Six villes basculent à droite en Seine-Saint-Denis, dont Aulnay-sous-Bois

Saint-Ouen, LeBlanc-Mesnil et Bobigny, trois bastions rouges, ont été remportés par ladroite, qui gagne aussi trois villes socialistes et divers gauche: Aulnay-sous-Bois, Villepinte et Livry-Gargan.

HISTORIQUE. Trois fiefs du PCF submergés par la vague bleue (lire ci-dessous), mais aussi Aulnay-sous-Bois et Villepinte, perdues par l’Beschizza_dallierUMP en 2008 et qui reviennent dans le giron de la droite, ou, plus inattendue, la victoire du jeune Pierre-Yves Martin, 33 ans, à la tête d’une coalition avec l’UDI, contre Alain Calmat (DVG) qui s’attendait à décrocher un 4emandat à Livry-Gargan.

Hier soir, le sénateur-maire (UMP) des Pavillons-sous-Bois, Philippe Dallier jubile au côté de Bruno Beschizza, nouveau baron de la droite en Seine-Saint-Denis. « C’est historique, même en 1983 on n’avait jamais vu une telle victoire ! Le PS et le PC sont en pleine débâcle ! » claironne le parlementaire qui lorgne déjà sur la présidence du Grand Paris en 2016.


L’élection a pris des allures de grand chamboule-tout

Pour le président (PS) du conseil général, Stéphane Troussel, « le résultat de ces municipales sonne comme un avertissement sévère à l’égard du gouvernement et du président de la République ». Il estime qu’il est « urgent de donner des signes clairs aux citoyens ». Le chef de file du PCF dans le département, Hervé Bramy, est resté injoignable hier soir.

Dans l’ensemble du département, l’élection prend des allures de grand chamboule-tout : dix maires sortants ont été battus, dont Eric Raoult (UMP) au Raincy ou encore Raymond Coënne (UMP) à Coubron, tous deux devancés par des dissidents de droite. Les communistes, qui perdent trois villes, en gagnent tout de même deux : Montreuil, l’ex-verte, et Aubervilliers, l’ex-PS.

A noter, la seule conquête du PS, Bagnolet, qui était communiste depuis 1928. Sans surprise, Michel Pajon (PS, 42,9 %) a été réélu à Noisy-le-Grand, Sylvine Thomassin (PS, 47,4 %) a gagné à Bondy, Laurent Rivoire (UDI, 58,5 %) à Noisy-le-Sec, Corinne Valls (DVG, 49 %) à Romainville, Claude Capillon (UMP, 49,4 %) à Rosny-sous-Bois, Stéphane Gatignon (EELV, 50,6 %) à Sevran, Azzédine Taïbi (PC, 50,3 %) à Stains et Carinne Juste (FG, 43,3 %) à Villetaneuse.

Source et image : Le Parisien du 31/03/2014

Publié le 31 mars 2014, dans Municipales 2014, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Tout ces revirements et ces changements gauche-droite disent de façon criante que les Français ne sont contents ni de la gauche ni de la droite ! Aucun de ces grands partis ne répond aux attentes des citoyens et il serait grand temps que les politiques s’en soucient comme d’un avertissement sérieux avant que la France ne se soulève d’indignation et d’injustice pour dire leur désespérance et leur difficultés de survie au quotidien.

  2. « Trois fiefs du PCF submergés par la vague bleue » : Hollande étant le pays des polders il fallait s’attendre à ce que les digues cèdent un jour : ces digues étant les promesses d’embauche et de logements successives pour inciter certains électeurs à en encourager d’autres à se rendre aux urnes.
    Mais les urnes ont eu enfin eu le dernier mot pour stopper ces maux.

  3. Une défaite prévue. Des crises mâles gérées et gérées seul puisque ne pouvant compter sur ses colistiers (Psa, intempérie…), mal entouré, trop communautariste, débâcle avec ses alliés écologistes en début de mandat, sans compter le peu de différence du score au 2 eme tour de 2008 sont les différents facteurs ayant causés la perte de confiance des aulnaysiens malgré une parachutage d’une personalité de l’UMP. Bien entendu Gérard Segura a également payé la politique de François Hollande. Je susnconvaincu que le PS peut revenir à Aulnay mais avec une nouvelle équipe plus compétente et en arrêtant ce Comunautarisme

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