A Aulnay-sous-Bois, une thérapie par le rire pour les aidants à bout de souffle

@wayhomestudio

Jeux de mimes, improvisations, danses… Une fois par mois, la plate-forme «la Voix des aidants» organise un atelier de rigologie destiné aux personnes accompagnant un patient souffrant d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.

A l’atelier de rigologie, Elsa vient chercher son « rire intérieur » parce qu’à la maison « les fous rires sont devenus très rares ». Depuis dix ans, cette retraitée accompagne son mari atteint de la maladie d’Alzheimer. Une maladie neurodégénérative qui la prive chaque jour un peu plus de son compagnon. « La tristesse, c’est toute la journée », glisse-t-elle pudiquement.

Les confinements successifs n’ont rien arrangé. Avec la solitude, l’autonomie s’étiole plus vite. Depuis quelques mois, son époux ne se reconnaît même plus dans le miroir.

Comme Elsa, beaucoup d’aidants, ces personnes qui accompagnent des proches souffrant d’Alzheimer ou de troubles apparentés, vivent la période comme un nouveau repli. « Le confinement est délétère. Il aggrave l’état des malades », déplore Pauline Tessé, responsable de la plate-forme de répit des aidants familiaux ouverte par Coallia à Aulnay-sous-Bois en 2017. Pour les soulager, elle a eu l’idée de lancer un atelier du rire.

Un défouloir

Une fois par mois, Sophie Gormezano, art thérapeute et rigologue, diplômée de l’école du rire de Frontignan (Hérault), organise « une grande rigolade collective ». Une manière de « libérer les émotions » et de « stimuler les zygomatiques ». A travers des exercices comme des jeux de mimes (pour, par exemple, imiter le rire de la poule ou du chameau), des improvisations (parler en langue imaginaire) ou des danses décomplexées, la thérapeute cherche à créer le décalage, à provoquer l’absurde.

Au fil de la séance, les fous rires incontrôlables s’enchaînent. L’une des participantes se lance dans une imitation endiablée de Louis de Funès, tandis qu’une autre se lâche pendant les « JO de la grimace ». Un vrai défouloir pour ces aidants souvent confrontés à la solitude et à l’incompréhension des autres.

Source et article complet : Le Parisien

Publié le 27 avril 2021, dans Actualité, Santé, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Anti-Complaisance

    C’est pas sur mon Aulnay qu’on va faire une thérapie, bien que ce blog de supra écologistes est à mourir de rire

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