Aulnaycap, bientôt 14 ans déjà et un nouveau départ !
Créé en décembre 2012, Aulnaycap va bientôt fêter ses 14 ans. Ce blog a connu des jours heureux et des moments plus difficiles, mais a, au fil du temps, su se démarquer des autres blogs militants pour fournir une information neutre et indépendante. Mais Aulnaycap fut aussi une aventure humaine et même avant sa création, une expérience avec des rencontres chaleureuses mais aussi malheureuses.
Une aventure politique malheureuse mais enrichissante
Avant même de me lancer dans l’aventure, j’ai eu une expérience à moitié malheureuse avec la politique locale. Je dis à moitié malheureuse, car d’un côté, j’ai vu le côté de ce qu’il y a de plus sombre dans l’être humain, mais j’ai pu aussi emmagasiner pas mal d’expérience et d’assurance, ce qui m’a permis d’avoir une position plus que confortable au niveau professionnel. Cela a également permis de renforcer ma culture générale et de voir toutes les facettes de cette ville d’Aulnay-sous-Bois. Moi qui avait emménagé en 2004 et qui vivait plutôt discrètement dans les quartiers Nord de la ville, jamais je n’aurais pu imaginer ce qui pouvait se passer en coulisse de la vie politique locale, ses coups bas, mais aussi toute la complexité de l’administration d’une ville de plus de 80 000 habitants.
Pourquoi m’étais-je embarqué dans la politique ? C’est le choc de l’élection de Gérard Ségura (PS) en 2008 et, dans un moment de peur certainement irrationnelle, tout ce qui pouvait tomber par terre : sécurité, rénovation urbaine, politique favorable aux entreprises, embellissement de la ville, et l’espoir que mes enfants puissent vivre dans une ville qui va de l’avant. Mes craintes étaient partiellement fondées, certains choix politiques m’ont fait craindre le pire, et la ville s’est considérablement endettée. Et cela ne s’est pas vraiment amélioré avec les mandatures de Bruno Beschizza (LR), notamment dans les quartiers Nord.
C’est peu après l’élection de Gérard Ségura que j’ai rencontré Jacques Chaussat (Parti Radical Valoisien), qui apparaissait à ce moment là la seule personne capable de faire face à Gérard Ségura. Elu dans le Canton Sud, il était donc un notable capable, pensais-je, de battre Gérard Ségura aux prochaines municipales. J’ai donc adhéré à ce parti avec la ferme conviction que je pouvais participer à préserver Aulnay-sous-Bois de la catastrophe annoncée avec Gérard Ségura. Mais je suis allé de déception en déception avec ce personnage, bien plus préoccupé de sa propre image et aux ambitions démesurées (en rapport aux qualités supposées qu’il s’octroyait). C’est là aussi où j’ai vu comment les manipulations et les coups par derrière. Il manipula de nombreuses personnes, Daniel Jacob étant son souffre douleur. Il n’hésitait pas à envoyer ce dernier au casse-pipe pour attaquer l’UMP (Gérard Gaudron, Philippe Dallier, Alain Ramadier…) tout en pretextant être au dessus de la mêlée. Si bien que le pauvre Daniel Jacob était devenu la bête noire de l’UMP locale, alors que c’est Jacques Chaussat et lui seul qui lui ordonnait quelle action faire ou quel discours tenir.
Jacques Chaussat, entre 2008 et 2012, a dépensé plus d’énergie à tenter de détrôner Gérard Gaudron (ancien Maire UMP battu en 2008) que de proposer une réelle opposition à Gérard Ségura (qui se délectait de cette division). Bien entendu, Jacques Chaussat n’était pas le seul à vouloir « tuer le père ». Frank Cannarozzo le faisait également – de façon plus pernicieuse – de son côté. Si bien que dans un camp de Droite divisé et un Gérard Gaudron affaibli tant sur le plan physique que moral, Bruno Beschizza était devenu la seule solution pour battre un Gérard Ségura alors tout puissant en 2013. Après le désastre de 2014 (pour l’UDI), je me suis retiré – sauf quelques exceptions en 2015 – de toute activité politique. Je reviendrai demain avec quelques anecdotes sur certaines rencontres et sur le « militantisme » à Aulnay-sous-Bois
Un site qui a eu du mal à affirmer son indépendance
Aulnaycap a été créé en 2012 après une aventure toute aussi malheureuse dans le blog MonAulnay, qui appartient au seul Hervé Suaudeau (dont il héberge le serveur). Un rédacteur de Droite dans un blog de Gauche, autant imaginer Pascal Praud chez France Inter. J’ai souvent été en contradiction avec une bonne partie des rédacteurs, et c’est là aussi que j’ai vu des choses « pas très catholiques », mais je ne m’y étendrai pas. En tout cas j’y avais mis du coeur, metttant même parfois à risque ma vie personnelle avec les heures que je passais dessus. D’autres rédacteurs étaient bien plus préoccupés à faire fonctionner leur propre blog où à sommeiller jusqu’aux prochaines élections.
