« Mehdi et Mohamed Belhoucine étaient totalement insoupçonnables » selon Gérard Ségura, ancien Maire d’Aulnay-sous-Bois

belhoucine_aulnayInjoignable jeudi, Gérard Ségura, l’ancien maire PS d’Aulnay, a tenu à s’exprimer à la suite de l’article paru hier dans « le Parisien », concernant Mehdi et Mohamed Belhoucine. Ces deux personnes recherchées entre-autre pour complicité dans les attentats liés à Charlie Hebdo courent toujours.

Mehdi, le plus jeune, est apparu auprès d’Hayat Boumeddiene – la compagne du terroriste – sur les images de vidéosurveillance à l’aéroport d’Istanbul en partance pour la Syrie. Les deux frères Belhoucine ont sans doute eu un rôle plus étoffé que celui de simples gardes du corps de la compagne d’Amédy Coulibaly. Le passé de ces deux hommes dont la famille est installée à Aulnay-sous-Bois milite dans ce sens.

Omniprésent sur les forums islamistes, il avait ainsi été repéré par ceux qui allaient l’intégrer à leur filière. Féru en informatique, capable aussi de faire des montages vidéo qu’il diffusait sur le Net, parlant l’anglais et l’arabe, Mohamed Belhoucine, dont le discours s’était radicalisé, présentait pour l’équipe un profil intéressant. Mais ce dernier a-t-il pu aussi s’ériger en conseiller en armement auprès des combattants de son groupe.

Bruno Beschizza, actuel Maire d’Aulnay-sous-Bois, espère que l’on va s’intéresser à l’environnement professionnel des deux anciens employés afin de vérifier s’il y a eu ou non des connexions avec le milieu islamique radical par l’intermédiaire d’autres agents au sein des services de la ville. «Comment et par qui ont-ils été recrutés?» s’interroge l’édile, qui a pris ses fonctions à Aulnay en 2014, quand les deux frères n’y travaillaient déjà plus. «Mon réflexe a été d’en informer, mercredi et dès que je l’ai su, le préfet, qui m’a renvoyé auprès des services spécialisés. Et depuis, pas de retour», indique l’élu.

De 2011 à 2012 et en cumulant des contrats à durée limitée, Mehdi Belhoucine s’occupait d’animation périscolaire, en intervenant notamment au club de loisirs de la ville. Il avait par ailleurs décroché des missions pour s’occuper des espaces verts.

Détenteur d’un master en science et technologie niveau 1, Mohamed Belhoucine a, quant à lui, été embauché au travers de divers contrats de 2010 à 2014 et a travaillé dans les centres de loisirs de la ville. Il s’occupait également de l’aide aux devoirs. Pourtant, dès 2010, il avait été inquiété par les services de police qui avaient repéré ses activités en rapport avec la filière d’acheminement pakistano-afghane.

Bruno Beschizza réclame aujourd’hui une procédure d’information destinée aux employeurs pour les avertir du profil des candidats postulant à divers postes. «Il y a Mohamed Belhoucine et il y a eu le parcours de Farid Benyettou, tout juste révélé la semaine dernière», rappelle-t-il. Benyettou, l’ex-mentor religieux des frères Kouachi, s’est lancé dans des études d’infirmier à la Pitié-Salpêtrière sans que la direction ait été, manifestement, avisée de la lourdeur de son casier judiciaire. «Les employeurs ne doivent plus méconnaître ce type de passé», insiste l’élu d’Aulnay.

Gérard Ségura quant à lui se défend en insistant qu’il ne connaissait en rien des activités jihadistes de ses employés. Insoupçonnables selon lui, les deux frères avaient pu travailler, côtoyer des enfants, faire du soutien scolaire, sans éveiller les soupçons des services de la ville. Une déclaration inquiétant qui montre les failles énormes dans les recrutements effectués sous l’ancienne équipe municipale.

Source : Le Parisien, Le Figaro et Aulnaycap

Publié le 17 janvier 2015, dans Actualité, Politique, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Qui est le courageux auteur de cet article totalement diffamatoire envers l’ancien maire Gérard Ségura et les services de la ville ? Ce sont des accusations scandaleuses et infondées qui tombent bien sûr le coup de la loi.
    Quant à prétendre que les services municipaux auraient dû prévoir ce que ni les services judiciaires, ni la prestigieuse DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) n’ont pu déceler malgré leurs moyens considérables…

  2. Personne n’accuse qui que ce soit d’avoir recruté « en connaissance de cause », donc pas de diffamation.
    Que l’ancien maire n’ait cédé à aucune pression est une chose, mais en droit il est « le chef des services municipaux » et donc responsable en tant que tel…
    Quant à rejeter la faute sur l’administration communale, le procédé a déjà été utilisé de sa part contre toute évidence et preuve (voir la regrettable affaire de compétences régaliennes déléguées à un conseiller municipal non français… en l’espèce les mariages)…
    Par principe, rien de ce qui ne se passe en Mairie ne peut échapper à un maire à moins qu’il ne soit tout simplement incompétent… (ou débordé par le contrôle permanent de ses collaborateurs).

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