et une approche historique. Elle évite ainsi le relativisme d’une dispersion des significations de la laïcité, et le dogmatisme d’une définition simpliste. L’ABC dégage les fondamentaux de la laïcité : la liberté de conscience, l’égalité de droits, la neutralité de l’État. Il fait saisir sans détours ses contraires et ses faux amis. Il y a plus d’un siècle, déjà, Buisson ironisait sur une laïcité comblée au point d’être encombrée par trop d’amis qui l’aiment quand elle renonce à l’essentiel de ses combats… Quelques-uns des préjugés à l’encontre de la laïcité sont battus en brèche, arguments et textes à l’appui. Non, la laïcité n’est pas une exception française mais un idéal universel qui traverse les peuples et les continents. Non, la laïcité n’est pas antireligieuse pas plus qu’elle ne serait une nouvelle religion ou une multi-confessionnalité. Car la laïcité se situe sur un autre plan que les options spirituelles, religieuses, agnostiques, ou athées, relatives au sens de l’existence et au sort des défunts. Son plan est celui du droit commun démocratique, qui permet de vivre autour de l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. L’ABC de la Laïcité fournit des repères permettant de cerner le cadre juridique de la laïcité. Il fait apparaître, références précises à l’appui, trois étapes majeures de la séparation en France d’avec les religions : celles de l’état civil, de l’école puis de l’État. Il utilise la distinction très éclairante, introduite par Catherine Kintzler, entre l’espace relevant de l’autorité publique, celui de la société civile et celui propre à la vie privée. Cette tripartition permet d’éviter des malentendus et de démasquer des dérives symétriques, qui retournent la laïcité contre elle-même, qu’elles soient xénophobes, étatiques ou communautaristes.

La seconde partie, La Charte de la laïcité à l’école, est la plus remarquable. Alors que La Charte de la laïcité à l’école est entrée en vigueur il y a juste deux ans, elle n’a pas encore été l’objet d’une appropriation par les personnels et par les élèves, pour des raisons qui tiennent autant à la politique qu’à la pédagogie. La Charte est trop souvent passée sous silence du fait d’allergies idéologiques tenaces, quoique rarement avouées, à la laïcité et à la nouvelle Charte. Il arrive aussi que la Charte soit présentée de façon si édulcorée qu’elle apparaît lénifiante, valable seulement dans un monde de bisounours. Mais les oppositions sournoises ne sont pas seules en cause. Des obstacles pédagogiques expliquent é galement le retard pris dans l’appropriation de la Charte par les établissements scolaires. Car il faut trouver le langage approprié pour faire réfléchir les élèves. La Charte de la laïcité ne peut être enseignée valablement que de façon… laïque. Elle ne sera en conséquence ni prêchée ni inculquée, mais expliquée, discutée ou représentée, pour être identifiée et mise à l’épreuve à partir de ses enjeux et de ses tensions vivantes. L’ABC de la Laïcité propose une approche judicieuse de ce texte : chacun des quinze articles cités est suivi d’un commentaire personnel d’auteurs spécialistes de la laïcité ainsi que de références législatives ou réglementaires. Ainsi, le difficile article 10, qui dispose qu’il appartient à tous les personnels de transmettre le sens et la valeur de la laïcité, est-il remarquablement mis en perspective par l’historien Jean-Paul Scot, qui explique que l’éducation nationale n’est pas une simple administration d’État mais une institution publique investie de la mission de transmettre aux élèves des connaissances par l’initiation à la raison et à la science, leur permettant de devenir des hommes et des femmes libres et responsables. De même, l’article 14, qui fait référence aux règles de vie dans les établissements scolaires, est-il mis en rapport à la loi du 15 mars 2004 mais aussi aux questions relatives aux sorties et à la restauration scolaires. Ces deux questions sont l’une et l’autre clarifiées, quand on aperçoit qu’un accompagnateur scolaire tient le rôle d’un contributeur au travail de l’enseignant, non celui d’un promeneur ou d’un usager. De même, les querelles qui sèment fâcheusement la discorde à propos des cantines scolaires sont dissipées si l’on n’impose pas un menu unique et si l’on opte pour la formule moderne du self service. Dans tous les cas, on aperçoit que les exigences de la laïcité scolaire ne sont en rien le symptôme d’une irréligion d’État. Elles sont au contraire pleinement « inclusives », soucieuses de la bonne marche de l’école et de l’intérêt des élèves, tout en préservant du communautarisme qui aggrave les fragmentations et les désintégrations sociales

