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Sylvie Billard, conseillère municipale indépendante à Aulnay-sous-Bois, vous adresse ses voeux

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Je vous adresse pour cette nouvelle année mes vœux les meilleurs, ainsi qu’à vos proches :
  • Des vœux de liberté d’expression : avec moi, pas de censure ! Je continuerai à valoriser la parole et les combats des aulnaysien.ne.s, comme je l’ai fait en 2020 avec les copropriétaires de la Morée, les gens du voyages, les représentants d’associations ou les artisans et commerçants.
  • Des vœux de transparence : avec moi, pas de duplicité ! Je continuerai à vous rendre compte de mon action et à lutter contre la corruption.
  • Des vœux de solidarité : avec moi, pas d’exclusion ! Je poursuivrai mon engagement auprès de celles et ceux qui veulent être des citoyen.ne.s à part entière. Je demanderai inlassablement la signature par la ville d’une convention territoriale globale avec la CAF pour sécuriser les financements des actions au service des parents et de leurs enfants. Je demanderai inlassablement la solidarité numérique pour chaque particulier, association, commerçant et artisan pour que ces derniers puissent vivre de leur travail malgré les restrictions.
  • Des vœux de santé : à l’approche d’un nouveau confinement, je suis de tout cœur avec celles et ceux qui souffrent de cette situation et avec nos soignants si maltraités.
  • Des vœux de bonheur et d’espérance d’un monde meilleur à construire avec vous et pour vous, ici et maintenant.
Sylvie Billard
L’élue citoyenne au service de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Emission Aulnaycap – Aulnay Relais Infos n°1 : Interview de Sylvie Billard qui nous parle de son parcours et de ses convictions

Sylvie Billard

Alain Boulanger devait inaugurer l’émission commune Aulnaycap – Aulnay Relais Infos mais a eu un contretemps. C’est finalement Sylvie Billard, citoyenne engagée et conseillère municipale d’opposition qui s’est prêtée à l’exercice dans une interview de plus d’une heure avec Arnaud Kubacki (Aulnaycap) et Aurore Buselin (Aulnay Relais Infos).

Dans cette interview, Sylvie Billard revient sur ses racines (une partie de sa famille a fui l’Alsace-Lorraine en 1871 après l’annexion Allemande, une autre vient de Normandie) et son parcours dans les conseils de quartier (elle a été élue co-présidente du conseil de quartier Tour Eiffel en 2008 en battant Gérard Lecareux, aujourd’hui conseiller municipal dans la majorité de Bruno Beschizza).

Parmi les principales informations qui ont retenu notre attention :

  • Ses combats dans les conseils de quartier notamment avec les sujets épineux de l’immeuble de la cité Arc-en-Ciel et du square Volpati)
  • Sa participation à l’observatoire des engagements de Gérard Ségura, dispositif qu’elle a trouvé trop tardif)
  • La campagne trop tardive d’Aulnay En Commun qui a permis une victoire facile de Bruno Beschizza
  • Les tensions avec certains membres du groupe Aulnay En Commun qui a conduit à son éviction (tactiques politiciennes, sélection des colistiers parfois arbitraire, refus de publier ses contributions au conseil municipal, manque de concertation ou d’anticipation…)
  • Ses critiques sur la politique de dénomination des rues de Bruno Beschizza
  • Ses doutes sur la politique migratoire (absence de solidarité des pays du Golfe pourtant riches, l’Europe qui doit à chaque fois endosser toutes les responsabilités sans raison…)
  • Son souhait de rapatrier les jeunes enfants des djihadistes de Syrie tout en laissant les parents se faire juger dans les pays où ils ont commis leurs méfaits
  • Son attachement à la liberté d’expression et sa reconnaissance concernant les blogs tels qu’Aulnaycap ou Aulnay Relais Infos

Pour visionner cette interview réalisée avec l’outil Zoom, cliquer sur l’image ci-dessous :

Pour soutenir les forces de l’ordre, nos gouvernants doivent renouer avec la démocratie et l’intérêt général

Sylvie Billard

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Je partage avec vous mon intervention relative au vœu pour nos Forces de l’Ordre (délibération n° 64) présenté par la majorité lors du conseil municipal n°5 du 9 décembre dernier.

Très cordialement,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Monsieur le maire,

Mesdames et Messieurs les élu.e.s  de la majorité,

Je vous rejoins pleinement sur différents points. Nos forces de l’ordre doivent effectivement être respectées, défendues et protégées. Elles effectuent un travail extrêmement difficile qui doit être reconnu et elles doivent disposer des moyens humains, budgétaires, juridiques et matériels nécessaires à leurs missions. Elles doivent notamment être correctement formées à l’instar de ce qui se fait le mieux au niveau européen et correctement encadrées ce qui n’est pas le cas au sein de la DSPAP. Elles doivent également bénéficier d’un accompagnement médical en cas de blessures et psychologique en cas de syndromes post traumatiques, ainsi que d’une protection fonctionnelle lorsque cela est justifié, ce qui n’existe généralement pas actuellement. Oui, le « cop watching » doit être sanctionné et les lois actuelles le permettent. Encore faut-il qu’elles soient appliquées.

Mais lorsque vous écrivez que les forces de l’ordre « ont plus que jamais besoin du soutien inconditionnel des responsables politiques, des collectivités territoriales et de l’Etat », je me permets de vous dire que notre soutien leur est du certes, mais il ne saurait être inconditionnel.

L’inconditionnalité est la négation de la liberté qui va de pair avec des interdits, sinon c’est la dictature. L’inconditionnalité est la négation de la politique dont le rôle consiste notamment à définir les conditions d’exercice des différents pouvoirs et corps constitués.

Et d’ailleurs, les violences que vous dénoncez à juste titre et qui sont condamnables résultent en partie d’un déficit politique dont les policiers sont conscients et que leurs syndicalistes déplorent.

