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Covid-19, la colère monte dans les lycées où le protocole sanitaire est jugé insuffisant

Plus de 30 élèves par classe, des réfectoires bondés, des couacs dans les déplacements internes : de nombreux enseignants se plaignent que les conditions sanitaires sont préoccupantes dans les lycées. Alors que me virus fait des ravages, les possibilités de propagation du Covid au travers des lycées sont bien réelles.

Les enseignants ont manifesté un peu partout, comme à Villepinte ou à Aulnay-sous-Bois. Des syndicats enseignants demandent une rotation hebdomadaire ou une moitié des lycéens irait au lycée pour faire les cours et prendre le maximum de devoirs, alors que l’autre moitié se chargerait de faire ces devoirs. Les enseignants souhaitent également diminuer la charge de travail et adapter le programme pour tenir compte de ces conditions sanitaires.

La crainte pour beaucoup : fermer les lycées comme en mars dernier, avec des lycéens livrés à eux-mêmes en utilisant des moyens d’accès à distance, jugés insuffisants.

Les écoles, les collèges et les lycées fermés dès ce lundi partout en France à cause du Coronavirus

Le président de la république Emmanuel Macron a, par mesure de précaution, décidé de fermer tous les établissements scolaires dès ce lundi pour une période indéterminée. Les parents devront trouver un système de garde ou, si possible, s’orienter vers une solution de télétravail. 

4 journées de grève au Lycée Jean Zay à Aulnay-sous-Bois depuis la rentrée

Le personnel du Lycée Jean Zay à Aulnay s’est mis 4 fois en grève depuis un peu plus d’un mois. Les motifs : 

  • Augmentation des effectifs des élèves de 24%
  • Taux d’occupation des classes de 110%
  • Pas de recrutement au niveau du personnel
  • Dégradation de la vie scolaire
  • Près d’une heure de queue à la cantine pour les élèves à cause du nombre d’inscrits, ce qui occupe quasiment toute la pause

Ces propos ont été prononcé par Gaëtan Saout, professeur de sciences économiques et membre du syndicat Sud, à BFM.

 

Le lycée Théodore-Monod de Noisy-le-Sec fermé ou l’irrésistible montée de la violence chez les jeunes

Theodore_Monod

Le Figaro

Noisy-le-Sec, petite ville de Seine-Saint-Denis géré depuis des années par Laurent Rivoire (UDI), connaît depuis quelques semaines une poussée de violence aux alentours de son Lycée Théodore Monod.

Agressions, rackets, menaces, joutes verbales… Tout y est pour décourager celles et ceux venus apprendre dans un établissement sensé les catapulter vers une orientation universitaire ou professionnelle.

Cette violence, qui existe depuis longtemps mais est allée crescendo, montre à quel point l’environnement délétère, le laxisme de certains établissements mais surtout le sentiment d’impunité des mineurs vis-à-vis de la justice dirigent inexorablement les établissements en une sorte de jungle hostile.

Et pourtant, l’éducation devrait être un outil pour détruire les barrières sociales, où riches et moins riches puissent s’affronter, intellectuellement, avec les mêmes chances, où les filles ne subissent aucune discrimination.

En lieu et place, dans certains établissements, une sorte d’omerta s’installe, des bandes font régner la terreur, la drogue circule parfois sous les préaux, Les parents peuvent protester comme ils le peuvent mais cela s’avère inutile (souvent les enfants victimes de rackets, de brimades et de violence préfèrent intérioriser leurs souffrances et évitent d’en parler aux parents, de peur de représailles).

On en vient à se demander si la vidéo-surveillance et des surveillants mieux entraînés à ce genre de situation ne pourraient résoudre, en partie, cette délicate situation. Pas de paranoïa ni de volonté d’instaurer un état-policier dans les établissements, mais éviter que des élèves ne soient impactés dans leur parcours scolaire (à cet âge, les personnalités se forgent).

Si l’on continue dans cette direction, les plus riches continueront à placer leurs enfants dans les écoles privés (parfois avec piston en fonction des sensibilités politiques), et les lycées publics se transformeront en une sorte d’établissement de seconde zone. Mais y a t-il vraiment une volonté politique de changer la donne ?

Il sera bientôt interdit de tchiper au collège et au lycée en France

tchiperDécidément, on en apprend des histoires insolites dans la presse locale ! Le Parisien nous apprend en effet qu’il sera bientôt interdit de tchiper en classe de collège et de lycée, suite à l’agacement des enseignants.

Le tchip est un signe de mépris en provenance d’Afrique. C’est un bruit que l’on fait en pinçant légèrement ses lèvres et en aspirant. Généralement utilisé par la gente féminine, le tchip est avant tout une marque de rejet et reflète une colère intérieure à l’égard d’une personne ou d’un évènement.

On imagine que les établissements où il y a une forte proportion d’élèves d’origine africaine subsaharienne, le tchip était devenu monnaie courante…

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