La troisième partie, La laïcité en éducation, complète les précédentes. Est montré combien le principe d’égalité est essentiel à la laïcité de l’école, à son universalité concrète. De même, voit-on que depuis ses origines jusqu’à la Charte de la laïcité, l’école laïque a vocation à préserver la liberté de conscience de l’enfant en n’imposant aucune vision de l’existence, et en lui permettant de les connaître de façon objective. Il n’en est pas de même de l’enseignement catholique dont le nouveau statut de 2013 déclare « travailler à faire connaître la Bonne nouvelle du Salut » et que le Christ est « le fondement du projet éducatif de l’école catholique ». Pourtant, l&rsqu o;école catholique est financée par la collectivité publique, au moins à égalité avec l’école publique et sans disposer des mêmes obligations. On est loin des principes d’égalité et de liberté qui président à la laïcité de l’enseignement public et à la séparation des Églises et de l’État.

Eddy Khaldi se garde d’un consensualisme stérile, en assumant les discussions et même les polémiques. Il évite aussi un sectarisme désolant, en faisant converger des perspectives différentes autour d’un volontarisme laïque. En contrepoint de la liberté et de l’égalité, il insiste sur la référence à la fraternité, quelque peu désertée ces dernières décennies par les laïques qui s’étaient confortablement installés dans le cadre juridique sécurisant de l’État laïque des Trente Glorieuses. Ces laïques avaient oublié que l’édifice juridique d’égale liberté risque de s’écrouler comme un château de cartes s’il se coupe de sa base sociale concrète. La fraternité républicaine et universaliste, et non pas com munautariste et exclusive, rassemble concrètement, au-delà des dogmes qui divisent. Pour cette raison aussi, le manuel de Khaldi se situe au cœur des enjeux contemporains.

On mentionnera enfin les très bonnes illustrations d’Alain Faillat, dit ALF, intelligentes et drôles, dont certaines peuvent servir de support pédagogique.
En cette rentrée scolaire, tout citoyen, enseignant, éducateur populaire ou parent, qui veut disposer d’un bon manuel sur la laïcité, actualisé et fiable, bien fourni en ressources juridiques et institutionnelles, gagnera à disposer à portée de main de l’ABC de la Laïcité.

Article proposé par Olivier Rimbert

Publié le 17 septembre 2015, dans A vous la parole, Religion, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. aurorebuselinduplissy

    Réponse d’Aude-Marie Ounnas:
    A la lecture du commentaire d’Olivier Rimbert relatif à la sortie du livre d’Eddy Khaldi traitant de la laïcité, les quelques lignes de réflexion de la philosophe Simone Weil (1909-1943) au sujet de la laïcité dans son ouvrage intitulé « L’enracinement » ont résonné en moi. Je tenais à les partager tant à Olivier Rimbert qu’aux lecteurs d’Aulnaycap afin de compléter la réflexion.

    « Les polémiques autour de la laïcité ont été une des principales sources d’empoisonnement de la vie paysanne en France. Malheureusement elles ne sont pas près de finir. Il est impossible d’éviter de prendre position sur ce problème, et il semble d’abord presque impossible d’en trouver une qui ne soit pas très mauvaise.

    Il est certain que la neutralité est un mensonge. Le système laïque n’est pas neutre, il communique aux enfants une philosophie qui est d’une part très supérieure à la religion genre Saint-Sulpice, d’autre part très inférieure au christianisme authentique. Mais celui-ci, aujourd’hui est très rare. Beaucoup d’instituteurs portent à cette philosophie une ferveur religieuse (…).

    Maintenir l’école laïque, telle quelle, et permettre ou même favoriser, à côté, la concurrence de l’école confessionnelle est une absurdité du point de vue théorique et du point de vue pratique. Les écoles privées, confessionnelles ou non, doivent être autorisées, non pas en vertu d’un principe de liberté, mais pour un motif d’utilité publique dans chaque cas particulier où l’école est bonne, et sous réserve d’un contrôle (…).

    Une âme jeune qui s’éveille à la pensée a besoin du trésor amassé par l’espèce humaine au cours des siècles. On fait tort à un enfant quand on l’élève dans un christianisme étroit qui l’empêche de jamais devenir capable de s’apercevoir qu’il y a des trésors d’or pur dans les civilisations non chrétiennes. L’éducation laïque fait aux enfants un tort plus grand. Elle dissimule ces trésors, et ceux du christianisme en plus (…).