David Le Bars, Secrétaire Général du syndicat national des commissaires de police a déclaré :

    • le 29 novembre 2020 sur France inter, que « la police ne peut pas être otage des querelles au plus haut sommet de l’état, ou de gens voués à des fonctions suprêmes« .
    • le 17 juin 2020 sur RMC, que « cela fait 4 ans que l’on est utilisés de façon très intensive dans un conflit social. (…) Depuis 2016, on est utilisé à outrance. Et on est vu comme une institution qui ne fait que du répressif. Ce n’est pas faux. On est beaucoup trop utilisé à cette fin-là ». La solution des conflits sociaux doit être politique et non répressive.
    • le 14 janvier 2020 dans C à Vous, « il y a un problème dans la façon de gérer les FO. On est passé d’une gestion défensive à une gestion offensive. C’est aux politiques de décider ce qu’ils veulent faire de la police ».

Concernant les violences lors des manifestations qu’il convient encore bien évidemment de dénoncer notamment celles commises par les Black Blocks, Linda Kebbab, la déléguée syndicale de SGP Police – FO, a tenu des propos très clairs :

    • le 30 novembre 2020 sur RMC:
      • Jean-Jacques Bourdin : Je ne comprends pas l’impunité des Black Blocks ? (…) Qui les laisse entrer [dans les cortèges] ?
      • LK : Demander aux donneurs d’ordre M. Bourdin, demander à mon employeur. Il y a un an, j’avais dit que l’on pouvait par le biais du code de procédure pénale et notamment la vérification d’identité éviter ou en tout cas limiter l’intégration des black blocks dans les cortèges. Cela m’a valu une menace d’enquête IGPN.
      • JJB : Je ne comprends plus rien. On sait que les black blocks vont tout casser et frapper des policiers et on les laisse entrer dans les manifestations !
      • LK : (…) Depuis quelques années on n’a plus les moyens (…) d’interpeler les black blocks parce que l’ordre n’est pas donné au bon moment notamment avant leur intégration dans les cortèges.
    • Le 12/10/20, à 20 minutes: « Alors qu’une partie de la population réclamait un dialogue social [lors du mouvement des gilets jaunes], les autorités se sont contentées d’envoyer les policiers. Ils se sont pris toute cette colère qui s’était transformée en violence. »

Laurent Bortolussi, journaliste de terrain couvrant des manifestations depuis 30 ans a déclaré sur le 03.12.2020 sur Sputnik :

    • « Quand une puissance politique veut décrédibiliser un mouvement, elle a plutôt intérêt à laisser les magasins se faire piller et les voitures brûler. On voit très bien la différence quand la police a l’ordre d’agir –avec les migrants place de la République, par exemple, où la volonté de répression était très claire– et quand elle a ordre de ne pas intervenir. Lorsque la Police ne veut pas que ça déborde, ça ne déborde jamais. Seule exception notable, l’acte III des Gilets jaunes. Là, les autorités ont réellement été prises de court ».

Donc pour revenir à votre vœu, Mesdames et Messieurs les élu.e.s de la majorité, oui il faut soutenir nos forces de l’ordre. Et l’une des meilleures manières est que nos gouvernants règlent politiquement les mouvements sociaux, arrêtent d’instrumentaliser les black blocks pour les discréditer, arrêtent d’instrumentaliser les forces de l’ordre pour :

    • imposer à coup de répression leur ultra libéralisme dont aucun peuple sur terre ne veut,
    • se protéger de la colère populaire qu’ils ont eux-mêmes déclenchée,
    • se maintenir ainsi indument au pouvoir.

La répression n’a jamais été et ne sera jamais une réponse adaptée à la misère humaine, aux injustices et à la colère sociale. C’est cet usage dévoyé des forces de l’ordre par nos gouvernants qui les abîment aux yeux des français et attise leur colère. Il est temps que nos gouvernants se mettent enfin à faire de la politique dans un cadre démocratique, c’est à dire au service de l’intérêt général de la France et des français. Il est temps que nos gouvernants permettent enfin aux forces de l’ordre d’accomplir leur devoir qui est de lutter contre les crimes et délits qui explosent et nous protéger contre le terrorisme qui s’est rarement aussi bien porté.

C’est ainsi que la société française se trouvera pacifiée et que les forces de l’ordre retrouveront la confiance des français.es.

Sylvie Billard : je suis disponible pour la recomposition politique de la gauche et du centre à Aulnay-sous-Bois

Sylvie Billard

Cher.e.s aulnaysien.ne.s,

Je partage avec vous mon intervention relative au vœu pour une charte éthique (délibération n° 63) présenté par les élu.e.s AEC lors du conseil municipal n°5 du 9 décembre dernier.

Après m’avoir exclue pour avoir rendu publiques les positions publiques validées et présentées lors des précédents conseils, leur première intervention lors de ce conseil a consisté à mettre publiquement en cause la qualité de ma personne.

Je me suis donc permis une petite mise au point, car lorsque des élu.e.s bafouent à ce point les valeurs qu’ils sont sensés défendre, le plus simple est qu’ils laissent la place aux colistiers suivants pour nous permettre de retrouver notre unité et la cohérence par rapport à la charte des valeurs que nous avons signée.

Très cordialement,

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Monsieur le maire,

Mesdames et Messieurs les élu.e.s,

En cette journée internationale de la lutte contre la corruption, je suis bien évidemment favorable à l’adoption d’une charte éthique ambitieuse.

D’ailleurs M. le Maire, au commencement de votre premier mandat, je vous avais invité lors de la fête de quartier que j’organise à signer la charte de Transparency Internationale. Vous aviez accepté avant de vous désister. Je trouve cela bien dommage.

