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Décès en Syrie de Mohamed Belhoucine, ancien animateur jeunesse à Aulnay-sous-Bois

Belhoucine_freresLes frères Belhoucine, qui avaient quitté la France pour la Syrie en compagnie de la compagne d’Amédy Coulibaly quelques jours avant les attentats de janvier 2015, sont présumés morts, a affirmé mardi soir une source proche du dossier.

Mohamed, 28 ans, a été «tué au combat» tandis que son frère Medhi, 24 ans, est «mort des suites de blessures de guerre mal soignées», selon Le Petit Journal de Canal+, qui a révélé l’information.
Une source proche du dossier a confirmé, sans préciser les noms, qu’ils seraient morts dans ces circonstances. Une autre a de son côté affirmé à l’AFP que l’information «semble fiable» mais n’a pas été recoupée. Les deux frères, anciens animateurs jeunesse à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), n’étaient pas considérés comme des cadres de premier plan du groupe Etat islamique. L’un d’eux avait été repéré en Irak, selon cette source.

Source et article complet : France 3

Aulnay-sous-Bois : quel rôle Mohamed et Mehdi Belhoucine ont-il joué dans les attentats de Paris ?

Belhoucine_freresQuel rôle ont pu jouer les frères Mohamed et Mehdi Belhoucine dans les attentats de Paris et de la porte de Vincennes ? Plus d’une semaine après, les enquêteurs de la brigade criminelle et de la sous-direction antiterroriste (Sdat) tentaient toujours de cerner l’implication des deux membres de cette fratrie de quatre enfants, originaires d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

« Comment et depuis quand ces deux frères étaient en contact avec Amedy Coulibaly et sa femme, Hayat Boumeddiene, se demande un haut fonctionnaire. Cette femme et les deux frères Belhoucine ont quitté la France pour la Turquie, via Madrid en Espagne, le 2 janvier, soit près d’une semaine avant le déclenchement des attentats. Nous avons ensuite perdu leur trace quelque part en Syrie. Ils n’ont donc pas participé à ces actes de terrorisme mais ont pu jouer un rôle de soutien. »

L’aîné des frères, Mohamed, 27 ans, avait été condamné au mois de juillet 2014 à Paris à deux ans de prison dont un an avec sursis pour sa participation à une filière d’acheminement de jihadistes vers la zone afghano-pakistanaise. Il avait passé près d’un an en détention provisoire entre mai 2010 et avril 2011. Le réseau démantelé gravitait, à la fin des années 2000, autour de la mosquée Omar, située dans le XIe arrondissement de Paris, et considérée comme un « haut lieu du salafisme » dans la capitale.

A son procès, Mohamed, élève ingénieur pendant trois ans de l’Ecole des mines d’Albi (Tarn), avait expliqué être tombé dans ce réseau par « erreur ». Mais ce jeune homme, parlant couramment l’anglais et maîtrisant les techniques de montage vidéo, avait été repéré par la police après avoir posté sur Internet divers films à la gloire du jihad. L’exploitation de son ordinateur avait aussi révélé qu’il avait téléchargé un manuel de fabrication de bombes artisanales. Dans la même veine, il avait choisi comme sujet de mémoire : « La correction de la trajectoire d’un missile par l’utilisation d’un guide […] est un moyen pour celui-ci d’atteindre sa cible […]. »

Auditionné par la Direction centrale du renseignement intérieur, un imam l’ayant côtoyé avait indiqué que Mohamed Belhoucine se disait « musulman, de courant sunnite ». « L’une de ses principales préoccupations était de regarder des vidéos de jihad en Palestine, en Irak, en Afghanistan et en Tchétchénie, avait précisé la même source. Il me parlait beaucoup du jihad. Il me parlait des moudjahidin, de leur façon de vivre et de s’entraîner. Il était admiratif. »

Au regard de ses compétences « techniques », les enquêteurs s’interrogent sur son implication dans le montage de la vidéo postée deux jours après la mort d’Amedy Coulibaly et dans laquelle on voit le terroriste justifier ses actes. Enfin, le rôle endossé par son frère cadet, Mehdi, 23 ans — qui, auditionné en 2010 après l’interpellation de son aîné, indiquait que, s’il était poussé, il pourrait prendre part au jihad —, demeure encore plus obscur.

