Ile-de-France Environnement : Les dangers du pavillon pour tous

PavillonsDans la ville dense de demain, se pose la question des pavillons existants. Les détruire n’est pas souhaitable économiquement, socialement et politiquement. La métropole a aussi besoin d’espaces de respiration. Comme ces alignements de petits pavillons et de jardins mitoyens en première couronne … En revanche, les pavillons isolés des lotissements de grande couronne consomment chacun, en moyenne, 700 mètres carrés de bonnes terres agricoles. Ils sont un contre-sens urbanistique et énergétique.

La seconde moitié du 20· siècle a inventé puis imposé le principe du pavillon individuel implanté au centre d’une parcelle. Cette forme s’est perfectionnée avec un sous-sol qui va servir de garage et de cave avec la  terre sur les côtés. Cette forme s’est imposée car elle est la plus économique. On creuse moins profond et on économise l’enlèvement de la terre. Les quatre façades multiplient les dispositions intérieures sans avoir trop à réfléchir. Elle reste souvent d’un seul niveau et facilement construite par une équipe d’ouvriers restreinte et peu qualifiée.

Cette typologie est grosse consommatrice d’espace et multiplie les surfaces d’échanges thermiques sans que  les promoteurs ne s’en soucient. Seule importe la facilité de mise en oeuvre et donc le faible coût de  construction. Les promoteurs ont réussi à faire passer ce modèle comme le rêve d’habitat idéal pour une famille française. Dans l’imaginaire de nos concitoyens, la « maison» n’est plus une maison de village comme celle de nos ancêtres, mais est devenue le « p’tit pavillon » isolé sur sa butte au centre d’un p’tit terrain gazonné.

Les architectes savent que cette forme d’habittat est contreproductive, mal adaptées aux modes de vie, trop répétitive pour s’adapter à chacun. En un mot, les promoteurs nous entraînent vers un désastre urbain. Mais l’ordre des architectes, plus intéressé à défendre ses propres intérêts que ceux de ses membres n’a pas cherché à valoriser une forme urbaine plus humaine et la valeur ajoutée que procure un vrai travail d’architecture.

Cet ordre s’est contenté de tenter d’imposer une surface minimum au-dessus de laquelle un architecte est obligatoire.

Mais, justement cette surface est supérieure à celle de la grande majorité des pavillons. C’est donc un signe d’encouragement donné aux promoteurs pour multiplier les zones pavillonnaires en se passant d’architecte. Et voilà comment une typologie absurde, inadaptée à notre vie de tous les jours et parfaitement anti-écologique s’est imposée avec la bénédiction de l’homme de l’art.

Source : Ile-de-France Environnement

Publié le 26 juin 2013, dans Actualité, Urbanisme, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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