Je me permets interpeller maintenant les auteurs de ce vœux. Le « notamment » de votre vœux peine à cacher la faiblesse de vos propositions. Vous n’évoquez même pas celles que j’ai portées en votre nom après que les avoir validées. Vous faites ce que vous reprochez au maire en matière d’invisibilisation de l’opposition. Vous cherchez systématiquement à m’invisibiliser. Vous faites comme certains personnages historiques effaçant leurs opposants sur les photos officielles. Mais moi, je ne cherche pas à invisibiliser qui que ce soit. Contrairement à vous, j’ai accepté la publication de tous vos textes. Mon article sur le handicap valorise votre débat. Vous souhaitez un vœu commun avec vos opposants tout en rejetant vos partisans. Quelle est votre cohérence ?

La raison de votre ostracisme devient limpide. C’est une manœuvre de partis politiques qui veulent être les seuls sur le devant de la scène et ne supportent pas l’émancipation de représentants de la société civile. Vous n’incarnez pas le renouveau des pratiques démocratiques. Vous n’incarnez pas la transparence et l’éthique. Avec vous, la recomposition politique de la gauche et du centre n’a pas eu lieu. Elle reste à faire. Je suis à la disposition de tous les honnêtes gens de la ville pour entamer enfin cette recomposition que vous avez trahie, cette recomposition pour plus de démocratie, plus d’éthique, plus d’écologie, plus de justice et plus de solidarité.

Pour en revenir au vœux, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les élu.e.s, oui signer une charte éthique ambitieuse est nécessaire, la mettre en œuvre encore plus, pour restaurer enfin la confiance de nos concitoyen.ne.s en la politique.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Sylvie Billard s’adresse à Sabrina Bousekkine, Secrétaire Générale de la Démocratie Représentative, sur le thème de la corruption

Madame la secrétaire générale de Démocratie Représentative,

Par votre lettre ouverte, vous interrogez l’ensemble des élu.e.s sur leur rôle dans la lutte contre la corruption notamment à Aulnay-sous-Bois. Je vous en remercie.

La corruption, mais aussi la fraude, l’évasion fiscale et l’utilisation abusive de fonds publics doivent être combattues sans relâche, car c’est du vol, du vol de l’argent sacré des habitants de ce pays, un viol démocratique, social et économique. Combien ces délits coûtent-ils à la France et aux français.e.s ? Combien de points de PIB en moins ? De chômeurs en plus ? De vies brisées, broyées, perdues ? Ces délits doivent être combattus partout, y compris à Aulnay-sous-Bois, surtout qu’ils en appellent d’autres comme les violences physiques et les menaces de mort.

Vous relatez d’ailleurs dans votre courrier des faits d’une extrême gravité qui seraient commis par un proche collaborateur du maire : menaces et séquestration, malversations liées à des attributions de logement HLM, vente par sous-évaluation d’un bien public « le Château », conflits d’intérêts. Vous expliquez toutes les actions que vous avez menées pour alerter et obtenir des réponses auprès des élu.e.s d’Aulnay-Sous-Bois, du préfet de Seine – Saint-Denis, du procureur de la République, de la police nationale, du défenseur des droits et qui sont restées sans réponse. Cette absence de réponse est anormale, la lenteur de la justice tout autant compte tenu de la gravité des faits que vous évoquez.

Je tiens pour ma part à relater les dérives suivantes touchant également des proches du maire : Durant les élections municipales de mars 2020, un de mes colistiers assesseur a été -à proximité de son bureau de vote- frappé, jeté au sol puis menacé de mort par des agents municipaux identifiés. Son jardin a ensuite été souillé et les freins de sa voiture sabotés. Un colistier d’une liste concurrente se plaint également de faits de violence. Bien que le tribunal administratif ait rejeté le recours en annulation de ces élections, le rapporteur public a déclaré que ces faits sont :

  • « déplorables et révéleraient un climat tendu»,
  • « condamnables (…) et le cas échéant constitutifs d’une infraction pénale ».

Une action au pénal est d’ailleurs en cours. Le procureur de la république a été saisi au titre de l’article 40. Une des listes au moins interjettera appel. L’autre saisira le conseil d’Etat prochainement. Je soutiens toutes ces actions judiciaires. L’affaire est donc loin d’être clause.

Moi-même, j’ai subi des dérives condamnables : un agent du maire est intervenu auprès d’AulnayCap pour faire supprimer mes lettres ouvertes au maire.

Le maire, informé de ces dérives, les a-t-il condamnées ? A-t-il diligenté des enquêtes administratives ? A-t-il pris les sanctions qui s’imposaient ? Vous connaissez la réponse.

Pour ma part en tant qu’élue au service des aulnaysien.ne.s, je condamne publiquement ces dérives et en matière de lutte contre la corruption, j’ai fait à plusieurs reprises en conseil municipal des propositions concrètes issues des bonnes pratiques promues par l’OCDE. Elles ont toutes été refusées et ma lettre ouverte au maire les reprenant n’a pas reçu de réponse.

Je continuerai cependant à dénoncer les dérives, à faire des propositions et à être au côté des aulnaysien.ne.s qui souhaitent les combattre. J’approuve d’ailleurs pleinement l’action du collectif « stop corruption à Aulnay-sous-Bois » qui met à disposition la boite mail « stopcorruptionaaulnaysousbois@gmail.com » sur laquelle les aulnaysien.ne.s pourront déposer leur témoignage -à la condition qu’il soit accompagné de preuves sérieuses- qui sera étudié en lien avec des associations spécialisées.

Ensemble, luttons contre la corruption et contre toutes les violences !

Ensemble, luttons pour la liberté d’expression et pour que vive la démocratie !

Source : Sylvie Billard, L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Les violences faites aux femmes ne sont pas exclusivement physiques

Les violences faites aux femmes existent depuis la nuit des temps, au travers de son infériorisation séculaire, de sa sujétion et de son  » objetisation  » par les hommes et par les sociétés patriarcales. Dans les religions, elle est un attribut de l’homme et sa  » possession  » ! Dans notre société, et bien que les femmes se fassent de plus en plus entendre dans leurs légitimes revendications, elles sont trop souvent reléguées aux tâches liées à la maternité, à la vie domestique, à la famille, aux soins et à l’éducation des enfants. Dans le monde du travail, les postes à responsabilités leur sont refusés et les salaires sont bien moindres que les hommes à compétences égales. Tout cela constitue des violences faites aux femmes !

