Les policiers ont peur d’intervenir contre les rodéos sauvages en Île-de-France

A nouveau autorisés par le préfet de Paris à poursuivre «des véhicules en fuite» en région parisienne depuis cet été, certains policiers préfèrent encore s’abstenir de se lancer dans une «chasse», pour éviter tout incident.

Le 12 août, en fin de journée, la BAC 93 (brigade anticriminalité) engage une course-poursuite à la limite de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et de Clichy (Hauts-de-Seine) avec un automobiliste qui a refusé de s’arrêter. Le véhicule est volé. La traque est mouvementée, et plusieurs coups de feu sont tirés par la police. Le fuyard est finalement interpellé.

Cette « chasse » risquée aurait-elle pu se produire il y a quelques semaines ? Début juillet, alors que la colère gronde chez les policiers, le préfet de police de Paris Didier Lallement décide de lâcher du lest en abrogeant une note de 2015 qui restreignait cette pratique. Elle les limitait à certaines situations : les crimes de sang et les évasions de prison.

« Les prises en charge n’ont jamais cessé, mais elles étaient soumises à l’appréciation du chef de salle. Nous avions le sentiment de travailler avec les mains attachées dans le dos », explique Jossais Claude, secrétaire départemental 75 du syndicat Unité SGP Police. La récente note préfectorale change la donne, en indiquant : « Désormais, la poursuite des véhicules refusant d’obtempérer aux injonctions de la police pourra être engagée par un équipage. »

«On ne nous demande plus de cesser systématiquement les chasses»

Les forces de l’ordre attendaient que l’on passe de la parole aux actes. « Ça a pris un peu de temps, mais on ne nous demande plus de cesser systématiquement les chasses », confirme un fonctionnaire en poste dans le 93. En juillet, un scooter volé qui mettait la gomme à la vue de la police dans les rues de La Courneuve a été stoppé net. « Nous avons informé le centre d’information et de commandement (CIC) de notre progression. Ça a été simple et rapide. Avant nous n’aurions pas engagé la poursuite », avoue le policier.

L’un de ses collègues à la BAC acquiesce : « La station directrice nous laissait à peine terminer notre message que l’on nous disait d’arrêter sans plus d’explications. En revanche, il fallait donner le motif précis de la poursuite, motif que l’on ignorait évidemment. On avait l’impression que le refus d’obtempérer n’existait pas. »

Source et article complet : Le Parisien

Publié le 28 août 2020, dans Actualité, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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