Commémoration de l’esclavage, de la traite négrière et de leur abolition : que chacun.e assume son histoire et construise pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité (2/5)

1. La traite des noirs

Entre les VIIe et XXe siècles, les 3 traites asservirent environ 42 millions d’Africains :

  • L’atlantique, 11 millions sur 110 ans,
  • L’orientale, dont l’arabo-musulmane avec 17 millions sur 13 siècles,
  • L’intra-africaine, 14 millions majoritairement au XIXe siècle.

Traites occidentale et orientale des VIIe au XIXe siècles

1.1 La traite atlantique : la plus dénoncée

Pratiquée entre les XVIe et XIXe siècles, cette traite est la plus connue et la plus dénoncée. Prenant exemple sur les Espagnols et les Portugais, qui – les premiers – implantèrent l’esclavage aux Amériques, les Français s’y mirent également. Alors qu’en 1315 un Édit stipula que tout esclave touchant le sol français devait automatiquement libre, eut lieu en 1594 la première expédition négrière française. Louis XIII autorisa la traite en 1642. En 1685, Louis XIV édicta le Code noir qui réglementa la vie des esclaves dans les colonies françaises, leur dénia tout droit juridique et officialisa le statut des esclaves comme des « biens meubles », que l’on peut posséder, vendre ou échanger.

Nombre de captifs (en milliers) par pays ayant organisé leur déportation

Entre la fin du XVIIIe et le XIXe, un grand nombre d’États occidentaux décidèrent d’abolir la traite et l’esclavage.

Cette abolition – qui mis du temps à se traduire dans les faits – ne doit pas faire oublier qu’elle résulte certes des mouvements abolitionnistes européens, mais également des luttes menées par les esclaves eux-mêmes.

Le cas de Saint-Domingue (Haïti) est de ce point de vue emblématique. De 1791 à 1804, sous la direction de François Dominique Toussaint Louverture puis de Jean-Jacques Dessalines, tous deux anciens esclaves émancipés, l’île connue la première révolution anti-esclavagiste du continent américain, point d’orgue de la « chaîne des insurrections » aux Antilles.

En 1793, pour rétablir le calme et éviter que les esclaves ne livrent l’île aux Anglais en échange de leur affranchissement, l’esclavage fut progressivement aboli sur l’île avant de l’être à la Guadeloupe en 1794 par la Convention.

Mais en 1801, dans un contexte de guerre européenne pour la domination des Antilles et des Amériques, s’ajoutant aux guerres continentales, Napoléon – alors 1er Consul – fut pris de court par Toussaint Louverture qui, après sa victoire sur les Anglais, chassa les Espagnols, se nomma Gouverneur général à vie de l’île réunifiée et mena dès lors une politique indépendante. Saint-Domingue représentant plus de 50 % de la production mondiale de sucre (le pétrole de l’époque en termes d’importance économique), il était hors de question pour Napoléon de la perdre. Par ailleurs, la même année, en Guadeloupe, à Sainte-Anne et Pointe-à-Pitre, des officiers noirs se soulevèrent contre le pouvoir colonial. L’empire caraïbe était menacé. La réaction fut d’autant plus violente que Bonaparte était entouré d’un puissant lobby colonial et que les Anglais voyaient d’un mauvais œil cette abolition qu’ils n’envisageaient pas dans leurs colonies où ils craignaient un embrasement. Napoléon Bonaparte profita du répit continental suite à la signature de la paix à Lunéville avec l’Autriche en 1801, pour rétablir la souveraineté française sur Saint-Domingue et la Guadeloupe.

Après la paix d’Amiens de 1802 prévoyant la restitution par l’Angleterre à la France de la Martinique, Sainte-Lucie et Tobago non visés par le Décret de 1794, Napoléon maintint l’esclavage dans ces territoires récupérés, puis le rétablit en Guadeloupe, Guyane et Saint-Domingue. Pour l’historien Jean-Joël Brégeon, Napoléon était initialement défavorable au rétablissement de l’esclavage. Mais pour l’historien Jean-François Niort, Bonaparte – manipulé par le lobby esclavagiste – fut convaincu que le rétablissement de l’ordre en Guadeloupe et à Saint-Domingue nécessitait le rétablissement de l’esclavage. Il « réussit » en Guadeloupe, mais à Saint-Domingue l’expédition française fut défaite en 1803. La révolution de Saint-Domingue, devenue Haïti, constitua la première révolte d’esclaves réussie et Haïti devint en 1804 la première République noire indépendante du monde moderne.

