Archives de Catégorie: Sociétés

Tract de Lutte Ouvrière de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois

PSA_Lutte_OuvriereLa rédaction vous propose de prendre connaissance d’un tract de Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre. Dans ce tract, très vindicatif notamment vers la patronne du MEDEF Laurence Parisot, nous apprenons les revendications de ce syndicat, en colère contre la « cadence infernale » subie. Le gouvernement n’est également pas épargné…

A Aulnay-sous-Bois, de moins en moins de C3 sur la ligne de montage de PSA

PSA_AulnayUn salarié s’inquiète : « Ils sont en train de vider l’atelier de montage de voitures. Que préparent-ils? La fermeture anticipée? » La disparition progressive des C3 en fin de semaine dernière sur la ligne d’assemblage a semé le trouble au sein du personnel de PSA Aulnay, site qui doit fermer en 2014.

Depuis la mi-janvier et le début d’une grève qui paralyse toujours largement l’activité, les véhicules en cours de montage n’avançaient plus que par à-coups sur la ligne, le temps de quelques séances de travail très brèves. Mais, depuis une semaine, l’atelier ne reçoit plus de nouvelles « caisses » (carcasses de voitures à monter), et celles qui se trouvaient sur la ligne ont été retirées. « On n’avait jamais procédé comme ça. D’habitude, les nouvelles voitures “poussaient” les anciennes, on n’avait pas besoin de vider la chaîne. Ça fait bizarre, les intérimaires viennent pour jouer aux cartes au bord d’une ligne vide », note un technicien.

La direction a dû rassurer ses équipes. « Nous n’arrêtons pas la production. Nous lançons simplement la nouvelle C3 », indique une porte-parole. Il s’agit de la version « liftée » du véhicule. Il est courant qu’un modèle voit son apparence modifiée en cours de production. En avril prochain, le groupe PSA ne produira plus du tout le modèle actuel, lancé en 2009. A Aulnay, la grève complique les choses. PSA veut surtout éviter de perdre les voitures de l’ancienne version. « Si on ne veut pas qu’elles soient déclassées, il ne faut pas qu’elles restent dans l’atelier pendant des mois », indique-t-on du côté de la direction. La ligne d’assemblage va-t-elle accueillir de nouvelles voitures à monter? En théorie, l’usine d’Aulnay est capable de produire les C3 « liftées ». Quelques modèles sont déjà sortis de ses ateliers depuis l’automne. Mais la grève rend aujourd’hui cette hypothèse bien peu probable.

Source : Le Parisien du 13/03/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : Les grévistes veulent un « vrai » médiateur

PSA_ManifLes grévistes de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay ont manifesté, hier, devant le ministère du Travail, réclamant la désignation d’un médiateur, alors que le site est paralysé par une grève depuis le 16 janvier. Une délégation a été reçue par un conseiller technique de Michel Sapin. « On nous a clairement répondu non. Le gouvernement a choisi le camp de PSA », assure Philippe Julien, délégué CGT, tandis qu’au ministère du Travail, on se refusait hier à livrer des détails sur l’entrevue.

Le directeur départemental du travail, Marc Leray, avait été chargé le 14 février par le gouvernement de tenter de « rétablir le dialogue » et de « favoriser le retour au calme » à Aulnay. Mais les cinq réunions organisées depuis, avec des représentants du groupe PSA et les 7 syndicats du site, grévistes ou non, n’ont guère permis de débloquer la situation. Face à une direction caressant toujours l’espoir de faire redémarrer une production à l’arrêt depuis un mois et demi, la CGT, SUD et la CFDT locale contestent le projet de fermer l’usine en 2014. Les syndicats non-grévistes (CFTC, CGC, FO, SIA) ont lors de ces entrevues demandé des précisions sur le plan social. Pour l’heure, aucune autre réunion n’est programmée. Après Thierry Le Paon, futur patron de la CGT, les grévistes ont reçu hier la visite d’Annick Coupé, porte-parole du syndicat Solidaires, qui a pris la parole lors d’une assemblée générale. Ce jeudi matin, les grévistes se rendront à l’aéroport de Roissy, pour apporter leur soutien à un mouvement lancé par la CGT chez Air France Cargo, pour protester contre le plan Transform 2015 et ses conséquences sur le temps de travail.

