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Conseil municipal du 12 juillet à Aulnay-sous-Bois : Compte-rendu des décisions de Sylvie Billard 2/2

Décision n° 1103 : décision municipale portant attribution de la médaille de la ville a monsieur Raoul Mercier pour son engagement pour la commune d’Aulnay-sous-Bois

Très cher Raoul,

Aujourd’hui, tu devais être présent pour la décision de remise de la médaille d’honneur de la ville, mais tu nous as quittés avant.

Pour affronter ton grand Départ avec la sérénité du devoir accompli, tu as vécu pleinement jusqu’à tes derniers instants dans tous les domaines notamment politique et littéraire.

  • Politique :
    • Tombé dedans petit, tu y es resté jusqu’à la fin. En 2020, tu participas à ton ultime campagne municipale. D’abord au sein d’Aulnay En Commun (AEC), que tu quittas, car tu ne supportais plus les règles hasardeuses de désignation des candidats qui ne t’assuraient pas de pouvoir t’investir alors que la Grande Horloge hâtait son tictac infernal. Toi l’humaniste, toi l’internationaliste, toi qui as reçu l’hommage d’un ancien 1er ministre ivoirien, hors de question de te soumettre aux mensonges et aux manipulations ! Tu devins alors tête de liste de solidarité intergénérationnelle avec pour seule ambition d’amener à la citoyenneté et au vote celles et ceux qui en étaient éloignés. Restée pour ma part au sein d’AEC avec l’issue que tout le monde connaît, nous rêvions tous deux d’une large unité que nous fûmes bien seuls à vouloir. L’échec était inévitablement au bout du chemin. C’est probablement mieux ainsi.
    • Au sein du Cercle Amical Démocratique Aulnaysien (CADA) que tu cofondas pour inventer d’autres pratiques politiques, tu en définis la stratégie que je mis en œuvre avec zèle et qui aboutit en août 2019 à la publication du Manifeste « Servir Aulnay » auquel tu tenais tant, ainsi qu’à notre engagement lors des élections pour le mettre en œuvre. Ne trouvant plus en son sein suffisamment d’amitié et de démocratie, tu le quittas, tout comme moi.
  • Littéraire :
    • Tu prêtas ta plume à la rédaction d’ouvrages dont le manifeste « Servir Aulnay » et « Je les accuse de désinformation » d’Hadama Traoré.
    • Tu publias deux livres — « Du plaisir d’écrire à l’envie de transmettre » et « De l’influence à la persuasion » — et tu finalisais ton dernier opus « De l’oubli au mépris » retraçant 20 ans de militantisme aulnaysien. J’espère vivement sa publication, tant il concrétisait ton ultime volonté de transmettre le relais de tes engagements et analyses aux Aulnaysien.ne.s.

Raoul, depuis plusieurs années déjà, tu préparais ton Départ, menant tes derniers projets tambour battant quitte à altérer ta santé déjà fragile et passant le flambeau à plusieurs de tes fidèles dont j’ai l’honneur de faire partie.

J’ai demandé que la médaille d’honneur de la ville te soit accordée en reconnaissance de la qualité de ton investissement au service de notre ville. Je remercie infiniment le Maire, les élus et la ville d’avoir accepté et plus encore d’avoir soutenu ta veuve et tes enfants dans ces moments douloureux.

Mais – soyons clairs – plus que de reconnaissance, tu attendais de cette médaille la visibilité de tes engagements pour mieux les poursuivre.

Dans les prochains mois, par fidélité, je mettrai en œuvre avec détermination les directives que nous nous étions fixées.

Repose en paix, ami précieux. Tes fidèles poursuivront tes combats et leurs actions seront autant d’étincelles d’éternité de ton bel engagement pour la ville et ses habitant.e.s.

Sylvie Billard

Ton amie fidèle et dévouée

Conseil municipal du 12 juillet à Aulnay-sous-Bois : Compte-rendu de certaines décisions de Sylvie Billard 1/2

Cher.e.s Aulnaysien.ne.s,

Suite au Conseil municipal du 12 juillet dernier, je vous adresse ci-dessous mes positions pour quelques-unes des de la centaine de décisions (342 pages) abordées.

Les décisions n° 919, 958 et 959 portent sur la mise à disposition temporaire d’un logement généralement communal à des particuliers. Le CM 7 a traité 16 décisions de cette nature (n° 732, 755, 756, 757, 758, 759, 760, 761, 762, 765, 766, 767, 768, 797, 812 et 814).

Questions :

  • Les Aulnaysien.ne.s peuvent-ils consulter le recensement du patrimoine communal ?
  • Quels sont les critères d’attribution de ces logements généralement communaux ?
  • Qui sont les bénéficiaires de ces logements ?
  • Ces bénéficiaires exercent-ils une activité en lien avec l’éducation nationale ?
  • Les prix de location sont-ils ceux du marché ? Sinon, comment justifier le manque à gagner pour le budget communal ?

Réponse du maire : Je vous invite à consulter Mme Maroun.

A suivre donc.

=> Et vous, quel est votre avis et quelles sont vos propositions sur le sujet ?