Pour les historiens Pierre Branda et Charles-Eloi Vial même sans Napoléon, « le rétablissement de l’esclavage était assez probable » à l’époque. Par la suite, Napoléon dira qu’il avait commis une faute. À son retour d’exil de l’île d’Elbe durant les Cent-Jours, il ordonna en 1815 l’interdiction de la traite et de la vente d’esclaves. Battu à Waterloo, l’Empereur fut contraint d’abdiquer une deuxième fois.

Louis XVIII regagna son trône le 8 juillet et institua la Seconde Restauration. Tous les actes de « l’usurpateur » furent annulés. En 1817, Louis XVIII prohiba l’introduction d’esclaves noirs dans les colonies françaises. En 1818, la Loi renouvela l’interdiction de la traite. En 1827, la loi la qualifia de crime. En 1831, Louis-Philippe renforça les dispositions contre la traite.

Il faudra attendre 1848 pour que l’abolition de l’esclavage soit décrétée. L’abolition permit d’émanciper 250 000 esclaves des colonies françaises. Une Loi de 1849 prévoyait d’indemniser les anciens propriétaires d’esclaves « ayant dû appliquer l’interdiction de l’esclavage » et ainsi perdre leur main-d’œuvre gratuite… Loi abrogée en 2016 !

Bien que cette traite atlantique soit la plus connue et reconnue et qu’elle ait été abolie il y a 159 ans, elle est la plus dénoncée par les racialistes qui pour mieux dénoncer un soi-disant privilège blanc taisent les traites orientale et infra-africaine et plus encore celle des blancs.

1.2 La traite orientale ou arabo-musulmane : la plus taboue

La traite orientale désigne le commerce d’esclaves approvisionnant les Proche-Orient, Moyen-Orient et Orient durant l’antiquité. Le développement d’empires (Égypte, Assyrie, Babylone, Perse, royaumes hellénistiques, Carthage, Rome, Chine…) nécessitant une main-d’œuvre abondante et pas chère, des filières de commerce d’esclaves se mirent en place.

Le christianisme et l’islam ne proscrivirent que l’esclavage de leurs propres croyants, mais pas celui des « infidèles », bien que les noirs musulmans ne bénéficièrent pas de cette règle.

La traite arabo-musulmane, principale composante de la traite orientale a duré du milieu du VIIe siècle au début du XXe siècle, avec une intensification aux XVIIIe et XIXe siècles. Le monde musulman, à son apogée, s’étendant sur trois continents, de l’océan atlantique (Maroc, Espagne) à l’Inde et le sud de la Chine, la traite arabo-musulmane répondit aux besoins de main-d’œuvre et poursuivit les routes déjà empruntées durant l’Antiquité :

L’esclavage en terre d’islam a recouvert des réalités très diverses. Outre le fait que parmi les esclaves, les Africains étaient de loin les plus nombreux, les possibilités d’émancipation et d’ascension sociale différaient considérablement pour un Africain soumis au travail forcé, une Circassienne destinée à un harem ou un jeune des Balkans intégré de force dans l’armée, comme les janissaires.

La mortalité des esclaves noirs fut encore plus effroyable que dans le cadre de la traite atlantique pourtant déjà considérable. Outre les tués, les blessés ou faibles exécutés sur place lors des razzias, les décès lors du transport, pour une personne « exportée », trois ou quatre périssaient. Ensuite, le taux de survie et de reproduction des populations noires déportées dans le monde arabe – bien plus faible qu’aux Amériques où ils ont prospéré démographiquement – s’explique par leurs conditions de vie très dégradées et par la castration fréquente des captifs et l’infanticide afin que ces Africains ne fassent pas souche dans le monde arabo-musulman.

