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Refonder la république selon Claude Nicolet

La barbarie islamiste nous a encore frappés. L’assassinat de Monsieur Paty sera-t-il celui de trop ? Ou ne sera-t-il qu’un nom de plus sur une liste certes trop longue, mais à laquelle vieux peuple fatigué nous nous résignons ?  Les fascistes islamistes veulent nous imposer leurs lois, leur vision du monde, leur imaginaire, leur volonté et leur « paradis terrestre» …..

Nous sommes dans un combat qui concerne l’idée même qu’on se fait de l’homme, de l’humanité, de sa place dans l’univers et de la fin des temps. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles ce combat mortel concerne également l’islam en tant que système cosmogonique, porteur d’une immense histoire et d’une grande civilisation. Ce combat est celui du sens du monde.

Il ne peut y avoir de choc plus violent pour la République, car le défi qui lui est lancé depuis plus de 30 ans concerne le sens même de son existence. Depuis trop longtemps, nous ne vivions la République que comme une mécanique, plus ou moins bien huilée, avec ses rituels se vidant peu à peu de leurs sens, avec ses manifestations auxquelles plus personne n’assistait, avec ses «grands prêtres» déclamant un catéchisme auquel nous ne prêtions plus qu’une oreille distraite et avec un air ennuyé.
Mais ce vendredi 16 octobre 2020, un enseignant, Monsieur Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, a été décapité devant le collège où il enseignait. Ce qui devrait être le temple de la République est devenu le lieu de son martyr. Il est mort, seul, devant ses élèves. Il faut prendre la mesure de la puissance symbolique de cet acte et de sa signification.  C’est également un acte de rupture ontologique. De l’idée même qu’on peut se faire de l’être et de nous-mêmes. C’est une remise en cause des fondements mêmes de ce qui nous constitue en tant que peuple et nation. Négliger cet aspect nous condamnera à la défaite.

Cet assassinat affirme une volonté de changer l’ordre du monde et de mettre un terme à la course empruntée par l’humanité parcourant les chemins de la liberté et d’assumer son propre destin. Car c’est bien la France en tant que nation que les islamistes veulent détruire. Leur haine est immense, elle est totale et totalitaire.

Le temps du deuil est largement dépassé et il est insupportable que les massacreurs, ou ceux qui s’en font les habiles relais, se drapent dans la dignité outragée d’une liberté de conscience qui leur serait refusée et qui n’est nullement menacée.  Aucun culte n’est menacé dans notre pays, nul n’est inquiété pour ses convictions religieuses. Il est donc temps de rappeler chacun, même brutalement, à ses responsabilités.

Aujourd’hui, la parole se libère car l’horreur du crime ne se limite pas à son abjection. Elle touche chacun d’entre nous au plus profond de ce que nous sommes. Nous avons tous des souvenirs d’école, de collège ou de lycée. Nous avons tous des souvenirs d’un ou de plusieurs professeurs qui ont changé le cours de notre vie, dont nous conservons un souvenir éblouissant parce qu’à l’occasion d’un de leur cours nous avons découvert un univers insoupçonné, celui de la connaissance c’est-à-dire celui de la liberté. Et puis l’école c’est aussi les copains et les copines, nos premiers flirts, nos premières amours, les amitiés à la vie à la mort…

Le massacre de M. Paty c’est aussi le massacre de tout cet univers, de tout cet imaginaire. Celui dans lequel des générations de parents plaçaient l’espoir d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Celui ou les meilleurs de leur génération pouvaient penser accéder aux plus hautes fonctions dans la société. C’était cet imaginaire qui abritait toutes les ambitions pour chacun et pour toute la nation. L’école c’était le temple de la République que ses hussards noirs avaient mission d’inscrire dans les esprits comme la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen l’était dans le marbre de l’Égalité, de la Fraternité et de la Fraternité. La laïcité, intraitable assurait à chacun la possibilité de rencontrer son destin tant la République portait cette volonté d’offrir à chacun la capacité et la possibilité de s’arracher à sa condition.

La décapitation de M. Paty, signifie également très clairement, la haine, le rejet viscéral de cet imaginaire, de cet univers. C’est une rupture totale. De très nombreux Français l’ont immédiatement compris, de façon quasiment instinctive.  Et aujourd’hui, la parole se libère et les témoignages désormais se multiplient, par dizaines, par centaines voire par milliers sur la réalité de la situation. Dans nos services publics, dans le monde de la santé, dans l’éducation, dans les organisations syndicales, dans nos entreprises, dans les transports… Celles et ceux qui dénonçaient, qui mettaient en lumière, qui alertaient… étaient décrétés racistes, islamophobes, voire d’extrême droite quand d’autres étaient tout simplement menacés de mort et placés sous protection policière. Même cette inversion des valeurs n’affectait pas l’aveuglement qui couvrait la lâcheté qui était devenue un système.
Mais après Charlie Hebdo, après le Bataclan, après l’Hyper Cacher, le massacre de M. Paty humble fonctionnaire parce qu’il croyait dans la mission que la République lui avait confié est le symbole de ce choc frontal entre le fascisme islamiste et la France dans son identité républicaine qui refuse de disparaître. Alors oui, la République doit faire sentir tout le poids de sa puissance.