Au plaisir d’échanger avec vous,

 

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les Aulnaysien.ne.s

votre.elue.citoyenne@gmail.com

Conseil municipal du 12 juillet à Aulnay-sous-Bois : Focus sur quelques délibérations de Sylvie Billard 4/4

Délibération n° 37 : Syndicat d’Équipement et d’Aménagement des Pays de France et de l’Aulnoy (SEAPFA) – rapport d’activité – année 2019

J’ai pris acte de ce rapport d’activité avec réserve, car il ne mentionne pas par compétence :

 

  • les objectifs et leurs atteintes ou pas,
  • les activités réalisées,
  • la satisfaction usager.

Concernant la gestion des aires d’accueil des gens du voyage (GDV) qui représente la quatrième dépense sur 11, il n’y a que 12 lignes sur les marchés et le nombre de personnes accueillies par aires.

Malgré les investissements publics pour la construction d’aires d’accueil dans le cadre du schéma départemental, les objectifs de construction sont loin d’avoir été atteints quantitativement et qualitativement par les villes du département en général et de l’ETP Paris Terre d’Envol. À Aulnay-sous-Bois, l’aire est inadaptée à l’accueil de familles semi-sédentarisées et le nombre de places est trop limité. Cette situation a amené des GDV à investir la friche PSA le 12 octobre 2020. 3 GDV ont été grièvement brûlés et ont failli mourir. Je viens d’avoir de leurs nouvelles. Ils restent mutilés et fragilisés psychologiquement.

Les GDV souhaitant se sédentariser dans une commune doivent justifier un an de résidence dans cette commune alors que les aires d’accueil ne peuvent les accueillir plus de trois mois et que le stationnement licite a été réduit de 72 à 48 h.

Il est tellement dur de trouver une place que – lorsqu’ils en ont une – les GDV y restent de peur – s’ils se déplacent – de ne pas en retrouver à leur retour. De ce fait, ils sont forcés d’abandonner leur mode de vie nomade et vivent dans des endroits souvent misérables, mal équipés, excentrés, peu adaptés à leurs besoins.

Lorsque leurs demandes d’accès aux aires sont rejetées ce qui est souvent le cas faute de places, les GDV sont condamnés à une errance subie et un important stationnement illicite dans des terrains inadaptés et vivent dans l’angoisse d’expulsion ou d’accident. Ces terrains souvent privés situés dans des zones économiques ou chez des particuliers ne permettent pas à l’État d’intervenir. Les conséquences sont catastrophiques :

  • pour les entreprises, commerçants dont l’activité peut être compromise
  • pour les particuliers qui ne peuvent jouir de leurs biens,
  • pour les GDV qui vivent des situations inhumaines et dangereuses.

Cette situation est une bombe à retardement dont le coût économique de construction et d’entretien est aussi important qu’opaque. Que sont devenus les budgets votés et les subventions publiques perçues depuis des années ? L’État contrôle insuffisamment l’utilisation des subventions qu’il verse pour la réalisation des aires d’accueil et l’accompagnement des GDV. L’avenir semble plus sombre encore : combien d’aires d’accueil -financées sur fonds publics- survivront-elles à la pression immobilière du Grand Paris ?

Puisque tout a été fait pour que les GDV ne puissent plus ni voyager ni s’installer, il n’y a pas d’autres choix que de trouver une solution pour :

  • sécuriser leur parcours,
  • lutter contre les discriminations qu’ils subissent notamment scolaires et sanitaires,
  • favoriser les régularisations de leur situation notamment fiscale.

Je travaille actuellement avec des représentants de GDV dont Antoine Sauser, des professionnels associatifs et de services publics, des avocats à l’élaboration de solutions plus humaines, plus efficaces et beaucoup moins onéreuses.

Nous vous proposons la mise en place d’un comité d’orientation et de pilotage avec le SEAPFA, l’ETP, l’ADEPT, les GDV et des élus. Je suis bien évidemment à votre disposition et conclurai avec les slogans d’Antoine Sauser :

« Il faut respecter la Loi pour que les GDV puissent la respecter ».

« Nous sommes français et comme tout français nous voulons être LIBRES – ÉGAUX – FRÈRES. 

Réponse du maire : Je vous propose un rendez-vous avec le DGS du SEAPFA.

=> Et vous, quel est votre avis et quelles sont vos propositions sur le sujet ? 

Au plaisir d’échanger avec vous,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

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onseil municipal du 12 juillet à Aulnay-sous-Bois : Focus sur quelques délibérations de Sylvie Billard 3/4

Délibération n°29 : création du campus du numérique au sein de l’ancien espace Chaptal – demande de subventions

Le projet de Campus du numérique doit permettre de :

  • Former 3 000 apprenants par an aux métiers du numérique et à l’entrepreneuriat territorial et international ;
  • Faire venir les habitants du territoire sur ce tiers lieu et proposer des découvertes du numérique grâce au FabLab le week-end ;
  • Proposer la salle de l’auditorium pour échanger sur des métiers avec les jeunes apprenants et les jeunes du Territoire.

