La confession d’un français de Gauche en Algérie avec André Laude

André Laude a passé plus d’un an dans l’Algérie de Ben Bella. Il a connu comme rédacteur à l’agence Algérie-Presse-Service les débuts du nouvel état. Partisan, depuis l’origine, de l’indépendance algérienne, il a, en métropole, durant les années de guerre, apporté son soutien aux militants du Front de Libération Nationale. Il explique avec sincérité les cheminements passionnels et intellectuels qui l’ont amené à cette attitude, et il décrit les espoirs qui l’habitaient lorsqu’il s’envola en 1962 vers l’Algérie révolutionnaire de ses rêves. De l’Algérie qu’il découvrit, des hommes qu’il rencontra, il dresse un portrait où frémissent et alternent l’espoir et l’amertume.

L’envol vers une révolution éblouissante

Près d’une année et demie, j’ai vécu en Algérie « socialiste ». Près d’une année et demie, j’ai appartenu à ce groupe d’hommes que la presse française d’extrême droite ou fascisante, a baptisé les « mercenaires de Ben Bella » et les nouveaux collabos.

A partir de l’automne 1962, beaucoup de jeunes hommes sont arrivés sur la terre algérienne. Pour la plupart leurs motivations ont été les miennes, et cet exil hors de France marquait l’aboutissement d’un itinéraire plus ou moins long, commencé plus ou moins tôt.

Pour nombre d’entre eux, tout aura commencé à partir du 2 novembre 1954, lorsque les Français apprirent par leurs quotidiens habituels, sans y porter grande attention, sans pouvoir mesurer l’événement, que la violence avait déchiré la douce paix de la nuit maghrébine, au pays d’Abd-el-Kader. Pour moi, puisqu’il s’agit ici, moins d’écrire une étude sociologique avec chiffres et statistiques à l’appui sur l’Algérie, que de rapporter le plus fidèlement possible une aventure intérieure personnelle et de la confronter aux réalités, l’aventure avait commencé beaucoup plus tôt.

 Je puis dire que le problème algérien a été le mien dès le commencement de mon engagement dans la lutte sociale. Il faut remonter à mes 15 ou 16 ans. Nous sommes dans la banlieue ouvrière de Paris, dans une cité dortoir, plus précisément à Aulnay-sous-Bois. C’est une ville d’ouvriers et d’employés de bureau, avec des rues bordées de petits pavillons qui respirent le confort petit-bourgeois, et d’immeubles (depuis, les HLM ont poussé comme des champignons sur les pourtours).

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Publié le 18 mars 2022, dans Histoire, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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