Publicités

René-Augustin Bougourd : IMPÉRIAL HOMMAGE à Aulnay-sous-Bois

Les réalisations municipales en cours donnent à nouveau au Maire l’occasion de montrer son savoir faire en matière de dénomination des lieux et édifices publics. N’oublions pas qu’il a commencé sa mandature par un coup d’éclat, la débaptisation de la place Camélinat et l’effacement de plus de 70 ans d’histoire de ce quartier, puisque ce nom avait été choisi par une municipalité de Front Populaire à la fin des années 30.  

Naguère la proposition était faite par une commission municipale, mais selon ses propres dires, M. Beschizza n’aime pas les « comités Anatole ». Le choix des noms est à présent exclusivement le fait du Prince. Pour l’ex-annexe Barrès du collège du Parc devenue une école élémentaire et maternelle,  comme pour le futur parc de la rue Jules Princet, quels noms seront choisis ?

La tradition est d’honorer soit une personnalité qui a marqué l’histoire de la ville, soit une célébrité nationale récemment disparue. L’école de la rue Louis Barrault deviendra ainsi l’école « Jean d’Ormesson ». Pourquoi pas ?  Le choix de l’homme, écrivain prolixe et académicien, qui a su incarner avec beaucoup de charme et d’esprit la réaction post-soixantehuitarde a sa logique.

Mais la logique des temps est aussi de promouvoir la parité homme-femme (moins d’une dizaine de personnalités féminines sur 500 noms de rues à Aulnay !). Pour le parc de la rue Jules Princet, on aurait pu penser par exemple à Agnès Varda, magnifique incarnation d’un autre versant du charme, de l’esprit et du talent.

Mais non ! Il vaut mieux rester assis pour lire ceci : ce sera « Napoléon Bonaparte » !

 Il est vrai que cet homme-là méritait d’être sauvé de l’anonymat !  Mais quelle mouche (ou quelle abeille) a donc piqué notre premier édile ? Un anniversaire ? Le bicentenaire de la mort, ce ne sera qu’en  1821.  Un hommage déguisé à notre président, peut être ? Ou bien est-ce la fascination pour l’organisateur d’un pouvoir étroitement contrôlé par la police et la censure qui dès 1800, réduit à Paris le nombre de journaux autorisés de 73 à 13, à 10 peu après, à 4 en 1814 ? Quel rêve pour celui qui, aux frais du contribuable, poursuit en justice les blogs qui ne chantent pas systématiquement ses louanges !

La glorieuse cité d’Aulnay-sous-bois, bien connue pour le style impérial de son urbanisme, rendra donc hommage au plus grand génie militaire du XIXe siècle. On peut se consoler en se disant qu’au moins le ridicule, lui, ne tue pas !

Source : tribune de René-Augustin BOUGOURD

Publicités

Publié le 9 juillet 2019, dans A vous la parole, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Louis B (pas Bonaparte, ok) lol

    A Aulnay ou partout ailleurs en France, les femmes ont peu le droit d’être citées comme Boulevard, Avenues, Rues, Places etc…

    Par contre de quoi on se plaint, ça aurait pu être pire : Square Jean François Copé, ou bien Nicolas Sarkozy lol. Remarquez concernant ce dernier un jeu de mot est facile

    Bruno Beschizza veut laisser une trace indélébile dans l’histoire d’Aulnay. J’ai bien peur qu’il y réussisse. Lol

    Quelque soit le résultat des prochaines municipales, Aulnay se souviendra longtemps de ce maire… lol

    Au fait quel rapport entre un élu de la république et un empereur (sanguinaire) ?

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :