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Du Christianisme à la laïcité

Philippe Portier, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études de l’université Paris-Sorbonne, où il occupe la chaire Histoire et sociologie des laïcités et directeur du laboratoire Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS depuis 2008, est également l’auteur de  » L’Etat et les religions en France.   » (PUR, 2016). Voici quelques extraits issus de l’entretien du 15 septembre 2016 avec Frédéric Joignot, journaliste au Monde.

Frédéric Joignot :  pourquoi ce débat sur les racines chrétiennes de la France et de l’Europe apparaît aujourd’hui ?

Philippe Portier :  L’idée de nation fait son retour. Elle revient à partir des années 1990. A gauche, certains, tel Jean-Pierre Chevènement, l’associent au monde de la « raison universelle ». A droite, on la rattache plus volontiers à ses « racines chrétiennes ». Philippe de Villiers lance le mouvement. Toute une partie de la droite le rejoint, tel Nicolas Sarkozy dans son discours du Latran, en décembre 2007.

Sa note chrétienne décrit une appartenance culturelle commune, souvent mythifiée, qui joue comme opérateur de rassemblement et d’enracinement. La réception de l’idée de « nation chrétienne » dans le débat public et l’opinion ne procède sans doute pas seulement du désir de s’inscrire dans une lignée mémorielle partagée, mais aussi du dessein de se démarquer d’un islam dont la visibilité inédite – sans parler de ses développements terroristes – suscite un sentiment de malaise, et même de « panique morale ».

Frédéric Joignot :  Quand on parle des racines chrétiennes de la France, on évoque un pays couvert d’églises et de cathédrales. A quelle époque ce mouvement d’évangélisation ­a-t-il eu lieu ?

Philippe Portier :  Au cours du premier millénaire. Des foyers de christianisme sont attestés dès le début de notre ère, mais il faut attendre les Ve et VIe siècles pour que le christianisme se diffuse à l’ensemble du territoire de la France actuelle, notamment sous l’effet de l’action des rois Francs et des monastères.

C’est ensuite sous les Carolingiens, à partir du VIIIe siècle, que se consolident les structures institutionnelles, sociales et mentales du christianisme, avec un contrôle bien plus affirmé de l’évêque sur ses prêtres et ses fidèles, que ce soit dans les centres urbains ou dans les paroisses rurales.   Le pouvoir carolingien a voulu éduquer la foi des fidèles en éduquant celle des prêtres.

L’alliance de l’Eglise catholique avec le pouvoir royal est, en France, la caractéristique majeure du système politique d’Ancien Régime, ce qui explique d’ailleurs, comme l’a montré Tocqueville, l’anticléricalisme de la révolution et de la République.

Cette alliance se manifeste au niveau du mode d’institution du pouvoir. Le roi est « fils aîné de l’Eglise », porté par la providence à son office, comme l’atteste le sacre qui prend sa forme, en 754, avec l’intronisation de Pépin le Bref. Le sacre se pérennisera jusqu’à Louis XVI, et même jusqu’à Charles X, en 1825. Le pouvoir doit, dans les lois qu’il édicte, répondre à l’ordre de Dieu, ce que traduit le droit français du culte ou du mariage.

La liberté de conscience devient un droit reconnu, tout comme le droit de manifester ses opinions, pour les croyants et pour les non-croyants. L’unité religieuse s’efface, la pluralité s’affirme. Des conséquences concrètes en résultent : le législateur ouvre les charges publiques à tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance cultuelle ; il introduit le mariage civil et le divorce. Ce ne sont là que quelques exemples d’un basculement de l’histoire, qui voit l’Etat s’inscrire dans un dispositif de laïcisation qui le dissocie des récits religieux.

La IIIe République change en effet la donne, car elle entend exclure les Eglises de la sphère publique d’Etat, où Napoléon Ier et son concordat les avaient réinstallées au titre d’instances de régulation morale. Cet agnosticisme politique se traduit par plusieurs mesures : abolition de l’instruction religieuse et suppression de la présence des clercs dans les écoles publiques avec les lois scolaires de 1880, abolition de la « reconnaissance et du financement des cultes » avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.

Ces dispositifs procèdent d’une construction philosophique : le religieux n’est pas nécessaire pour construire l’éthique de la société.

Frédéric Joignot :  En 1905, la loi sur la laïcité est votée. Est-ce qu’elle renie la religion et son histoire ?

Les républicains défendent tous le principe de neutralité de l’Etat. Mais ils ne lui donnent pas toujours la même signification. En 1905, il existe deux grandes positions en leur sein. La première, défendue par le socialiste Maurice Allard et le radical Emile Combes, propose de placer l’Eglise sous le contrôle strict de l’Etat. Le courant proche d’Allard entend même proscrire l’habit religieux dans l’espace social : il s’agit de prolonger l’œuvre déchristianisatrice de la Convention.