La délibération porte sur l’autorisation de M. le Maire à accompagner MDE – Convergence entrepreneurs dans la captation d’aides financières.

Questions : Je suis forcément d’accord avec un projet de campus. Mais je souhaiterais comprendre le projet de développement économique sous-tendant ce campus numérique ? Quels sont les secteurs d’activité (gestion, industrie, agriculture…) et domaines (développement, réseau…) visés par les formations numériques ?

Qui sont les acteurs de la formation au-delà de SIMPLON et de MICROSOFT ? Comment ne pas être dépendant des géants du web ? Quid d’acteurs français et européens ? Comment garantir notre souveraineté numérique ?

Réponses : Les autres acteurs de la formation sont INFA, E-FABRIQUE. Demain, il y en aura d’autres (entrepôts STEF…). Il existe de très nombreuses entreprises du secteur en Île-de-France.

Le 14 avril, le 1er ministre a appelé par courrier à aider ce projet par tous les moyens. Nous sommes déjà soutenus par la DIRRECCTE.

  • 2014 : 25 jeunes formés,
  • 2019 : 350 jeunes formés, 900 emplois trouvés ;
  • 2020 : 290 jeunes formés, 404 emplois,2021 : 168 jeunes formés au premier semestre.

Les formations portent sur le développement, le Cloud, la fibre.

30 % des formés sont Aulnaysiens, les autres viennent des villes de l’EPT ou du reste de l’IDF.

C’est un long travail qui est enfin récompensé.

La transformation digitale impacte tous les métiers, c’est pourquoi nos jeunes formés trouvent un emploi dans différentes entreprises comme Microsoft, BNP, distribution, vente en ligne, LVMH.

La souveraineté numérique sera acquise en formant nos jeunes.

=> Et vous, quel est votre avis et quelles sont vos propositions sur le sujet ?

Au plaisir d’échanger avec vous,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

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Conseil municipal du 12 juillet à Aulnay-sous-Bois : Focus sur quelques délibérations de Sylvie Billard 2/4

Délibérations n° 21 : plateforme de commerce en ligne Aulnay shopping et n° 22 : fonds métropolitain pour l’innovation numérique (FMIN) – plan de relance

Le programme de dynamisation et de consolidation des principaux pôles commerciaux de la commune, conçu avec les associations de commerçants et les principaux acteurs locaux, repose sur la diversification des commerces et les animations commerciales, ainsi que la mise à disposition depuis le 18 janvier 2021 de l’outil de commerce en ligne AULNAY SHOPPING du prestataire Wishibam qui accompagne les commerçants avant, pendant et après le lancement de l’outil numérique. 

Questions : Affirmant régulièrement que le service public se caractérise par l’égalité d’accès, la continuité de service et l’adaptation aux évolutions nécessaires de notre temps, je trouve bien évidemment nécessaire de soutenir nos commerçants et artisans notamment en utilisant le numérique. Le manifeste Servir Aulnay – que j’ai corédigé – proposait notamment la mise en œuvre d’une plateforme de commerce en ligne. Cependant, la plateforme AULNAY SHOPPING est éloignée des standards du commerce en ligne en termes d’expérience utilisateur et de niveau de services. C’est pourquoi je pose les questions suivantes :

  • Quelle évaluation de la satisfaction par les acheteurs et les vendeurs ?
  • Quel est le % des commerçants et artisans utilisateurs ?
  • Quel est l’accompagnement des commerçants et artisans ?
  • Quid du développement de la livraison et du SAV ?

Réponses :

Nous avons dû agir rapidement, sachant que les élus étaient éloignés du numérique. Cette solution a été choisie rapidement pour faire face à la crise, car elle est utilisée par Paris, Saint-Denis, Blanc-Mesnil et Aulnay.

À ce jour, les chiffres clés sont les suivants :

  • 15 commerces en ligne,
  • 20 285 visites depuis le lancement,
  • 31 achats.

Une société de la ville respectant la chaîne du froid a été sélectionnée pour assurer les livraisons.

Le SAV reste à définir. Nous devons progresser sur ce dossier.

=> Et vous, quel est votre avis et quelles sont vos propositions sur le sujet ?

Au plaisir d’échanger avec vous,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

votre.elue.citoyenne@gmail.com

Conseil municipal du 12 juillet à Aulnay-sous-Bois : Focus sur quelques délibérations de Sylvie Billard 1/4

Délibération n°1 : Commission Communale pour l’Accessibilité – Présentation du rapport d’activité 2020

J’ai pris acte de ce rapport d’activité avec réserve.

La loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a renforcé les mesures législatives en faveur des personnes en situation de handicap. La création d’une Commission Communale pour l’Accessibilité aux Personnes Handicapées (CCAPH) a été rendue obligatoire par la loi (codifiée art. L2143-3 du Code Général des Collectivités Territoriales) pour les communes ou intercommunalité de plus de 5 000 habitants.

Je reconnais l’action de la ville depuis des années, toutes majorités confondues. J’adhère pleinement aux enjeux exposés dans l’introduction du rapport sur l’accessibilité universelle pour permettre un plein accès à un bien, un service, ou une activité : un accès physique, informationnel, relationnel et communicationnel.