Source : Le Parisien du 06/03/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : le tribunal se déclare incompétent

PSA_Aulnay« « J’achète un ticket de métro pour Paris! » Fiodor Rilov ne plaisante qu’à moitié. L’avocat du syndicat SUD compte bien assigner le groupe PSA devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Hier, le juge des référés de Bobigny s’est en effet déclaré « incompétent territorialement » pour statuer sur les recours formés par le syndicat de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.

Lors de deux audiences les 25 février et 1er mars, SUD a demandé la suspension de la restructuration annoncée au sein du groupe (qui doit aboutir à 11000 suppressions de postes, et qui prévoit la fermeture du site aulnaysien, où travaillent 3300 personnes en comptant les intérimaires). Il a aussi réclamé l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi, y décelant des « insuffisances ». « Nous sommes contents de ne pas avoir été déboutés de nos demandes, a réagi Mohamed Khenniche, responsable de SUD-Aulnay. Cela prouve qu’on a raison de porter l’affaire devant un tribunal. »

Me Rilov se dit toutefois « surpris » : « Le TGI de Bobigny était parfaitement compétent. La catastrophe sociale qui se trouve au cœur de notre action judiciaire est à quelques centaines de mètres. » Du côté de PSA, on ne commentait pas hier la décision, qui va dans le sens de ce qu’avait réclamé l’avocate du groupe automobile. Le 25 février, Me Yasmine Tarasewicz, avait précisément demandé au tribunal de se déclarer incompétent : « Le projet dépasse largement la question d’Aulnay, puisqu’il concerne la totalité des effectifs, et le site de Rennes », avait-elle indiqué.

Le site toujours paralysé par une grève

Les responsables de SUD espèrent obtenir dès aujourd’hui une nouvelle date d’audience. Pour l’heure, le syndicat est le seul, au sein du groupe PSA, à avoir ainsi saisi la justice. Quatre syndicats (CFTC, CGC, FO et SIA) se sont déjà déclarés favorables à la signature d’un accord qui a été discuté durant trois mois. Franck Don, délégué central de la CFTC, craignait vendredi « que cette procédure retarde les reclassements des salariés d’Aulnay ». Le site est toujours paralysé par une grève qui a débuté à la mi-janvier, soutenue par la CGT, SUD et la CFDT.

Une autre procédure a bien été lancée cet été, mais elle est partie d’une filiale du groupe PSA, l’équipementier Faurecia. Fin janvier, la CGT de cette filiale a obtenu, devant la cour d’appel de Paris, la suspension du plan de restructuration, le temps que les instances représentatives du personnel de Faurecia soient régulièrement consultées (une réunion a eu lieu depuis, et une seconde est programmée le 11 mars).« 

Source : Le Parisien du 06/03/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : Le licenciement d’un délégué refusé par l’inspection du travail

PSA_Manif« Satisfaction appuyée du côté de la CGT, réserve prudente chez PSA. La direction de l’usine d’Aulnay-sous-Bois s’est vue refuser l’autorisation de licencier un délégué syndical accusé d’avoir frappé un huissier de justice aux premiers jours de la grève qui paralyse le site depuis un mois et demi.

Le mouvement a démarré le 16 janvier. Trois jours plus tard, un huissier de justice a déposé plainte, indiquant avoir été frappé « à coups de pied, genou et poing » par quatre grévistes dans l’enceinte même du site industriel. L’officier ministériel, qui travaille depuis des années avec la direction de l’usine, avait alors indiqué avoir reconnu trois de ses agresseurs, dont il avait livré les noms. Parmi eux, Salah Keltoumi, délégué CGT. Or l’inspection du travail — appelée à se prononcer sur les licenciements visant des délégués syndicaux — n’a visiblement pas été convaincue et émet même l’hypothèse que « la gravité des faits a été exagérée a posteriori ».

