Reste t-il des chasseurs dans le département de la Seine-Saint-Denis ?

La Seine-Saint-Denis est un département très urbanisé où il ne reste que très peu de place pour la campagne, les bois sauvages et où des animaux en liberté tels que des sangliers, des chevreuils et autres gibiers peuvent se développer. Pour les chasseurs du dimanche, il n’est pas évident de trouver son bonheur dans le département, si bien que de nombreux adeptes préfèrent aller un peu plus, notamment dans le département de la Seine-et-Marne.

Si vous avez votre licence de chasse et que votre passion est de débusquer le gibier avec des amis le dimanche matin, mieux vaut donc prendre la voiture et s’éloigner de Paris. Si vous souhaitez devenir chasseur et que vous souhaitez entrer dans un club, sachez qu’il vous faudra investir dans un équipement de chasse pour profiter pleinement de vos sorties. Parmi les principaux accessoires, il y a le couteau de chasse, tout ce quoi a trait à la bagagerie et à la maroquinerie, les sièges et trépieds pour se reposer, éventuellement les panneaux de signalisation pour avertir les badauds d’une chasse en cours, les appareils d’orientation (boussoles…), les appareils de longue vue et bien entendu la tenue de chasseur.

En France, il y aurait 5 millions de chasseurs (c’est à dire, des personnes qui disposent d’une licence), mais à peine plus d’un million iraient chasser régulièrement lorsque cela est autorisé. Dans la région Île-de-France, il reste plusieurs endroits où la chasse au sanglier ou au chevreuil est possible sans trop de contrainte. En allant un peu plus au Nord, au niveau de Senlis, des zones sont très prisées des chasseurs, avec notamment la possibilité d’effectuer une chasse à courre.

Faut-il pour autant adouber cette pratique qui pour beaucoup apparaît comme d’un autre temps ? Est-ce que les chasseurs sont tous des personnes sans morale qui tirent des bêtes sans défense, profitant de leur fusil pour assouvir une certaine frustration ? Si pour les citadins la chasse apparaît comme anachronique, celle-ci continue, dans la France profonde, de maintenir une certaine cohésion et fait partie des traditions. S’il n’y avait pas de chasseurs, il y aurait irrémédiablement une prolifération de certains animaux comme les sangliers dont les dégâts qu’ils occasionnent dans les champs sont importants. L’alternative à la chasse serait la réintroduction de certains prédateurs naturels comme le loup, l’ours ou le lynx. Mais là aussi, cela provoquerait un profond mécontentement puisque ces prédateurs peuvent s’attaquer à l’homme s’ils se sentent menacés. De nombreux collectifs se sont dressés contre la réapparition du loup dans certaines contrées de France, ou de l’ours dans les Pyrénées.

Alors, comment juguler la population des sangliers, des cerfs, des chevreuils, des lièvres et des lapins ? Il n’y a pas de réponse toute simple et toute prête et pour de nombreux passionnés de la chasse, les chasseurs gardent leur rôle pour limiter la prolifération de ces espèces herbivores, sans grand danger pour l’homme mais qui peuvent causer la perte de milliers d’euros à cause des champs piétinés ou du saccage de certains espaces boisés.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Source : contribution externe.

Publié le 17 décembre 2021, dans A vous la parole, Actualité, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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