Oui, la République doit reprendre le combat. Car la République est une exigence qui a une vision et une conception de l’homme et de l’humanité.

Oui, la République doit expulser sans faiblesse les étrangers qui la combattent et qui veulent l’abattre.

Oui, la République doit fermer les mosquées et les officines qui combattent la République.

Oui, la République doit revenir à l’assimilation des populations étrangères qui sont sur son sol et qu’elle accueille généreusement.

Oui, la République doit contrôler les flux migratoires sans faiblesse et en fonction des capacités d’accueil qui sont les siennes.

Oui, la République doit donner les moyens à ses fonctionnaires de faire leur travail dans de bonnes conditions.

Oui, la République doit retrouver le sens de la promesse républicaine, celle de l’émancipation et de l’égalité.

Oui, la République pour être forte doit être souveraine, car rien de tout cela n’est possible sans maîtriser son destin.

A nous aussi de faire notre «révolution culturelle», car la bataille est culturelle, et de réviser sans faiblesse le bilan de ces 40 dernières années.

Claude  Nicolet,  24 et 26 Octobre 2020 sur Marianne et sur RT France

Du Christianisme à la laïcité

Philippe Portier, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études de l’université Paris-Sorbonne, où il occupe la chaire Histoire et sociologie des laïcités et directeur du laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS depuis 2008, est également l’auteur de  » L’Etat et les religions en France.   » (PUR, 2016). Voici quelques extraits issus de l’entretien du 15 septembre 2016 avec Frédéric Joignot, journaliste au Monde.

Frédéric Joignot :  pourquoi ce débat sur les racines chrétiennes de la France et de l’Europe apparaît aujourd’hui ?

Philippe Portier :  L’idée de nation fait son retour. Elle revient à partir des années 1990. A gauche, certains, tel Jean-Pierre Chevènement, l’associent au monde de la « raison universelle ». A droite, on la rattache plus volontiers à ses « racines chrétiennes ». Philippe de Villiers lance le mouvement. Toute une partie de la droite le rejoint, tel Nicolas Sarkozy dans son discours du Latran, en décembre 2007.

Sa note chrétienne décrit une appartenance culturelle commune, souvent mythifiée, qui joue comme opérateur de rassemblement et d’enracinement. La réception de l’idée de « nation chrétienne » dans le débat public et l’opinion ne procède sans doute pas seulement du désir de s’inscrire dans une lignée mémorielle partagée, mais aussi du dessein de se démarquer d’un islam dont la visibilité inédite – sans parler de ses développements terroristes – suscite un sentiment de malaise, et même de « panique morale ».

Frédéric Joignot :  Quand on parle des racines chrétiennes de la France, on évoque un pays couvert d’églises et de cathédrales. A quelle époque ce mouvement d’évangélisation ­a-t-il eu lieu ?

Philippe Portier :  Au cours du premier millénaire. Des foyers de christianisme sont attestés dès le début de notre ère, mais il faut attendre les Ve et VIe siècles pour que le christianisme se diffuse à l’ensemble du territoire de la France actuelle, notamment sous l’effet de l’action des rois Francs et des monastères.

C’est ensuite sous les Carolingiens, à partir du VIIIe siècle, que se consolident les structures institutionnelles, sociales et mentales du christianisme, avec un contrôle bien plus affirmé de l’évêque sur ses prêtres et ses fidèles, que ce soit dans les centres urbains ou dans les paroisses rurales.   Le pouvoir carolingien a voulu éduquer la foi des fidèles en éduquant celle des prêtres.

L’alliance de l’Eglise catholique avec le pouvoir royal est, en France, la caractéristique majeure du système politique d’Ancien Régime, ce qui explique d’ailleurs, comme l’a montré Tocqueville, l’anticléricalisme de la révolution et de la République.

Cette alliance se manifeste au niveau du mode d’institution du pouvoir. Le roi est « fils aîné de l’Eglise », porté par la providence à son office, comme l’atteste le sacre qui prend sa forme, en 754, avec l’intronisation de Pépin le Bref. Le sacre se pérennisera jusqu’à Louis XVI, et même jusqu’à Charles X, en 1825. Le pouvoir doit, dans les lois qu’il édicte, répondre à l’ordre de Dieu, ce que traduit le droit français du culte ou du mariage.

