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Une belle photo du boulevard de Strasbourg à Aulnay-sous-Bois en 1970

A cette date, Aulnay-sous-Bois avait déjà quasiment achevé sa transformation d’après-guerre, une bonne partie des quartiers Nord étaient construits ou en cours de construction. Sur le boulevard de Strasbourg, la ville a à peine changé…

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Sylvie Billard : le racialisme est une menace pour la paix civile (2/2)

Cher.e.s Aulnaysien.ne.s,

Face aux racialistes qui jugent coupables les seuls Occidentaux pourtant les seuls à avoir d’eux-mêmes aboli l’esclavage et à s’en repentir et qui épargnent les Arabo-musulmans et les Africains tout aussi responsables sans n’avoir jamais reconnu officiellement leur responsabilité, affirmons – en citant un de mes commentateurs – que « toute solidarité qui ne s’applique pas au genre humain dans son ensemble porte en germe la haine de l’autre ».

Alors, plutôt qu’aux racialistes haineux, donnons la parole* à des Africains courageux et responsables (*extraite du journal Jeune Afrique) :

« Nous, Africains, devons aussi assumer notre responsabilité dans l’esclavage1 »

« (…) Les interventions de Romuald Hazoumé, quant à elles, ne vont pas forcément dans le sens auquel on pourrait s’attendre, celui d’une attaque en règle des Occidentaux. « Moi mon rôle en tant qu’artiste africain, c’est de dire aux miens, ‘nous, Africains, devons aussi assumer notre responsabilité dans l’esclavage !’ S’il n’y avait pas eu de vendeur, il n’y aurait pas eu d’acheteur. Comme les Occidentaux, des Africains ont aussi profité de ce trafic ! Et il est important de parler de ce qui se passe aujourd’hui, de parler de ces enfants que l’on « place » dans d’autres familles, qui font le ménage, la vaisselle, qu’on ne met pas à l’école… Nous devons nous regarder d’abord avant de regarder les autres. »

(…) Un autre invité, Gildas Bi Kakou, historien ivoirien qui a consacré sa thèse de doctorat à la traite négrière ivoirienne au XVIIIe siècle, intervient dans les collections. (…) Il décrit par exemple les opérations guerrières ‘nolo’ (rapt d’un individu isolé) ou ‘mvrakila’ (tenant du raid, de la razzia) au Congo pour fournir des esclaves aux négriers. Il évoque aussi le royaume Ashanti (1701-1874) à qui était livré chaque année un tribut de 2 000 esclaves.

‘La responsabilité africaine dans l’esclavage est encore taboue, reconnaît celui qui s’est intéressé au sujet en découvrant que certains de ses lointains aînés avaient été propriétaires d’esclaves. Que l’on soit descendant de parents réduits à la servilité ou de personnes possédant des esclaves, c’est encore très compliqué et honteux d’en parler.’

L’historien prometteur (il est lauréat du prix du Comité national pour la mémoire et l’Histoire de l’esclavage 2019) poursuit actuellement son travail à Nantes, les universités ivoiriennes ne semblant pas pressées de s’attaquer sérieusement au sujet. ‘Il y a aussi des enjeux financiers dans la reconnaissance d’une participation africaine, remarque Krystel Gualdé. Si les États reconnaissaient cette participation, la question des réparations serait évidemment brouillée’. »

Pour ma part, au-delà d’un ressassement haineux du passé, j’appelle chacun.e à assumer et à dépasser son Histoire, afin de construire pour tou.te.s un avenir de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Sylvie Billard : Le racialisme est une menace pour la paix civile (1/2)

Cher.e.s Aulnaysien.ne.s,

À l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, mon texte d’hommage aux victimes passées et actuelles a été qualifié de « révisionniste » ! L’utilisation de ce terme – réservé habituellement à l’encontre de l’extrême droite antisémite niant l’existence de la Shoah- est plus que problématique. Outre le fait que je ne suis ni d’extrême droite, ni antisémite, loin de nier les faits historiques, je les expose, car au-delà des ressassements haineux du passé, j’appelle chacun.e à assumer et à dépasser son Histoire, afin de construire pour tou.te.s un avenir de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. Je vous laisse découvrir ces échanges et juger par vous-même ce qui est bon ou pas pour notre ville et notre pays.

Sylvie Billard

L’élue citoyenne de tou.te.s les aulnaysien.ne.s

Votre.elue.citoyenne@gmail.com

Mon texte :

« Écoutons avec respect les descendants des 42 millions de personnes réduites en esclavage en 13 siècles par les traites atlantique, arabo-musulmane et intra-africaine. Ne cédons rien aux racialistes qui jugent coupables les seuls Occidentaux pourtant les seuls à avoir d’eux-mêmes aboli l’esclavage et à s’en repentir et qui épargnent les Arabo-musulmans et les Africains tout aussi responsables sans avoir jamais reconnu officiellement leur responsabilité. Ne jugeons pas les descendants occidentaux, arabo-musulmans et africains des acteurs de ces traites, car ils ne sont pas responsables des crimes de leurs aïeux.