C’est ainsi que fut créé Aulnaycap en décembre 2012, quelques semaines après mon départ de MonAulnay. Et en toute transparence, la première année fut très difficile compte-tenu que j’étais également, à l’époque, membre de l’UDI (qui contenait le PRV). Chaque article jugé trop gentil pour l’UMP ou le PS me valait des remontrances, voire des menaces. Mais jamais je n’ai voulu un seul instant que ce site devienne la vitrine d’un parti. Bien entendu, Jacques Chaussat et son équipe rapprochée me donnaient souvent, pendant la campagne de 2014, quelques scoops, exclusivités ou photos pour salir principalement Bruno Beschizza ou son entourage. Mais je publiais tous les communiqués, de Gauche comme de Droite.
A partir de mars 2014, la pression diminuait, et le site ne cessait de gagner en popularité et en visibilité. Certains prédisaient la fin d’Aulnaycap après les municipales 2014. 12 ans après, il est encore là…
Un travail conséquent, des risques, mais aussi une belle reconnaissance
Semblant de rien, maintenir un blog, c’est de l’organisation, du temps, et des risques. Organisation, car il faut aller chercher l’information, la vérifier, la synthétiser. Temps, car cela implique travailler sur des domaines où nous ne sommes pas toujours à l’aise, faire des reportages, mettre en forme l’article, filmer, interviewer… Risque, car tenir un blog, c’est aussi s’exposer à des poursuites judiciaires à cause de commentaires publiés ou d’articles supposés diffamants.
Sur ce dernier point, j’ai été attaqué à 3 reprises par Bruno Beschizza. Une fois sur des commentaires dont celui de Catherine Medioni. Une fois pour la publication d’un communiqué de Jordan Bardella qui pointait du doigt le fait que Bruno Beschizza tantôt démissionnait tantôt se faisait élire au Conseil Régional ou au Conseil Départemental tout en bénéficiant d’un recours pour cumuler temporairement deux postes. Une fois à cause d’un communiqué Socialiste et Communiste sur les affiches de prévention sur le sida, qui furent bannies par Bruno Beschizza parce qu’elle mettaient en avant des images à connotation homosexuelle.
Pour ces 3 affaires, je me suis défendu, comme Catherine Medioni, sans avocat. En fait, si vous savez parler, si vous avez une bonne mémoire et si vous êtes capables de structurer votre défense, l’emploi d’un avocat est superfétatoire. Ces procès ne m’ont rien coûté (si ce n’est des tickets de métro et des repas Burger King de l’enseigne à proximité). Cela a surtout fait de la publicité pour Aulnaycap et pour cela, je remercie fortement Bruno Beschizza.
Changement de propriétaire et changement de braquet
Ne vivant plus à Aulnay-sous-Bois il était pour moi difficile de continuer à entretenir ce site. Aurore Buselin dans un premier temps, puis Catherine Medioni ensuite, sans oublier les nombreuses contributions de Christian Picq et de Sylvie Billard ont pu permettre à ce site de continuer à vivre. Et je n’oublie pas toutes les contributions anonymes avec souvent des informations en exclusivité.
Avec Nex Citoyenne, Aulnaycap va prendre un nouveau départ et va enclencher la vitesse supérieure. Cela commence déjà à se voir avec l’audience. J’ai toute confiance en cette association et je peux partir tranquille pour me focaliser sur d’autres activités qui me tiennent à coeur.

Publié le 30 octobre 2026, dans La vie d'AulnayCap !, et tagué Aulnaycap, Blogosphère, Histoire. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.
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