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Hadama Traoré estime que le syndicat des copropriétaires de la Morée à Aulnay-sous-Bois n’assume pas ses responsabilités

Bonjour M. le Maire,

Comme expliqué depuis 3 ans à Mr CABARIBERE, Directeur général adjoint, Mr MIGNON, collaborateur de Mr CABARIBERE, et à Mr CAHENZLI, élu à l’habitat, la gestion de la résidence « La Morée » est problématique pour nombre de copropriétaires.

Un copropriétaire subissant des nuissances sonores répétées a sollicité l’intervention du cabinet Blériot, la réponse de la SESARL BLÉRIOT ET ASSOCIÉS dénote un manque de professionnalisme criant :

« Je vous confirme que la copropriétaire Mme TAVARES, ne m’a justifié d’aucune demarche auprès de ses locataires. Aussi, et à l’aide du courrier en pièce jointe, je vous invite à saisir les tribunaux compétents. »

En l’espèce, en cas d’inertie de la copropriétaire Mme TAVARES, le Syndicat des copropriétaires représenté par la SESARL BLÉRIOT ET ASSOCIÉS en sa qualité d’administrateur provisoire peut assigner en même temps celle-ci et son locataire aux fins d’obtenir la résiliation du bail et l’expulsion de ce dernier, mais également leur condamnation solidaire au paiement de dommages et intérêts.

Il s’agit d’une action oblique initiée par la SESARL BLÉRIOT ET ASSOCIÉS, sur le fondement de l’article 1341-1 du Code civil :

« Lorsque la carence du débiteur dans l’exercice de ses droits et actions à caractère patrimonial compromet les droits de son créancier, celui-ci peut les exercer pour le compte de son débiteur, à l’exception de ceux qui sont exclusivement rattachés à sa personne. »

Pour ce faire, une résolution devra être préalablement adoptée à la majorité de l’article 24 de la loi du 10 juillet 1965 en assemblée générale des copropriétaires en application de l’article 55 du décret n°67-223 du 17 mars 1967.

Toutefois, en présence d’une situation d’urgence et par la démonstration d’un trouble manifestement illicite, la SESARL BLÉRIOT ET ASSOCIÉS peut assigner à jour fixe, sur requête présentée au Président du tribunal judiciaire, permettant une date d’audience à bref délai. Cette voie qui reste exceptionnelle s’effectue sans autorisation de l’assemblée générale.

Pour exercer une action oblique, 3 conditions cumulatives sont nécessaires, à savoir que :

  • le locataire a enfreint au règlement de copropriété et au bail d’habitation
  • il existe une carence du copropriétaire bailleur
  • le locataire cause un préjudice aux autres copropriétaires ou occupants de l’immeuble

Par un arrêt rendu le 9 avril 2015 n° 14/02439, la Cour d’appel de Nancy a jugé qu’en cas de carence du bailleur, le Syndicat des copropriétaires est recevable à agir à l’encontre du bailleur et de son locataire par la voie oblique aux fins de voir prononcer la résiliation judiciaire du bail et son expulsion, mais également la réparation de son préjudice pour trouble de jouissance subi par la collectivité des copropriétaires. En conséquence, la Cour a ordonné l’expulsion du locataire et a condamné in solidumla propriétaire et son locataire au paiement d’une somme de 2000 euros à titre de dommages intérêts.

Par conséquent, l’association Force Citoyenne se questionne sur le rôle et les attributions de l’opérateur CITEMETRIE, et vous demande de mandater le service habitat à faire appliquer les recommandations des clauses techniques de l’OPAH-CD 2020/2025 Paris Terres d’Envol.

En définitif, en votre qualité de premier magistrat de la ville, vous devriez mettre fin aux missions de l’opérateur CITEMETRIE et rappeler à la SESARL BLÉRIOT ET ASSOCIÉS ses obligations par lettre recommandée.

Dans l’attente de vous lire, je vous joins les échanges entre la SESARL BLÉRIOT ET ASSOCIÉS et le copropriétaire victime des nuissances sonores.

Bien cordialement,

Mr Hadama TRAORÉ
Directeur général de l’association Force Citoyenne 

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