La liberté de conscience devient un droit reconnu, tout comme le droit de manifester ses opinions, pour les croyants et pour les non-croyants. L’unité religieuse s’efface, la pluralité s’affirme. Des conséquences concrètes en résultent : le législateur ouvre les charges publiques à tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance cultuelle ; il introduit le mariage civil et le divorce. Ce ne sont là que quelques exemples d’un basculement de l’histoire, qui voit l’Etat s’inscrire dans un dispositif de laïcisation qui le dissocie des récits religieux.

La IIIe République change en effet la donne, car elle entend exclure les Eglises de la sphère publique d’Etat, où Napoléon Ier et son concordat les avaient réinstallées au titre d’instances de régulation morale. Cet agnosticisme politique se traduit par plusieurs mesures : abolition de l’instruction religieuse et suppression de la présence des clercs dans les écoles publiques avec les lois scolaires de 1880, abolition de la « reconnaissance et du financement des cultes » avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.

Ces dispositifs procèdent d’une construction philosophique : le religieux n’est pas nécessaire pour construire l’éthique de la société.

Frédéric Joignot :  En 1905, la loi sur la laïcité est votée. Est-ce qu’elle renie la religion et son histoire ?

Les républicains défendent tous le principe de neutralité de l’Etat. Mais ils ne lui donnent pas toujours la même signification. En 1905, il existe deux grandes positions en leur sein. La première, défendue par le socialiste Maurice Allard et le radical Emile Combes, propose de placer l’Eglise sous le contrôle strict de l’Etat. Le courant proche d’Allard entend même proscrire l’habit religieux dans l’espace social : il s’agit de prolonger l’œuvre déchristianisatrice de la Convention.

La seconde, développée par Jean Jaurès et ­Aristide Briand, adopte une position plus libérale : s’il faut refuser à l’Eglise toute position officielle dans l’Etat afin que soit préservée l’égalité de tous, croyants et incroyants, on ne doit pas limiter, sauf motif d’ordre public, l’exercice de la liberté religieuse dans la société civile. Ce qui laisse aux Eglises une liberté quasi totale d’organisation interne et externe, et aux croyants, pris individuellement, une large liberté d’affirmation, sauf pour les agents publics dans l’exercice de leur mission. C’est cette vision libérale qui l’a emporté.

Extraits collectés le 27 Octobre 2020 par Catherine Medioni

L’appel pour une laïcité renouvelée pleine et entière

Le 24 octobre 2020, 49 personnalités se sont unies dans une tribune dont ils sont co-signataires pour inviter nos dirigeants et nos politiques à insuffler une nouvelle dynamique en créant des « organismes publics adaptés à cet horizon politique transformé » afin de porter haut l’idéal laïque.

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Voici leur tribune publiée dans le Journal du Dimanche :

« On a tué un homme. De la manière la plus barbare et la plus expressive qui soit, dans le rituel codifié d’exécution religieuse de l’islam radical. On a assassiné un homme pour avoir accompli sa tâche avec modestie et sans frémir. On a exécuté un professeur qui remplissait la mission la plus noble, celle de contribuer à l’émancipation et à la construction de la conscience des jeunes élèves dont il avait la charge pédagogique et morale. On s’est attaqué au creuset de la République, son école.

Avec près de 300 morts dont le souvenir pèse sur nos cœurs depuis 2012, ce mort-là est l’électrochoc qui donne aux Français la force de ne plus accepter l’inacceptable. Et comme dans ces sursauts que peuvent accomplir les peuples souverains lorsqu’ils prennent conscience de leur unité, en quelques jours ce qui semblait impossible devient possible et s’accomplit même déjà.

Il est du devoir des responsables politiques d’insuffler une nouvelle dynamique

La remise en question permanente de la liberté d’expression et les assauts répétés contre notre école publique sont les symptômes évidents de la volonté ultime de nos ennemis : saper les fondements démocratiques de la République française. En voulant détourner une partie de la jeunesse de nos principes, en tentant de la liguer contre ses lois et ses institutions, c’est la promesse de tout un peuple que l’on tente d’arracher, c’est notre futur que l’on souhaite anéantir. Les Français en ont aujourd’hui conscience, dans leur immense majorité.

Les mêmes qui depuis trois décennies tentent de convaincre les Français qu’ils sont coupables de tout, qu’ils ne voient pas ce qu’ils voient, que s’ils meurent sous les balles et les lames des couteaux, c’est bien leur faute et non celle des assassins, restent à l’écart de ce mouvement populaire et démocratique profond. Ceux-là ne comprennent pas ce qui est en train de se passer, ils ne comprennent pas l’éphémère et délicate union d’un peuple et de ses représentants autour d’un projet de salut public.

Pour accompagner cette prise de conscience et pour rétablir une laïcité pleine et entière, seule garante de la paix et de la concorde civile dans notre République, il est du devoir des responsables politiques d’insuffler une nouvelle dynamique. Des organismes publics adaptés à cet horizon politique transformé doivent voir le jour, nourris d’une ambition sans autres limites que celles de la raison, de la science et du droit.