Le 25 novembre 2020 avait lieu la journée consacrée aux violences faites aux femmes, ponctuée par des manifestations et des évènements organisés autour de ce thème et mettant en lumière les actons mises en place pour les prévenir ou en atténuer les dégâts lorsque ces violences (agressions physiques et assassinats) n’ont malheureusement pas pu être circonscrites ou évitées.

Le confinement nécessité par la non-propagation du virus au travers des contacts sociaux réels, a fait émerger partout dans le monde et avec une plus grande acuité encore, les violences perpétrées au sein des couples et des familles par un conjoint incapable de gérer ses pulsions agressives et violentes envers leur épouse ou leur concubine, et parfois même envers leurs propres enfants.

Le paléoanthropologue Pascal Picq,  maître de conférences au Collège de France, propose dans son dernier ouvrage intitulé  »  Et l’évolution créa la femme  » paru le 21 octobre dernier aux éditions Odile Jacob, une analyse évolutionniste de la sujétion et  de la coercition des femmes depuis les origines, concluant qu’il s’agit d’une question sociale, culturelle et anthropologique et affirme que   : « Les mâles de notre espèce sont parmi les primates les plus violents envers leurs femelles, les femmes ».

La crise sanitaire qui a frappé la planète entière a mis sur le devant de la scène une recrudescence des relations sexuelles non consenties par les femmes, des viols en Afrique du Sud ou au Nigéria, une hausse des disparitions de femmes au Pérou, des féminicides en augmentation significative au Mexique et au Brésil, et les associations dédiées à la protection des femmes ont été submergées d’appels au secours et à l’aide partout en Europe ! L’ONU a tristement constaté que le confinement était à l’origine d’une montée inquiétante des violences sexistes, sexuelles et domestiques : 30 % à Chypre et en France, 33 % à Singapour, 25 % en Argentine…. Le bilan est désastreux et souvent mortel pour les femmes !

C’est donc dans ce contexte lié à la promiscuité spatiale imposée par le confinement, que le groupe d’opposition Aulnay en Commun a organisé sur Facebook une soirée consacrée à ce fléau, en accueillant différentes personnalités venues apporter leur point de vue, leurs propositions et leur expertise. Le féminisme qui revendique l’égalité de droits, de traitement, de chances, de respect et de considération pour les femmes dans une société incroyablement marquée par le sceau du machisme et du patriarcat, autant au niveau des états que au sein de toutes les religions de la planète, est un des combats porté par Sarah Kassouri, seule femme  » rescapée  » (si je puis dire) siégeant au sein du groupe Aulnay en commun.

Cependant, et ce point de vue n’engage que moi-même, j’ai eu l’occasion de constater sur le terrain, notamment lors de la constitution d’une liste participative pour les dernières municipales, que les femmes qui démontrent une capacité à porter un vrai leadership et qui assument l’ambition et le désir de s’engager dans un mandat politique, se voient subtilement et souterrainement écartées et même ostracisées.

Il est en effet notoire et très difficile pour une femme, même dans nos sociétés occidentales qui se prétendent évoluées et faussement « ouvertes », d’exister et d’apporter ses contributions originales et personnelles, ses projets et sa vision dans toutes les sphères de pouvoir où les hommes occupent déjà des places et tiennent jalousement les rennes jusqu’à en imposer les règles et les processus qui enferment les femmes dans des zones de relégation souvent systématique !

 Il faut le dire, la parole des femmes est sérieusement muselée par une très grande majorité d’hommes, leurs idées cataloguées inintéressantes et les actions pragmatiques qu’elle souhaiteraient concrétiser dans la vraie vie au bénéfice de la collectivité trop souvent mises en échec ! Si Madame Billard est miraculeusement parvenue à se hisser dans le quintet de tête d’Aulnay en Commun pour les municipales 2020, son éviction, que dis-je, son  » exclusion  » témoigne du refus de s’ouvrir à de nouvelles méthodes, de nouvelles propositions, à une créativité originale dans les manières d’intervenir dans le débat public, et d’accepter de nouvelles manières d’envisager la citoyenneté et la politique portée de manière originale par les femmes.  Que nous le voulions ou non, notre société est encore très imprégnée et très marquée du sceau des atavismes politiques et des conditionnements patriarcaux et machistes !

Je vais également évoquer ici, la charge mentale énorme que subissent les femmes dans leur vie quotidienne, amenée qu’elles sont à devoir être multitâches au sein des familles qu’elles ont construites, et souvent abonnées malgré elle au rôle qui leur est implicitement et tacitement assigné, de  » bobonne à la maison  » , aussi transparente qu’une baie vitrée astiquée et uniquement dévolue par la force des circonstances, des croyances limitantes et des conditionnements, aux tâches ménagères, à l’intendance domestique, aux soins des enfants et des parents vieillissants ou devenus dépendants, le tout parallèlement à un métier accompli souvent dans le stress…..

J’ai connu cette vie là durant des années, dans la souffrance d’être absorbée et engloutie par des tâches et des obligations qui m’étaient d’office dévolues parce qu’elles résultent d’un conditionnement sociétal puissant que personne, ni hommes, ni femmes, ne remet vraiment en cause.  La charge mentale continue et le temps que nous consacrons à des activités parfois fastidieuses, chronophages et invisibles,  mais Ô combien indispensables à l’organisation de toute la famille,  exerce une telle pression dans nos vies de femmes que l’on s’interdit de penser, de réfléchir à cette vie de cinglée que nous menons, que nous subissons, Juste pour ne pas s’écrouler, parce que nous savons que si nous le faisons, nous allons nous engouffrer dans un processus irréversible qui pénaliserait toute la famille ! Alors, nous tenons, nous luttons coûte que coûte contre l’épuisement et la dépression !

