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Un endettement critique pour la ville d’Aulnay-sous-Bois et certains agents trop payés

La Chambre régionale des comptes publie ce jeudi un rapport critique sur les années 2011-2017. Mais les édiles tempèrent.

« La Chambre régionale des comptes (CRC) est dans son rôle. Elle est là pour pointer ce qui doit être amélioré ! » Alors que le rapport sur les finances d’Aulnay-sous-Bois est publié ce jeudi, le maire (LR) Bruno Beschizza a tenté, lors du conseil municipal mercredi, de tempérer les remarques des magistrats qui ont examiné les comptes entre 2011 et 2017. Six années administrées à la fois par l’ex-majorité PS (2011-2014) et par son équipe LR-UDI (2014-2017).

« Un endettement critique ». Avec 129 M€ de dette en 2017, la ville – qui n’a pas augmenté les impôts depuis 2008 – est dans l’obligation de trouver des solutions, estime la CRC, qui souligne que l’autofinancement est « très dégradé » et même négatif, avec -3,3 M€ en 2017.

L’institution pointe aussi une capacité de désendettement culminant à 18 ans en 2017. Le seuil d’alerte fixé par l’Etat est de 12 ans… Elle déplore aussi des charges de personnel trop pesantes, représentant 65 % des dépenses de fonctionnement.

Mais la chambre souligne aussi qu’en 2018, la ville a signé la contractualisation avec l’Etat, s’obligeant a réguler les dépenses de fonctionnement.

Là-dessus, la CRC suggère deux pistes pour dégager de la trésorerie : augmenter les impôts, ou baisser sensiblement la masse salariale. « On ne touchera pas à la fiscalité », assure Bruno Beschizza, probable candidat à sa succession l’an prochain.

Gros salaires pour diplômes inadaptés. L’autre point saillant de ce rapport, c’est une « gestion des ressources humaines entachée de nombreuses irrégularités ».

Ainsi, le recrutement pose souci, notamment des agents à « haut niveau de rémunération » embauchés alors « qu’ils ne possèdent pas les diplômes et l’expérience professionnelle ».

La chambre déplore aussi le recours trop fréquent aux heures supplémentaires et aux astreintes, la police municipale étant particulièrement concernée.

Source et article complet : Le Parisien

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