La seconde, développée par Jean Jaurès et ­Aristide Briand, adopte une position plus libérale : s’il faut refuser à l’Eglise toute position officielle dans l’Etat afin que soit préservée l’égalité de tous, croyants et incroyants, on ne doit pas limiter, sauf motif d’ordre public, l’exercice de la liberté religieuse dans la société civile. Ce qui laisse aux Eglises une liberté quasi totale d’organisation interne et externe, et aux croyants, pris individuellement, une large liberté d’affirmation, sauf pour les agents publics dans l’exercice de leur mission. C’est cette vision libérale qui l’a emporté.

Extraits collectés le 27 Octobre 2020 par Catherine Medioni

Tous les horaires des célébrations de la semaine sainte à Aulnay-Sous-Bois

Chers lecteurs

voici les différents horaires des jours, lieux et heures de célébrations sur l’ensemble de l’Unité Pastorale d’Aulnay, à partir de la Semaine Sainte 2019 jusqu’à la fête de clôture du double temps liturgique de Carême puis de Pâques, à savoir la Pentecôte.

Le document sera donné sous forme papier dans les diverses églises d’Aulnay en insertion au numéro de la revue Trait d’Union qui paraît justement au premier jour de la semaine sainte 2019.

Des affichages devraient compléter cette diffusion, en plus de la mise en ligne sur notre site (www.aulnay93.catholique.fr) sans parler cette année du petit mot pour chacun de ces jours qui sera lancé sur les réseaux sociaux.

-> Avec les jeunes et adultes en préparation de Confirmation pour l’ensemble de l’Unité Pastorale ouverture de la semaine sainte 2019 à Saint-Sulpice (13 avril, 18h30).

-> Avec les jeunes adultes de la région Île de France, annuel pèlerinage de Chartres durant le dimanche des Rameaux et de la Passion (14 avril 2019.)

-> Avec les enfants, récit de la Passion : dimanche 14 avril 2019 à Saint-Joseph à 11h00.

-> Quête pour les Églises d’Orient à chaque célébration de la Passion du Seigneur (vendredi Saint, 19 avril 2019 -)

-> Baptême de 7 adultes lors de la veillée pascale 2019, 20 avril 2019,  à Saint-Sulpice… avec la prière de toutes et tous.

->Lundi 22 avril 2019, Saint-Élisabeth de Freinville (Sevran), Pâques des jeunes d’Aulnay, célébration pour tous à 16h00.

>Dimanche 28 avril 2019, vêpres pascales partagées avec la communauté chrétienne orthodoxe, 16h00 à Saint-Pierre.

-> Samedi 4 mai 2019, à l’initiative de l’Équipe d’Animation de Saint-Paul, pèlerinage à Notre-Dame de la Treille (Lille) avec les paroissiennes et paroissiens de l’Unité Pastorale d’Aulnay, accompagnés par le père Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis (Inscriptions dans chaque église).

->Avec les couples en préparation de Mariage à Aulnay bénédiction de l’Église, dimanche 5 mai 2019 à 10h30 de Saint-Sulpice.

->Avec les collégiens de 6ème de l’ensemble de l’Unité Pastorale, journée de retraite à Villepinte lors de la journée du 8 mai 2019; préparation de la célébration de Profession de Foi.

-> Samedi 11 mai & dimanche 12 mai 2019, 4ème dimanche de Pâques, Journée Mondiale de prière pour les Vocations.

-> Avec les enfants désirant communier pour la première fois pour l’ensemble de l’Unité Pastorale, journée de retraite, dimanche 12 mai 2019.

-> Célébration de Notre-Dame de Fatima, dimanche 12 mai 2019 à 18h30 à Saint-Sulpice : chapelet, célébration eucharistique et procession.

-> Vendredi 17 mai 2019 à Saint-Sulpice à 14h00, Service Fraternel Évangélique des Malades, avec les personnes seules, âgées ou malades, et leurs amis ; pour l’ensemble d’Aulnay.

-> Dimanche 19 mai 2019, kermesse à Saint-Pierre.

-> Samedi 25 mai & dimanche 26 mai 2019, 6ème dimanche de Pâques, Quête reversée au profit des prêtres âgés.

->25 jeunes collégiens de 4-3ème participent au Fraternel de Jambville, pour la Pentecôte (8-10 juin 2019).

 

Source: Père Chimel, curé modérateur, Aulnay

Recherche bénévoles pour distribution du guide des chrétiens d’Aulnay

 Le guide des chrétiens d’Aulnay est en cours de distribution dans vos boites aux lettres.

Toutefois, il en reste à distribuer sur les quartiers:

*plan d’argent

*pont de l’union

*chanteloup

*canal de l’ourcq

Pour une bonne distribution, il est nécéssaire d’etre nombreux, seul c’est impossible; l’église st Joseph à besoin de votre aide.

Si vous êtes disponibles, motivés et que vous souhaitez donnez un coup de main à l’église, faites vous connaitre auprès de la rédaction d’Aulnay cap, sans aide bénévoles, les guides restant seront, tout simplement, pas distribués.

Vous trouverez ces guides au presbytère de l’église, les mardi et vendredi de 9 h à 12 h et de 15 h à 18 h.

Nous comptons sur votre aide..!!!!

 

 

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