Cependant, veuillez prendre acte que je n’approuve pas de ce rapport d’activité, car la raison d’être d’un service public est de servir le public en obéissant à trois caractéristiques : égalité d’accès, continuité de service, adaptation aux évolutions nécessaires de notre temps. Or ces caractéristiques ne sont pas respectées.

Puisque la raison d’être d’un service public est de servir le public, le rapport d’activité d’un service public, quel qu’il soit, se doit de mettre en avant la satisfaction des usagers. Or dans les 73 pages du rapport et au-delà dans les 868 pages de délibérations qui comportent d’autres rapports, j’ai cherché vainement le mot satisfaction. Dans le rapport de la CCA, il n’y a aucune référence à une enquête de satisfaction. Il n’y a même pas de verbatim de personnes en situation de handicap, de leurs aidants (famille, AVS…), de membres de la commission, d’associations du champ du handicap. !

Par ailleurs, je constate que cette commission n’est pas connue d’un certain nombre d’acteurs aulnaysiens du handicap reconnus, ce qui est symptomatique d’un manque d’information, d’écoute, de dialogue, d’implication et de valorisation des personnes directement concernées.

Ces manques altèrent la pertinence de ce rapport qui aux yeux de certains acteurs locaux ne reflète pas la réalité qu’ils vivent

Verbatim d’une responsable associative et de parents :

« Notre association a proposé durant le confinement un projet d’accueil d’espace ouvert. La mairie se l’est approprié. Pourquoi pas ? Mais nous ne sommes même pas mentionnés. C’est de la récupération. ».

« Ce qui est écrit dans ce rapport est magnifique, mais ce n’est pas la réalité. » « Quand on vit les choses de l’intérieur, on sait que c’est faux ».

Au-delà – ce qui est plus grave – l’efficacité et l’efficience de l’action publique dans le champ du handicap sont altérées par le manque d’égalité d’accès, de continuité de service et d’adaptation aux évolutions nécessaires de notre temps.

1. Un manque d’égalité d’accès dans tous les domaines

Lorsqu’ils sont reconnus handicapés par la MDPH, beaucoup d’enfants sont stigmatisés. La reconnaissance de leur handicap leur ferme les portes de nombreuses structures municipales et associatives. Donc certains parents ne déposent pas de dossier auprès de la MDPH pour que leurs enfants aient accès à tout. Du coup, leurs enfants ne bénéficient pas de prises en charge adaptées à leur handicap.

Conformément au principe d’égalité d’accès, les familles ne veulent plus entendre des propos du type « compte tenu de son handicap, vous avez de la chance que votre enfant aille au centre de loisirs ». L’égalité en droit et en dignité doit devenir effective.

La priorité des associations de la ville est que toutes les personnes en situation de handicap accèdent à toutes les structures de la ville municipales ou associatives a fortiori quand elles sont financées par fonds publics.

LOGEMENT ACCESSIBLE

Propositions :

  • Respecter la priorisation d’accès aux logements accessibles pour les personnes en situation de handicap et leur famille. Mes partenaires s’interrogent : quel est le % de personnes en situation de handicap vivant dans les logements accessibles par exemple dans la cité Arc-en-ciel ?
  • Respecter le droit à une pièce supplémentaire pour les intervenants (ergothérapeutes…) : le service logement de la ville ne semble pas au courant. Pourtant le cerfa de la préfecture prévoit une case correspondante. Ce n’est pas respecté.

ÉDUCATION

Propositions :

  • Arrêter de sectoriser les SESSAD et IME pour simplifier les parcours scolaires
  • Mettre en place dans les écoles concernées un repérage avec des codes couleur et des agendas visuels pour les enfants qui ne peuvent s’orienter sans ces outils.
  • Assurer l’égalité d’accès aux voyages scolaires : exemple, le collège du Parc a reçu une subvention pour financer un voyage scolaire. Dans ce collège, il n’y a pas que des Aulnaysiens. Or, les Aulnaysiens handicapés ne peuvent pas profiter de ce genre de voyage, faute d’une AVS pour les encadrer. Il y a une rupture d’égalité.

ACTIVITÉS EXTRA SCOLAIRES

Aires de jeux PMR sur la ville : Il n’y a pas.

L’aire de jeu de l’espace Jules Verne n’a d’inclusif que l’adjectif comme l’attestent les images ci-contre et les liens ci-dessous. C’est un jeu avec un accès PMR à l’arrière à un simple volant. Mais un fauteuil ne rentre pas. Il n’y a rien pour les déficients visuels. Ce n’est pas un jeu inclusif. Impliquer les parties prenantes aurait permis d’éviter le mécontentement qui gronde, d’autant plus que l’association Cap handi’Kids avait fait des propositions qui n’ont pas été prises en compte.

https://fr-fr.facebook.com/Ville.AulnaySousBois/

https://www.facebook.com/caphandi.kids/posts/215857880431280 

Centre de loisirs : Les parents payaient plein tarif jusqu’à 19 h alors qu’on leur impose de venir chercher leurs enfants vers 16 h. Maintenant ils paient au prorata. Mais ils ont dû se battre. Pourquoi ?

