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Seine-Saint-Denis : L’Aïd sous l’œil des services vétérinaires

mouton_aidA l’abattoir mobile installé à l’entrée du parc de La Courneuve, à Dugny, le travail du sacrificateur et l’état des bêtes sont contrôlés.

Dans l’enclos de l’aire des Vents à Dugny, plus de neuf cents moutons, tous numérotés à l’oreille, prêts à être sacrifiés dans une pièce voisine. L’odeur est forte, mais le calme est impressionnant. Pas un ne bêle. « Les moutons, ça ne fait pas de bruit! » commente un fidèle musulman. Il patiente au comptoir en attendant qu’on appelle son numéro. Il a choisi son agneau vivant et est revenu hier à l’heure indiquée, au premier jour de l’Aïd. Cette fête musulmane commémore la soumission à Dieu d’Abraham, prêt à sacrifier son fil Ismaël avant qu’Allah ne le remplace par un bélier. On est ici à l’orée du parc de La Courneuve, à l’abattoir mobile de Seine-Saint-Denis, installé pour la quatrième année d’affilée. Le Sevranais El-Bekkay Merzak applaudit : « Sur les quatre départements du CRCM (conseil régional du culte musulman), il n’y a que le 93 qui est mobilisé! » Cet abattoir, autorisé par la préfecture et installé sur un site prêté par le conseil général, satisfait à la fois aux besoins de la communauté et aux règles sanitaires. Les services vétérinaires y veillent. Hier et aujourd’hui, deux équipes se relaient entre 9 heures et 21 heures.

« Pour nous, c’est un gros moment », explique Karine Guillaume, directrice du service de la protection des personnes, qui regroupe les services vétérinaires et la répression des fraudes, 80 personnes au total. A l’abattoir, une vingtaine de femmes et d’hommes sont mobilisés. Tout de blanc vêtu, des bottes à la charlotte, on les confond avec l’équipe des Bergeries d’Aumont, l’opérateur agréé pour sacrifier les moutons.

Sur le pont depuis cet été. Pour les services vétérinaires, l’Aïd a commencé dès cet été par l’examen du dossier de l’opérateur, le même depuis 2010. Cette année, le cheptel vient d’Espagne. « Les critères ont été validés par le collègue espagnol des services vétérinaires et sont détaillés sur une notification informatique », explique Marguerite Lafanechère, chef du pôle santé protection animale à la DDPP 93. Un test a eu lieu le 30 septembre sur 20 animaux « pour vérifier l’élimination des eaux usées, du sang ». Une dérogation à l’étourdissement des animaux est ici accordée. « Depuis cette année, le sacrificateur doit aussi avoir une certification de compétence », poursuit la chef de pôle.

35 moutons sacrifiés à l’heure. Deux inspecteurs sont en poste à la saignée pour « vérifier que l’animal (NDLR : égorgé) a bien perdu connaissance lorsqu’il est suspendu, conformément au Code rural ». Il faut aller vite, l’affluence est forte. Cependant, les règles sanitaires sont respectées. D’une bête à l’autre, la perte de connaissance varie entre vingt secondes à une minute. Post mortem, des vétérinaires et techniciens vérifient l’état « sanitaire » de l’animal. En moins de deux minutes, la carcasse est scrutée, les ganglions et le foie entaillés, pour voir si la bête n’était pas malade. Précaution oblige, depuis les années 2000, les agents ôtent aussi les « matières à risque spécifique », rate, iléon, jéjunum (dans l’intestin), vecteurs de risques d’encéphalopathie spongiforme.

L’estampille sanitaire. « Les animaux impropres à la consommation sont couverts de tartrazine, qui donne à la carcasse une couleur jaune », indique un agent. Les carcasses saines, elles, sortent frappées par le cachet hexagonal, « la forme propre aux abattoirs mobiles », précise une des agents qui conserve scrupuleusement l’objet sur elle. Sécurité sanitaire oblige.