Faire tourner la maison pendant que son époux travaille à l’étranger ou dans une autre ville, travailler soi-même loin de son domicile avec des transports longs et coûteux pour un salaire souvent modeste, renoncer à sa carrière artistique pour élever et éduquer ses enfants,  faire le taxi pour les mener à toutes leurs activités culturelles, artistiques sportives et musicales en sus de leur scolarité,  sont des tâches essentiellement dévolues aux femmes, tandis que les hommes se consacrent à leur carrière, et éventuellement à leurs centres d’intérêts !

J’ai compris et réalisé pour l’avoir vécu dans mon être et dans ma chair, à quel point les femmes qui portent des ambitions, des rêves et des espérances doivent y renoncer, en dépit de leurs talents avérés et des compétences qu’elles ont acquises, tout simplement parce que le monde machiste, la société patriarcale dans lesquels nous vivons, les a enfermées dans des rôles prédéfinis qu’elles n’ont jamais eu véritablement le droit de remettre en question.

 Personnellement je n’ai pu réellement commencer à exercer mes droits et mes activités de citoyenne que lorsque mes enfants sont devenus un peu plus autonomes, et lorsque deux membres proches de ma famille accueillis à la maison durant plusieurs années parce qu’ils étaient devenus malades, âgés et ultra-dépendants sont décédés, car auparavant cela était absolument impossible, et cette réalité là est celle de toutes les femmes !

Lors de mon engagement dans la construction et la constitution d’une liste participative pour les municipales 2020, j’ai profondément regretté, en tant que femme, que mes collègues et sœurs féminines qui étaient les compagnes des hommes qui y travaillaient activement, ne puissent être davantage présentes pour apporter leur contribution personnelle. Je ne les nommerai pas, mais ce constat m’a beaucoup peinée et dérangée, et témoigne bien si besoin en était, que la charge des femmes est telle, qu’elles sont injustement sous représentées dans les instances citoyennes et démocratiques. Il faut vraiment que cela change, encore faut-il que la société dans son intégralité, et que leurs conjoints leur en donnent les moyens de manière effective….

Le renoncement d’Anne-Sophie Carton à ses fonctions d’élue après seulement quelques mois, met en exergue le fait que les femmes, souvent très impliquées dans leur vie familiale et professionnelle, et soucieuses de donner la pleine mesure de leurs talents dans tous les domaines où elles choisissent de s’engager et de s’investir avec sérieux et responsabilités, se retrouvent parfois contraintes à devoir faire des choix et à oblitérer des fonctions qu’elles avaient pourtant la capacité à remplir, tout simplement parce que les rôles qui sont d’office dévolus aux femmes dans la société telle qu’elle est conçue par le patriarcat, empêchent, voire même interdisent, l’épanouissement des talents qui sont les leurs  et qui seraient pourtant très certainement d’un grand bénéfice pour la collectivité entière.

Donner une vraie place aux femmes dans notre société à des postes où elles ne servent pas qu’à jouer les tapisseries ou les faire valoir des hommes, ne devrait pas être facultatif ni discrétionnaire, ni laissé à la seule décision des hommes de pouvoir qui siègent majoritairement dans tous les gouvernements et dans toutes les obédiences religieuses de la planète, mais devrait devenir l’enjeu majeur à relever pour le siècle en cours.

Réflexions, témoignage et article rédigé les 25 et 26 novembre 2020 par Catherine Medioni

Note : Les dessins illustrant la charge mentale des femmes sont empruntés à la dessinatrice Emma qui souhaite conserver l’anonymat de son nom de famille, et qui a mis les concepts de charge mentale en abyme de façon ludique et humoristique dans des bandes dessinées. Elle ne revendique aucune qualité esthétique de ses illustrations, considérant que son propos est davantage de créer des images parlantes.

En France, « nous allons tranquillement vers un État autoritaire »

Chères aulnaysiennes, chers aulnaysiens,

C’est la députée LREM Nathalie Sarles qui parle le mieux de la situation actuelle : « Nous allons tranquillement vers un État autoritaire« . Lorsque je le disais en 2018 et même encore début 2020, beaucoup considéraient que j’exagérais.

En cours d’adoption à l’assemblée nationale, la Loi sur la sécurité globale comporte de nombreux articles portant “une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression” comme l’explique la défenseure des droits Claire Hédon au sujet notamment des articles :

  • 21 qui autorise la transmission des images « en temps réel au poste de commandement du service concerné » et leur exploitation.
  • 22 qui autorise la surveillance de manifestations par drones.
  • 24 qui prévoit de pénaliser d’un an de prison et de 45.000 euros d’amende la diffusion de “l’image du visage ou tout autre élément d’identification” d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter “atteinte à son intégrité physique ou psychique”.

“Si la protection des policiers et gendarmes est un objectif légitime, ces derniers sont déjà protégés” par le Code pénal et la loi du 29 juillet 1881, “notamment contre les menaces, injures, diffamations, outrages et contre la provocation à la réalisation d’un crime ou d’un délit” et contre les atteintes à leur vie privée.

En prévision de l’invalidation par le Conseil Constitutionnel de nombreux articles de cette Loi, des parlementaires rêvent de réformer cette institution garante de l’Etat de droit : https://twitter.com/LCP/status/1329876773115400193.

Lors des manifestations contre cette Loi qui se sont déroulées dans de nombreuses villes de France, les violences des forces de l’ordre ont été documentées par ces vidéos qui montrent :

La France est en pleine régression dans le classement mondial de la liberté de la presse. Mais le samedi 21/11, alors que la manifestation était fortement réprimée, les chaînes d’info tournaient en boucle sur un crime passionnel.

La nuit dernière le niveau de violence policières a atteint un tel niveau que même le ministre de l’Intérieur en a été choqué :

La France condamnée par l’ONU et par la commission européenne est devenue l’objet de raillerie des pires dictateurs.