Plusieurs points jugés troublants

« Les contradictions tant dans les constats que dans les déclarations des témoins sur le lieu précis et le déroulement des faits font naître un doute sur la matérialité des faits », indique une décision rendue le 26 février. Plusieurs points sont jugés troublants : Salah Keltoumi n’a été mis à pied que le 28 janvier, soit dix jours après l’incident ; les témoignages divergent sur le lieu exact de l’agression, et « personne n’atteste avoir vu M. Keltoumi porter des coups de pied et genou » (un témoin parle d’un coup de poing).

PSA a désormais deux mois pour former un recours auprès du ministère du Travail ou du tribunal administratif. « La décision n’a pas encore été prise sur les suites à donner », indique un porte-parole. L’inspection du travail doit de son côté encore se prononcer sur les mesures disciplinaires visant d’autres syndicalistes du site d’Aulnay. Pour Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, cette première décision est un « désaveu cinglant pour la direction de PSA et la preuve que le dossier d’accusation était complètement vide ». Il y a deux semaines, deux autres grévistes, qui n’étaient pas protégés par un mandat syndical, ont été licenciés pour faute lourde. La CGT annonçait hier qu’ils contesteraient tous deux leurs dossiers devant le tribunal de prud’hommes de Versailles (Yvelines) le 8 mars.« 

Source : Le Parisien du 05/03/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : les syndicats divisés au tribunal

PSA_Aulnay« SUD réclame l’annulation du plan social ; CFTC, FO et la CGC sont favorables à un accord

C’était le deuxième face-à-face judiciaire en une semaine entre PSA et le syndicat SUD. Hier, ce dernier a demandé l’annulation du plan social annoncé au sein du groupe automobile (qui doit notamment entraîner la fermeture de l’usine d’Aulnay). L’avocat du syndicat, Fiodor Rilov, a dénoncé devant le juge des référés l’« insuffisance patente » du plan, sous le regard de dizaines de grévistes d’Aulnay, portant les badges de SUD, de la CGT et de la CFDT.Selon lui, le plan ne contiendrait pas toutes les propositions de reclassement que le groupe est susceptible de proposer aux salariés d’Aulnay.

Les juges rendront leur décision mardi

« On vous demande de juger un plan alors que le projet d’accord n’est pas encore finalisé », a rétorqué l’avocate de PSA. Yasmine Tarasewicz avait assigné les quatre syndicats du groupe automobile (CFTC, CGC, FO et SIA) favorables à la signature d’un accord qui a fait l’objet de plus de trois mois de discussions avec la direction. « Ce serait une erreur et un terrible préjudice que de suspendre la procédure », a estimé de son côté Gaëlle Merignac, avocate de la CFTC, FO et la CGC. Le juge des référés rendra sa décision mardi prochain, dans les deux procédures engagées par le syndicat SUD. Lors d’une audience, lundi, ce dernier a également réclamé la suspension de la restructuration au sein du groupe PSA, pointant des irrégularités dans la consultation des institutions représentatives du personnel. Mohamed Khenniche, responsable de SUD (qui n’est représentatif qu’au sein de l’usine d’Aulnay), était confiant : « On ira jusqu’au bout. Ça se jouera probablement devant la cour d’appel de Paris. » Fin janvier, la juridiction a ordonné la suspension de la restructuration, le temps que soit menée la consultation des représentants du personnel au sein de la filiale d’équipements Faurecia.« 

Source : Le Parisien du 02/03/2013

Nouveaux incidents à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois

PSA_Manif« De nouveaux incidents ont éclaté, vendredi, à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, paralysée depuis la mi-janvier par un mouvement de grève qui voit des tensions régulières entre grévistes et cadres de l’entreprise, a-t-on appris de sources concordantes.

Ces incidents sont intervenus quelques heures après une visite dans l’usine du futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, venu rencontrer des salariés dans la matinée. Selon la direction du site, «des munitions en métal ont été projetées et deux personnes en ont reçu, l’une dans le genou, l’autre dans le ventre».

