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L’aile gauche du PS face à l’anéantissement du salariat par la loi El Khomri

Myriam_El_KhomriActuel 1er ministre choisi par Hollande, Manuel Valls n’avait obtenu que 5,63% des suffrages lors de la primaire socialiste d’octobre 2011, se retrouvant au 5ème rang sur les 6 candidats qui s’étaient présentés… C’est dire s’il était loin d’avoir convaincu l’électorat de Gauche ! Pourtant, il est aujourd’hui le chef du gouvernement !

Martine Aubry qui  est récemment sorti de son silence pour fustiger la politique gouvernementale qui  rompt avec les fondamentaux du socialisme, arrivait quant à elle en seconde position derrière François Hollande, avec 30,42% des voix, ce qui représentait déjà à l’époque, un petit tiers de l’électorat de Gauche. Immédiatement derrière elle, le score honorable de celui qui devint le trublion frondeur du 1er gouvernement, Arnaud Montebourg, avec 17,19% des voix de gauche. Ces deux pourcentages additionnés de l’aile gauche de la gauche étaient en définitive supérieurs au score de François Hollande qui n’en a pas véritablement tenu  compte lorsqu’il s’est agi de constituer les différents gouvernements !

Cela est vécu par les citoyens de gauche comme une véritable trahison, aggravée par les discours ultra libéraux de Valls et Macron qui feraient mieux de rejoindre les rangs des  » ripoublicains  » tant les thèses qu’ils osent défendre parjurent les fondements même du socialisme ! Une telle imposture insupportent les citoyens de gauche qui ne voient pas autre chose dans le démantèlement du code du travail, qu’une dérégulation supplémentaire des protections qui garantissaient à minima les droits des salariés, au seul profit des patrons qui n’ont jusqu’alors jamais démontré avoir rempli les obligations de pacte de responsabilité sociale en échange des 42 milliards d’allègement de charges…

François Hollande a par conséquent littéralement échoué dans sa bataille pour l’emploi, et ce n’est certainement pas en massacrant et en compliquant à souhait le code du travail qu’il va recréer de l’emploi pérenne et décemment payé ! Issu de la lutte des classes depuis la révolution française, amélioré et mis à jour par la jurisprudence et le travail des juges, le code du travail s’est construit  et amendé au fil des litiges et des situations de travail réelles vécues par des salariés aux prises avec l’omnipotence de leurs employeurs qui n’ont jamais eu aucun scrupules à utiliser excessivement  leurs pouvoirs pour abuser de leurs salariés !

Remettre en cause et supprimer ces droits, c’est jeter tous les salariés de France en pâture à l’avidité de patrons qui ne songent qu’à  engranger un maximum de profits ! C’est les condamner à devenir corvéables à merci, à se soumettre au chantage à l’emploi, à renoncer à leur droit au repos, à rendre difficile, voire impossible, la gestion et l’organisation de leur vie familiale et privée, à augmenter et aggraver les cas de situations de souffrance, de stress et de burn out au travail !!!

Les propositions faites dans la loi el khomri, sont des réformes fallacieuses et perverses parce que profondément injustes pour tous les salariés de ce pays ! Cette loi est une rétrogradation des conditions de salariat proches de celles qui avaient cours au XIX ème siècle, puisque non seulement elle n’améliore pas les conditions de travail, ne respecte pas la vie des citoyens en dehors du travail, mais qu’en plus elle se contente de priver le plus faible de toutes les protections sur lesquelles il pouvait compter pour se défendre des tendances prédatrices de tous les employeurs, sans aucune contrepartie !  Quel citoyen en situation de salariat pourrait être assez bête pour trouver des avancées à cette loi ?     

Article rédigé par Catherine  Medioni

Réunion publique à Aulnay-sous-Bois contre le projet de loi El Khomri concernant la réforme du code du travail

invitation pour le 4 mars avec pétition au dos_Page_1Le projet de loi que la ministre du travail doit présenter le 9 mars à l’Assemblée nationale vient d’être rendu public :

  • « Le temps de travail passé à la moulinette » titre le Parisien.

La durée maximale de travail : jusqu’à 60 heures par semaine, en dérogeant au code du travail par accord d’entreprise !

Les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à 10 h par jour (au lieu de 8 h actuellement) !

Salariés autonomes (cadres) : les 11 h journalières de repos consécutives actuellement pourront être fractionnées !

Licenciements abusifs : les indemnités plafonnées !

Pour « préserver l’emploi ou le développer », l’entreprise pourra moduler le temps de travail et les salaires de ses employés. Et l’imposer par référendum pour valider l’accord contre les syndicats indépendants.

Le Compte Personnel d’Activité (CPA) est introduit dans le projet de loi. « Un compte individuel attaché à la personne contre les droits collectifs tels que le Code du travail, les conventions collectives et les statuts », comme le définit à juste titre une Union Départementale CGT.

Et un amendement au projet de loi permettrait d’appliquer par ordonnance le CPA aux fonctionnaires ! Un nouveau « coup de force » contre  le statut des fonctionnaires selon  l’UIAFP-FO (union Interfédérale des Agents de la Fonction Publique) qui « exige le retrait de cet amendement gouvernemental ».

Ne faut-il pas que l’unité la plus large se réalise entre toutes les organisations pour exiger :

RETRAIT DU PROJET DE LOI REFORMANT LE CODE DU TRAVAIL !

Une réunion publique est ainsi organisée par les opposants de cette réforme le vendredi 4 mars dans la Grande salle de la Bourse du travail (19, rue Jacques Duclos, proche de la Ferme du Vieux-Pays). La réunion commence à 18h00.

Source : communiqué Comité aulnaysien pour l’unité pour la défense du code du travail

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