Calcul du quotient familial : Certains agents municipaux ne savent toujours pas que AEEH comporte une majoration parent isolé.

Sport : Le Guide des sports fait apparaître des pictogrammes par type de handicap qui enferment les enfants et leur ferment des portes, alors que les TSA par exemple peuvent être de différents niveaux et ne pas empêcher la pratique collective d’une activité. Les associations financées par subventions publiques doivent accueillir tous les enfants en situation de handicap dès lors qu’ils sont en capacité de suivre les activités, d’autant plus que la CAF peut financer des intervenants spécialisés dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap. D’ailleurs, où en est la signature d’une CTG (Convention Territoriale Globale) avec la CAF qui permettrait de pérenniser des financements nécessaires aux personnes en situation de handicap et à leur famille ?

Culture : les activités proposées par la mission handicap s’effectuent sur les heures scolaires. Or les enfants en situation de handicap sont souvent scolarisés. Donc, ils ne peuvent pas bénéficier de ces actions.

Propositions :

  • Concevoir nativement les équipements en tenant compte de leur accessibilité et de leur sécurité avec les associations concernées
  • Organiser les accès prioritaires lors des événements dans la ville (fêtes foraines…) pour faciliter la vie des personnes en situation de handicap et de leur famille ou aidant
  • Renforcer l’accès des personnes en situation de handicap (intellectuels, sourds et malentendants, auditives, moteurs, pas troubles cognitifs et du comportement comme les TSA) en leur permettant d’essayer des activités pour voir avec les enfants, leurs parents et les associatifs si cela est possible et réaliste
  • Solliciter les financements de la CAF pour bénéficier d’intervenants spécialisés dans les structures notamment associatives et lors des colonies qui du coup sont fermées aux enfants en situation de handicap
  • Équiper les écoles et centres de loisir en jeux intéressants ces enfants
  • Former les animateurs et les agents publics aux handicaps et aux réglementations
  • Concevoir les supports de communication avec les associations concernées

ACCOMPAGNEMENT MISSION HANDICAP

L’accompagnement de la mission handicap semble concerner en termes :

  • de structure, essentiellement les crèches, maternelles, centres de loisir et pas au-delà pourtant les enfants grandissent ;
  • de population, une minorité d’enfants de la ville inscrits dans l’atelier passerelle ;
  • de handicap, essentiellement ceux de types intellectuels et physiques, mais insuffisamment les troubles cognitifs et du comportement comme les TSA.

Les agents des services et mission handicap de la ville semblent insuffisamment :

  • informés sur l’ensemble des règles en vigueur, des dispositifs d’aide ;
  • appuyer les familles notamment lors de la rédaction du Projet de vie (difficultés au quotidien) à soumettre à la MDPH.

Verbatim de parents : « Pour le diagnostic de l’autisme, on vous laisse vous débrouiller ». « Les parents ne savent pas forcément qu’ils peuvent bénéficier d’un appui psychologique au sein de la mission handicap ». « Les auxiliaires d’intégration ne semblent pas formés aux handicaps ». « Le chantage au retrait des enfants des dispositifs d’accompagnement et de prise en charge à la moindre occasion est systématique ». « On nous met des bâtons dans les roues. Heureusement, je connais les Lois ».

Propositions :

  • Former les agents publics aux handicaps, aux réglementations et aux dispositifs d’aide
  • Mieux prendre en compte les différents types de handicaps, dont les TSA
  • Améliorer l’accompagnement des enfants et de leur famille tout au long de leur cycle de vie
  • Renforcer la bienveillance envers les enfants et leur famille

CHANGER LE REGARD

La mission handicap propose des auxiliaires d’intégration : « nos enfants n’ont pas besoin d’être intégrés. Ils sont français. Ils ont besoin d’être inclus ».

Verbatim d’une mère : « La mission parle de sport adapté. Pourquoi pas, mais il faut avant tout parler d’inclusion. Mais l’encadrement n’est pas formé. « Il faut laisser la chance aux enfants pour voir comment cela fonctionne dans le groupe. Il faut que les enfants aient du choix. Il y a une multiplicité de situations. Il faut des solutions au cas par cas. Les situations ne sont pas toujours figées. Il ne faut pas enfermer dans des cases. Il faut leur permettre d’en sortir.

Propositions :

  • Sensibiliser au handicap en associant les parties prenantes
  • Ouvrir un lieu de vie permettant d’inclure les personnes en situation de handicap
  • Organiser des événements et rédiger les supports de communication autour des handicaps (Journée de l’autisme…) en associant les parties prenantes

2. Un manque de continuité de service

Verbatim : « J’ai voulu inscrire mon fils au centre de loisirs en août. Or, la mission était fermée. Le centre de loisirs a refusé mon inscription au motif que la mission était fermée, car ils pensaient qu’une personne en situation de handicap doit être accompagnée, ce qui n’est pas toujours le cas ».