Fort.e.s d’un passé connu, officiellement reconnu et assumé, écoutons respectueusement les souffrances endurées et luttons contre la réduction actuelle en esclavage de 40 millions de personnes. »

Le commentaire de Laurent Comparot, socialiste aulnaysien :

« Un billet scandaleux qui sous prétexte de rendre hommage aux victimes de l’esclavage et de la traite met en accusation les autres formes historiques d’esclavagisme. Madame Billard s’inscrit bien dans cette ligne révisionniste qui relativise l’esclavagisme européen. Elle évoque le racialisme comme d’autres évoquent l’indigénisme pour qualifier la pensée antiraciste décoloniale.
Il est fort heureux que madame Billard ne soit plus membre du groupe d’élus issus du mouvement Aulnay en Commun dont elle a trahi les principes et les idées. »

Ma réponse à Laurent Comparot :

Encore heureux que je rende hommage à toutes les victimes passées et actuelles (40 millions) de l’esclavage et de toutes les formes de traites ! Pas vous ?

Et en quoi évoquer les travaux d’historiens sur les formes de traites constitue-t-il un « révisionnisme » et un « relativisme » ? Si je saisie bien votre raisonnement pour ne pas relativiser la traite atlantique, il faut

relativiser les traites arabo musulmane et intra africaine. Et pour ne pas relativiser la traite négrière, il faut relativiser la traite « blanchière ». Si je saisie bien votre raisonnement :

– une traite est plus tolérable qu’une autre en fonction de la couleur de peau et de la religion des auteurs et des victimes,

– la souffrance des uns est davantage digne de respect que celle des autres en fonction de la couleur de peau et la religion des victimes.

N’est-ce pas vous qui « revisionnez » et relativisez ? Il semblerait que vous n’acceptiez l’histoire que lorsqu’elle vous permet de racialiser en rond. Moi je reprends fièrement la défense de l’universalisme de nos valeurs -que vous avez manifestement perdu de vue – en affirmant comme l’un de mes commentateurs que « toute solidarité qui ne s’applique pas au genre humain dans son ensemble porte en germe la haine de l’autre ».

Enfin, pourriez-vous expliquer en quoi consiste ma trahison aux principes et idées d’AEC à partir d’éléments factuels ? Encore une accusation que vous aurez du mal à étayer.

Est-ce que le téléphone rose est vraiment efficace ?

C’est l’histoire d’un service téléphonique bien connu dans les années 80s et qui, malgré la concurrence accrue d’Internet et la démocratisation des Smartphone, est resté ancré dans la culture des célibataires en mal de réconfort et de tendresse. Le téléphone érotique, connu dans la mémoire des masses (comme le disait le défunt François Corbier) par le nom de « téléphone rose« , est un service assuré par un centre d’appel où des hôtesses (puisque la majorité des clients sont des hommes) entretiennent des discussions érotiques. Sur certaines plateformes, la conversation peut être entretenue par des enregistrements vocaux, où un ordinateur se charge de sélectionne la bonne répartie en fonction de la question posée.

Certains peuvent se demander ce qui poussent certains à rechercher des histoires d’amour virtuels au lieu de forcer de le destin et d’aller en boite de nuit, ou tout simplement aborder quelqu’un de manière élégante pour amorcer une relation. C’est une question difficile à répondre sachant que ce service s’appuie sur des numéros surtaxés, certaines agences demandant même le numéro de la carte bancaire pour débiter directement sur son compte le montant en rapport à la durée de la conversation par téléphone. On peut citer plusieurs raisons :

  • Le manque de confiance en soi qui incite à rechercher des histoires d’amour virtuelles afin d’échapper l’espace d’un instant à un quotidien monotone
  • Le syndrome d’une personnalité cauteleuse qui n’ose pas se montrer publiquement son manque d’affection
  • L’âge avancé et de multiples déceptions qui incitent à trouver dans les histoires virtuelles un réconfort sans prendre le risque d’une aventure bien réelle

En vogue dans les années 80s, le telephone rose a été depuis partiellement supplanté par le tchat érotique, les sites de rencontre et les multiples applications mobiles qui cibles aussi bien les adultes que les plus jeunes.

Et vous, avez-vous déjà utilisé ce service et quel en est votre sentiment, votre ressenti ?

Source : contribution externe

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