Aymane a été tué par son ancien pote Walid et son grand-frère Mohamed pour une simple rivalité

Vendredi 26 février en début de soirée, BFMTV annonce qu’« un adolescent de 15 ans a été abattu à Bondy »; « les tireurs sont en fuite ». Les premières images, en direct de la ville populaire de Seine-Saint-Denis, montrent le lieu du crime, la maison de quartier Nelson-Mandela. Walid, 17 ans, est devant l’écran. Blême. « Il a appris la mort d’Aymane par la télé », raconte Fatiha ( NDLR : le prénom a été changé ), 25 ans, sa sœur aînée qui l’accueille pour le week-end. L’ado qui a cessé de respirer est son camarade de boxe et ancien pote de collège, avec qui il était en conflit depuis une bonne année.

En arrivant chez Fatiha, Walid avait seulement évoqué une « bagarre », sans entrer dans les détails. C’était bien plus grave que ça. Lui et son demi-frère Mohamed, 27 ans, sont, en réalité, soupçonnés du meurtre du garçon tué, vers 17 heures, par balle alors qu’il se trouvait à l’intérieur de l’espace municipal. Les deux frères avaient débarqué à scooter. Puis, le « grand » avait glissé le canon de son arme dans l’entrebâillement de la boîte aux lettres, avant d’appuyer sur la gâchette et d’atteindre Aymane au thorax.

Au dîner, Walid ne mange qu’« une seule bouchée » du plat de pâtes. Il est en boucle : « Non, ce n’est pas possible, on va se réveiller, c’est un cauchemar ! » Nuit blanche. « Il me disait : À chaque fois que je ferme les yeux, je vois la tête d’Aymane », révèle Fatiha, qui a compris progressivement que son « petit frère » était impliqué dans le drame.

Simple jalousie ou harcèlement ?

Les proches de la victime évoquent une rivalité née sur le ring entre Walid et Aymane, tous deux boxeurs dans un club de kickboxing. Selon eux, le premier « enviait » le second, sacré champion d’Ile-de-France et qualifié pour les Championnats de France. « Aymane avait des capacités que l’autre n’avait pas », compare Ahmed, le papa endeuillé.

Cette jalousie sportive aurait ensuite dégénéré en une baston de rue filmée au smartphone, avant d’être partagée. « Aymane l’a défoncé, Walid n’a pas digéré, il s’est senti humilié », décryptent deux amis du défunt. « Les réseaux sociaux mènent à la surenchère, tout le monde y va de son mot blessant », alerte un élu du coin.

En découvrant la vidéo, le grand frère de Walid aurait eu « la rage », avec le sentiment que les siens ont été « déshonorés ». Alors, il s’en serait mêlé, assénant un coup de matraque à la tête d’Aymane qui « avait dû être hospitalisé ». « C’était de la fierté mal placée », conclut un trentenaire. « Un conflit d’ego », valide un quadragénaire. « Depuis deux trois mois, c’était du harcèlement », avance un « bon copain » du disparu.

Source et article complet : Le Parisien

Publié le 15 mars 2021, dans Actualité, Faits divers, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Mais enfin, quelle éducation a été donnée à ce meurtrier de 27 ans et à son complice de demi-frère pour qu’il supprime sans états d’âme la vie d’un adolescent, pour des motifs absurdes et disproportionnés ? Il est certain que  » restaurer son honneur  » en tuant son prochain parce qu’on est jaloux des talents d’une personne, est une solution radicale…. et malheureusement irréversible…. ! Mais est-ce acceptable ? Visiblement ces deux là n’ont pas inventé le fil à couper le beurre et probablement les parents non plus !

    Leur monde, c’est l’enfer ! Et personne n’a envie de subir leur enfer….

    Le drame, c’est qu’ils pourrissent le bien vivre ensemble de tous par la transgression de nos lois éthiques et républicaines ! Que faire de ces criminels nuisibles encombrants ?

    Les premiers responsables de ces meurtres de jeunes entre eux sont les parents qui ont été manifestement défaillants dans l’éducation et la morale transmise à leur progéniture ! Sont-ils seulement conscients que leurs incompétences et démissions parentales sont à l’origine de ces drames et portent considérablement préjudice à la vie qui est précieuse et sacrée et à la société entière ?

    Bien des parents ne méritent pas de l’être et c’est à se demander si pour ce type de parents, l’état ne devrait pas mettre en place des stages obligatoires à la parentalité …. avec obligation de remplir différentes missions éducatives et morales envers leur progéniture.

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