Propositions :

  • Garantir la continuité de service

3. Un manque d’adaptation aux évolutions nécessaires de notre temps

Le rapport ne dit rien :

  • sur les agents publics en situation de handicap,
  • sur l’accessibilité numérique et téléphonique des usagers et des agents,
  • sur la promotion de l’entraide entre Aulnaysiens à l’aide d’une Plateforme de mise en relation pour aider notamment à la mobilité et au maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées.

Nota bene : Ces propositions complètent celles recueillies lors de l’Atelier débat du 5 octobre 2018, intitulé « Handicap : état des lieux et perspectives locales ».

https://aulnaycap.com/2020/12/03/sylvie-billard-propose-des-solutions-pour-lamelioration-de-la-prise-en-charge-des-personnes-en-situation-de-handicap/

https://aulnaycap.files.wordpress.com/2020/12/handicap-support-v0.2.pdf

=> Et vous, quel est votre avis et quelles sont vos propositions sur le sujet ?

Au plaisir d’échanger avec vous,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

votre.elue.citoyenne@gmail.com

Conseil municipal à Aulnay-sous-Bois du 12 juillet : Compte-rendu des délibérations de Sylvie Billard 2/2

Suite du compte-rendu des délibérations du conseil municipal du 12 juillet 2021

Délibération n° 12 : subvention de fonctionnement — année 2021

La délibération porte sur l’attribution de subventions de fonctionnement à 122 associations (culturelle, sociale, solidarité internationale ou dimension européenne et militaire ou d’anciens combattants) pour une enveloppe totale de 70 700 €.

Délibération n° 13 : subventions aux associations sportives — année 2021

La délibération porte sur l’attribution sur critères de subventions de fonctionnement à 40 associations sportives pour une enveloppe totale de 733 927 €.

Délibérations n° 18 : adhésion à l’association des villes pour la propreté urbaine (AVPU)

La propreté de l’espace public et la qualité du cadre de vie constituent des enjeux majeurs pour la Ville d’Aulnay-sous-Bois. À ce titre, il serait bénéfique à la municipalité de s’inscrire dans un réseau de collectivités engagées sur le thème de la propreté urbaine.

Les services municipaux de la propreté pourront échanger avec les acteurs du réseau, afin d’améliorer leurs pratiques.

Délibérations n° 21 : plateforme de commerce en ligne Aulnay shopping et n° 22 : fonds métropolitain pour l’innovation numérique (FMIN) — plan de relance

Le programme de dynamisation et de consolidation des principaux pôles commerciaux de la commune, conçu avec les associations de commerçants et les principaux acteurs locaux, repose sur la diversification des commerces et les animations commerciales, ainsi que la mise à disposition depuis le 18 janvier 2021 de l’outil de commerce en ligne AULNAY SHOPPING du prestataire Wishibam qui accompagne les commerçants avant, pendant et après le lancement de l’outil numérique.

J’ai signalé que la plateforme AULNAY SHOPPING est éloignée des standards du commerce en ligne en termes d’expérience utilisateur et de niveau de services et j’ai fait part de mes interrogations.

Délibération n° 23 : exonération des droits de voirie du second semestre 2021 liée à la crise sanitaire de la COVID-19

Afin de soutenir les commerçants locaux dans leur reprise d’activité, il est proposé de prolonger l’exon.ération des droits de voirie applicable sur le second semestre 2021, à l’exception toutefois des taxis, moins impactés par la crise sanitaire que les autres commerces.

Délibération n° 29 : création du campus du numérique au sein de l’ancien espace Chaptal — demande de subventions

Le projet de Campus du numérique doit permettre de :

  • Former 3 000 apprenants par an aux métiers du numérique et à l’entrepreneuriat du territoire, mais aussi tourné vers l’international ;
  • Faire venir les habitants du territoire sur ce tiers lieu et proposer des découvertes du umérique grâce au FabLab le week-end ;
  • Proposer la salle de l’auditorium pour échanger sur des métiers avec les jeunes apprenants et les jeunes du Territoire.

La délibération porte sur l’autorisation de M. le Maire à accompagner MDE – Convergence entrepreneurs dans la captation d’aides financières.

Je suis forcément d’accord avec ce projet, mais j’ai fait part de mes interrogations.

Délibération n° 37 : Syndicat d’Équipement et d’Aménagement des Pays de France et de l’Aulnoy (SEAPFA) — rapport d’activité – année 2019

J’ai pris acte de ce rapport d’activité avec réserve, car il ne mentionne pas par compétence :

  • les objectifs et leurs atteintes ou pas,
  • les activités réalisées,
  • la satisfaction des usagers.

Délibération n° 38 : création maison des services publics rue du 8 mai 1945, quartier Mitry-Ambourget — demande de subvention

J’ai approuvé ce projet de création, car la proximité des services publics avec la population est importante. J’ai demandé quelles administrations seraient représentées. La réponse est que ce n’est pas encore défini.

À suivre donc…

Et vous que souhaitez-vous ? 