C’est tout l’édifice laïque qui est aujourd’hui à restaurer sur la base de la loi de 1905

Nous attendons du président de la République, du gouvernement et des représentants du peuple qu’ils créent ces moyens inédits et orchestrent leur action pour porter haut l’idéal laïque, en remplacement de ceux qui ont fait leur temps et dont l’esprit, les objectifs, l’organisation et les travaux ne correspondent plus aux ambitions nouvelles. Ceux-là se sont écartés de la défense de la laïcité, allant jusqu’à prendre constamment le parti de ses adversaires, de tribune en préface, de critique des laïcs les plus respectés en prise de position des plus ambiguës.

L’espoir suscité parmi les Français ne peut être déçu. La mise en œuvre de nouveaux outils, de nouvelles instances, adaptés à ce paysage laïque transformé, est essentielle. C’est tout l’édifice laïque qui est aujourd’hui à restaurer sur la base de la loi de 1905, son fondement le plus solide. Cela ne pourra se faire qu’avec des femmes et des hommes intimement convaincus de leur mission de redonner aux Français la fierté de leur modèle émancipateur et fraternel. »

Liste de tous les signataires de cette tribune :

Elisabeth Badinter (philosophe), Marika Bret, Roland Castro (architecte), Caroline Fourest (essayiste), Marcel Gauchet (philosophe), Jean Glavany (ancien ministre), Patrick Kessel (journaliste), Catherine Kintzler (philosophe), Françoise Laborde (ancienne sénatrice), Richard Malka (avocat), Henri Peña-Ruiz (philosophe), Iannis Roder (historien), Gilbert Abergel, Joël Andriantsimbazovina (professeur de droit), Isabelle Barbéris (universitaire), Florence Bergeaud-Blackler (anthropologue), Yves Bréchet (membre de l’Académie des sciences), Gérald Bronner (sociologue), Gwenaële Calvès (professeure de droit), Martine Cerf, Gilles Clavreul (délégué général du think tank L’Aurore), Jacqueline Costa-Lascoux (sociologue), Charles Coutel (universitaire), Gérard Delfau (ancien sénateur), Éric Desmons (professeur de droit), Frédéric Encel (géopolitologue), Philippe Foussier, Jean-Philippe Hubsch (grand maître du Grand Orient de France), Alain Jakubowicz (avocat), Pierre Juston (doctorant), Guy Konopnicki (journaliste), Laurent Kupferman (essayiste), Françoise Laborde (journaliste), Jacques Lafouge, Guy Lengagne (ancien secrétaire d’Etat), Denis Maillard (philosophe), Tania de Montaigne (journaliste), Hiam Mouannès (universitaire), Agnès Perrin-Doucey (universitaire), Jérémie Peltier, Emmanuel Pierrat (avocat), Bernard Ravet (ancien enseignant), Dominique Reynié (politologue), Jacques de Saint Victor (écrivain et universitaire), Jean-Pierre Sakoun (président du Comité Laïcité République), Mario Stasi (avocat), Pierre-André Taguieff (politologue) et Virginie Tournay (universitaire), Amine El Khatmi, président du Printemps républicain.

                                                        *****************************                                                                          Il est à noter que ces personnalités sans viser qui que ce soit en particulier reprochent à certains leaders politiques de s’être trop souvent : « écartés de la défense de la laïcité, allant jusqu’à prendre constamment le parti de ses adversaires ». Des anonymes qui souhaitent le demeurer avaient également remarqué qu’en France on semblait : « plus préoccupé par la lutte contre la stigmatisation des musulmans que par la défense de la laïcité ».  Il faut peut-être rééquilibrer les droits des non musulmans qui subissent tous les jours la francophobie, l’occidentophobie de la part de ces islamistes radicaux qui cherchent à diviser l’unité de la France en imposant son idéologie obscurantiste contemporaine de Mahomet, et en l’accusant constamment et sournoisement d’islamophobie.

Article rédigé le 25 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Olivier Rimbert : Le livre de chevet de tous les humanistes et républicains vient de sortir

religionsLa laïcité, écrit Eddy Khaldi, dans son ABC de la Laïcité qui vient de paraître, est un mot aux interprétations multiples et sa définition l’enjeu de querelles politiques. » Mais l’idée de laïcité devient intelligible si on situe les valeurs en jeu, ainsi que les moyens et méthodes qu’on est prêt à mobiliser pour les faire prévaloir. C’est ce à quoi s’attache ce bon manuel.

Eddy Khaldi, illustrations d’ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, 27 €.

À la suite des générations militantes laïques qui se sont succédé aux XIXe et XXe siècles, Eddy Khaldi identifie dans la liberté la valeur cardinale de la laïcité, qu’elle soit individuelle ou politique ; d’émancipation, de création, ou d’autonomie ; qu’elle combatte les oppressions, les aliénations, ou les fanatismes haineux et débilitants… À travers la laïcité, on voit combien la liberté de choix a besoin des lumières de la raison, et on comprend qu’une république émancipée des dogmes religieux attend de ses membres qu’ils accèdent au plus haut degré d’instruction.

