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Les RPE des écoles République et Le Parc à Aulnay-sous-Bois veulent un agrandissement de leur groupe scolaire

Les RPE (Représentants des Parents d’Elèves) des écoles République et Le Parc ont ouvert un blog pour y communiquer informations et revendications. L’une de leurs revendications principales concerne l’agrandissement du groupe scolaire.

En effet, ce combat que les RPE mènent depuis des années auprès de la mairie devient plus qu’urgent à l’heure où les immeubles se construisent à tour de bras dans le centre ville, dixit l’une des représentantes.

45 élèves du secteur pourraient ne pas trouver une place dans l’établissement. Vous pouvez consulter le tract des RPE concernant ce problème en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

 

Rencontre-débat à Aulnay-sous-Bois sur le thème « sommes-nous toujours en République ? » ce jeudi

 

rencontre-du-10-decembre-2015Lois d’exceptions, abandon des banlieues : Atelier-débat sur l’histoire de la République et son évolution

Dans sa tribune publiée par Libération, le 26 novembre dernier, Thomas Brandthôme appelait notre société à « désormais parler à la banlieue et avec la banlieue » après les tragiques événements de novembre. Nous avons la grande chance de recevoir cet universitaire spécialiste de la question de la République pour un atelier débat afin de réfléchir sur cette notion républicaine. Dans ce contexte, les lois d’exceptions, les volontés d’évolution de la constitution, certaines remises en cause de valeurs égalitaires sont-elles une réponse nécessaire ou une nouvelle érosion républicaine, prélude à d’autres drames ?

jeudi 10 décembre 2015 à 19h30 à la salle Dumont (parc Dumont, face à la gare RER d’Aulnay-sous-Bois)

Thomas Branthôme

Maître de conférences en histoire du droit et des idées politiques à l’université Paris-V

19h30 apéritif convivial participatif
20H précises, début de la conférence-débat
Vous êtes les bienvenus pour nous aider à installer la salle à 19h.

Olivier Rimbert : sachons raison garder

paixIl est essentiel de ne pas crier en même temps que les loups

Ce n’est pas la haine qui doit nous guider mais la raison, les hommes sont debout et je parles bien des hommes. Ce qui commettent des actes comme ce vendredi ne méritent pas ce qualificatif. Ceux qui les soutiennent aussi.

Devant cette inhumanité, les apprentis assassins devraient relire ce texte magnifique de l’ ami George

Mourir pour des idées, l’idée est excellente
Moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eu
Car tous ceux qui l’avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente,
D’accord, mais de mort lente

Jugeant qu’il n’y a pas péril en la demeure
Allons vers l’autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure
Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain
Or, s’il est une chose amère, désolante
En rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater
Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d’or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d’ailleurs, s’attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire
C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J’en conclus qu’ils doivent se dire, en aparté
« Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente »

Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c’est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente

Encor s’il suffisait de quelques hécatombes
Pour qu’enfin tout changeât, qu’enfin tout s’arrangeât
Depuis tant de « grands soirs » que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l’âge d’or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n’en ont jamais assez
Et c’est la mort, la mort toujours recommencée
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n’a pas besoin qu’on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente
D’accord, mais de mort lente

Salutations républicaines et humanistes

Olivier Rimbert : Le livre de chevet de tous les humanistes et républicains vient de sortir

religionsLa laïcité, écrit Eddy Khaldi, dans son ABC de la Laïcité qui vient de paraître, est un mot aux interprétations multiples et sa définition l’enjeu de querelles politiques. » Mais l’idée de laïcité devient intelligible si on situe les valeurs en jeu, ainsi que les moyens et méthodes qu’on est prêt à mobiliser pour les faire prévaloir. C’est ce à quoi s’attache ce bon manuel.

Eddy Khaldi, illustrations d’ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, 27 €.

À la suite des générations militantes laïques qui se sont succédé aux XIXe et XXe siècles, Eddy Khaldi identifie dans la liberté la valeur cardinale de la laïcité, qu’elle soit individuelle ou politique ; d’émancipation, de création, ou d’autonomie ; qu’elle combatte les oppressions, les aliénations, ou les fanatismes haineux et débilitants… À travers la laïcité, on voit combien la liberté de choix a besoin des lumières de la raison, et on comprend qu’une république émancipée des dogmes religieux attend de ses membres qu’ils accèdent au plus haut degré d’instruction.

