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Le lycée Théodore-Monod de Noisy-le-Sec fermé ou l’irrésistible montée de la violence chez les jeunes

Theodore_Monod

Le Figaro

Noisy-le-Sec, petite ville de Seine-Saint-Denis géré depuis des années par Laurent Rivoire (UDI), connaît depuis quelques semaines une poussée de violence aux alentours de son Lycée Théodore Monod.

Agressions, rackets, menaces, joutes verbales… Tout y est pour décourager celles et ceux venus apprendre dans un établissement sensé les catapulter vers une orientation universitaire ou professionnelle.

Cette violence, qui existe depuis longtemps mais est allée crescendo, montre à quel point l’environnement délétère, le laxisme de certains établissements mais surtout le sentiment d’impunité des mineurs vis-à-vis de la justice dirigent inexorablement les établissements en une sorte de jungle hostile.

Et pourtant, l’éducation devrait être un outil pour détruire les barrières sociales, où riches et moins riches puissent s’affronter, intellectuellement, avec les mêmes chances, où les filles ne subissent aucune discrimination.

En lieu et place, dans certains établissements, une sorte d’omerta s’installe, des bandes font régner la terreur, la drogue circule parfois sous les préaux, Les parents peuvent protester comme ils le peuvent mais cela s’avère inutile (souvent les enfants victimes de rackets, de brimades et de violence préfèrent intérioriser leurs souffrances et évitent d’en parler aux parents, de peur de représailles).

On en vient à se demander si la vidéo-surveillance et des surveillants mieux entraînés à ce genre de situation ne pourraient résoudre, en partie, cette délicate situation. Pas de paranoïa ni de volonté d’instaurer un état-policier dans les établissements, mais éviter que des élèves ne soient impactés dans leur parcours scolaire (à cet âge, les personnalités se forgent).

Si l’on continue dans cette direction, les plus riches continueront à placer leurs enfants dans les écoles privés (parfois avec piston en fonction des sensibilités politiques), et les lycées publics se transformeront en une sorte d’établissement de seconde zone. Mais y a t-il vraiment une volonté politique de changer la donne ?

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Publié le 17 octobre 2015, dans Education, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Il devrait être procédé à deux expériences « éducatives », sur la base du même principe, le placement des jeunes « turbulents » dans des centres spécialisés (oui, je sais, ça se fait déjà).

    A ma gauche, un CEO, Centre éducatif ouvert, géré par des nostalgiques soixante-huitards, apôtres du vivre-ensemble et du joint pour tous, adeptes du « faut pas stigmatiser, c’est pas de leur faute » ou encore « la répression, les barrières, ça stigmatise ». Ce n’est même pas une caricature, de tel regroupement d’individus existent. Suivez mon regard ! 😀

    A ma droite, un CEF, Centre éducatif fermé, administré par d’anciens militaires; des types ayant parsemé de leur sueur, sang et même larmes les théâtres d’opération les plus velus. Cela existe aussi (Etablissements dits de la seconde chance), mais les élèves y sont volontaires.

    Dans les deux types de structures, ne seraient envoyés non pas des élèves volontaires désireux de sortir de la spirale de violence dans laquelle ils auront été entraînés à l’insu de leur plein gré, on va dire, mais des réfractaires à toute forme d’autorité y compris parentale.

    Et puis, au bout d’un an, on dresse les constatations…

    Plus sérieusement, il est plus qu’urgent de cesser les postures consistant à systématiquement excuser ces comportements, en les renforçant (enfonçant ?) dans la victimisation (« c’est la faute de la société, du racisme, de la colonisation » et autres arguments consistant au final à les déresponsabiliser totalement); tout en croyant que leur offrir sans aucune contrepartie des stages de voile, des matchs de foot ou en subventionnant des assoc de rap, va leur mettre du plomb dans la tête, au sens figuré s’entend.

    Car si la reprise en main, musclée, ne s’opère pas par des agents de l’Etat, ces délinquants versent soit dans les groupes criminels des cités, soit ce sont les barbus qui leur mettent le grappin dessus, avec des connexions entre ces 2 milieux.

  2. Jean Louis Karkides

    Répression et éducation, ce n’est pas comme boire ou conduire….

  3. Et comment procéderiez-vous pour ramener ces délinquants, mineurs, dans le « droit chemin », afin d’éviter qu’ils se précipitent soit dans les bras des trafiquants, soit dans ceux des barbus ?

    La figure du père est bien souvent absente (divorce/séparation; je ne sais pas s’il existe des études expliquant pourquoi trouve-t-on autant de familles monoparentales dans les cités sensibles; peut-être un rapport avec le rapport violent existant dans ces cultures entre hommes et femmes ?), et ce n’est pas en leur opposant des méthodes de GO de club de vacances que vous les tiendrez.

    L’an dernier à la fin de l’été, j’ai fait un périple de plusieurs semaines en Mongolie; en province, les enfants, en vacances donc, étaient chargés dès le plus jeune âge d’aller chercher avec des moyens dérisoires l’eau à l’unique point d’eau que l’on trouve dans chaque bourgade.



    Dans certains endroits les plus reculés de la steppe, où les arbres sont absents, les gamins en âge de monter sur une moto doivent ramasser à la main les bouses de yacks servant ensuite de combustible.

    Les jeunes des banlieues françaises ne sont pas à plaindre; de l’autre côté de la Méditerranée, dans leur pays d’origine respectif, bien des jeunes n’ont pas le dixième de ce que à quoi peuvent prétendre les jeunes d’ici.

    Les victimiser ne les aide pas, bien au contraire.

  4. « Ces délinquants mineurs »…..Voici des mots qui expriment soit une méconnaissance de la construction de la personnalité, soit la recherche d’un moyen de justifier le tout répressif.
    Qui peut penser que des faits répréhensibles aient droit à la même sanction lorsqu’ils sont commis par un mineur de 11 ans ou un de 17 ans?
    Qui peut penser que ces mineurs à différents degrés ne puissent pas se rendre compte de la gravité de leurs actes et n’aient plus la possibilité de changer?
    Sur les causes de leurs errances, vous n’avez pas tort,RW mais comme d’habitude et comme vos amis, si vous posez bien les problèmes, vous n’avez pas les bonnes solutions.
    Hormis certains cas désespérés et désespérants, beaucoup de jeunes, sortis de leur misère affective et souvent sociale auraient plus de chance de s’en sortir qu’en fréquentant d’autres repris de justice, sans aide psychologique.
    La semaine dernière il y eu un débat entre une pédo-psychiatre et un policier du syndicat alliance.Cette psy nous parlait de jeunes qu’elle avait aidés et qui étaient sortis de la délinquance.
    Il ne s’agit pas de ne pas sanctionner, tout délit doit l’être en effet mais d’une manière adaptée.
    D’un côté, en effet, trop de laxisme et de l’autre des personnes tels que RW……
    Nous avons la société que nous méritons, celle qui ne fait rien pour ceux qui sont dans la misère sociale, laissant souvent les associations se demmerder,
    La même qui fait que un pour cent des humains possède 50 pour cent des richesses.

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