Pour l’anthropologue Franco-Sénégalais Tidiane N’Diaye, auteur du « génocide voilé » (Éditions Gallimard), la majorité des Arabes ont islamisé les peuples africains, le Coran d’une main, le couteau à eunuque de l’autre. Derrière le prétexte religieux, ils commettaient les crimes les plus révoltants et les cruautés les plus atroces.

« Cette traite, qu’il est difficile de ne pas qualifier de génocide de peuples noirs par massacres, razzias sanglantes puis castration massive, chose curieuse, très nombreux sont ceux qui souhaiteraient la voir recouverte à jamais du voile de l’oubli, souvent au nom d’une certaine solidarité religieuse, voire idéologique. »

En effet, entre musulmans on ne doit pas se critiquer. De plus, évoquer la traite arabo-musulmane reviendrait à minimiser la traite transatlantique qui lui est postérieure. Enfin, l’abolition de la traite et de l’esclavage en Afrique et en Afrique du Nord a été imposée par les puissances coloniales au XIXe et XXe siècles (remplaçant souvent l’esclavage par le travail forcé) et non suite à un mouvement abolitionniste arabo-musulman et africain.

1.3 La traite infra-africaine : la plus tue

« La question des traites internes au continent africain est un sujet quasi tabou en Afrique. Ibrahima Thioub témoigne de la sensibilité du sujet, lors d’une conférence organisée en 2001 à Bamako : “la réaction de la salle, en tout cas, du côté des Africains, a été d’une violence à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Il y a eu cette réaction épidermique, mais peu scientifique à ma communication. Quand je suis sorti de la salle, des Africains sont venus me voir […] pour me dire : ‘ce que vous dites là, c’est vrai, vous avez raison, on doit explorer cet aspect des choses, mais il ne faut pas le dire devant les blancs’ ».

Les traites orientale et atlantique ont pourtant été facilitées par la préexistence de traites internes au continent africain depuis l’Antiquité, destinées à satisfaire les besoins de main-d’œuvre de l’Afrique noire précoloniale. Selon Patrick Manning, la traite Infra-Africaine aurait concerné au moins 14 millions de personnes :

  • huit millions d’africains furent razziés en Afrique de l’Est, transportés par la route transsaharienne vers le Maroc ou l’Égypte ;
  • neuf millions furent déportés dans les régions de la mer Rouge ou de l’océan indien.

Ibrahima Thioub, chercheur sénégalais étudiant les responsabilités africaines dans la traite des esclaves, feint de s’interroger : « Est-ce à dire que les esclaves tombaient du ciel ? Il a bien fallu les produire. Il n’y a aucune puissance qui a les ressources pour venir sur les côtes africaines, pénétrer à l’intérieur du continent […] pour les exporter. Des élites africaines ont très bien compris l’avantage qu’elles pouvaient tirer de ce facteur externe qui arrive sur les côtes africaines », de ce commerce triangulaire développé entre l’Europe, l’Afrique et le continent américain.

Après leur capture à l’intérieur de l’Afrique, les esclaves étaient confiés à des caravaniers qui les ramenaient sur le littoral où ils étaient revendus en l’échange de tissus, alcool, matières brutes (métaux, tabac…), sel, épices, outils, quincailleries, verroteries très recherchées pour les parures, et les armes alimentant les guerres incessantes entre différents royaumes.

À partir du XVe siècle, les sociétés africaines répondirent à la traite Atlantique par une violence sans précédent. Entre le XVe et le XVIIIe siècle, plusieurs royaumes ont prospéré dans le golfe du Bénin grâce au commerce des esclaves.

Fin XVIIIe et courant XIXe, en raison de l’abolition de la traite atlantique, de nombreux États africains dépendants de la traite internationale des esclaves réorientèrent leurs économies vers l’exploitation d’esclaves dans les plantations domestiques.

Le géographe Yves Lacoste rappelle qu’une bonne partie des élites d’Afrique occidentale venues au pouvoir au XXe siècle appartiennent à des ethnies autrefois négrières.