La première partie, Qu’est-ce que la laïcité ?, croise une approche systématique et une approche historique. Elle évite ainsi le relativisme d’une dispersion des significations de la laïcité, et le dogmatisme d’une définition simpliste. L’ABC dégage les fondamentaux de la laïcité : la liberté de conscience, l’égalité de droits, la neutralité de l’État. Il fait saisir sans détours ses contraires et ses faux amis. Il y a plus d’un siècle, déjà, Buisson ironisait sur une laïcité comblée au point d’être encombrée par trop d’amis qui l’aiment quand elle renonce à l’essentiel de ses combats… Quelques-uns des préjugés à l’encontre de la laïcité sont battus en brèche, arguments et textes à l’appui. Non, la laïcité n’est pas une exception française mais un idéal universel qui traverse les peuples et les continents. Non, la laïcité n’est pas antireligieuse pas plus qu’elle ne serait une nouvelle religion ou une multi-confessionnalité. Car la laïcité se situe sur un autre plan que les options spirituelles, religieuses, agnostiques, ou athées, relatives au sens de l’existence et au sort des défunts. Son plan est celui du droit commun démocratique, qui permet de vivre autour de l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité. L’ABC de la Laïcité fournit des repères permettant de cerner le cadre juridique de la laïcité. Il fait apparaître, références précises à l’appui, trois étapes majeures de la séparation en France d’avec les religions : celles de l’état civil, de l’école puis de l’État. Il utilise la distinction très éclairante, introduite par Catherine Kintzler, entre l’espace relevant de l’autorité publique, celui de la société civile et celui propre à la vie privée. Cette tripartition permet d’éviter des malentendus et de démasquer des dérives symétriques, qui retournent la laïcité contre elle-même, qu’elles soient xénophobes, étatiques ou communautaristes.

La seconde partie, La Charte de la laïcité à l’école, est la plus remarquable. Alors que La Charte de la laïcité à l’école est entrée en vigueur il y a juste deux ans, elle n’a pas encore été l’objet d’une appropriation par les personnels et par les élèves, pour des raisons qui tiennent autant à la politique qu’à la pédagogie. La Charte est trop souvent passée sous silence du fait d’allergies idéologiques tenaces, quoique rarement avouées, à la laïcité et à la nouvelle Charte. Il arrive aussi que la Charte soit présentée de façon si édulcorée qu’elle apparaît lénifiante, valable seulement dans un monde de bisounours. Mais les oppositions sournoises ne sont pas seules en cause. Des obstacles pédagogiques expliquent é galement le retard pris dans l’appropriation de la Charte par les établissements scolaires. Car il faut trouver le langage approprié pour faire réfléchir les élèves. La Charte de la laïcité ne peut être enseignée valablement que de façon… laïque. Elle ne sera en conséquence ni prêchée ni inculquée, mais expliquée, discutée ou représentée, pour être identifiée et mise à l’épreuve à partir de ses enjeux et de ses tensions vivantes. L’ABC de la Laïcité propose une approche judicieuse de ce texte : chacun des quinze articles cités est suivi d’un commentaire personnel d’auteurs spécialistes de la laïcité ainsi que de références législatives ou réglementaires. Ainsi, le difficile article 10, qui dispose qu’il appartient à tous les personnels de transmettre le sens et la valeur de la laïcité, est-il remarquablement mis en perspective par l’historien Jean-Paul Scot, qui explique que l’éducation nationale n’est pas une simple administration d’État mais une institution publique investie de la mission de transmettre aux élèves des connaissances par l’initiation à la raison et à la science, leur permettant de devenir des hommes et des femmes libres et responsables. De même, l’article 14, qui fait référence aux règles de vie dans les établissements scolaires, est-il mis en rapport à la loi du 15 mars 2004 mais aussi aux questions relatives aux sorties et à la restauration scolaires. Ces deux questions sont l’une et l’autre clarifiées, quand on aperçoit qu’un accompagnateur scolaire tient le rôle d’un contributeur au travail de l’enseignant, non celui d’un promeneur ou d’un usager. De même, les querelles qui sèment fâcheusement la discorde à propos des cantines scolaires sont dissipées si l’on n’impose pas un menu unique et si l’on opte pour la formule moderne du self service. Dans tous les cas, on aperçoit que les exigences de la laïcité scolaire ne sont en rien le symptôme d’une irréligion d’État. Elles sont au contraire pleinement « inclusives », soucieuses de la bonne marche de l’école et de l’intérêt des élèves, tout en préservant du communautarisme qui aggrave les fragmentations et les désintégrations sociales

La troisième partie, La laïcité en éducation, complète les précédentes. Est montré combien le principe d’égalité est essentiel à la laïcité de l’école, à son universalité concrète. De même, voit-on que depuis ses origines jusqu’à la Charte de la laïcité, l’école laïque a vocation à préserver la liberté de conscience de l’enfant en n’imposant aucune vision de l’existence, et en lui permettant de les connaître de façon objective. Il n’en est pas de même de l’enseignement catholique dont le nouveau statut de 2013 déclare « travailler à faire connaître la Bonne nouvelle du Salut » et que le Christ est « le fondement du projet éducatif de l’école catholique ». Pourtant, l&rsqu o;école catholique est financée par la collectivité publique, au moins à égalité avec l’école publique et sans disposer des mêmes obligations. On est loin des principes d’égalité et de liberté qui président à la laïcité de l’enseignement public et à la séparation des Églises et de l’État.

