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Toxicomanie, drogue, seringues : les écolos d’Aulnay-sous-Bois réclament une commission parlementaire

methadoneL’affaire des seringues dans des écoles de Sevran et de la méthadone au Gros Saule, à Aulnay, continue de susciter des réactions.
« L’arrêt du fonctionnement des distributeurs de seringues tel qu’il a pu être demandé (NDLR : par le maire de Sevran) ne ferait qu’augmenter les difficultés actuelles », avance le conseil de surveillance* de l’hôpital Ballanger qui a voté vendredi une motion pour rappeler l’utilité du travail conjoint mené par l’hôpital et l’association de prévention First, qui gère notamment les distribox.

Ils demandent la création de salles d’injection

A Aulnay, le non-remplacement de la gardienne de l’école Louis- Aragon, où des flacons de méthadone vides ont été trouvés, fait grincer des dents, et l’UMP réclame l’installation de caméras. Les parents ont accepté de lever leur blocus de l’école, mardi dernier, après les promesses du maire PS Gérard Ségura, qui s’engage notamment à renforcer la surveillance de l’établissement par des gardiens volants, déjà en poste.
A Sevran, les positions sur la légalisation de la drogue se font à nouveau entendre. Les élus Front de gauche réaffirment leur ferme opposition à toute légalisation, « qui conduirait à banaliser et minorer la dangerosité de la drogue ». Samedi, le mouvement Europe Ecologie de Seine-Saint-Denis a réclamé une commission parlementaire pour réformer la loi de 1970 qui considère le toxicomane à la fois délinquant et malade. Europe Ecologie réclame la décriminalisation de l’usage, des mesures adaptées comme la création de salles d’injection thérapeutiques sur tout le territoire et le durcissement des mesures concernant les réseaux mafieux et internationaux.

* Il est composé des représentants des villes (Sevran, Tremblay, Villepinte, Aulnay, Le Blanc-Mesnil), des médecins, du personnel, des patients, et est présidé par François Asensi, député maire de Tremblay.

Source : Le Parisien du 29/04/2013

Les dealeurs du 93 approvisionnaient les beaux quartiers

drogue« Entre les revendeurs de drogues dures et leurs clients, il y avait un monde. Les dealeurs habitaient dans les cités de Seine-Saint-Denis et leurs acheteurs les très chics avenues du XVIe arrondissement de Paris.

Lundi, l’une de ces toxicomanes fortunées a été interpellée rue Molitor, en pleine transaction avec son fournisseur. La police a retrouvé sur lui 40 g d’héroïne prête à changer de main.

L’acheteuse a été placée en garde à vue avec son compagnon et cinq de ses fournisseurs, originaires de Stains et Villetaneuse. Le lendemain, un second coup de filet a permis d’interpeller six autres membres du réseau dans différents quartiers de Seine-Saint-Denis (celui de la Source à Epinay-sur-Seine et celui de Salvador-Allende à Villetaneuse).

C’est un business très juteux qui a été mis au jour par la police judiciaire. « Les livreurs se déplaçaient tous les deux jours au domicile de leurs commanditaires pour leur vendre des doses de 50 g d’héroïne », explique une source policière. Un service express à la demande, « un peu comme un livreur de pizzas », commente-t-il. Le réseau était multiproduits et proposait également de la cocaïne et du cannabis. Lundi, les perquisitions ont permis de découvrir à Stains et Saint-Denis 105 g de cocaïne, 86 g d’héroïne, 80 g de résine de cannabis et 6000 € en liquide. Le lendemain, à Epinay, Villetaneuse, Enghien (Val-d’Oise) et Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), des petites quantités de drogues ont été retrouvées, ainsi que 3240 €. Le trafic était organisé essentiellement à partir d’Epinay et de Villetaneuse et rayonnait dans les quartiers plus huppés de l’Ouest parisien et de son arrondissement aisé.

Hier soir, seul le couple de la rue Molitor avait été relâché.« 

Source : Le Parisien