La sexualité pathologique, abusive et déviante fait des dégâts dans tous les milieux

Décidément les faits d’agressions sexuelles et les viols n’arrêtent pas de défrayer notre actualité, et notre époque semble être devenue celle des révélations sordides et abjectes qui mettent en lumière le plus sombre de l’être humain qui n’a pas appris à dompter sa partie animale primitive et prédatrice.  

La fin de toutes les omertas qui entretenaient l’impunité des agresseurs avec la complicité de hiérarchies complaisantes et coupables de non dénonciation de crimes ou de témoins intimidés et assignés au silence par des mesures coercitives ou des menaces serait-elle enfin et définitivement sur les bons rails pour assainir les marécages pestilentiels d’une sexualité humaine déviante et abusive ?

Ce système malsain et pervers au cœur de nos sociétés et du vivre ensemble vit-il enfin ses dernières heures d’abus répétés de pouvoir sur des victimes dépossédées d’elles-mêmes, souillées et brisées pour le restant de leurs jours ?

La dépravation morale et mentale associée à l’absence de maitrise de pulsions sexuelles débridées est  assurément le facteur le plus déterminant dans ces agressions qui ne se perpétuent qu’entre personnes en position de supériorité physique ou de supériorité conférée par un statut d’autorité, sur des personnes placées en position d’infériorité physique ou d’apparente infériorité sociale, ce qui ne fait qu’aggraver la culpabilité des agresseurs et leur nécessaire condamnation !

Une enquête préliminaire vient d’être ouverte à Evry suite à la déclaration de 28 élèves de centrale Supélec qui affirment avoir été victimes de viols en 2020-2021 ! Parmi eux se décomptent 20 femmes et 8 hommes.  Voilà que Centrale Supélec vient s’ajouter au triste palmarès  des grandes écoles de commerce, de Saint Cyr ou encore de sciences-Po. Une étude réalisée auprès de 2386 élèves de Centrale Supélec aurait recensé au minimum des dizaines de cas de harcèlement sexuel et une centaines d’élèves déclarant avoir été victimes d’agressions et de violences sexuelles. Un chiffre effarant qui donne le vertige et une image profondément décadente de nos sociétés qui s’affirment pourtant civilisées !!!

C’est  l’association de lutte contre le sexisme dénommée  Çapèse qui a réclamé auprès de la direction de Centrale Supélec que soit diligenté une étude afin de mettre en lumière les situations de violences sexistes et sexuelles particulièrement préoccupantes.

Selon cette enquête, 51 femmes et 23 hommes ont déclaré avoir été victimes de harcèlement sexuel lors de l’année universitaire 2020-2021, 46 femmes et 25 hommes d’agression sexuelle (« un contact physique avec une partie sexuelle -fesse, sexe, seins, bouche, entre les cuisses- commis par violence, contrainte, menace ou surprise ») et 20 femmes et 8 hommes de viol (« un acte de pénétration commis par violence, contrainte, menace ou surprise »). 

Face aux résultats alarmants de cette enquête, la direction a saisi le parquet, afin que   » soient  envisagés des moyens complémentaires de prévention, d’action et d’accompagnement des victimes, mais également des moyens de sanction des auteurs « 

Les étudiants qui ont déclaré avoir subi l’une de ces violences précisent que près de 9  agressions sur 10 ont été perpétrées par un autre élève et que ces violences se seraient déroulées dans un contexte associatif ou au sein de la résidence étudiante.  Les investigations ont été confiées aux enquêteurs spécialisés de la brigade de recherches de Palaiseau.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, déplore ces situations intolérables et promet un plan national d’action contre les violences sexuelles et sexistes dans l’enseignement supérieur.

De son côté l’association Çapèse se réjouit que leur enquête ait permis la prise de conscience de l’ampleur du problème concernant les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur.

l’Observatoire mis en place en 2019 pour étudier les violences sexuelles et sexistes dans l’Enseignement supérieur et évaluer l’ampleur du phénomène, affirme qu’en France une étudiante sur 20 déclare avoir déjà été victime de viol, une sur 10 d’agression sexuelle et cela souvent sous l’emprise de l’alcool et sous l’effet de groupe.

Ce sont les résultats d’un questionnaire diffusé en ligne entre avril et décembre 2019 auprès des étudiants d’une cinquantaine d’universités, ( prépas, grandes écoles, BTS, DUT Etc… ).  10 381 réponses ont été réceptionnées, majoritairement de femmes (76 %).  Les hommes ne sont pas épargnés non plus puisqu’environ 5 % d’entre eux subissent soit des viols, soit des agressions sexuelles.

Les causes de violence les plus souvent énoncées dans le questionnaire s’expliqueraient par L’effet de groupe (20 %), l’impunité (18 %), la consommation excessive d’alcool (18 %) et le manque d’éducation des étudiants (18 %) selon l’enquête. Il est a noter également que les agresseurs sont connus des victimes.

Le séisme qui vient de frapper l’église catholique au travers du rapport Sauvé rendu dernièrement, démontre bien que les violences sexuelles ont toujours existé, mais que notre époque a enfin le courage de regarder en face les actes les moins reluisants de la créature humaine, trop souvent masculine ….

Au sein de l’hôpital public également nous avons des cas de violences gynécologiques, obstétricales, sexistes et sexuelles, toujours pratiquées par des hommes….

Dans ces phénomènes de viols et d’agressions sexuelles qui peuvent indifféremment s’adresser à des femmes comme à des hommes et surtout à des enfants ou des adolescents, les femmes et les mineurs paient le plus lourd tribu. Enfin, ce sont presque toujours des hommes qui s’autorisent ces crimes sur des tiers non consentants et marqués à vie….

Se pose peut-être la question d’une camisole chimique pour les impuissants de la continence et pour ceux qui se soumettent sauvagement à leurs impérieuses montées de testostérone, mais également une éducation insuffisante au respect et à l’intégrité de l’autre, et des condamnations réellement dissuasives.

Recherches et Article rédigé  les  7 et 8  octobre  2021  par  Catherine  Medioni

Publié le 8 octobre 2021, dans Actualité, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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