Quinze moutons saisis à Pierrefitte

Neuf cents moutons à l’abattoir mobile, il n’y a pas de quoi satisfaire tous les musulmans du 93 qui veulent fêter l’Aïd de manière rituelle, d’autant que certains acheteurs viennent d’ailleurs, puisqu’ils n’ont pas cet abattoir dans leur département. Depuis trois ans, l’Union des associations musulmanes propose de faire l’intermédiaire avec un éleveur de Normandie converti au halal. Les musulmans peuvent aussi commander leur agneau chez leur boucher ou encore au supermarché. « Mais attention, s’ils proposent des moutons pour l’Aïd le premier jour, c’est que l’animal n’est pas tué selon le rite », prévient un fidèle. Le sacrifice ne peut avoir lieu qu’après la prière, soit hier vers 8h30. Dans le doute, certains préfèrent continuer à sacrifier eux-mêmes la bête. « Il faut comprendre que ce n’est pas la viande qui compte, mais le rituel », explique Aissa Nakes, président du CRCM Ile-de-France – Centre. « Moi, je l’ai fait il y a cinq ans au Maroc, c’est merveilleux », lâche Abderrahmane Bouhout, clichois, qui admet avoir déjà sacrifié « un mouton dans la baignoire de l’appartement, avec [son] père, il y a très longtemps ». Désormais, il commande son agneau à l’abattoir mobile. « Ceux qui ont un pavillon préfèrent sacrifier leur mouton chez eux et le font aussi pour des amis qui vivent en appartement », note-t-il. Quitte à s’exposer à des contrôles. A Pierrefitte, la semaine dernière, les services vétérinaires ont saisi quinze ovins réunis dans une cour. Un cas loin d’être unique d’après les fidèles.

Source et image : Le Parisien du 16/10/2013

L’abattoir mobile entre en service pour l’Aïd

mouton_aidC’est aujourd’hui la fête religieuse de l’Aïd pour des milliers de musulmans dans le département (plus de 450000 fidèles selon diverses estimations). Cette fête, l’une des plus importantes du calendrier musulman, commémore la soumission à Dieu d’Abraham, prêt à sacrifier son fils Ismaël, avant qu’Allah ne le remplace par un agneau.

Les musulmans se souviennent de ce geste en sacrifiant un agneau, Cette année encore, un abattoir mobile est mis en service au parc départemental de La Courneuve, au parking de la Luzernière, sur l’aire des Quatre-vents à Dugny, afin de permettre de procéder à cet abattage rituel. En deux jours, 900 moutons y seront égorgés sans étourdissement, selon la tradition musulmane, par l’entreprise des Bergeries d’Aumont.

Concilier règles religieuses et impératifs sanitaires

Stéphane Troussel, président (PS) du conseil général, et le préfet Philippe Galli seront sur place ce matin à 9 heures pour le lancement du rituel. Cela fait maintenant trois ans que le conseil général prête ce terrain, et que la préfecture autorise cet abattoir. « Il est important de concilier les règles religieuses et les impératifs sanitaires lors de cette célébration », insiste-t-on à la préfecture, qui rappelle aussi que sont interdits les abattages clandestins ainsi que le transport, le déchargement ou la détention d’ovins par des personnes non déclarées.

Pour les fidèles n’ayant pas réservé de mouton auprès de cet abattoir mobile, la préfecture conseille de « faire appel aux bouchers spécialisés » ou de « réserver un agneau abattu selon le rite auprès d’hypermarchés ». Par l’intermédiaire de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, 300 agneaux sont ainsi attendus dans le département. Ils ont été commandés à un éleveur de Normandie. Les animaux arrivent déjà sacrifiés, et seront livrés à Aubervilliers, Pantin et Montreuil. Demain, cinq bœufs seront livrés de la même manière, à d’autres familles. Ces mammifères sont plus prisés en Inde ou au Pakistan pour fêter l’Aïd. Demain soir à Bagnolet, l’UAM 93 organise un dîner de fête, auquel ils ont invité George Pau-Langevin, ministre en charge de la Réussite éducative.

Source : Le Parisien du 15/10/2013

Aulnay-sous-Bois : l’Aïd fêtée par l’ECM au Gymnase Ormeteau le 11 Août 2013 avec Hassen Bounamcha

Aid_Aulnay_ECML’association Espoir au Cœur de Mitry (ECM) organise, en partenariat avec l’Espérance Musulmane de la Jeunesse Française (EMJF), une fête de l’Aïd au Gymnase Ormeteau (rue Croix Nobillon), le dimanche 11 Aout à partir de 13h00.

Au programme :

  • Animations
  • Structures Gonflables
  • Conférences
  • Restauration

Avec la participation d’Ami Hassen Bounamcha (un moment menacé d’expulsion pour propos homophobes)

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