« Sur la côte Atlantique, bien des bourgeoisies locales ont un lien de parenté étroit avec des rois ayant vendu des Africains aux Occidentaux. Aujourd’hui, encore, une partie de l’hostilité entre des ethnies côtières qui ont ‘collaboré’ et celles de l’intérieur du continent qui ont été déportées, est héritée de cette époque. D’autre part, de nombreux esclaves libérés se sont à leur tour livrés à la traite négrière, du Liberia en passant par la Sierra Leone ou le Bénin. (…)

Plus au nord, dans des pays comme le Sénégal et le Mali, le sujet est tout aussi délicat à aborder. Certaines ethnies, notamment les Peuls, se sont livrées à des razzias. Des ‘djihads’ qui n’aboutissaient pas uniquement à des conversions : il s’agissait aussi de fournir des esclaves au monde arabo-musulman. Aujourd’hui encore, de l’Afrique de l’Ouest au Darfour, des Africains sont vendus par des marchands d’esclaves».

Les populations locales sont d’autant moins choquées par les traites d’hier qu’elles persistent aujourd’hui encore. Pour toutes ces raisons, c’est donc naturellement que descendants de victimes et de bourreaux condamnent à l’unisson l’Occident.

Sylvie Billard
L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s
Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Publié le 14 mai 2021, dans Actualité, Histoire, Religion, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 9 Commentaires.

  1. Les responsabilités de toutes les cultures dans l’esclavage :

    « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » (Matthieu 7, versets 3 à 5) Un conseil que personne ne devrait oublier, à ceci près qu’il n’y a pas de paille, seulement des poutres, plus ou moins grandes peut-être, en tous cas d’un bois différent. Ainsi tous les peuples ont trempé dans l’ignominie de l’esclavage. Mais autant que de ceux qui veulent obstinément mettre le passé sous le boisseau, il faut se méfier de tous ceux qui s’enivrent du pouvoir de la dénonciation. D’être ou d’avoir été un opprimé ne garantit aucunement d’être vacciné contre l’ivresse d’opprimer, l’actualité nous le montre tous les jours. A plusieurs générations de distance, la repentance n’a par ailleurs aucun sens, seule la mémoire doit être honorée, dans l’espoir, vain jusqu’à ce jour, que le « plus jamais ça » ait un jour force de loi, mais surtout parce que « les morts ne passent pas » lorsqu’on n’honore pas leur mémoire. Le non-dit pourrit toujours la vie des générations suivantes, que ce soit à l’échelle d’une famille ou de toute une population.
    Tout doit être dit de l’oppression d’autrefois, mais aussi de celle d’aujourd’hui. Oui, il y a aujourd’hui des humiliations et des exploitations qui sous une autre forme sont la continuation de celles du temps où sévissait sans trop de complexes l’esclavage, mais se focaliser exclusivement sur ce lien ne fera pas avancer les choses. L’Histoire est une nécropole et un lieu de fouilles, elle ne doit pas être
    un simple champs de bataille, parce que ce n’est pas là que peut se dessiner le futur des peuples, mais dans un projet politique qui pose comme but ultime l’intérêt général. Toute solidarité qui ne s’applique pas au genre humain dans son ensemble porte en germe la haine de l’autre.

    • Sylvie Billard

      Bonjour René Augustin,
      Je souscris pleinement à ton très beau commentaire et notamment à ta conclusion. « L’Histoire est une nécropole et un lieu de fouilles, elle ne doit pas être un simple champs de bataille, parce que ce n’est pas là que peut se dessiner le futur des peuples, mais dans un projet politique qui pose comme but ultime l’intérêt général. Toute solidarité qui ne s’applique pas au genre humain dans son ensemble porte en germe la haine de l’autre ». C’est la raison pour laquelle -moi qui ne suis pas historienne et j’espère ne pas faire trop d’erreurs- j’ai écris tous ces textes sur l’histoire et nous appelle à l’assumer et à la dépasser sereinement pour construire pour tou.te.s un avenir de liberté, d’égalité et de fraternité.
      Merci à toi,
      Sylvie Billard