La première partie, Qu’est-ce que la laïcité ?, croise une approche systématique et une approche historique. Elle évite ainsi le relativisme d’une dispersion des significations de la laïcité, et le dogmatisme d’une définition simpliste. L’ABC dégage les fondamentaux de la laïcité : la liberté de conscience, l’égalité de droits, la neutralité de l’État. Il fait saisir sans détours ses contraires et ses faux amis. Il y a plus d’un siècle, déjà, Buisson ironisait sur une laïcité comblée au point d’être encombrée par trop d’amis qui l’aiment quand elle renonce à l’essentiel de ses combats… Quelques-uns des préjugés à l’encontre de la laïcité sont battus en brèche, arguments et textes à l’appui. Non, la laïcité n’est pas une exception française mais un idéal universel qui traverse les peuples et les continents. Non, la laïcité n’est pas antireligieuse pas plus qu’elle ne serait une nouvelle religion ou une multi-confessionnalité. Car la laïcité se situe sur un autre plan que les options spirituelles, religieuses, agnostiques, ou athées, relatives au sens de l’existence et au sort des défunts. Son plan est celui du droit commun démocratique, qui permet de vivre autour de l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. L’ABC de la Laïcité fournit des repères permettant de cerner le cadre juridique de la laïcité. Il fait apparaître, références précises à l’appui, trois étapes majeures de la séparation en France d’avec les religions : celles de l’état civil, de l’école puis de l’État. Il utilise la distinction très éclairante, introduite par Catherine Kintzler, entre l’espace relevant de l’autorité publique, celui de la société civile et celui propre à la vie privée. Cette tripartition permet d’éviter des malentendus et de démasquer des dérives symétriques, qui retournent la laïcité contre elle-même, qu’elles soient xénophobes, étatiques ou communautaristes.

La seconde partie, La Charte de la laïcité à l’école, est la plus remarquable. Alors que La Charte de la laïcité à l’école est entrée en vigueur il y a juste deux ans, elle n’a pas encore été l’objet d’une appropriation par les personnels et par les élèves, pour des raisons qui tiennent autant à la politique qu’à la pédagogie. La Charte est trop souvent passée sous silence du fait d’allergies idéologiques tenaces, quoique rarement avouées, à la laïcité et à la nouvelle Charte. Il arrive aussi que la Charte soit présentée de façon si édulcorée qu’elle apparaît lénifiante, valable seulement dans un monde de bisounours. Mais les oppositions sournoises ne sont pas seules en cause. Des obstacles pédagogiques expliquent é galement le retard pris dans l’appropriation de la Charte par les établissements scolaires. Car il faut trouver le langage approprié pour faire réfléchir les élèves. La Charte de la laïcité ne peut être enseignée valablement que de façon… laïque. Elle ne sera en conséquence ni prêchée ni inculquée, mais expliquée, discutée ou représentée, pour être identifiée et mise à l’épreuve à partir de ses enjeux et de ses tensions vivantes. L’ABC de la Laïcité propose une approche judicieuse de ce texte : chacun des quinze articles cités est suivi d’un commentaire personnel d’auteurs spécialistes de la laïcité ainsi que de références législatives ou réglementaires. Ainsi, le difficile article 10, qui dispose qu’il appartient à tous les personnels de transmettre le sens et la valeur de la laïcité, est-il remarquablement mis en perspective par l’historien Jean-Paul Scot, qui explique que l’éducation nationale n’est pas une simple administration d’État mais une institution publique investie de la mission de transmettre aux élèves des connaissances par l’initiation à la raison et à la science, leur permettant de devenir des hommes et des femmes libres et responsables. De même, l’article 14, qui fait référence aux règles de vie dans les établissements scolaires, est-il mis en rapport à la loi du 15 mars 2004 mais aussi aux questions relatives aux sorties et à la restauration scolaires. Ces deux questions sont l’une et l’autre clarifiées, quand on aperçoit qu’un accompagnateur scolaire tient le rôle d’un contributeur au travail de l’enseignant, non celui d’un promeneur ou d’un usager. De même, les querelles qui sèment fâcheusement la discorde à propos des cantines scolaires sont dissipées si l’on n’impose pas un menu unique et si l’on opte pour la formule moderne du self service. Dans tous les cas, on aperçoit que les exigences de la laïcité scolaire ne sont en rien le symptôme d’une irréligion d’État. Elles sont au contraire pleinement « inclusives », soucieuses de la bonne marche de l’école et de l’intérêt des élèves, tout en préservant du communautarisme qui aggrave les fragmentations et les désintégrations sociales