«Ambiance très tendue»

«Ces munitions ont été accrochées à des pétards», a précisé une porte-parole de la direction, qui a également fait état de jets de «bouteilles de verre». Les «munitions» en question seraient en fait des billes de métal. Deux salariés ont confirmé ces incidents sous le couvert de l’anonymat. «Il y a eu des jets de pétards, deux personnes ont été touchées», a dit l’un de ces salariés, parlant d’une «ambiance très tendue». Pour Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, syndicat à l’origine du mouvement de grève, «les tensions, elles viennent des cadres et des agents de maîtrise». Le délégué CGT nie les faits reprochés aux grévistes. «Il n’y a pas eu de bouteilles jetées», a-t-il assuré.

La CGT réclame qu’un «véritable médiateur soit nommé»

L’usine d’Aulnay, qui emploie 2 800 personnes et doit fermer en 2014, est touchée par une grève depuis mi-janvier. Le mouvement a été émaillé par plusieurs incidents. Deux ouvriers grévistes CGT accusés d’avoir pris part à des violences ont été licenciés pour faute lourde. Une enquête a par ailleurs été ouverte après une plainte déposée par des huissiers disant avoir été frappés par des grévistes dans l’usine le 18 janvier. Un conciliateur a été nommé mi-février par le ministère du Travail pour tenter de mettre un terme au conflit. En vain. La CGT réclame qu’un «véritable médiateur soit nommé». Pour l’instant, la CGT dit attendre la réponse. «On ne va pas attendre éternellement. Si la réponse ne vient pas, on va aller la chercher», a assuré le délégué Jean-Pierre Mercier.« 

Source : Le Parisien

Les grévistes de PSA Aulnay-sous-Bois font la chasse aux dons

PSA_peage_aulnay« Paris, gare Saint-Lazare (VIIIe), hier. Plusieurs dizaines de grévistes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont distribué aux voyageurs de la gare Saint-Lazare, hier matin, à l’heure de pointe, des appels aux dons. Depuis le début de leur mouvement mi-janvier, 310000 € ont été récoltés. Cet argent va ensuite être redistribué pour compenser en partie les pertes de salaire. « Les sommes collectées proviennent des dons de particuliers et de syndicats ainsi que des opérations menées depuis le début de la grève par les salariés, comme la mise en place de péages gratuits », précise une ouvrière, une caisse de dons dans les bras. Le conseil général de Seine-Saint-Denis a également attribué une subvention de 10000 €, tandis qu’une quinzaine de villes du 93 s’apprêtent à le faire. PSA veut fermer le site d’Aulnay l’an prochain. La disparition de l’usine, une première en France depuis vingt ans, pourrait entraîner 4000 suppressions d’emplois en incluant les fournisseurs et les intérimaires.« 

Source : Le Parisien

Usine PSA d’Aulnay-sous-Bois : 261000 € récoltés par les grévistes

PSA_Manif« Plus de 261000 €, c’est le montant des dons récoltés par les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay depuis le début de leur mouvement, mi-janvier. La CGTindique qu’il s’agit là des sommes collectées par deux associations de soutien. L’argent sera redistribué à partir d’aujourd’hui aux salariés munis d’une carte de gréviste. Ils devraient être trois cents à bénéficier de cette aide, alors que les semaines de grève se font sentir sur les fiches de paie. « Certains n’ont touché que 150 à 200 € ce mois-ci », indique Serge Fournet, membre de la CGT et responsable de la caisse de grève. Ce technicien a ainsi touché 215 €, contre un salaire habituel de 1 900 € par mois.

Le soutien aux grévistes prendra aussi la forme d’une soiréeChamboul’tout aujourd’hui à 18 heures, à l’université Paris-VIII-Saint-Denis, avec un repas solidaire et un concert à 20 heures, en présence notamment de Kash Leone, ouvrier de PSA et rappeur.« 

Source : Le Parisien

Le syndicat SUD PSA Aulnay-sous-Bois a saisi le tribunal contre le PSE

PSA_Manif« Le syndicat SUD PSA Aulnay a saisi le tribunal le tribunal de grandes instances de Bobigny en réfère d’heure à heure, deux assignations : la première audience aura lieu le lundi 25 février à 9h30 au Tribunal de Grandes Instances de Bobigny.

La seconde audience aura lieu le vendredi 1er mars à 9h30 au TGI de Bobigny. Les deux pour contester le PSE et ses mesures.« 

Source : Communiqué SUD PSA Aulnay