    La seule attitude à la fois légitime et pratiquement possible que puisse avoir, en France, l’enseignement public à l’égard du christianisme consiste à le regarder comme un trésor de la pensée humaine parmi tant d’autres. Il est absurde au plus haut point qu’un bachelier français ait pris connaissance de poèmes du Moyen Age (…), de Pascal, de Lamartine (…) de Descartes et de Kant (…) et qu’il n’ait jamais ouvert la bible.

    Il n’y aurait qu’à dire aux futurs instituteurs et aux futurs professeurs : la religion a eu de tout temps et en tout pays, sauf tout récemment en quelques endroits de l’Europe, un rôle dominant dans le développement de la culture, de la pensée, de la civilisation humaine. Une instruction dans laquelle il n’est jamais question de religion est une absurdité (…).

    En conséquence, il faudrait inclure dans l’enseignement de tous les degrés, pour les enfants déjà un peu grands, des cours qu’on pourrait étiqueter, par exemple, histoire religieuse. On ferait lire aux enfants des passages de l’Ecriture, et par-dessus tout l’Evangile. On commenterait dans l’esprit même du texte, comme il faut toujours faire.

    On parlerait du dogme comme d’une chose qui a joué un rôle de première importance dans nos pays, et à laquelle des hommes de toute première valeur ont cru de toute leur âme ; on n’aurait pas non plus à dissimuler que quantité de cruautés y ont trouvé un prétexte. Mais surtout on essaierait de rendre sensible aux enfants la beauté qui y est contenue. S’ils demandent : « Est-ce vrai ? » il faut répondre : « Cela est si beau que cela contient certainement beaucoup de vérité. Quant à savoir si c’est ou non absolument vrai, tâchez de devenir capables de vous en rendre compte quand vous serez assez grand. » (…)
    Si une telle solution était appliquée, la religion cesserait peu à peu, il faut l’espérer, d’être une chose pour ou contre laquelle on prend parti de la même manière qu’on prend parti en politique (…) ».

    Aude-Marie OUNNAS, une lectrice aulnaysienne d’Aulnaycap

  2. JEAN LOUIS KARKIDES

    Mon Dieu 😉 ,que ce texte pourrait si ces principes étaient appliqués faire du mal à la neutralité de nos écoles républicaines.
    C’est dans sa conclusion que réside sa faiblesse car la laïcité ne prend pas parti contrairement à l’engagement du citoyen.
    La laïcité veut que toutes les confessions puissent dans le respect des lois de notre République exister.
    Le citoyen veut que son idéologie politique prenne le pouvoir.
    Ce n’est pas l’enseignement religieux avec en prime une « hierarchie » entre les textes comme il est dit qui doit remplacer l’histoire des religions actuellement enseignées.
    Nous voyons bien actuellement que les principes de laïcité inhérents aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité sont fragilisés d’une part par des politiciens (qui veulent remplacer les abstentionnistes par des voix venant de communautés religieuses en leur faisant des courbette) et de l’autre par la montée de l’intégrisme sectaire et avilissant.
    Longue vie à la laïcité!

  3. Madame OUNNAS,

    Votre volonté de compléter une réflexion va évidement dans le bon sens, car la réflexion est source de progrès, mais cette madame Weil n’avait à mon avis rien compris à la Laïcité

     »Le système laïque n’est pas neutre, il communique aux enfants une philosophie » faux ! La Laïcité ne communique aucune philosophie, elle cantonne la religion dans le cadre privé.

    Je pourrai point par point démontrer que ce texte , et donc son auteur, n’a rien compris à ce principe fondateur, mais je ne finirai juste en réponse à  » La religion a eu un rôle dominant dans le développement de la culture, de la pensée, de la civilisation humaine. » par ce texte de1905. François Fournier député du Gard et socialiste parlementaire à la tribune de l’assemblée ,’’ Le prolétariat sait quels sont ses adversaires, il a conscience du bluff de ceux qui prêchent la résignation en disant : plus grands seront les maux sur terre, plus grand sera ton bonheur dans le ciel ! Le prolétariat ne s’y laisse plus prendre, Vous saviez bien ce que vous faisiez lorsque vous vous opposiez à toutes les mesures qui avaient pour but de décréter l’instruction laïque, vous saviez que, lorsque le prolétariat pourrait ouvrir un livre, il connaitrait toutes vos tromperies et il pourrait vous démasquer. Enfin, ceux d’entre vous qui feignent de croire à la religion. »