La troisième partie, La laïcité en éducation, complète les précédentes. Est montré combien le principe d’égalité est essentiel à la laïcité de l’école, à son universalité concrète. De même, voit-on que depuis ses origines jusqu’à la Charte de la laïcité, l’école laïque a vocation à préserver la liberté de conscience de l’enfant en n’imposant aucune vision de l’existence, et en lui permettant de les connaître de façon objective. Il n’en est pas de même de l’enseignement catholique dont le nouveau statut de 2013 déclare « travailler à faire connaître la Bonne nouvelle du Salut » et que le Christ est « le fondement du projet éducatif de l’école catholique ». Pourtant, l&rsqu o;école catholique est financée par la collectivité publique, au moins à égalité avec l’école publique et sans disposer des mêmes obligations. On est loin des principes d’égalité et de liberté qui président à la laïcité de l’enseignement public et à la séparation des Églises et de l’État.

Eddy Khaldi se garde d’un consensualisme stérile, en assumant les discussions et même les polémiques. Il évite aussi un sectarisme désolant, en faisant converger des perspectives différentes autour d’un volontarisme laïque. En contrepoint de la liberté et de l’égalité, il insiste sur la référence à la fraternité, quelque peu désertée ces dernières décennies par les laïques qui s’étaient confortablement installés dans le cadre juridique sécurisant de l’État laïque des Trente Glorieuses. Ces laïques avaient oublié que l’édifice juridique d’égale liberté risque de s’écrouler comme un château de cartes s’il se coupe de sa base sociale concrète. La fraternité républicaine et universaliste, et non pas com munautariste et exclusive, rassemble concrètement, au-delà des dogmes qui divisent. Pour cette raison aussi, le manuel de Khaldi se situe au cœur des enjeux contemporains.

On mentionnera enfin les très bonnes illustrations d’Alain Faillat, dit ALF, intelligentes et drôles, dont certaines peuvent servir de support pédagogique.
En cette rentrée scolaire, tout citoyen, enseignant, éducateur populaire ou parent, qui veut disposer d’un bon manuel sur la laïcité, actualisé et fiable, bien fourni en ressources juridiques et institutionnelles, gagnera à disposer à portée de main de l’ABC de la Laïcité.

Article proposé par Olivier Rimbert

Conférence-débat sur la Laïcité à Tremblay-en-France le 21 mai 2015

AMICALE LAIQUE - valeurs de la republique  afficheUne conférence-débat a lieu à Tremblay-en-France le jeudi 21 mai à 19h30. Sujet : Laïcité et éducation. Plus d’information en cliquant sur l’image ci-contre.

Avec Jean-Louis Auduc, agrégé d’Histoire, ancien Directeur-adjoint à l’IUFM de Créteil, Co-rédacteur de la Charte de la laïcité (septembre 2013)

Où ? :
Auditorium de l’Odéan de Tremblay-en-France
1 Place du Bicentenaire de la Révolution Française

Merci de confirmer votre présence à :
amicale.laiquetef@laposte.net

Devenir citoyen, est-ce une mission de l’École ?
Le code de l’Éducation donne pour objectif à l’École de  » faire partager aux élèves les valeurs de la République « .
Quelles sont-elles ? Comment les élèves peuvent-ils se les approprier ? Faire partager ces valeurs est constitutif de l’idée même de l’École. Lors de cette soirée de réflexion, il s’agira de faire comprendre ce qu’elles veulent dire, ce qui rend ces valeurs utiles pour notre société mais aussi d’en comprendre l’enjeu.

Communiqué de Daniel Keller, Grand maitre du Grand Orient de France, sur la Laïcité

Daniel_KellerLAÏCITÉ – Un député, Philippe Doucet pour ne pas le nommer, s’est permis de traiter, dans un grand quotidien, les francs-maçons de laïcards que la religion « emmerderait » (sic). Nonobstant la vulgarité du propos, une telle affirmation traduit une méconnaissance assez profonde de notre franc-maçonnerie. Le Grand Orient de France rassemble des hommes et des femmes de toutes convictions, croyants ou libres penseurs. C’est parce que nous avons des ateliers qui travaillent sur l’évangile selon Saint Jean tandis que d’autres scandent à la fin des tenues « Ni Dieu Ni Maître » que la maçonnerie du Grand Orient de France manifeste force et vigueur. La maçonnerie n’exige pas d’adhérer à une ligne politique, elle rassemble toutes celles et tous ceux pour lesquels le contrat social est une construction de tous les jours qui néces site de rassembler ce qui est épars. Parce que la société que nous voulons n’est ni une commune populaire encadrée par des gardes rouges ni un camp entouré de barbelés.