Source : Le Parisien

« Mehdi et Mohamed Belhoucine étaient totalement insoupçonnables » selon Gérard Ségura, ancien Maire d’Aulnay-sous-Bois

belhoucine_aulnayInjoignable jeudi, Gérard Ségura, l’ancien maire PS d’Aulnay, a tenu à s’exprimer à la suite de l’article paru hier dans « le Parisien », concernant Mehdi et Mohamed Belhoucine. Ces deux personnes recherchées entre-autre pour complicité dans les attentats liés à Charlie Hebdo courent toujours.

Mehdi, le plus jeune, est apparu auprès d’Hayat Boumeddiene – la compagne du terroriste – sur les images de vidéosurveillance à l’aéroport d’Istanbul en partance pour la Syrie. Les deux frères Belhoucine ont sans doute eu un rôle plus étoffé que celui de simples gardes du corps de la compagne d’Amédy Coulibaly. Le passé de ces deux hommes dont la famille est installée à Aulnay-sous-Bois milite dans ce sens.

Omniprésent sur les forums islamistes, il avait ainsi été repéré par ceux qui allaient l’intégrer à leur filière. Féru en informatique, capable aussi de faire des montages vidéo qu’il diffusait sur le Net, parlant l’anglais et l’arabe, Mohamed Belhoucine, dont le discours s’était radicalisé, présentait pour l’équipe un profil intéressant. Mais ce dernier a-t-il pu aussi s’ériger en conseiller en armement auprès des combattants de son groupe.

Bruno Beschizza, actuel Maire d’Aulnay-sous-Bois, espère que l’on va s’intéresser à l’environnement professionnel des deux anciens employés afin de vérifier s’il y a eu ou non des connexions avec le milieu islamique radical par l’intermédiaire d’autres agents au sein des services de la ville. «Comment et par qui ont-ils été recrutés?» s’interroge l’édile, qui a pris ses fonctions à Aulnay en 2014, quand les deux frères n’y travaillaient déjà plus. «Mon réflexe a été d’en informer, mercredi et dès que je l’ai su, le préfet, qui m’a renvoyé auprès des services spécialisés. Et depuis, pas de retour», indique l’élu.

De 2011 à 2012 et en cumulant des contrats à durée limitée, Mehdi Belhoucine s’occupait d’animation périscolaire, en intervenant notamment au club de loisirs de la ville. Il avait par ailleurs décroché des missions pour s’occuper des espaces verts.

Détenteur d’un master en science et technologie niveau 1, Mohamed Belhoucine a, quant à lui, été embauché au travers de divers contrats de 2010 à 2014 et a travaillé dans les centres de loisirs de la ville. Il s’occupait également de l’aide aux devoirs. Pourtant, dès 2010, il avait été inquiété par les services de police qui avaient repéré ses activités en rapport avec la filière d’acheminement pakistano-afghane.

Bruno Beschizza réclame aujourd’hui une procédure d’information destinée aux employeurs pour les avertir du profil des candidats postulant à divers postes. «Il y a Mohamed Belhoucine et il y a eu le parcours de Farid Benyettou, tout juste révélé la semaine dernière», rappelle-t-il. Benyettou, l’ex-mentor religieux des frères Kouachi, s’est lancé dans des études d’infirmier à la Pitié-Salpêtrière sans que la direction ait été, manifestement, avisée de la lourdeur de son casier judiciaire. «Les employeurs ne doivent plus méconnaître ce type de passé», insiste l’élu d’Aulnay.

Gérard Ségura quant à lui se défend en insistant qu’il ne connaissait en rien des activités jihadistes de ses employés. Insoupçonnables selon lui, les deux frères avaient pu travailler, côtoyer des enfants, faire du soutien scolaire, sans éveiller les soupçons des services de la ville. Une déclaration inquiétant qui montre les failles énormes dans les recrutements effectués sous l’ancienne équipe municipale.

Source : Le Parisien, Le Figaro et Aulnaycap

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