Commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leur abolition : que chacun.e assume son histoire et construise pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité (1/5)

Introduction

En 2001, la loi Taubira reconnut comme crimes contre l’humanité, la seule traite négrière occidentale.

En 2004, l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau montra dans « Les traites négrières » qu’il existait non pas une, mais trois traites négrières : atlantique, arabo-musulmane et interafricaine, la dernière étant support des deux premières traites et de l’esclavagisme purement africain. Accusé de hiérarchiser les traites pour minimiser la responsabilité occidentale, il fit l’objet d’une plainte ensuite abandonnée.

En 2005, Jacques Chirac décida de faire du 10 mai la journée de « commémoration nationale de l’esclavage, de la traite négrière et de leur abolition ».

En 2006, à un journaliste qui l’interpellait sur son silence concernant la traite arabo-musulmane, Christiane Taubira répondit qu’il était préférable de ne pas l’évoquer pour que les « jeunes Arabes » « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes »

Selon moi, toutes les formes de traites et d’esclavages – qui sont des abominations – doivent être dénoncées et combattues, quels qu’en soient leurs auteurs, leurs victimes, les époques. Les traites les plus connues sont celles subies par les Africains. Mais elles ont également touché des blancs. Quant à l’esclave, pratiqué par toutes les civilisations, seuls les Occidentaux ont décidé de l’abolir et ont mis les autres pays en situation de le faire notamment lors des colonisations européennes (également condamnables). Malheureusement, l’esclavage fait encore 40 millions de victimes dans le monde, l’Afrique subsaharienne étant la région la plus « esclavagiste ».

Contre les racialistes qui se victimisent sans cesse et crachent leur haine des blancs, je dis : que chacun assume son histoire dans ce qu’elle a de plus et de beaucoup moins glorieux et regarde de l’avant pour construire pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité. Et cela passe – non pas par le rabâchage haineux et biaisé de faits anciens aussi atroces soient-ils -, mais par leur analyse rigoureuse et la lutte contre les faits présents.

Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Publié le 14 mai 2021, dans Actualité, Histoire, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Qu’un groupe d’individus, qu’un peuple s’arroge le droit de mettre en esclavage un autre peuple est une abomination que nous devons combattre sur tous les fronts et nul doute qu’aucune religion, aucun état ne doit le justifier ni l’encourager, mais le condamner et l’éradiquer.

    La réponse de Christiane Taubira interpelle :

    En 2006, à un journaliste qui l’interpellait sur son silence concernant la traite arabo-musulmane, Christiane Taubira répondit qu’il était préférable de ne pas l’évoquer pour que les « jeunes Arabes » « ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes »

    Les générations d’aujourd’hui qui déplorent tout ce que le passé charrie d’immondices et de comportements peu glorieux apprécieraient de ne pas se voir accuser de haine et de racisme envers les peuples colonisés, persécutés ou mis en esclavage par leurs ancêtres, car nul ne peut-être mis au pilori pour des crimes qu’il n’a jamais commis.

    Nous devons tirer les leçons de l’histoire pour ne plus jamais les reproduire. Cependant il est contre-productif de faire payer aux générations d’aujourd’hui, l’esclavage et le colonialisme conquérant des générations précédentes. il faut davantage construire l’avenir sur l’éradication de ces pratiques rétrogrades d’un autre âge.

    Il m’est personnellement très difficile de célébrer Napoléon quand je sais qu’il a légitimé l’esclavage et la traite des noirs qui sont pourtant nos frères. C’est lui également qui a légitimé la soumission et l’obéissance des femmes à leur père, à leur frère ou à leur mari ! La couleur de peau, le genre, le sexe, les étiquettes religieuses, sociales ou économiques que les humains s’attribuent n’ont rien à voir avec ce qui fait la valeur et la qualité d’un être humain.

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