Les chroniques d’un non-vacciné contre le Covid-19 : les doutes et les contraintes

Depuis ce jour de mars 2020 où le président de la République demanda aux Français de se confiner contre un terrible nouveau virus inconnu venu de Chine, la France mais aussi l’Europe, a basculé dans un monde de torpeur, de craintes, de doutes et de souffrance intérieure. Malgré une léthalité plutôt faible mais avec un système hospitalier non préparé et des lacunes en termes de logistique, la France est entrée dans un confinement dur, l’économie s’est arrêtée, la vie a complètement basculé.

Il y a eu cependant une lueur d’espoir en juin 2020, les Français ont pu partir en vacances, la vie reprenait son cours, mais les espoirs ont rapidement été douchés par une seconde vague et un second confinement. Et puis arriva le fameux vaccin qui devait protéger les plus faibles, les plus âgés, celles et ceux qui pouvaient mourir ce virus…

Des vaccins prometteurs devenus un véritable marché lucratif

Quand les premières personnes âgées ou immuno-déficientes ont pu recevoir leur première injection, ce fut un véritable soulagement. Peut-être qu’en ce début de janvier 2021 la France et le monde voyaient le bout du tunnel. Mais là aussi les espoirs s’assombrirent rapidement.

Ces vaccins d’abord réservés aux personnes âgées (il était proscrit pour des personnes jeunes de se faire vacciner sans raison) ont été étendus à l’ensemble des majeurs, avant d’être de facto imposés à enfants de 12 à 18 ans. Des vaccinodrones ont fait leur apparition, une campagne marketing en faveur du vaccin a été rapidement mise en place pour inciter à la vaccination. En tant que personne en pleine santé, plutôt jeune et sans comorbidité, cette vaccination me semblait superfétatoire. Après tout, une infime partie des moins de 50 ans subissait des complications et encore moins la mort. Et ces vaccins avaient à mes yeux une utilité pour les personnes fragiles dont je ne faisais pas partie. J’étais favorable à cette campagne gouvernementale tant que la vaccination ne nous était pas imposée. Celles et ceux, au printemps 2021, parlaient de pass sanitaire passaient pour des complotistes. Et puis vint le discours d’Emmanuel Macron, en plein juillet 2021, qui annonça l’arrivée de ce fameux pass sanitaire, qui a mis de nombreuses personnes dans l’embarras.

Une vie normale devenue quasiment impossible sans la vaccination

Dans mon entourage ce fut une grosse surprise même si des proches m’avaient alerté de cette éventualité. Beaucoup ont pris un rendez-vous sur Doctolib non pas par conviction, mais par contrainte. De mon côté, je me suis dit que le 15 novembre 2021 – date à laquelle le pass vaccinal devait disparaitre – n’était pas si loin. Et puis pour partir en vacances, un petit test PCR pour toute la famille suffisait pour profiter du soleil et de la mer dans un camping de qualité (aussi bizarre que cela puisse paraître, un test négatif suffisait, le premier jour à l’entrée du camping, pour obtenir le droit de venir pendant toute la durée du séjour, soit plusieurs semaines !).

Bien entendu, quelques activités nécessitaient le pass. Il y avait beaucoup de protestations d’autant plus que le pass sanitaire arrivait pour les enfants, le 30 septembre 2021. Et depuis ce 30 septembre, notre vie se résume à aller faire des tests en pharmacie, deux fois par semaine, pour que nos enfants puissent continuer à exercer leurs activités culturelles et sportives, sans quoi nos enfants seraient contraints à ne faire aucune activité extra-scolaire.

Ce fameux pass sanitaire était valable 3 jours, puis 1 jour, avant d’être transformé, le 24 janvier 2021, en pass vaccinal, condamnant des non-vaccinés, comme moi, à vivre une vie d’ermite. Mais ce n’est pas tant ma situation que celle de mes enfants qui m’attristent le plus. Pour sauver des personnes très âgées et fragiles – ce qui est un acte tout à fait louable – nous sacrifions notre jeunesse. Ce qui paraît naturelle pour un pays vieillissant comme la France – où les plus de 65 ans représentent une masse électorale importante – est ubuesque pour de nombreux pays pauvres, jeunes, qui misent sur la jeunesse et estiment que le sacrifice doit être inversé.

Aujourd’hui, plus de vacances, plus se liens sociaux dans des clubs de sport ou dans des associations culturelles, plus de bibliothèque, plus de plaisirs partagés avec des amis : la vie se résume à télétravail, courses et dodo. Et pour les enfants, du moins jusqu’à leur 16 ans, ce sera 2 tests antigéniques juste pour maintenir quelques activités sportives ou culturelles.

Suis-je un anti-vaccin, un antivax ou un hurluberlu ? Non, et je vous l’expliquerai pourquoi dans un autre billet.

Source : contributeur externe

Publié le 24 janvier 2022, dans A vous la parole, Actualité, Santé, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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