    En conclusion madame, je suis un laïque et ardent défenseur de la loi e 1905. A ce titre les religions ont le droit d’exister, chacun à le droit imprescriptible de sa liberté de conscience; Mais dans le cadre privé et dans le respect de la loi.
    La laïcité ce n’est pas autre chose

    Salutations républicaines et humanistes

  4. Monsieur Rimbert,

    Je vous remercie d’avoir pris quelques instants pour répondre à mon commentaire et souhaite à nouveau vous répondre.

    Au préalable, je citerai les deux passages de vos commentaires (cf. les parties soulignées uniquement) qui sont, me semble-t-il, contraires à la lettre et à l’esprit des deux premiers articles de la loi de 1905 que vous souhaitez pourtant défendre ardemment.

    « De même, voit-on que depuis ses origines jusqu’à la Charte de la laïcité, l’école laïque a vocation à préserver la liberté de conscience de l’enfant en n’imposant aucune vision de l’existence, et en lui permettant de les connaître de façon objective. Il n’en est pas de même de l’enseignement catholique dont le nouveau statut de 2013 déclare « travailler à faire connaître la Bonne nouvelle du Salut » et que le Christ est « le fondement du projet éducatif de l’école catholique ». Pourtant, l&rsqu o;école catholique est financée par la collectivité publique, au moins à égalité avec l’école publique et sans disposer des mêmes obligations. On est loin des principes d’égalité et de liberté qui président à la laïcité de l’enseignement public et à la séparation des Églises et de l’État. »

    « En conclusion madame, je suis un laïque et ardent défenseur de la loi e 1905. A ce titre les religions ont le droit d’exister, chacun à le droit imprescriptible de sa liberté de conscience; Mais dans le cadre privé et dans le respect de la loi. »

    Afin de comprendre la contradiction que je soulève dans vos propos, il est indispensable de citer ces articles 1 et 2 de la loi de 1905 :

    Article 1
    « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »

    Article 2
    « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes.
    Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.
    Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l’article 3 »

    Cet article 2 de la loi de 1905 autorise le financement du « libre exercice des cultes dans les établissements publics »…

    Nous sommes loin du cadre privé que vous évoquez dans votre commentaire.

    En outre, j’ajouterai ici un texte de René Rémond (1918-2007), historien, politologue français et membre de l’académie française, un texte tiré du journal Le monde :

    « L’expérience a montré l’irréalisme de l’idée que les croyances religieuses étaient une affaire strictement privée : pour être effectivement ce qu’il y a de plus personnel, elles n’en ont pas moins une dimension sociale, parce que toute foi informe le reste des opinions et le comportement en société et parce que toute religion se vit collectivement et donne naissance à des communautés qui ont leur mot à dire sur les affaires de la cité.
    Les Eglises sont donc dans leur droit quand elles s’expriment sur les questions d’intérêt général, dès lors qu’elles n’exercent pas d’autres pressions sur la décision que celles admises par la pratique démocratique. Elles sont aussi dans leur rôle quand elles se prononcent sur la dimension éthique des problèmes politiques : leurs responsables manqueraient à leur devoir s’ils se taisaient : a-t-on déjà oublié les reproches qu’elles ont encourus pour ne pas s’être élevées autant qu’elles auraient dû contre les crimes du régime de Vichy ? Elles contribuent à l’éducation de la conscience publique ».

    (En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2007/04/14/rene-remond-la-democratie-appelle-une-education)

    Deux mots encore.

    Un premier afin de vous indiquer qu’en revanche je vous rejoins totalement sur une partie de vos propos : « l’école laïque a vocation à préserver la liberté de conscience de l’enfant en n’imposant aucune vision de l’existence, et en lui permettant de les connaître de façon objective. »,

    C’était cette objectivité que la philosophe juive, Simone WEIL, appelait de ses vœux dans le texte qu’elle a rédigé dans les années 40 et que j’ai adressé en guise de premier commentaire sur ce blog.

    Enfin un dernier mot avec une citation de Jésus tirée des évangiles :
    « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »

    L’article 2 de cette loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat a permis la mise en application de cette parole d’évangile…

    Cordiales salutations

    Aude-Marie OUNNAS

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