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Pour Valérie Pécresse, la pensée islamo-gauchiste aurait conquis l’université française

Oui, les courants de pensée islamo-gauchistes sont puissants dans l’université française.

Dans certaines facs, ils représentent la pensée dominante. De quoi parlons- nous? L’islamogauchisme n’est pas un courant de recherche, c’est une pensée politique partagée à gauche par tous ceux qui nient le danger que représente l’islamisme, et la radicalité qui l’accompagne, pour la République, et plus largement pour la société française. Les tenants de cette idéologie se retrouvent dans plusieurs partis, bien loin de se cantonner aux seuls Insoumis. Leur conviction qu’il faut relativiser la menace islamiste, voire pire, refuser d’en parler ou lui trouver des excuses, a un impact à la fois sur la recherche française et sur l’enseignement délivré à nos étudiants. Dans les faits, par leur influence ou leurs pressions, ils empêchent certains thèmes d’être abordés, certaines recherches d’être financées, certains colloque d’avoir lieu.

Ne détournons pas les yeux. Premier exemple : Bernard Rougier ou Hugo Micheron, chercheurs qui, dans la lignée d’un Gilles Kepel, ont réalisés des travaux de recherche remarquables sur les territoires conquis par l’Islamisme et le Djihadisme en France, travaux qui font désormais référence, n’avaient pas réussi a faire financer leurs recherches par l’université. C’est la Région Ile-de-France qui les a financées, les considérant d’intérêt majeur. Un autre exemple : Mohamed Sifaoui spécialiste reconnu de la radicalisation islamiste devait former à la laïcité et aux valeurs de la République les imams de la grande mosquée de Paris dans une grande université parisienne. Sous la pression de certains enseignants, la session de formation a été annulée. J’ai dû mettre en relation les promoteurs de la formation avec le Directeur du CNAM Olivier Faron pour que les cours -si importants pour notre cohésion nationale – puissent avoir lieu. La réalité – que beaucoup ne veulent pas voir- c’est qu’il s’exerce désormais dans certaines de nos facs une « police de la pensée » qui empêche de chercher et d’enseigner librement.

L’indépendance des enseignants chercheurs est une liberté fondamentale. J’y suis personnellement attachée et je l’ai prouvé par le passé dans mes fonctions de ministre des universités. C’est pourquoi je le dis avec solennité: la pensée doit être libre dans toutes les universités françaises. On doit pouvoir y étudier sereinement les dérives de l’islamisme, son emprise sur la société française ou la gravité de la menace terroriste, et les dénoncer.

N’oublions pas que c’est à l’université que sont formés les étudiants qui seront, demain, nos cadres, nos enseignants. Toutes nos universités doivent être et rester un lieu de débat ouvert, et ne pas devenir, pour certaines, le lieu de l’endoctrinement politique islamogauchiste. Nous le devons à notre jeunesse. Nous le devons à la France.

Source : Valérie Pécresse

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