Archives du blog

Encore des démolitions de pavillons à Aulnay-sous-Bois !

Cette hécatombe programmée dans les quartiers pavillonnaires et dans ce qui faisait le charme et la qualité de vie de notre ville semble ne plus pouvoir s’arrêter…. Partout aux quatre coins d’Aulnay sous bois, et sous la houlette de ce maire-coucou parachuté et de son complice adjoint à l’urbanisme Denis Cahenzli, les permis de démolir poussent comme des champignons après la pluie… Que pensent les Aulnaysiens et les riverains de ces déconstructions qui vont transformer leur quartier, mais pas nécessairement dans le sens d’une meilleure qualité de vie ?

Pavillon du 3 chemin des prés de la garenne à Aulnay sous bois avant démolition

Le même pavillon en cours de démolition….

 Extraits de conversation sur le groupe Facebook nommé  » tu es d’Aulnay quand…. «  :

Ces extraits de conversation témoignent bien de la fracture monumentale existant entre les administrés Aulnaysiens qui subissent la dégradation de leur environnement sans qu’ils ne soient jamais consultés, et les élus qui accèdent au pouvoir et qui transforment leur ville sans jamais avoir obtenu leur aval. Pire, ils le font en reniant leurs promesses de campagne 2014. Mais paradoxalement, vous ne verrez jamais aucun des adjoints au maire être inquiété dans la rue où ils résident par ce type de programme ! C’est ce que l’on peut caractériser comme  » faits du prince  » et en démocratie ce n’est plus acceptable.

Le fait du prince est la prérogative que s’accorde ceux qui sont aux pouvoirs, en l’occurrence notre maire, ainsi que tous ses adjoints et conseillers. Pourtant aucun élu de la république ne devrait profiter de sa position pour obtenir des aménagements à discrétion ( par exemple : les changements de circulation qui rendent plus calme la rue où les élus résident, mais qui occasionnent un flux incessant pour les autres rues où nre vivent pas les élus ) ou encore nen retirer quelques bénéfices indirects pour eux-mêmes.

Le concept qui désigne l’acte arbitraire d’une personne en position d’autorité est utilisé en droit administratif pour désigner une mesure prise par l’administration qui préjudicie des tiers qui ne sont pas en position de pouvoir, et qui veille particulièrement à ce que jamais les mêmes décisions ne les préjudicient ou ne leur occasionne des désagréments. Voilà ce que sont les faits du prince et Aulnay sous bois malheureusement en subit les assauts répétés !

Perspective sur la rue dont plusieurs pavillons et jardins sont en cours de destruction

Il appartient aux Aulnaysiens de se manifester et de dire leurs désaccords à des élus qui ne semblent aucunement défendre leur qualité de vie, ni leurs intérêts patrimoniaux.

Article rédigé les 18 et 19 Avril 2021 par Catherine Medioni

Conférence virtuelle sur les traces des fabuleux quartiers pavillonnaires d’Aulnay-sous-Bois

Pour la première édition de son inventaire participatif (En)quête de patrimoine : Qui a bâti le Grand Paris ?, le Département de la Seine-Saint-Denis vous propose de participer à l’identification des signatures présentes sur les façades de la Seine-Saint-Denis et des départements voisins. Architectes, entrepreneurs, sculpteurs ont contribué à construire nos quartiers et nos villes. Traces de leurs interventions, ces signatures racontent leurs parcours, leurs influences et l’histoire de notre territoire. 

De la fin du 19e siècle au tout début du 20e, architectes, entrepreneurs et sculpteurs ont fait la ville d’Aulnay-sous-Bois. Ville au demeurant agraire, Aulnay-sous-Bois se transforme en une ville résidentielle avec la création de la ligne de chemin de fer du Nord (Paris-Soissons) et l’ouverture de sa gare en 1875.

La Ville d’Aulnay-sous-Bois vous invite à découvrir l’histoire de son pavillonnaire au cours d’une balade virtuelle de 1h30, où vous traverserez le quartier de la gare et de ses alentours depuis votre canapé.

L’itinéraire de cette balade urbaine a été conçu selon l’itinéraire du jeu de piste « Minute, pavillons ! », animation réalisée en 2014 par le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis dans le cadre des jeux De Visu et animée par la Ville d’Aulnay-sous-Bois au cours des Journées européennes du Patrimoine 2020. 

Source et article complet: ExploreParis

Jeu de piste pavillons à Aulnay-sous-Bois : quelques photos

Maison_Aulnay_1La rédaction était en ballade pour le jeu de piste pour découvrir quelques jolis pavillons de la ville. Certains reconnaitront peut-être les 3 pavillons photographiés.

Reportage réalisé par Aurore Buselin

.

.

.

.

.

Maison_Aulnay_2

.

.

 

Maison_Aulnay_3

Ile-de-France Environnement : Les dangers du pavillon pour tous

PavillonsDans la ville dense de demain, se pose la question des pavillons existants. Les détruire n’est pas souhaitable économiquement, socialement et politiquement. La métropole a aussi besoin d’espaces de respiration. Comme ces alignements de petits pavillons et de jardins mitoyens en première couronne … En revanche, les pavillons isolés des lotissements de grande couronne consomment chacun, en moyenne, 700 mètres carrés de bonnes terres agricoles. Ils sont un contre-sens urbanistique et énergétique.

La seconde moitié du 20· siècle a inventé puis imposé le principe du pavillon individuel implanté au centre d’une parcelle. Cette forme s’est perfectionnée avec un sous-sol qui va servir de garage et de cave avec la  terre sur les côtés. Cette forme s’est imposée car elle est la plus économique. On creuse moins profond et on économise l’enlèvement de la terre. Les quatre façades multiplient les dispositions intérieures sans avoir trop à réfléchir. Elle reste souvent d’un seul niveau et facilement construite par une équipe d’ouvriers restreinte et peu qualifiée.

Cette typologie est grosse consommatrice d’espace et multiplie les surfaces d’échanges thermiques sans que  les promoteurs ne s’en soucient. Seule importe la facilité de mise en oeuvre et donc le faible coût de  construction. Les promoteurs ont réussi à faire passer ce modèle comme le rêve d’habitat idéal pour une famille française. Dans l’imaginaire de nos concitoyens, la « maison» n’est plus une maison de village comme celle de nos ancêtres, mais est devenue le « p’tit pavillon » isolé sur sa butte au centre d’un p’tit terrain gazonné.

Les architectes savent que cette forme d’habittat est contreproductive, mal adaptées aux modes de vie, trop répétitive pour s’adapter à chacun. En un mot, les promoteurs nous entraînent vers un désastre urbain. Mais l’ordre des architectes, plus intéressé à défendre ses propres intérêts que ceux de ses membres n’a pas cherché à valoriser une forme urbaine plus humaine et la valeur ajoutée que procure un vrai travail d’architecture.

Cet ordre s’est contenté de tenter d’imposer une surface minimum au-dessus de laquelle un architecte est obligatoire.

Mais, justement cette surface est supérieure à celle de la grande majorité des pavillons. C’est donc un signe d’encouragement donné aux promoteurs pour multiplier les zones pavillonnaires en se passant d’architecte. Et voilà comment une typologie absurde, inadaptée à notre vie de tous les jours et parfaitement anti-écologique s’est imposée avec la bénédiction de l’homme de l’art.

Source : Ile-de-France Environnement

%d blogueurs aiment cette page :