Les atteintes à la liberté d’expression et d’informer au service de la démocratie sont inadmissibles.

A Aulnay-sous-Bois, ces atteintes existent également :

  • Le maire a fait intervenir un de ces collaborateurs auprès d’AulnayCap pour que mes articles ne soient pas publiés.
  • Les élus d’AEC ont fait obstacle pendant plus de 2 mois à la publication de toutes mes propositions d’articles reprenant pourtant les positions défendues en Conseil Municipal que nous avions validées ensemble, s’arrogeant ainsi le monopole de la prise de parole.

Les atteintes à la liberté d’expression et d’informer au service de la démocratie sont inadmissibles d’où qu’elles viennent.

Source : Sylvie Billard, Elu de gauche, écologiste et citoyenne

Lettre ouverte n°9 sur les propositions des copropriétaires dans le cadre de l’enquête publique relative à l’opération d’aménagement du quartier la Morée-Ambourget

Monsieur le Maire,

Dans le cadre de l’enquête publique sur le programme d’aménagement des espaces publics du quartier la Morée-Ambourget* dont ils reconnaissent l’intérêt, des copropriétaires ont élaboré avec mon appui des propositions qu’ils vous demandent de prendre en compte pour améliorer leur quotidien.

Leurs principales préoccupations relèvent pour certaines de missions courantes de la ville et peuvent donc trouver des réponses à court terme. Elles concernent la sécurité publique, les équipements collectifs et les usages, le civisme, la propreté, les espaces verts et convivialité, l’animation du quartier. Ils ont clairement exprimé ce qu’ils voulaient et ce qu’ils ne voulaient pas. Ils vous posent également des questions.

Je vous invite à leur répondre en précisant le calendrier de mise en œuvre des propositions que vous leur ferez.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, mes salutations les meilleures.

Sylvie Billard

Elue de gauche, écologiste et citoyenne

Pour le compte de copropriétaires de la Morée

Préoccupations et questions des copropriétaires de la Morée :

  1. La sécurité publique
  • Au niveau des rues

Lorsque nous rentrons chez nous, nous sommes obligés de marcher sur la route, car les voitures ambulantes sont sur les trottoirs et attirent des vendeurs de drogue, des fumeurs et des voitures dont les conducteurs et passagers s’arrêtent pour acheter des sandwichs et de la drogue. Il y a tellement de voitures que nous ne pouvons pas passer. Les piétons et les voitures doivent tous les jours faire des détours. Cela casse l’image du quartier et c’est une source de honte. Nous avons honte d’inviter des ami.e.s chez nous. Malgré le confinement, il y a beaucoup de gens et la police ne fait rien.

  • Qui donne les autorisations de ces commerces ambulants ? Est-il possible de leur retirer leur autorisation ?
  • Que peuvent faire les polices nationales et municipales pour empêcher ces attroupements gênants et le trafic de drogue ?
  • Au niveau du square de la Morée

Le projet d’aménagement est très bien avec notamment des aires de jeu pour les enfants, mais il faut résoudre le problème du trafic de drogue avec ces adultes qui squattent le square et le rendent peu attractif. Il faut donc des espaces ouverts, visibles pour décourager les trafics illicites.

  • Que peuvent faire les polices nationales et municipales pour empêcher ces attroupements gênants et le trafic de drogue ?
  1. Les équipements collectifs et usages
  • Les poubelles rue des Aulnes donnent une image de saleté qui ne donne pas envie de passer devant.
  • Les rues : Il y a trop de trous. Elles sont sales. On se sent laissés pour compte.
  • Les espaces publics: ils sont sales. Le quartier est sale.
  • L’éclairage : En pleine nuit, on est quelques fois obligé d’utiliser notre portable pour voir clair et éviter les trous.
  • Les jeunes ouvrent souvent les vannes d’eau dans les rues l’été.
  • Il y a des rodéos de motos ce qui est dangereux pour les enfants.

Il n’y a pas de ronde de police.

  • Il y a des problèmes de parking : on nous vole ce qui nous appartient sans notre autorisation.

Ce que nous ne voulons plus :

  • Des voitures ambulantes qui attirent des trafics de drogue
  • Des voitures partout qui entravent la circulation des piétons et des voitures
  • De la saleté
  • Des dealers dans les cages d’escalier et les espaces publics
  • Des poubelles gérées de façon anarchique

Ce que nous voulons :

  • Sécurité publique
    • Pouvoir être tranquille dans la rue. La sécurité est la principale préoccupation. « Je veux pouvoir me sentir bien dehors ».
    • Augmenter les rondes de police notamment l’été et pour empêcher les rodéos
    • Empêcher les rodéos par des équipements adaptés : installer des ralentisseurs, casser les lignes droites rue Ambourget notamment, refaire les parkings des autres immeubles
    • Améliorer l’éclairage
  • Civisme et propreté
    • Installer des poubelles dans les rues
    • Renforcer les passages de ramassage des encombrants : « il n’y a tellement pas de place que je dois garder mes encombrants chez moi parfois pendant 1 mois »
    • Mieux gérer les poubelles collectives
    • Renforcer la propreté et le civisme, ce qui passe aussi par l’éducation et la sensibilisation
      • Après les travaux, si nous voulons que le quartier reste propre et agréable, au final c’est le comportement des gens qui fera la différence.
  • Stationnement
    • Trouver un compromis acceptable entre le stationnement et les espaces verts, sachant qu’il y a de plus en plus de voitures par famille.
    • Réfléchir à un stationnement de voitures vertical automatique pour réduire l’emprise au sol
  • Espaces verts et convivialité
    • Aménager des espaces verts de proximité, fleuris comme dans le centre, propres, qui donnent envie de venir, de flâner, qui donnent envie de vivre
    • Etudier l’implantation de jardins et de poulaillers partagés pour faire sortir les gens de chez eux, lutter contre la solitude, amener de la convivialité
  • Equipement et animation
    • Installer des équipements sportifs pour tous en extérieur, pourquoi pas dans le square
    • Protéger les vannes d’incendie
    • Proposer des équipements polyvalents de proximité pour les jeunes et les adultes (en substitution notamment des vannes)
    • Proposer des sorties, des animations et des activités pour occuper les jeunes
    • Installer des « vélib » pour faciliter la mobilité
  • Il faut de la sécurité, de la propreté, des travaux, des équipements, un changement de comportement et des animations.

