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Sécurité maximale pour démolir le dernier vestige de «l’usine-poison» à Aulnay-sous-Bois

Un mur de clôture contenant de l’amiante a été oublié lors de la démolition du CMMP, lequel a fait 174 morts. Il sera détruit sous confinement étanche en février, en l’absence des enfants de l’école voisine.

« C’est un cauchemar qui revient sans cesse. A croire que l’amiante nous poursuivra toute la vie ! » Gérard Voide a piloté la bataille contre le Comptoir des minéraux et des matières premières d’Aulnay – le CMMP, surnommée l’usine-poison – qui a broyé de l’amiante entre 1960 et 1990, et tué au moins 173 habitants, dont son beau-frère. Aujourd’hui, il voit « resurgir les fantômes du passé » : ce bâtiment a été détruit en 2013… mais un pan de mur, oublié lors de la démolition, a récemment été découvert, bourré d’amiante ! Il doit être détruit en février, lors d’un chantier placé sous haute sécurité.

« C’est au moment d’une visite de l’inspection du travail sur l’ancien site du CMMP, désormais investi par la ville pour être réaménagé en parking, que ce mur amianté a été découvert », explique la direction des services techniques. Qui rappelle que « l’entreprise chargée de la démolition a rendu le chantier en jurant que tous les murs amiantés avaient été démolis ». C’est Deltaville – dont les activités ont été reprises par Séquano Aménagement- qui avait assuré les travaux. Contactée, la société n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Le Comptoir des minéraux d’Aulnay a broyé de l’amiante en centre-ville jusque dans les années 1990. LP/Thomas Lelong

Cette découverte intervient dans un contexte déjà plombé par l’amiante : la semaine dernière, au nord de la ville, plusieurs tonnes de déchets amiantés stockées en bordure de l’école Paul-Eluard, en marge du chantier de démolition du Galion, ont dû être confinées en urgence.

Le chantier se déroulera pendant les vacances scolaires

Ce mur, long d’une trentaine de mètres, est situé à quelques mètres de l’école du Bourg 2, en plein centre-ville. Bon nombre de victimes du CMMP avaient fréquenté cet établissement et respiré la poussière de l’usine-poison, entre 1960 et 1990. En attendant sa démolition, le mur a été isolé. Par ailleurs, des mesures de pollution indiquent qu’il y a zéro trace d’amiante dans l’air.

Mais, visant un « principe de précaution », la ville a décidé de mettre les grands moyens pour démolir ce mur. « Tout autour, nous allons monter un sarcophage étanche à l’eau et à l’air, qui sera dépressurisé, avec un sas de décontamination pour les ouvriers », détaille la municipalité. Les travaux auront lieu durant les vacances de février, en l’absence des enfants.

Une facture d’une centaine de milliers d’euros

Le coût de cette démolition avoisinera « la centaine de milliers d’euros », que la ville a demandé à la Séquano de prendre en charge.

Autant de précautions censées rassurer les parents de l’école du Bourg 2. « Nous avons le sentiment que nos enfants sont en danger au contact permanent avec ces substances et que rien n’est fait pour les protéger au maximum », regrettent-ils dans un courrier envoyé au maire. « La confiance est rompue sur ce sujet », ajoutent-ils encore.

Source et article complet : Le Parisien

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Publié le 12 janvier 2019, dans Actualité, Santé, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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