  2. Les responsabilités de toutes les cultures dans l’esclavage :

    « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » (Matthieu 7, versets 3 à 5) Un conseil que personne ne devrait oublier, à ceci près qu’il n’y a pas de paille, seulement des poutres, plus ou moins grandes peut-être, en tous cas d’un bois différent. Ainsi tous les peuples ont trempé dans l’ignominie de l’esclavage. Mais autant que de ceux qui veulent obstinément mettre le passé sous le boisseau, il faut se méfier de tous ceux qui s’enivrent du pouvoir de la dénonciation. D’être ou d’avoir été un opprimé ne garantit aucunement d’être vacciné contre l’ivresse d’opprimer, l’actualité nous le montre tous les jours. A plusieurs générations de distance, la repentance n’a par ailleurs aucun sens, seule la mémoire doit être honorée, dans l’espoir, vain jusqu’à ce jour, que le « plus jamais ça » ait un jour force de loi, mais surtout parce que « les morts ne passent pas » lorsqu’on n’honore pas leur mémoire. Le non-dit pourrit toujours la vie des générations suivantes, que ce soit à l’échelle d’une famille ou de toute une population.
    Tout doit être dit de l’oppression d’autrefois, mais aussi de celle d’aujourd’hui. Oui, il y a aujourd’hui des humiliations et des exploitations qui sous une autre forme sont la continuation de celles du temps où sévissait sans trop de complexes l’esclavage, mais se focaliser exclusivement sur ce lien ne fera pas avancer les choses. L’Histoire est une nécropole et un lieu de fouilles, elle ne doit pas être
    un simple champs de bataille, parce que ce n’est pas là que peut se dessiner le futur des peuples, mais dans un projet politique qui pose comme but ultime l’intérêt général. Toute solidarité qui ne s’applique pas au genre humain dans son ensemble porte en germe la haine de l’autre.

  3. Voilà encore un article qui remet les choses à leur place et dans leur contexte. Nous devons regarder courageusement le passé pour prévenir de manière efficace et absolue des comportements inamissibles qui ont occasionné tant de souffrances et d’injustices ! Nous ne pouvons pas changer le passé, nous ne pouvons et ne devons pas le renier non plus, mais nous pouvons nous appuyer sur ce qu’il ne faut plus jamais faire pour construire un avenir bienveillant et fraternel entre tous les peuples.

  4. Ce serait aussi interessant qj’en tant qu’elue aulnaysienne, vous vous penchiez sur les preoccupations majeures des Aulnaysiens: l’urbanisme, la sécurité , la circulation, les commerces… Sans oublier le clientelisme.
    Des situations qui se dégradent régulièrement à Aulnay, pas pour vous?

    • Sylvie Billard

      Bonjour Gérard,
      Vous avez raison. Et si vous lisez mes autres articles ou commentaires, vous verrez que je m’en préoccupe. Maintenant le déconstructivisme, le racialisme et l’indigénisme sont également des maux abiment notre ville et montent les aulnaysien.ne.s les un.e.s contre les autres. En tant qu’élue, je mène aussi des combats pour l’égalité en droit et en dignité, et pour que -malgré les noirceurs de l’histoire- puisse émerger un avenir plus juste et pacifié.
      Au plaisir de vous lire,
      Sylvie Billard

  5. Je suis d’accord avec tout ce qu’exprime René Bougourg. En effet nous comprenons à travers les articles de Sylvie que  » tous les peuples ont trempé dans l’ignominie de l’esclavage  » et que la seule fonction du passé et de ce que l’on en retient serait probablement ne ne plus jamais reproduire ces erreurs.

    A quoi sert-il de se repentir sur un passé révolu, si c’est pour juste vivre dans une culpabilité entretenue et la honte d’un passé que l’on ne peut plus changer ? De plus, en quoi les générations d’aujourd’hui devraient porter la responsabilité de ce qui fut fait jadis ? Par contre nous avons le devoir de nous appuyer sur les monstruosités du passé pour évoluer humainement, fraternellement et spirituellement.

    Aucun être humain ne devrait être discriminé pour et sur sa couleur de peau, sa religion, son athéisme ou son agnosticisme, ses convictions politiques, son statut économique ou social. Dans une république laïque, seuls le statut d’être humain et de citoyen doit être pris en considération, à l’exclusion des étiquettes réelles ou supposées qu’il revendique ou qu’on lui attribue.

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