* Pour la bonne compréhension des lecteurs :

Le programme d’aménagement destiné à résoudre les dysfonctionnements suivants : habitat dégradé, absence de délimitation des espaces publics et privés, stationnement sauvage, trame urbaine peu lisible. Il vise à améliorer l’aménagement des espaces publics, la gestion et l’accessibilité du quartier, le renouvellement de l’entrée du quartier avec un nouveau projet de logements et de commerces sur l’ilot du 8 mai 1945.

Il diffère des programmes de résidentialisation et de scission de la copropriété de la Morée menées dans le cadre de l’OPHCD. Mais ces programmes distincts sont étroitement liés, puisque qu’ils concernent la même entité foncière.

CHIMIREC-FIFTY – enquête publique : se forger une conviction en écoutant les différents points de vue en l’occurrence celui d’un chef d’entreprise 2/2

Suite du compte-rendu de Sylvie Billard sur l’enquête publique Chimirec – Fifty.

Entretien entre Sylvie Billard et Pierre Charlemagne, DG de l’entreprise Eco DDS (validé par ce dernier qui en a autorisé la publication)

Sylvie Billard :

Bonjour Monsieur Charlemagne,

Vous êtes client de l’entreprise CHIMIREC et vous êtes venu à la permanence de l’enquête publique d’Aulnay-sous-Bois pour signifier que vous êtes favorable à l’implantation de cette entreprise à Aulnay-sous-Bois. En tant qu’élue, il est important que j’écoute tous les points de vue, car faire de la politique consiste souvent à trouver un compromis acceptable entre des besoins légitimes souvent contradictoires :

  • Les particuliers peuvent légitimement s’inquiéter des risques inhérents à l’implantation d’un centre de tri et regroupement de déchets à proximité de leur habitation.
  • Les salariés veulent un emploi par trop éloigné de leur domicile.
  • Les activités humaines génèrent des déchets qu’il faut collecter et traiter.

Pourriez-vous présenter votre entreprise et m’expliquer votre point de vue ?

Pierre Charlemagne :

Bonjour,

Les particuliers déposent leurs déchets en déchèterie municipale ou dans des points de ventes par exemple pour apporter des pots de peinture, des ampoules ou des piles usagés.

L’entreprise Eco DDS collecte ces déchets auprès des déchèteries municipales : peinture, engrais. Elle emploie 15 personnes et génère un chiffre d’affaires de 50 millions d’€. Nous faisons beaucoup appel à la sous-traitance.

Quand vous achetez un produit polluant, vous payez une éco contribution. Avec ce financement, nous organisons la collecte et le traitement de déchets.

Les sociétés comme la nôtre sont agréées par l’État et ont pour mission d’augmenter les réseaux de collecte par type de déchets : les piles, l’électro-ménager…

Nous sous-traitons le traitement de nos déchets à CHIMIREC dont nous sommes clients.

Nos concitoyens ont un rapport contradictoire avec leurs déchets, leur collecte et leur traitement. Si les déchèteries sont trop loin ou trop près de leur domicile les gens se plaignent. L’idée est de faire moins de déchets. Mais en attendant cet idéal, il faut bien les traiter. En Ile-de-France, nous arrivons à saturation. Il existe peu de capacités de regroupement. Étampes est loin. Pour optimiser les déplacements de nos camions, c’est bien de disposer d’un site de proximité. C’est pourquoi nous sommes favorables à l’augmentation des capacités de CHIMIREC.

J’ai consulté le dossier d’implantation à Aulnay. CHIMIREC a revu ses flux dans les nouveaux locaux, les quais. Aulnay est moins enclavé que Dugny.

C’est l’une des sociétés les plus sérieuses de la place. Leurs camions sont impeccables. Ils respectent la réglementation, parfois même dans l’anticipation.

Sylvie Billard :

Comprenez-vous les inquiétudes des habitants à l’idée de voir une entreprise chimique s’implanter près de chez eux ? Chacun a à l’esprit les explosions d’AZF et plus récemment de Lubrizol.

Pierre Charlemagne :

Il faut tenir compte de la nature des déchets. Il s’agit principalement de déchets liquides comme l’huile de moteur prévue pour supporter de très fortes températures. Ces huiles s’enflamment donc difficilement. Par ailleurs, pour limiter les risques, il faut de la place pour que les déchets soient bien séparés. C’est pourquoi il est important que CHIMIREC s’implante dans un lieu plus grand. Enfin, les sites de collecte comme CHIMIREC ne peuvent pas être à la campagne, sinon cela génère trop de trajets. Il faut optimiser le trajet entre les déchetteries municipales et les sites de collectes.

Sylvie Billard : Qui dit implantation d’une entreprise dit espoir de création d’emplois.

Pierre Charlemagne : CHIMIREC est une entreprise de main d’œuvre contrairement à un incinérateur. C’est une société de services avec des chauffeurs, des caristes, des chimistes, des experts en sécurité. Elle embauche donc du personnel avec différents niveaux de qualifications. Concernant les personnes peu qualifiées, elle les qualifie par des formations à des métiers techniques et pointus. il faut en effet réaliser la traçabilité de la collecte jusqu’au traitement, car vous ne pouvez pas mélanger les déchets entre eux. Il faut des transport ADR de matière dangereuse.