Toutefois chacun sait qu’il n’y a pas de société sans règle du jeu si l’on veut éviter la discorde et la guerre de tous contre tous. C’est le sens de la laïcité que de fixer de telles règles en équilibrant subtilement les droits et les devoirs de chacun. Dans une République laïque chacun a le droit de pratiquer sa religion, ailleurs que dans des caves, dans une République laïque, on n’a pas à ne pas respecter les interdits alimentaires dans les cantines scolaires, c’est la raison d’être des menus de substitution, dans une République laïque on n’a pas à régir les tenues vestimentaires des uns et des autres dans la rue, sous réserve de ne pas troubler l’ordre public, dans une République laïque, on n’a pas à transformer une communauté religieuse en bouc émissaire de nos probl èmes politiques et sociaux.

Ceci étant rappelé, dans une République laïque, chacun doit aussi se mobiliser au service de la communauté des citoyens, la seule communauté dans laquelle nous puissions dépasser nos appartenances singulières pour concrétiser un véritable « être ensemble ». C’est ainsi que l’on fait société. On peut craindre que la démultiplication des revendications confessionnelles qui traversent le monde aujourd’hui ne traduise un renoncement implicite à cette ambition de bâtisseur et la tentation du retour voire de la régression vers des groupements communautaires. 

Veut-on faire communauté ou société ? Le débat est ancien. La tentation communautaire est la conséquence des impasses dans lesquelles notre temps semble nous précipiter et la réponse diffuse d’un monde en désarroi. C’est aux politiques de nous sortir de l’ornière et cela repose sur une ambition : rassembler tous les hommes et les femmes aujourd’hui en déshérence dans la construction d’un nouveau projet de société. Les Francs-Maçons peuvent y aider !

Source : communiqué de Daniel Keller, proposé par Olivier Rimbert

Olivier Rimbert : Planche sur la Laïcité de Guy Arcizet

religionsVous pouvez accéder en cliquant ici une planche de Guy Arcizet sur la laïcité

Guy Arcizet, médecin, fut grand Maitre du Grand-Orient De France et grand défenseur de la Laïcité.

Article proposé par Olivier Rimbert

Olivier Rimbert : la lettre de Philippe GUGLIELMI au député Philippe Doucet qui tacle laïcité et franc-maçonnerie

philippe_guglielmi

P. Guglielmi

Dans une tribune publiée récemment par le journal « Le Monde », le député du Val d’Oise Philippe Doucet, membre du parti socialiste, émet sa propre analyse sur la laïcité où les franc-maçons se font tirer à boulets rouges.

Philippe Guglielmi a alors répondu au député de façon cinglante. Ci-dessous quelques extraits :

 » Dans un article du journal « le Monde » daté du 25 avril 2015, intitulé « le PS ne sait plus à quelle laïcité se vouer », vous vous autorisez à déclarer : « aujourd’hui, il y a trois lignes au PS : d’un côté les laïcards historiques, francs-maçons, qui considèrent que les religions nous emmerdent ; de l’autre ceux qui considèrent que la laïcité est un prétexte pour stigmatiser les musulmans ; et au milieu la ligne Aristide Briand, qui tente d’incarner un consensus. »

Outre que votre classification des intervenants dans le domaine de la laïcité fait montre d’un amateurisme évident, car les choses sont autrement complexe, vous ne pouvez, au passage, vous empêcher d’un jet de fiel à l’égard des francs-maçons

Les francs-maçons sont accoutumés à être les cibles de tout ce que le monde peut compter de réactionnaires, de fascistes, d’intégristes et autres ennemis du progrès et de la République, mais que certaines assimilations hasardeuses puissent venir d’un parlementaire dit de gauche et qui plus est du Parti Socialiste, il y a de quoi surprendre fort désagréablement.

Personnellement je ne connais que des laïques qui peuvent se répartir entre celles et ceux qui défendent une vision de la laïcité basée sur le vivre ensemble, le respect scrupuleux de la loi de 1905, et la séparation entre la sphère publique et la sphère privée.

Monsieur le député, je ne pouvais laisser passer votre propos sans réagir, vous appartenez à cette catégorie de politiques toujours prêt à jeter la première pierre et comme l’écrivait Cervantès « parler sans réfléchir, c’est tirer sans viser ». Mais sachez, que les pierres que vous jetez ne sauraient impressionner le franc-maçon en quête d’idéal humaniste, car comme l’écrivait Hector Berlioz : « Ne refusez pas ces pierres que l’on vous jette, elles constitueront votre piédestal ». »

Pour prendre connaissance de la lettre dans son intégralité, cliquer ici.

