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Le père de Titi Gnangnan expulsé de son logement de fonction avec sa compagne enceinte de 8 mois au Blanc-Mesnil

titi_gnangan_marocLe très célèbre maire fictif de la ville d’Alba Villa, située de l’autre côté de l’autoroute, ne finit pas de fâcher le le tout nouveau Maire du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen, qui pense se reconnaître dans les Daily-Strip du dessinateur Remedium, le père de Titi Gnangnan.

Les aventures cocasses et déroutantes de ce maire fictif au comportement fantasque et mégalomane ont, il est vrai, commencé peu après que Thierry Meignan ait réussi à ravir cette municipalité communiste pour quelques voix de plus. 

Locataire d’un logement de fonction au Blanc-Mesnil depuis 2010,  Remedium (son nom d’artiste) s’est installé dans le logement actuel en 2013, réservé notamment pour les enseignants. Sa compagne, enceinte de 8 mois, a d’ailleurs ajouté son nom il y a quelques mois sur le bail, pour officialiser en quelque sorte leur vie commune. Cette dernière soutient pleinement Remedium dans sa démarche de caricature d’hommes politiques, parfois risquée. Elle est elle aussi soucieuse de ce que devient la ville du Blanc-Mesnil, et s’inquiète des agissements sans limites de la nouvelle municipalité.

Enseignante tout comme lui, elle tentent aujourd’hui d’éviter le stress en cette fin de grossesse pour éviter toutes les complications.

Remedium et sa compagne ne sont ni encartés ni membres d’une association. Ils se qualifient de citoyens souhaitant s’exprimer librement.

L’annonce de son expulsion a provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux. L’article a été lu par près de 20 000 personnes, et le couple a reçu de nombreux messages de soutien dans leurs déboires, qui ont commencé par l’annonce du « Maire Obscur » qu’il allait porter plainte pour injure par rapport au personne fictif « Titi Gnangnan », en qui il se reconnait. Une lettre recommandée indique à Remedium l’impossibilité de renouveler son bail du fait d’un projet ambitieux en cours dans le quartier concerné. Tous les locataires ont pu être relogés, sauf lui, indique t-il sur sa page facebook.

A noter que Remedium avait été contacté par un conseiller « de cet obscur Maire » (comme il aime le nommer) suite aux événements du 7 juillet, pour l’encourager à continuer dans sa démarche de caricature. Mais ce message a été ensuite effacé, peut-être sous la pression de ce même Maire Obscur.

Remedium indique enfin : « La mairie a toujours tenté d’ignorer le projet Titi Gnangnan, tout en manœuvrant dans l’ombre pour préparer une plainte en diffamation totalement illusoire (et payée par les contribuables de la ville) et organiser mon expulsion. Il n’y a donc eu aucun contact, ni officiel ni officieux, entre le maire, son entourage et moi-même« .

En attendant la suite des événements, on peut se demander jusqu’où peut aller aujourd’hui la liberté d’expression. A Aulnay-sous-Bois, ce genre de menaces pourrait-il se produire ? Où est passée la liberté d’expression et le droit à la caricature ?

 

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