Eddy Khaldi se garde d’un consensualisme stérile, en assumant les discussions et même les polémiques. Il évite aussi un sectarisme désolant, en faisant converger des perspectives différentes autour d’un volontarisme laïque. En contrepoint de la liberté et de l’égalité, il insiste sur la référence à la fraternité, quelque peu désertée ces dernières décennies par les laïques qui s’étaient confortablement installés dans le cadre juridique sécurisant de l’État laïque des Trente Glorieuses. Ces laïques avaient oublié que l’édifice juridique d’égale liberté risque de s’écrouler comme un château de cartes s’il se coupe de sa base sociale concrète. La fraternité républicaine et universaliste, et non pas com munautariste et exclusive, rassemble concrètement, au-delà des dogmes qui divisent. Pour cette raison aussi, le manuel de Khaldi se situe au cœur des enjeux contemporains.

On mentionnera enfin les très bonnes illustrations d’Alain Faillat, dit ALF, intelligentes et drôles, dont certaines peuvent servir de support pédagogique.
En cette rentrée scolaire, tout citoyen, enseignant, éducateur populaire ou parent, qui veut disposer d’un bon manuel sur la laïcité, actualisé et fiable, bien fourni en ressources juridiques et institutionnelles, gagnera à disposer à portée de main de l’ABC de la Laïcité.

Article proposé par Olivier Rimbert

Résidence République à Aulnay-sous-Bois : ça pousse !

Residence_Republique_AulnayLa rédaction vous propose de découvrir une photo récente envoyée par une lectrice de la résidence République en cours de construction. Cela ne vous rappelle pas un autre projet immobilier ?

La statue de la place de la République à Aulnay-sous-Bois

Place_Republique_AulnayCertains n’auront peut-être pas remarqué qu’à proximité de la place de la République (sud de l’avenue Dumont), une statue élégante se dresse non loin de là.

Celle-ci a été inaugurée le 14 juillet 1961 par le Maire Robert Courtat et la Municipalité de l’époque. Autrefois, la statue était au milieu de la place. Aujourd’hui, il y a un rond-point. Cette statue se trouve désormais devant une haie le long du groupe scolaire non loin de là.

La rédaction vous propose donc de la contempler, l’espace d’un instant…

Une nouvelle, nouvelle, … construction à Aulnay sous Bois

PUBLICITE Résidence de la république 001Objectif ? 100 000 habitants, pour qui, pour quoi ? L’intérêt général ?
 
Une publicité, vue sur le journal Oxygène, semble participer à la promotion des promoteurs. Elle a attiré mon attention : Il s’agit d’un immeuble mitoyen à la clinique de l’Est Parisien, proche de la place Camélinat , dans le quartier Sud d’Aulnay sud. Cette opération est commercialisée par ARTHUR PROMOTION , déjà constructeur des deux immeubles de la rue Coullemont.
 
LA RESIDENCE de la REPUBLIQUE
(Un nom prédestiné : liberté, égalité, fraternité)
Destinée certainement …  selon la déclaration d’un ex-conseiller municipal, aujourd’hui adjoint, qui représente la majorité municipale. Au hasard de mes lectures, je peux lire dans Oxygène du 16 juin 2010, page 8 :
 
« Alors que les études démographiques montrent que chaque année, plus de 1000 habitants quittent notre ville avec comme premier motif de départ leurs conditions de logement, l’enjeu est bien de garantir à tous les Aulnaysiens un cadre de vie agréable, au sein d’une ville dynamique et créatrice de richesses.
Jeunes actifs souhaitant accéder à la propriété ou quittant le domicile parental, familles qui s’agrandissent, personnes âgées ne pouvant plus assumer seules les charges de leur pavillon : beaucoup sont à la recherche, faute de solutions adaptées dans notre ville, d’opportunités en dehors des frontières communales. »
Cependant, il semble que les logements sociaux sont oubliés pour la majorité de ces familles aulnaysiennes en difficultés.
 
…. aux Aulnaysiens décrits ci-dessus, en mal de se loger, mais qui souhaiteraient bien profiter du cadre de vie si agréable de la ville d’Aulnay-sous-Bois, selon le projet de 2008 de Gérard Ségura : « AULNAY RENAIT », il n’y aura pas de place pour tout le monde !
 
En effet, il y a juste une petite restriction : ce sont 19 appartements de haut standing,  qui ne pourront accueillir que des personnes aisées « pour assurer confort et bien être », selon la publicité, avec un prix d’environ 5 000 € le m2 (et davantage selon l’étage et la superficie). 
Par exemple, un logement unique de 92 m2, de 3 chambres coûtera….495 000 €, mais un autre de 72 m2 ne coûtera que… 380 000 € (5280 € le m2) !
Pour les logements sociaux, il reste me Nord d’Aulnay, voir le centre gare (côté Nord bien entendu), peut être même la fameuse rue Fernand Herbaut, particulièrement stigmatisée…
Source : témoignage d’un habitant du secteur Nord de la ville
 

Nouvelle image du chantier avenue de la République à Aulnay-sous-Bois

Republique_AulnayUne lectrice d’Aulnay Cap ! nous a envoyé une nouvelle photo du chantier avenue de la République, où un immeuble de standing verra le jour. Ce n’est pas le premier immeuble à s’implanter dans le secteur, et surement pas le dernier !

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