Au plaisir d’échanger avec vous,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

votre.elue.citoyenne@gmail.com

Conseil municipal du 12 juillet : Compte-rendu des délibérations de Sylvie Billard 1/2

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Suite au Conseil municipal du 12 juillet dernier, je vous adresse ci-dessous mes positions pour quelques-unes des 51 délibérations (868 pages) et centaines de décisions (342 pages) abordées. Je vous renvoie vers quelques présentations détaillées sur des sujets importants pour nous tou.te.s.

Je suis à votre disposition pour remonter en Conseil municipal vos avis, propositions sur les délibérations et décisions abordées, ainsi que pour échanger sur mes prises de position.

Au plaisir d’échanger avec vous,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

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Délibération n 1 : Commission Communale pour l’Accessibilité — Présentation du rapport d’activité 2020

J’ai pris acte de ce rapport d’activité avec réserve, car la raison d’être d’un service public est de servir le public en obéissant à trois caractéristiques : égalité d’accès, continuité de service, adaptation aux évolutions nécessaires de notre temps. Or ces caractéristiques ne sont pas respectées.

Délibération n 3 : projet de mise en place d’un dispositif de stationnement intelligent — demande de subventions

Le dispositif de stationnement intelligent répond à un triple objectif :

  • orienter en temps réel les automobilistes vers un emplacement de stationnement libre situé sur la voirie ou dans les parkings de stationnement en ouvrage ;
  • diminuer le temps passé à chercher un emplacement de stationnement, se traduisant tant par une diminution de la congestion automobile que par la réduction de l’émission des gaz à effet de serre ;
  • favoriser l’accès aux commerces de proximité.

Le périmètre retenu, dans un premier temps, est celui situé autour du Boulevard de Strasbourg en raison de la présence de nombreux commerces de proximité, mais également des parkings en ouvrage de la Ville.

J’ai approuvé ce projet, car il allie écologie, service aux automobilistes et aux commerçants.

 

Délibération n 4 : projet insertion emploi dans le cadre de l’accompagnement socioprofessionnel des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) pour la période s’étendant du 1er janvier au 31 décembre 2021

La ville d’Aulnay-Sous-Bois, désirant poursuivre son engagement envers les personnes les plus précarisées, s’emploie à consolider le Projet Insertion Emploi (PIE) permettant aux bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA) d’accéder à un emploi durable en s’appuyant notamment sur l’écosystème local des acteurs économiques, de l’emploi et sur les potentialités du territoire communal.

Le PIE — qui bénéficie à 693 Aulnaysiens — est cofinancé par le Département de la Seine–Saint-Denis et le Fonds Social Européen (FSE). 

J’ai approuvé ce projet.

 

Délibération n°11 : fonds d’initiatives associatives — année 2021

La délibération porte sur l’attribution de subventions sur projet à 38 associations pour une enveloppe totale de 60 000 €.

Sylvie Billard sur le décès de Raoul Mercier : hommage à l’ami trop tôt parti

Ce samedi matin 26 juin 2021, Raoul Mercier nous a quittés.

Pour affronter le grand Départ avec la sérénité du devoir accompli, Raoul Mercier aura vécu pleinement jusqu’à ses derniers instants dans tous les domaines politique, littéraire, privé.

  • Politique :
    • En 2020, il participa à son ultime campagne municipale. Quittant AEC, dont il ne supportait plus les mauvaises manières et les règles hasardeuses de désignation des candidats qui ne l’assuraient pas de pouvoir s’investir alors que la Grande Horloge hâtait son tictac infernal, il devint tête de liste de solidarité intergénérationnelle avec pour noble ambition d’amener à la citoyenneté et au vote celles et ceux qui en étaient éloignés. Restée pour ma part au sein d’AEC avec l’issue que vous connaissez, nous rêvions tous deux d’une unité que nous fûmes bien seuls à vouloir. L’échec était inévitablement au bout du chemin. Certains nous qualifièrent d’électrons libres et de traites. Quant à nous, nous partagions sereinement la même fidélité en amitié et aux valeurs qui nous ont toujours animés : humanisme, universalisme, citoyenneté, laïcité, bienveillance… Par respect pour lui et puisqu’il ne peut plus se défendre, il était important de rétablir la vérité.
    • Au sein du CADA qu’il cofonda pour inventer d’autres pratiques politiques, il définit la stratégie que je mis avec zèle en œuvre et qui aboutit en août 2019 à la publication du Manifeste « Servir Aulnay » auquel il tenait tant et à notre engagement lors des élections municipales de 2020 pour le mettre en œuvre. Ne trouvant plus en son sein suffisamment d’amitié et de démocratie, il le quitta à regret, tout comme moi.
    • Il transmit à Hadama Traoré et à moi-même le soin d’accompagner les copropriétaires de la Morée victimes de tant d’injustices, ce que nous fîmes et continuerons à faire chacun à notre manière.
  • Littéraire :
    • Il prêta sa plume à la rédaction d’ouvrages dont le manifeste « Servir Aulnay » et « Je les accuse de désinformation » d’Hadama Traoré. Il publia deux livres – « Du plaisir d’écrire à l’envie de transmettre » et « De l’influence à la persuasion » – et finalisait son dernier opus « De l’oubli au mépris » retraçant 20 ans d’engagement d’Aulnaysien. J’espère vivement sa publication tant il concrétisait son ultime volonté de transmettre le relais de ses engagements et analyses aux Aulnaysien.ne.s.
  • Privé :
    • Il a mené jusqu’à leurs termes les travaux dans sa propriété de Mayenne, berceau familial qu’il voulait transmettre à ses enfants magnifié, serti de 70 hortensias et d’un bel étang. Il voulait me le montrer pour partager son bel ouvrage. J’aurais tant aimé.

