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La version de Théo confrontée à celle des policiers lors de l’interpellation à Aulnay-sous-Bois

Le 21 février, le jeune Théo a confronté sa version de l’interpellation controversée d’Aulnay-sous-Bois aux deux policiers qu’il accuse de viol ou de violences. Le Parisien – Aujourd’hui en France a eu accès à leurs déclarations.

« Avez-vous revu le chirurgien ? […] Il résulte que vous n’avez pas fait mention d’un suivi régulier par un chirurgien ni même un médecin traitant. » Ce 21 février 2018, à son cabinet de Bobigny (Seine -Saint-Denis), la juge d’instruction Béatrice Fay sermonne Théo Luhaka.

Le jeune homme de 23 ans est convoqué ce jour-là pour une confrontation avec deux des policiers ayant procédé à son interpellation début 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il y a Marc-Antoine C., 28 ans, mis en examen pour « viol ». Et son collègue Tony H., 25 ans, soupçonné de « violences volontaires ». C’est la première fois que les trois hommes se revoient depuis les faits.

« Je devais prendre rendez-vous pour la radio, mais j’ai eu un empêchement », répond Théo. L’échange n’est pas anodin : la magistrate se demande pourquoi le jeune homme n’a pas fait constater l’évolution de sa blessure anale, provoquée par le coup de matraque de Marc-Antoine C.

La piste des violences volontaires, plutôt que le viol

Voilà plus d’un an que Théo porte une poche de stomie. « Habituellement, le rétablissement de la continuité (NDLR : du circuit intestinal) se fait dans des délais plus courts », s’étonne la juge, citant un rapport d’expert. Sans cela, insiste-t-elle, impossible « d’évaluer une éventuelle infirmité permanente ».

Or, ce critère est indispensable pour déterminer si les policiers risquent les assises ou le tribunal correctionnel. L’insistance de la magistrate a eu son effet : selon nos informations, Théo a rendez-vous lundi prochain pour se faire retirer sa poche.

Cette confrontation tendue, dont nous avons pris connaissance, témoigne d’une subtile inflexion de l’instruction : la justice semble désormais explorer la piste des violences volontaires, au détriment du viol. Une nouvelle expertise médicale révèle ainsi que le bâton télescopique de Marc-Antoine C. a touché « la bordure de l’anus » de Théo, sans le pénétrer. L’impact a provoqué « un éclatement de la région péri-anale ».

Source et article complet : Le Parisien

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Publié le 23 mai 2018, dans Actualité, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. En gros, cet individu qui prétendait le ton larmoyant que les policiers lui avaient baissé le pantalon puis l’ont violé, déclenchant le déplacement de Hollande et le soutien de toute la bobosphère, prétexte avoir eu un « empêchement » lors d’une visite médicale destinée à évaluer l’évolution de sa désormais ultra-médiatisée blessure anale; tandis que ladite blessure ne semble toujours pas s’être résorbée des mois plus tard, puisqu’il s’affiche encore avec sa poche de stomie.

    Le Festival de Cannes vient de s’achever.
    Sait-on si cet individu y a été primé ?…

  2. Quelqu’un a-t-il entendu parler d’émeutes, de déplacement de Président de la république suite à faire survenue à Drancy dans les mêmes circonstances (policier soupçonné d’avoir violé avec sa téléscopique l’anus d’un individu) ?
    Ou serait-ce parce qu’il est blanc, que ça n’a provoqué aucun émoi…

    Pour info, les faits se sont produits avant l’affaire Théo.

    https://www.20minutes.fr/paris/2544639-20190620-homme-blesse-anus-policier-drancy-cour-cassation-demande-supplement-information

  3. RV, on peut retourner la situation « Est ce parce qu’il est blanc qu’on en parle encore aujourd’hui alors que pour Théo, il semble qu’on étouffe l’affaire? »

  4. JLK, quelle mauvaise foi.

    L’« affaire Théo » a mobilisé des politiciens – le président de la République en tête, ainsi que des membres du gouvernement de l’époque comme Macron – associations, médias TV et quotidiens durant des semaines entières.
    Absolument rien de comparable avec un entrefilet sur le site de 20′ sur une affaire qui est pourtant survenue avant l’« affaire Théo » et dont un épisode survenait ces jours-ci (avis de la Cour de cassation)…

    Je résume :

    – à Drancy, un individu blanc, Alexandre, accuse la police de l’avoir violé avec une matraque au cours d’un contrôle survenu en octobre 2015
    Ca ne fait pas la Une des journaux, aucun politicien ne se déplace ni ne commente, aucun quotidien de gauche pour prendre fait et cause en faveur du prénommé Alexandre; le monde associatif si prompt à hurler contre les forces de l’ordre se tait

    – à Aulnay-sous-Bois, un individu noir, Théo, accuse la police de l’avoir violé avec une matraque au cours d’un contrôle survenu en février 2017
    Ca fait la Une des journaux, Hollande président de la République se déplace, des ministres montent au créneau, les journaux de gauche prennent la défense de ce Théo, le monde associatif est tout bouleversé, Ribéry lui rend visite, des manifs sont organisées et mêmes des émeutes éclatent
    https://www.20minutes.fr/paris/affaire-theo/

    On peut donc très fortement soupçonner tout ce beau monde d’avoir réagi, parce que le prénommé Théo est noir.
    Une accusation de viol par matraque dans l’anus est moins grave, politiquement, médiatiquement, lorsque le plaignant est blanc.

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