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Déferlement médiatique contre le commissaire divisionnaire à Aulnay-sous-Bois Vincent Lafon

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Depuis quelques jours, plusieurs médias nationaux et régionaux, repris de manière brute et sans analyse par certains blogs, s’acharne contre le commissaire divisionnaire Vincent Lafon, qui officie depuis début 2014 à Aulnay-sous-Bois. Cet acharnement médiatique, ce lynchage en bonne et due forme, apparaît pour une grande partie de la rédaction comme un procédé discutable voire détestable.

Contrairement à certains médias qui ne font que relater un fait qui s’est déroulé en 2008, la rédaction est allée en 2015 à la rencontre du commissaire pour une interview exclusive et un reportage dans les entrailles du commissariat d’Aulnay. Nous y avons découvert un environnement inapproprié, des hommes avec des moyens pas toujours en adéquation avec les besoins. M. Lafon nous avait fait part des difficultés, de la réaction hostile d’une partie des habitants des cités à l’encontre des forces de l’ordre.

Nous ne jugerons pas M. Lafon sur le fond, mais sur la forme, nous avons découvert un homme passionné par son métier, à l’écoute de ses hommes, prêt à mettre sa vie en danger pour préserver celle de ses équipes. Un homme en quête perpétuelle de perfectionnement de son état physique et psychique, et pour un salaire qui ferait bien sourire les grands financiers.

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Cette nouvelle affaire qui monte en épingle revient sur un fait passé, en faisant fi des résultats présents. Et pourtant, en regardant d’un peu plus prêt, qui n’a jamais connu un moment de faiblesse et n’a jamais fauté ? Que ce soit chez les politiques, les journalistes ou les cadres, qui peut prétendre n’avoir jamais fait une erreur ? Il est vrai qu’il est plus simple de ne jamais se tromper en ne faisant rien ou en copiant/collant des articles ou en faisant une synthèse du travail des autres.

Enfin, hormis le fait que cette fausse nouvelle révélation (nous le savions dès la fin de notre reportage) sur M. Lafon risque de mettre une nouvelle fois le feu aux poudres, cette médiatisation va mettre en difficulté un homme, un mari, un père de famille (nous ne savons pas si M. Lafon est marié mais il est probable que cette affaire touchera ses proches).

Pour conclure, il est important de connaître le passé de quelqu’un. Il est indispensable toute personne aspirant à des responsabilités doit capitaliser sur ses erreurs et ses échecs pour ne pas les reproduire. Mais doit-on jeter en pâture un homme à cause d’une actualité qui n’est, jusqu’à preuve du contraire, pas directement liée à celle qu’on lui reproche ? En tout cas à la rédaction, où chaque rédacteur a commis des erreurs sous les effets de la pression, de la fatigue ou des provocations, nous nous abstiendrons de juger Vincent Lafon.

Vous pouvez découvrir les reportages réalisés avec M. Lafon en cliquant sur les images.

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Publié le 14 février 2017, dans Actualité, Médias, Vidéos, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 9 Commentaires.

  1. J’avoue ne rien comprendre à cet article, ni saisir ce qui est reproché à Vincent Lafon et par qui exactement !!! Où se trouve le  » déferlement médiatique  » incriminé ???

  2. Bien triste époque où la violence existe en tout domaine, jusqu’où ira-t-elle ?

  3. Mohamed le boss des étangs

    Vendus Aulnay cap, balances !

  4. Selon l’Huma, ledit commissaire était alors chef-adjoint de la BAC à Paris.

    Une course-poursuite s’est engagée un soir de février 2004 entre Barbès et Créteil (!!), la police ayant pris en chasse un homme bourré aperçu en train de maltraiter sa passagère.
    L’individu, au bout de la course, percute des policiers, qu’il blesse.
    Les policiers, pour se venger je suppose, le frappe – 7 jours d’ITT – et lui place un enjoliveur entre les fesses.

    Le commissaire Lafon est condamné à 1 an de prison avec sursis, et 1 an d’interdiction professionnelle.
    http://www.humanite.fr/le-troublant-passe-judiciaire-du-commissaire-daulnay-sous-bois-632010

    Pour autant, il n’est pas révoqué, et est muté à Aulnay en 2014 peu avant l’élection de Beschizza à la mairie.

    L’Huma fait donc un lien entre cette affaire et l’« affaire Théo », sous-entendant que ce commissaire aurait d’une certaine façon inspiré les policiers soupçonnés de viol – soupçonnés, donc présumés innocents sauf aux yeux des prétendus défenseurs des droits de l’homme, droits qui ne s’appliquent plus aux policiers manifestement.

  5. Il n’ y a aucun sous entendu, il y a simplement des faits indéniables qui montre qu’il est nécessaire de protéger autant les policiers que les citoyens de ce genre de violences.
    Critiquer les médias est la manière de certains politiques de vouloir noyer le poisson. Pourquoi les moins aguerris, que ce soit dans l’Éducation Nationale ou dans les commissariats se retrouvent dans les quartiers les plus difficiles?

  6. Quel est le rapport entre des faits survenus en 2004 – il y a 13 ans donc – et « l’affaire Théo » ? Ce commissaire se trouvait-il sur les lieux, aux abords du Cap, le soir du contrôle contre lequel s’est rebellé ce fameux Théo et ses acolytes ?

    Par ailleurs, vous posez la mauvaise question. La question est de savoir : « Pourquoi ces quartiers sont (devenus) les plus difficiles ? »…

  7. « Ces quartiers sont devenus les plus difficiles » parce qu’ils ont été abandonnés de la république par la relégation, par l’absence de liens humains et fraternels, par l’absence d’aide effective à l’inclusion sociale. Les violences policières envers des êtres humains quels qu’ils soient sont inadmissibles et ne peuvent qu’engendrer révolte et indignation légitimes.

  8. Tant que la racaille sera impunie par une justice laxiste, les mêmes scènes se répèteront à l’infini et les policiers seront toujours confrontés aux mêmes voyous, rendus de plus en plus violents grâce à l’impunité dont ils bénéficient et à la complicité de politicards en mal de clientélisme électoral…
    Rappels à la loi, mises à l’épreuve, prison avec sursis, peines aménageables, prison ferme SANS mandat de dépôt, tout cela c’est comme cracher en l’air, aucun effet dissuasif, aucune prise de conscience de la gravité de leurs actes, et aucune protection des citoyens honnêtes…
    Un seul exemple du laxisme judiciaire :

    http://www.europe1.fr/faits-divers/bobigny-il-attaque-des-policiers-au-couteau-et-ressort-libre-du-tribunal-2980424

    Mais quand un certain syndicat, prétendant représenter toute la magistrature, appelle sur son compte twitter à participer à la manifestation anti-flics d’hier à Paris, occasionnant des violences de rues et la blessure sérieuse d’un policier anti-émeutes, on ne peut être surpris de telles décisions ultra-laxistes qui confinent à la complicité…

  1. Pingback: Affaire Théo: De la BAC parisienne à Aulnay-sous-Bois, qui est le commissaire déjà condamné? | A La Maison

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