Depuis plusieurs années déjà, Raoul Mercier préparait son Départ, menant ses derniers projets tambour battant quitte à altérer sa santé déjà fragile et transmettant le flambeau à plusieurs de ses fidèles.

Nous avions tant prévu de choses à faire ensemble dans les mois qui viennent que je peine encore à admettre sa disparition. Je veux l’appeler, lui parler… Je me sens, comme d’autres fidèles qui se joignent à moi dans ce moment douloureux, orpheline.

C’est le cœur grave et désormais lourd que j’ai commencé à honorer envers lui les engagements que me dictent notre amitié, notre communauté de valeurs et les circonstances. J’ai demandé que la médaille d’honneur de la ville lui soit accordée en reconnaissance de la qualité de son engagement au service de notre ville. Je remercie infiniment le Maire d’avoir accepté. J’ai demandé ce jour la publication de son texte posthume à AulnayCap que je remercie vivement. J’ai bien évidemment présenté mes condoléances à sa famille. Et dans les prochains mois, je mettrai en œuvre avec détermination les directives que nous nous étions fixées.

Repose en paix ami précieux. Tes fidèles poursuivront tes combats et leurs actions seront autant d’étincelles d’éternité de ton bel engagement pour la ville et ses habitant.e.s.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les Aulnaysien.ne.s

 

Sylvie Billard : le racialisme est une menace pour la paix civile (2/2)

Cher.e.s Aulnaysien.ne.s,

Face aux racialistes qui jugent coupables les seuls Occidentaux pourtant les seuls à avoir d’eux-mêmes aboli l’esclavage et à s’en repentir et qui épargnent les Arabo-musulmans et les Africains tout aussi responsables sans n’avoir jamais reconnu officiellement leur responsabilité, affirmons – en citant un de mes commentateurs – que « toute solidarité qui ne s’applique pas au genre humain dans son ensemble porte en germe la haine de l’autre ».

Alors, plutôt qu’aux racialistes haineux, donnons la parole* à des Africains courageux et responsables (*extraite du journal Jeune Afrique) :

« Nous, Africains, devons aussi assumer notre responsabilité dans l’esclavage1 »

« (…) Les interventions de Romuald Hazoumé, quant à elles, ne vont pas forcément dans le sens auquel on pourrait s’attendre, celui d’une attaque en règle des Occidentaux. « Moi mon rôle en tant qu’artiste africain, c’est de dire aux miens, ‘nous, Africains, devons aussi assumer notre responsabilité dans l’esclavage !’ S’il n’y avait pas eu de vendeur, il n’y aurait pas eu d’acheteur. Comme les Occidentaux, des Africains ont aussi profité de ce trafic ! Et il est important de parler de ce qui se passe aujourd’hui, de parler de ces enfants que l’on « place » dans d’autres familles, qui font le ménage, la vaisselle, qu’on ne met pas à l’école… Nous devons nous regarder d’abord avant de regarder les autres. »

(…) Un autre invité, Gildas Bi Kakou, historien ivoirien qui a consacré sa thèse de doctorat à la traite négrière ivoirienne au XVIIIe siècle, intervient dans les collections. (…) Il décrit par exemple les opérations guerrières ‘nolo’ (rapt d’un individu isolé) ou ‘mvrakila’ (tenant du raid, de la razzia) au Congo pour fournir des esclaves aux négriers. Il évoque aussi le royaume Ashanti (1701-1874) à qui était livré chaque année un tribut de 2 000 esclaves.

‘La responsabilité africaine dans l’esclavage est encore taboue, reconnaît celui qui s’est intéressé au sujet en découvrant que certains de ses lointains aînés avaient été propriétaires d’esclaves. Que l’on soit descendant de parents réduits à la servilité ou de personnes possédant des esclaves, c’est encore très compliqué et honteux d’en parler.’

L’historien prometteur (il est lauréat du prix du Comité national pour la mémoire et l’Histoire de l’esclavage 2019) poursuit actuellement son travail à Nantes, les universités ivoiriennes ne semblant pas pressées de s’attaquer sérieusement au sujet. ‘Il y a aussi des enjeux financiers dans la reconnaissance d’une participation africaine, remarque Krystel Gualdé. Si les États reconnaissaient cette participation, la question des réparations serait évidemment brouillée’. »

Pour ma part, au-delà d’un ressassement haineux du passé, j’appelle chacun.e à assumer et à dépasser son Histoire, afin de construire pour tou.te.s un avenir de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

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