LA GESTION PUBLIQUE DES ESPACES CONFESSIONNELS

«…personne ne sait ce qu’il acquerra demain, et personne ne sait dans quelle terre il mourra ».s 31 v. 34.

Le coronavirus n’a pas de frontière, c’est un mal commun, qui touche à l’humanité. C’est en cela que la raison nous fait comprendre la vraie nature de l’homme et le sens de la vie, si la vie est donnée pour permettre à l’esprit de s’élever, la mort constitue « un moment de vérité », voilà l’épreuve à laquelle chacun est convoqué.

De fait, les cimetières constituent de véritables écoles de citoyenneté et d’ouverture sur la vie  sociale et religieuse des vivants, invitant, au-delà de toutes considérations sociales, à la lecture d’un espace public de cohabitation de tombes.

Mais depuis le début de la pandémie, les places dans les cimetières se font de plus en plus rares, le nombre de morts étant en constante augmentation.Évoquons dans ce contexte, les musulmans ayant succombé au Coronavirus.

La pandémie empêche les rapatriements des morts musulmans dans les pays d’origine par prévention sanitaire et amplifie dramatiquement le manque de carrés confessionnels dans les cimetières communaux.

Ainsi, toutes les villes devraient avoir un « carré musulman» pour permettre aux familles d’enterrer leurs défunts dans les meilleures conditions possibles.

Certaines communes en sont totalement dépourvue, il faut « batailler » plusieurs jours pour trouver une place dans une ville plus éloignée, parfois il se sera écoulé presque 15 jours entre le décès et l’inhumation, alors que dans la tradition, c’est trois jours ! C’est inhumain, c’est scandaleux.

Il faut respecter tous ses habitants, ce n’est pas compliqué, il faut juste réserver un espace dans le cimetière, en 24 heures, c’est fait !.

La police des cimetières constitue une compétence propre des maires. Il leur revient de prendre telle ou telle disposition d’aménagement.

C’est pour cette raison que l’ouverture d’un « carré confessionnel » demeure aléatoire et n’obéit à aucune logique politique, leur implantation n’a aucun caractère obligatoire, restant soumise à la volonté du maire.

Ce « mal commun » met en lumière la nécessité d’un agir commun, d’une co-responsabilité.

Chaïbia Rhamami

A NOTER:

Pour faire suite à Chaïbia, La rédaction d’Aulnay cap, souhaite pouvoir entretenir les tombes de ses morts.

L’entretien de nos tombes et le travail de deuil et de mémoire, est rendu impossible par la fermeture de nos cimetières.

Nul ne sait quand ils réouvriront.

Aulnay cap, souhaite donc, la réouverture des cimetières.

Ceci pour pouvoir entretenir et honorer ses morts.

Espèrons que notre demande sera entendue, et espèrons que nos cimetières seront très vite réouverts.

La rédaction d’Aulnay cap, vous tiendra informés, dés que nos morts pourront de nouveau, être honorés, comme il se doit.

À propos de Buselin Aurore

Responsable blog Aulnay cap

Publié le 19 avril 2020, dans Actualité, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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