CHIMIREC dispose de plusieurs sites en France, très propres. C’est une belle boite française, familiale, pas cotée en Bourse. Elle embauche environ 1 000 personnes et génère près de 150 millions de chiffre d’affaires. Elle se développe à l’étranger. C’est une belle réussite.

Sylvie Billard : Faut-il choisir entre CHIMIREC et les logements VAL FRANCILIA ?

Pierre Charlemagne : Plus que la question de la compatibilité de cette entreprise avec des habitations, il faut se poser la question de sa compatibilité avec les autres entreprises de la zone PSA. La cohabitation d’autres entreprises logistiques est problématique, car elles génèrent beaucoup de trafic routier. Ce trafic des entreprises est peu compatible avec celui des particuliers. S’il y a trop d’entreprises de logistique, attention.

Sylvie Billard : Donc il faut s’interroger sur la typologie des entreprises qui vont s’installer sur la friche PSA, sur les typologies d’emplois créées et les rémunérations correspondantes

Pierre Charlemagne : cela me semble être la bonne approche.

J’espère que vous aurez l’occasion de visiter les sites de l’entreprise CHIMIREC et vous souhaite sincèrement d’accueillir sur l’ex site PSA des entreprises génératrices d’emplois à valeur ajoutée pour nos concitoyens et qui servent l’intérêt général.

Sylvie Billard : Je vous remercie vivement de cet échange très intéressant que je partagerai avec les aulnaysien.ne.s.

CHIMIREC-FIFTY – enquête publique : se forger une conviction en écoutant les différents points de vue en l’occurrence celui du président de la commission d’enquête 1/2

Chères aulnaysiennes, chers aulnaysiens,

Comme annoncé dans les blogs, j’ai participé à la permanence de la commission d’enquête du 30/09 à Aulnay-sous-Bois pour échanger avec vous sur cet important projet d’implantation des entreprises CHIMIREC et FIFTY. J’aurais aimé en partager avec vous le compte-rendu bien plus tôt, mais il avait été frappé lui aussi de censure des autres élu.e.s d’AEC. Ce compte-rendu n’a cependant pas perdu de son actualité, car ce projet est très impactant pour la ville et il est important pour se forger une conviction et prendre des décisions de tenir compte de la diversité des points de vue en l’occurrence ci-dessous celui du président de la commission d’enquête et d’un chef d’entreprise.

Les idées fortes qui ressortent de ces échanges sont :

  • L’incompatibilité de l’implantation de nombreuses entreprises à dominante logistique sur la friche PSA compte tenu du trafic routier induit sur la zone et dans le bassin d’emploi,
  • La faible création d’emplois de la plupart des entreprises logistiques de type entrepôt de la friche à l’exception de CHIMIREC qui est une entreprise de main d’œuvre,
  • L’absence de prise en compte du projet habitation Val Francilia dans l’enquête publique. A noter : interrogée sur ce point lors du conseil municipal du 14 octobre dernier, la majorité a pris ses distances par rapport au projet Val Francilia qu’elle avait présenté à la population comme ficelé et qu’elle présente désormais comme la simple proposition d’un cabinet d’études, comme si un prestataire n’agissait pas dans le cadre défini par le cahier des charges de son donneur d’ordre, en l’occurrence la mairie.

Entretien entre Sylvie Billard et le président de la commission d’enquête

Introduction du président :

Il a été décidé de déplacer de Dugny à Aulnay-sous-Bois l’entreprise CHIMIREC qui est un centre de tri et regroupement de déchets afin d’orienter les déchets accueillis vers les filières de traitement adéquates.

L’enquête publique porte sur les 2 dossiers FIFTY et CHIMIREC et sur 3 zones :

  • Les locaux industriels de CHIMIREC,
  • Les locaux administratifs de CHIMIREC,
  • La partie FIFTY qui n’est pas une installation classée.

FIFTY est un investisseur qui construit des locaux à usage logistique et les loue par exemple à Carrefour. Il profite de l’opportunité du projet d’implantation de CHIMIREC.

Le projet d’implantation de CHIMIREC est une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).

En fonction des produits traités et de leurs activités, l’implantation des entreprises est soumise -selon les articles L 181 1 et suivants et R 181 1 et suivants du code de l’environnement- à :

  • Déclaration
  • Enregistrement
  • Autorisation

Les demandes d’autorisation sont soumises à enquête publique.

Pour CHIMIREC et FIFTY, il y a 5 demandes d’autorisation, d’enregistrement, de déclaration.

Les enquêtes ont pour objectif de recueillir les arguments et questionnements des habitants, des associations, des entreprises.

Les arguments et questionnements sont généralement organisés par thème : Insertion paysagère, Eau et sous-sol, Air, Odeur, Bruit, Vibration, Trafic, Dangerosité 

Lors d’une enquête publique, le commissaire ne répond pas sur le fond aux questions qui lui sont posées afin de ne pas influencer les avis du public.

Question de Sylvie Billard : Comment CHIMIREC a-t-elle perdu son classement SEVESO ?

Réponse du commissaire enquêteur : La nomenclature est révisée tous les 6 mois.

Question : Quelle est la compatibilité entre l’implantation de CHIMIREC et la construction de logements du projet de ZAC VAL FRANCILIA.

Réponse : Ce projet VAL FRANCILIA n’existe pas formellement et n’a pas été précisément pris en compte dans le dossier. Plus que la question de la compatibilité avec des habitations, il faut s’interroger sur la distance entre l’entreprise et les habitations, sur les quantités de déchets traitées et les risques inhérents et sur l’intégration paysagère. Il faut regarder les avis de la MRAE d’Ile-de-France (Mission régionale d’évaluation environnementale) sur FIFTY et CHIMIREC (http://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/200618_mrae_avis_delibere_projet_fifty_a_aulny-sous-bois_93_.pdf). Le Conseil d’État a donné une grande autonomie aux MRAE.

Source : Sylvie Billard, conseillère municipale à Aulnay-sous-Bois

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