Article proposé par Olivier Rimbert

25 propositions pour une république laïque de 21ème siècle proposées par le Grand Orient de France

  • 25-propositions- du-GODF-laïcite_Page_1Développer la pédagogie de la laïcité
    • Instaurer une journée nationale de la laïcité (non chômée) le 9 décembre.
    • Adopter une « charte de la laïcité à l’intention des élus et responsables institutionnels » pour préserver la liberté de conscience de tous les citoyens.
    • Inscrire dans la Constitution, les principes des deux premiers articles de la loi du 9 décembre 1905 : “la République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes” ; “La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte”.
    • Mettre en place un enseignement des conditions historiques et juridiques d’application de la laïcité dans la formation
      des professeurs, personnels éducatifs et chefs d’établissements.
    • Mettre en place un enseignement de la laïcité dans les formations préparant aux métiers des trois fonctions publiques,et des carrières sanitaires et sociales.
  • Appliquer la loi de 1905 sur l’ensemble du territoire de la République
    • Favoriser l’adoption des mesures législatives nécessaires à l’application de la loi de 1905 dans les territoires ultramarins où elle ne s’applique pas.
    • Alsace-Moselle
      • Mettre en place une sortie progressive du régime des cultes reconnus visant l’harmonisation avec le droit commun (loi du 9 décembre 1905) ;
      • Abolir au plus tôt le délit de blasphème1 ;
      • Abolir l’obligation de suivre un enseignement religieux dans les écoles publiques.
  • Promouvoir l’école publique laïque et gratuite
    • Créer les établissements scolaires publics et les sections nécessaires dans les zones qui en sont dépourvues, chaque fois que les effectifs des élèves concernés le justifient.
    • Supprimer l’obligation pour les communes de financer la scolarité des élèves dans les établissements privés situés dans d’autres communes, découlant de la loi Carle (Art. L.442-5-1 et L.442-5-2 du code de l’éducation).
    • Faire étudier l’impact du déploiement de la charte de la laïcité dans les écoles et établissements d’enseignement publics.
    • Faire respecter, par les adultes accompagnateurs de sorties et déplacement scolaires, l’obligation de neutralité religieuse, politique, et philosophique requise par le fonctionnement du service public de l’éducation.
  • En finir avec les financements indirects aux cultes
    • Mettre un terme au financement public des activités consistant en l’exercice d’un culte, même présentées comme culturelles.
    • Faire procéder à un état des lieux chiffrés de l’ensemble des financements publics en faveur des cultes.
  • Faire vivre la laïcité dans l’enseignement supérieur
    • Faire respecter l’art. L.731-14 du code de l’éducation réservant le titre d’université aux établissements d’enseignement supérieur publics ;
    • Abroger l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance mutuelle des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur.
    • Faire diffuser dans les établissements publics d’enseignement supérieur, et annexer à leur règlement intérieur, la Charte de la laïcité dans les services publics.
    • Prohiber, dans les salles de cours, lieux et situations d’enseignement et de recherche des établissements publics  d’enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse.
    • Faire respecter, dans les centres d’examen, l’obligation d’identification, l’interdiction de tout objet ou manifestation susceptible de gêner les autres candidats ou de perturber le déroulement de l’épreuve, et contrevenant à la neutralité des conditions d’examen.
  • Assurer la liberté de conscience
    • Audiovisuel
      • Donner un temps d’antenne sur les chaînes publiques de télévision aux mouvements philosophiques non-confessionnels, et aux courants de pensée laïques, libres penseurs, athées.
    • Sport
      • Exiger le respect, dans les compétitions olympiques, de l’égalité hommes-femmes et de la règle 50 de la Charte Olympique interdisant toute forme de « propagande politique, religieuse, ou raciale ».
    • Ethique
      • Reconnaître, dans l’encadrement législatif de la fin de vie, le droit de mourir dans la dignité selon les souhaits exprimés par le patient.
    • Entreprises
      • Favoriser le développement des chartes de la neutralité religieuse dans les entreprises qui le souhaitent.
    • Europe
      • Défendre et promouvoir le respect de la liberté absolue de conscience au niveau européen.

Source : propositions Grand Orient de France. Article suggéré par Olivier Rimbert

Le premier Arbre de la Laïcité de Seine-Saint-Denis planté au Parc du Sausset d’Aulnay-sous-Bois

religionsÀ l’occasion de la date anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 de « séparation des églises et de l’État », l’Union départementale des DDEN (délégués départementaux de l’éducation nationale) de Seine-Saint-Denis et une cinquantaine d’élèves d’une école publique de Villepinte planteront un « arbre de la laïcité » dans le parc départemental du Sausset, en présence de Stéphane Troussel, Président du Conseil général.

En accueillant cet acte symbolique dans l’un de ses parcs, le Conseil général entend rappeler l’importance de la laïcité, principe fondamental de la République et encourager le vivre-ensemble.

En Seine-Saint-Denis plus qu’ailleurs, il s’agit de promouvoir une laïcité protectrice pour les jeunes, innovante, concrète qui ne vise pas à exclure.

Un Arbre de la laïcité au Parc du Sausset

En présence de : Stéphane Troussel, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis
Jean-Marc Minetto, Président de l’Union départementale des DDEN de Seine-Saint-Denis
Jean-Louis Brison, Directeur académique
Les élèves de 2 classes d’une école primaire de Villepinte

- Quand : Mardi 9 décembre à 11 heures
-  : Parc départemental du Sausset,- Aulnay-sous-Bois

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